Mois du club de lecture autochtone

En juin 2017, la ministre Bennett et Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC) ont invité tous les Canadiens à participer au deuxième Mois du club de lecture autochtone d’AANC.

Le Mois du club de lecture autochtone vise à souligner la richesse de la diversité et l’éclairage qu’elle jette sur notre pays. Les participants ont fait comme notre ministre et ont suivi le chemin de la réconciliation entre les Autochtones et les non-Autochtones à l’aide du mot-clic #LecturesAutochtones pour faire connaître les livres qu’ils ont lus.

Une nouvelle recommandation de livres a été ajoutée chaque jour, du lundi à vendredi, durant le mois de juin. Consultez nos recommandations ci-dessous et partagez-les avec vos amis!

Liste du Mois du club de lecture

Nokum : ma voix et mon cœur

David Bouchard
Illustré par Allen Sapp

Nokum, ma voix et mon coeur est le récit poétique d’un jeune autochtone qui livre à sa grand-mère son questionnement sur le monde au-delà du contexte rassurant des siens et de sa communauté. Nokum accompagne son petit-fils dans sa quête par des questions l’invitant à reconnaître l’importance pour lui de découvrir le monde au-delà de la réserve et d’y participer.

(source : Red Deer Press)

La force de marcher

Wab Kinew
(traduction par Caroline Lavoie)

Hommage d’un fils à son père, La force de marcher raconte la vie de Tobasonakwut, chef Anishinaabe de la nation Ojibwé. Survivant des pensionnats autochtones, grand chef et défenseur des droits civiques dans les années 1960-1970, il a mené, malgré le cancer qui le rongeait, une grande entreprise de réconciliation qui demeure l’un de ses plus importants legs. Ce récit témoigne du combat et des chemins de résistance des Premières Nations du Canada.

(source : les éditions Mémoire d’encrier)
Recommandation par l’un/e de nos abonnés(es). Merci!

Uashtessiu Lumière d' automne

Rita Mestokosho, Jean Désy

Deux nomades, poètes, guérisseurs, l’une innue, l’autre, québécois, partagent l’amour du même territoire : la Côte-Nord et, au-delà, le Nord. Uashtessiu Lumière d’automne rassemble les correspondances qu’ils se sont échangées. Quatre saisons pour tisser l’amitié, instants précieux, souffle profond des ancêtres, cri de rivières étranglées, clarté de l’enfance. La parole poétique relie les coeurs là où souvent d’autres formes de langage échouent à rejoindre l’autre.

Ils sont d’un territoire à la fois pareil et distinct. Le territoire de la parole et de la terre infinie qui forge les destins des femmes et des hommes.

Uashtessiu/Lumière d’automne offre en écho ces paroles instantanées qui s’attachent au lit de la rivière Romaine, à la mémoire des ancêtres, au temps qui passe. Paroles vives qui donnent souvent un sens à nos vides et une lumière radieuse au monde.

(source : les éditions Mémoire d’encrier)

Sanaaq

Mitiarjuk Nappaaluk
(traduction de Bernard Saladin d’Anglure)

Sanaaq est le nom de l’héroine, dont on suit, tout au long du récit, les heurs et malheurs, avant et après l’arrivée des premiers Blancs en pays inuit. À l’image de Mitiarjuk, c’est une femme forte et équilibrée, sensible et déterminée, qui nous fait découvrir de l’intérieur, comme aucun Occidental, fût-il anthropologue, n’a encore pu le faire, la vie et la psychologie des Inuits confrontés à une nature extrême, à la nécessité du partage et à l’envahissement de leur territoire par les Blancs et leur civilisation.

(source : Publications Nunavik)
Recommandation par l’un/e de nos abonnés(es). Merci!

Chroniques de Kitchike

Louis-Karl Picard-Sioui

Avec son premier recueil de nouvelles, Chroniques de Kitchike : la grande débarque, Louis-Karl Picard-Sioui nous propose une incursion au cour d'une communauté autochtone haute en couleur où se côtoient traditions, rêves, déchéance et. corruption. Dans une langue imagée, il nous plonge dans le quotidien de femmes et d'hommes ordinaires qui sont confrontés à des forces politiques, économiques et mythiques qui les dépassent. Avec un humour grinçant et un brin de fantastique, l'auteur dépeint les relations parfois tendues dans les communautés du sud du Québec, laissant apparaître en filigrane une radiographie de notre société multiculturelle. Les Chroniques de Kitchike nous transportent dans un univers singulier et désopilant, suave et mythique, où s'anime une galerie de personnages que nous ne sommes pas près d'oublier!

(source : Éditions Hannenorak

Vilains maringouins!

Robert Munsch
Illustré par Jay Odjick

Le printemps est une saison merveilleuse, si ce n’est l’arrivée de milliards de mouches noires et de maringouins. Mais Hélène a une solution…

(source : Éditions Scholastic)
Recommandation par l’un/e de nos abonnés(es). Merci!

Les Iroquoiens

Sylvain Rivard

Cet ouvrage trace un portrait dynamique et précis des nations iroquoiennes: les origines, l’organisation sociale, les modes de subsistance, les arts et technologies, les langues, la musique, les croyances… Plusieurs aspects de cette culture sont présentés de façon claire et sont étayés à l’aide de légendes traditionnelles et d’illustrations. On y retrouve également les portraits d’une trentaine d’Iroquoiens célèbres ainsi qu’un petit lexique.

Ce livre a été conçu pour les enseignants, souvent à la recherche de matière première pour stimuler leurs élèves, mais il s’adresse aussi à tous ceux qui veulent explorer cette culture et aller au-delà des stéréotypes du guerrier, de la princesse amérindienne ou de l’homme-médecine en harmonie avec la nature.

(source : Les éditions CORNAC)
Recommandation par l’un/e de nos abonnés(es). Merci!

Je ne suis pas un numéro

Jenny Kay Dupuis et Kathy Kacer

Irene, huit ans et ses deux frères sont forcés de quitter leur famille pour aller dans un pensionnat loin de chez eux. C'est la loi! Dans cet endroit austère, on les empêche de parler leur langue et on leur donne un numéro en guise de nom. À la fin de l'année scolaire, les enfants rentrent à la maison et informent leurs parents des conditions exécrables dans lesquelles ils doivent vivre au pensionnat. Trouveront-ils un moyen de cacher les enfants afin qu'ils n'y retournent jamais?

Inspiré de la vie de la grand-mère de Jenny Kay Dupuis, Je ne suis pas un numéro met en lumière une sombre partie de l'histoire du Canada de manière à sensibiliser les enfants et à leur permettre d'en tirer une leçon humaine et historique.

(source : Éditions Scholastic)
Recommandation par l’un/e de nos abonnés(es). Merci!

Dr Stanley Vollant: mon chemin innu

Mathieu-Robert Sauvé

Né d'un père disparu et d'une mère alcoolique, Stanley Vollant est sauvé de l'orphelinat par son grand-père innu, pêcheur de saumons et trappeur de Pessamit, sur la Côte-Nord. Élève brillant doté d'une mémoire prodigieuse, il doit surmonter sa peur du sang et sa phobie des cadavres pour devenir, en 1994, le premier chirurgien d'origine autochtone de l'histoire du Québec. Tout au long de son parcours, il se fera remarquer par ses succès scolaires... et ses prouesses athlétiques. Coureur de fond, joueur de football, marathonien, il prendra part à plusieurs compétitions jusqu'à ses études supérieures. Mais à la suite d'une série d'échecs personnels, dont deux divorces, il sombre dans une dépression qui le mènera au bord du suicide. C'est le visage de ses enfants, apparaissant sur l'écran de son téléphone portable, qui le retiendra au moment de poser le geste ultime.

Aujourd'hui considéré comme un modèle de réussite pour les autochtones et pour les Québécois dans leur ensemble, il a entrepris en 2010 une grande marche pour sensibiliser l'opinion publique à la cause des Premières Nations et à l'importance de l'exercice physique. Conférencier recherché, lauréat de plusieurs prix, il mène de front plusieurs batailles, dont celle consistant à former plus de médecins issus de minorités culturelles.

(source : Multimondes)
Recommandation par l’un/e de nos abonnés(es). Merci!

Une vraie bonne petite Métisse

Marilyn Dumont
(traduction de Sylvie Nicolas)

Signée par Sylvie Nicolas, cette traduction du tout premier recueil de poésie de Marilyn Dumont, A Really Good Brown Girl (Brick Books, 1996), permet enfin aux francophones de découvrir l’œuvre de l’auteure métisse.

Directe, sensible, sensuelle, ironique et touchante, l’écriture de Marilyn Dumont témoigne des préjugés et de la méconnaissance des Blancs face à l’histoire des Métis. Sa poésie balaie toutes les frontières susceptibles d’étouffer le souffle d’un héritage d’une grande humanité.

(source : Éditions Hannenorak)
Recommandation par l’un/e de nos abonnés(es). Merci!

Ava et le monde des touts-petits

Neil Christopher et Alan Neal
(traduction d’Isabelle Dingemans)

Dans l'Arctique, les histoires de créatures toutes petites qui habitent parmi les humains sont nombreuses. Un jour, gelé et seul, Ava, le petit orphelin, rencontre par hasard un groupe de ces toutes petites créatures féeriques qui lui montrent ce que c'est d'avoir un chez soi bien à lui.

(source : Il était une fois)

La saga des Béothuks

Bernard Assiniwi

Aux alentours de notre an mille, un jeune Amérindien béothuk, Anin, fait le tour de ce qu’il croit être « le monde » et qui est en fait l’île de Terre-Neuve. Ce périple, et sa rencontre avec des Vikings établis au nord de l’île, ouvre brusquement, pour lui et son peuple, l’espace de la géographie et des civilisations. Fondateur d’un nouveau clan, Anin est l’ancêtre de tous les personnages dont la geste ici racontée finit par former, jusqu’au terme d’un lent et inexorable génocide, la saga d’une nation aujourd’hui disparue. Historique, mythologique, épique, ethnographique, ce grand roman sur le peuple béothuk apporte une passionnante contribution à la redécouverte des sociétés autochtones, en même temps qu’il éclaire un épisode particulièrement dramatique de la conquête blanche de l’Amérique.

(source : Leméac Éditeur)
Recommandation par l’un/e de nos abonnés(es). Merci!

Sans pitié

David Groulx
(traduction d’Éric Charlebois)

Sans pitié offre un vibrant portrait des réalités quotidiennes d’un Autochtone vivant au Canada. Ce recueil traite de métissage, de culture et de souveraineté, des sujets qui sont toujours d’actualité et toujours marqués du sceau des préjugés, de l’oppression et de l’injustice. Dans une langue directe et incisive, le poète les dénonce avec force et sensibilité.

(source : les Éditions David)

Une brève histoire des Indiens au Canada

Thomas King
(traduction de Lori Saint-Martin et Paul Gagné)

À Toronto, une volée d’Indiens en pleine migration se frappent contre les gratteciel de Bay Street et retombent sur le pavé, comme autant d’oiseaux assommés, pour le plus grand étonnement des hommes d’affaires de passage. Heureusement que deux employés de la ville, Bill et Rudy, sont là pour les étiqueter et les relâcher dans la nature, après les avoir soignés. Un bébé blanc arrivé par erreur par la poste est offert comme premier prix au bingo hebdomadaire dans une réserve indienne, même si la plupart des joueurs préféreraient remporter le deuxième prix, qui est une camionnette. Voici quelques-unes des situations qu’on trouve dans ce recueil de Thomas King, qui y donne libre cours à la mordante ironie caractérisant son œuvre.

(source : les Éditions du Boréal)

S’agripper aux fleurs

Collectif de femmes innues

Trois femmes innues, natives de la Côte-Nord, signent ce recueil empreint d'une saveur typiquement autochtone. Des mots tendres témoignent de l'admiration vouée aux ancêtres ; des mots drus disent les frustrations, les abus, les blessures à l'âme, le désarroi. Leurs haïkus révèlent la vérité nue d'un peuple des grands espaces confiné à la «réserve», une réserve qui a peut-être le mérite de protéger l'identité, mais qui coupe néanmoins des ailes. Voilà que des êtres de silence libèrent la parole, voilà que des femmes de tradition orale passent à l'écrit. Leurs mots sont autant de «bâtons à messages» (tshissinuashitakana) qui parlent d'une identité à assumer, d'une fierté à retrouver. De toute urgence.

(source : les Éditions David)

Sarcelle

Hélène Paré

Sarcelle est une petite fille solitaire. Bien au chaud dans sa courtepointe, elle voyage dans ses rêves et ses histoires inventées. S’il lui arrive de faire des cauchemars, grand-mère n’est jamais bien loin ; elle connaît les chants qui consolent et rassurent. Sarcelle grandit et ses histoires ne suffisent plus à la rendre heureuse. Elle rêve maintenant d’avoir des amis avec qui parler, courir et chanter, mais le monde l’effraie… Et grand-mère, où est grand-mère?

Cet album de la collection « Des mots plein la bouche » est d’une rare beauté et d’une sensibilité remarquable. Il est le fruit du travail d’Hélène Paré, auteure et illustratrice. L’univers imaginé par cette artiste révèle un monde onirique qui s’incarne avec grâce dans le réel tout en gardant son souffle poétique et transcendant. Les jeunes lecteurs seront transportés dans une sorte de voyage initiatique qui touche à l’universel.

(source : les éditions Planète Rebelle)

Le pique-nique des orphelins

Louise Erdrich
(traduction d’Isabelle Reinharez)

C’est dans une nouvelle traduction qu’on redécouvre ce roman envoûtant, publié en 1986 par l’auteure d’origine amérindienne. Tragique, passionnée et belle à la fois, cette chronique familiale, qui s’échelonne sur quarante ans, raconte la vie d’enfants abandonnés, en 1932. En grandissant, en cherchant un monde meilleur, ils seront confrontés aux paradoxes de l’amour, le tout sous la plume percutante d’Erdrich.

(source : Les Libraires – Numéro 93)

Guerrier-solitaire et le fantôme

C.J. Taylor
(traduction de Michèle Boileau)

Issue des Plaines de l'Ouest, cette légende arapaho est une démonstration du courage, de l'endurance et des valeurs spirituelles de ceux qui chassaient le bison à pied avant l'âge du cheval. Blessé à la suite d'un accident et abandonné par ses compagnons de chasse, Guerrier-Solitaire doit combattre la faim, le froid, le désespoir et la terrifiante apparition d'un fantôme squelettique. La gratitude qu'il éprouve envers l'animal qu'il a dû tuer pour survivre et la force qui lui permet de vaincre sa peur et de garder sa dignité en font un héros idéal.

(source : Strong Nations)

Les Étoiles s' éteignent à l' aube

Richard Wagamese
(traduction de Christine Raguet)

Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

(source : les Éditions Zoe)

Les esprits de l’océan

Eden Robinson
(traduction de Nadine Gassie)

Perdue parmi les ombres froides des côtes de Colombie britannique, Kitamaat est la principale localité de la réserve indienne des Haislas. C'est dans ce village du bout du monde, là où la terre glisse à la rencontre de l'océan Pacifique, qu'est ancré le roman d'Eden Robinson.

Ce récit envoûtant est celui d'un drame qui plane et menace une famille et une communauté : un jeune homme, parti pêcher en mer, est porté disparu après une violente tempête. Au coeur de l'attente et de l'incertitude, Lisamarie, sa soeur aînée, est bien décidée à découvrir la vérité. Comme autant de présences invisibles, fantômes et esprits issus de traditions ancestrales vont accompagner sa quête et se frayer un chemin dans sa vie.

(source : maison d’édition Albain Michel)

Bâtons à message Tshissinuatshitakana

Joséphine Bacon

Cet ouvrage bilingue (français et innu-aimun) est une invitation au dialogue. Bâtons à message fait référence à un ensemble de repères qui permettent aux nomades de s'orienter à l'intérieur des terres et de retrouver leur voie/voix. Également poétique de la relation, l'ouvrage est fondé sur l'entraide, la solidarité et le partage, nécessaires à la survie du peuple innu.

En écho revient la langue de Nutshimit, la langue de la terre, scandée par le tambour. Résonne ainsi l'histoire des Peuples premiers dans leur juste colère et leur lutte pour la dignité, pour le territoire et pour un vivre-ensemble.

(source : maison d'édition Mémoire d'encrier)

Motorcycles and Sweetgrass

Drew Hayden Taylor

Une histoire de magie, de famille, d'un mystérieux étranger... et d'une bande de ratons laveurs pilleurs.

Otter Lake est une collectivité anishnawbe sans histoire. Jusqu'au jour où un bel inconnu, chevauchant une motocyclette Indian Chief 1953, débarque et bouleverse la quiétude de la collectivité.

(Livre non disponible en français)

Date de modification :