Traitement de l’eau à la mine Giant

La gestion de l'eau est un volet important du projet d'assainissement de la mine Giant, maintenant et pour l'avenir.

Comment se fait le traitement dans le cadre du projet?

vue aérienne de l’usine de traitement des eaux

Toute l'eau qui pénètre dans la mine souterraine est recueillie de manière à être traitée. Cette eau contaminée est pompée jusqu'à la surface, où elle est temporairement stockée dans un des quatre bassins de stériles (ou bassins à résidus) (bassin nord-ouest). Ce bassin est assez grand pour stocker toute l'eau provenant de la mine souterraine tout au long de l'année. Durant l'été, l'eau du bassin nord-ouest est acheminée à l'aide de pompes vers une usine de traitement des eaux se trouvant sur le site, où l'on élimine l'arsenic et d'autres contaminants.

Une fois traitée, l'eau est transférée dans le bassin de décantation, où la majeure partie des contaminants restants se déposent dans le fond pour former une boue. L'eau est ensuite transférée dans la lagune tertiaire, tandis que les contaminants demeurent au fond du bassin de décantation. Ce traitement permet de réduire la quantité de contaminants rejetés dans l'environnement.

Quand la qualité de l'eau de la lagune tertiaire satisfait aux exigences de la réglementation ou va au-delà de celles-ci (énoncées dans le permis d'utilisation de l'eau de la mine et dans le Règlement sur les effluents des mines de métaux fédéral), cette eau est déversée dans le ruisseau Baker. L'article 89 de la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie autorise les rejets actuels. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Une fois que la nouvelle usine de traitement des eaux sera prête, le bassin de décantation et la lagune tertiaire n'auront plus aucune utilité. Après élimination des sédiments contaminés, la zone sera recouverte. Cela empêchera toute autre contamination de l'environnement.

Les eaux traitées de la mine Giant ne pénètrent pas dans la rivière Yellowknife qui alimente la ville de Yellowknife. Elles sont rejetées dans le ruisseau Baker. Les tests réalisés par la ville de Yellowknife révèlent des quantités négligeables d'arsenic, mais celles-ci sont nettement inférieures aux seuils prévus par les Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada. Elles sont similaires aux niveaux observés dans de nombreuses autres collectivités, comme Gameti, Edmonton et Toronto. L'arsenic est naturellement présent dans la région, et l'on en trouve couramment dans de nombreux cours d'eau/lacs, dont la rivière Yellowknife.

Que prévoit-on faire pour traiter les eaux au terme de l'assainissement?

L'équipe du projet propose que l'on traite l'eau afin de satisfaire aux Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada - Arsenic. La concentration maximale acceptable est de 10 microgrammes par litre. Cela répond directement aux demandes de la Première Nation des Dénés Couteaux-Jaunes, qui souhaitent que l'eau rejetée réponde aux normes visant la concentration d'arsenic dans l'eau potable. Cela répond aussi aux préoccupations relatives à l'emplacement potentiel d'une nouvelle prise d'eau potable pour la ville de Yellowknife. Par ailleurs, pour les nouveaux rejets d'eau, on n'utilisera pas de diffuseur, mais plutôt un point de rejet près des rives. Cela répondra aux préoccupations relatives à l'épaisseur de la glace dans la baie Back. Vous trouverez d'autres détails à propos de cette méthode de traitement dans le registre public (en anglais seulement) de l'Office d'examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie.

Pour respecter ces normes applicables aux eaux rejetées, l'équipe du projet doit se doter d'une nouvelle usine de traitement des eaux, dont la construction doit se faire durant les travaux d'assainissement. L'équipe du projet a tenu des séances de mobilisation à l'automne de 2016 afin de recueillir des suggestions de lieux potentiels pour le point de rejet des eaux traitées par la nouvelle usine. Les discussions ont porté sur les points suivants :

L'équipe du projet s'inspire de la rétroaction issue de ces séances pour définir des emplacements possibles pour le point de rejet.

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