Entrevue avec la Dre Brenda Murphy au sujet de l’expérience vécue par des Autochtones lors des évacuations

La Dre Brenda Murphy, de l’Université Wilfrid Laurier, à Waterloo (Ontario), parle de l’importance d’entendre directement les Autochtones nous faire part de leur expérience d’évacuation à long terme en raison d’une situation d’urgence.

Cette entrevue a été enregistrée à l’administration centrale d’AANC à Gatineau (Québec) le 11 mai 2017, après la présentation de Du déplacement à l'espoir : Récits des Premières Nations.

La captation de ces histoires sur vidéo a été financée par le Programme d'aide à la gestion des urgencies (PAGU) d’AANC.

Téléchargement : MP4 format (93 Mo)

Transcription : Entrevue avec la Dre Brenda Murphy

0:00-0:04: [Texte à l’écran : Du déplacement à l’espoir : Récits des Premières Nations]

0:05-0:13: [Texte à l’écran : Brenda Murphy, professeure titulaire de la chaire du Programme de justice sociale et environnementale à l’Université Wilfrid Laurier] Mon nom est Brenda Murphy. Je suis professeure titulaire de la chaire du Programme de justice sociale et environnementale à l’Université Wilfrid Laurier.

0:14-0:17: [Texte à l’écran : Quelle est l’importance du Projet sur la résilience des Autochtones aux catastrophes (PRAC)?]

0:18-1:00: Ce projet est important pour plusieurs raisons. Premièrement, il s’agit d’une occasion pour les membres des collectivités des Premières Nations évacuées de parler de leur expérience, dans leurs propres mots. Les collectivités autochtones ont fait l’objet de nombreuses évacuations au cours des dernières années, et certaines personnes vivent des évacuations à long terme. On n’est pas au courant de ces expériences, on n’en entend pas vraiment parler. On a tendance à entendre parler des choses qui se produisent... des choses qui se produisent maintenant, à Gatineau. On entend plus souvent parler de ces choses-là. On n’entend pas beaucoup parler des collectivités des Premières Nations. Elles ont elles aussi beaucoup de choses à partager. C’est pourquoi, en faisant ces vidéos, on entend leur version de l’histoire, on entend leurs récits et leurs difficultés, mais on a également accès à leur sagesse.

1:01-1:06: [Texte à l’écran : Comment les collectivités des Premières Nations ont-elles été choisies pour faire ce projet?]

1:07-1:19: Ces collectivités ont été choisies parce qu’elles ont toutes vécu des évacuations au cours des dernières années et qu’elles souhaitaient nous faire part de leur expérience. Dans ces collectivités, on trouve des gens bien informés qui veulent partager leurs histoires.

1:20-1:27: [Texte à l’écran : De quelles façons ce projet profite-t-il aux collectivités des Premières Nations?]

1:28-1:51: De leur côté, ils ont eu le sentiment qu’en partageant leurs histoires, nous validons leur expérience. Dans de nombreux cas, certaines de ces histoires n’avaient même pas été racontées dans leur propre collectivité. Ils se regardaient les uns les autres et disaient : Je ne savais pas que ça c’était produit, vous savez, ce genre de choses. Donc, ils apprenaient aussi les uns des autres dans le contexte de notre travail, et cela va aider les collectivités.

1:52-1:56: [Texte à l’écran : Qu’est-ce que votre équipe a appris en réalisant ce projet?]

1:57-2:28: Je pense que parmi les messages à retenir il y a tout d’abord que, comme je l’ai dit, dans le contexte de la réconciliation, les collectivités des Premières Nations ont de nombreux défis, mais elles ont également un grand nombre d’expériences à nous communiquer. Pour ce qui est de l’avenir, peu importe en quoi consiste votre travail, dans n’importe quel secteur d’AANC ou d’autres organisations, c’est une réelle occasion de coproduire des connaissances, de travailler une collectivité à la fois, de travailler avec les membres des collectivités afin que nous puissions faire des progrès en matière de réconciliation.

[Texte à l’écran : Tous droits réservés : Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2017.]

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