Quatorzième rencontre sur la définition des paramètres de l'enquête : 8 et 9 février 2016, à Regina, en Saskatchewan

Dans le cadre de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, le gouvernement du Canada a tenu sa quatorzième rencontre de mobilisation à Regina, en Saskatchewan, les 8 et 9 février 2016. Des survivantes ainsi que des membres des familles des victimes et certains de leurs proches participaient à cette rencontre préalable à l'enquête. Leur expérience, leurs opinions et leurs contributions serviront à définir les paramètres de l'enquête.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de la rencontre. Il ne s'agit pas d'un compte rendu exhaustif des discussions. On y expose plutôt les principaux thèmes qui sont ressortis de cette rencontre de mobilisation. Vous pouvez également consulter le guide de discussion utilisé lors de cette rencontre.

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Aperçu

La séance de mobilisation s'est déroulée sur deux jours. La première journée a été consacrée à des séances d'orientation pour les participants. Les survivantes, les familles et les proches des victimes ont échangé leurs récits personnels concernant la violence à l'endroit des femmes et des filles autochtones.

La deuxième journée a porté sur la définition des paramètres de l'enquête. Les aînés ont récité les prières d'ouverture et les ministres ont ensuite prononcé des allocutions de bienvenue. Les participants ont reconnu et honoré les femmes et les filles qui ont été assassinées et qui sont toujours portées disparues. Des prières ont aussi été adressées aux personnes les plus touchées par ces tragédies.

La ministre de la Justice et procureure générale du Canada et le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile ont écouté les participants parler des effets de la violence sur les survivantes, les familles des victimes et leurs collectivités.

Les personnes qui assistaient à la rencontre de Regina ont fait part de leur désir de voir les victimes directes de la violence jouer un rôle prépondérant dans l'enquête et qu'on tienne compte de leurs besoins tout au long du processus.

La journée s'est terminée sur des airs de tambour traditionnel et un chant, et un aîné a ensuite remercié les participants.

Les participants

Des survivantes ainsi que des membres des familles et des proches de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées ont pris part à la rencontre préalable à l'enquête. Des représentants des organisations de première ligne y ont également participé. Notons aussi la présence de :

Des représentants des deux ministères ainsi que d'Affaires autochtones et du Nord Canada étaient présents tout au long de la journée.

Environ 70 survivantes, membres des familles et proches des victimes provenant des collectivités autochtones de la province ont assisté à la rencontre de Regina. Des aînés des nations suivantes étaient présents : Cris, Nakota, Dakota, Lakota et Saulteaux. Pour assurer le bien-être des participants, des intervenants de soutien en santé de Santé Canada, y compris des aînés autochtones, étaient disponibles au cours des séances et pendant la nuit pour dispenser un soutien culturel et émotionnel supplémentaire.

Leadership et participation

Deux questions ont porté sur qui doit diriger l'enquête et qui doit y participer. Selon les participants à la rencontre, les personnes suivantes doivent contribuer à la direction de l'enquête :

Les participants ont aussi ciblé les groupes qui devraient avoir l'occasion de participer à l'enquête :

Les participants ont insisté sur l'importance de la participation des survivantes, des membres des familles et des proches des victimes. Pour ce faire, ils ont indiqué qu'il faudra :

Priorités et questions clés

Les participants ont déterminé les questions auxquelles l'enquête doit répondre en vue de formuler des recommandations pour la prise de mesures concrètes. Parmi ces questions, mentionnons les suivantes :

Les participants veulent que le rapport final de l'enquête présente des recommandations concernant la prise de mesures concrètes, notamment ce qui suit :

De manière générale, les participants conviennent qu'il faudra du temps pour éliminer la violence et que ce processus nécessitera l'établissement de relations de confiance entre les collectivités autochtones, les corps policiers et le système judiciaire. On devrait continuer de mettre l'accent sur les besoins et les préoccupations des survivantes, des membres des familles et des proches des victimes.

Soutien et pratiques culturelles

Les participants ont souligné la nécessité d'intégrer des pratiques et des cérémonies traditionnelles au processus d'enquête. L'enquête doit aussi comprendre des processus de guérison afin de reconnaître le traumatisme subi par les personnes touchées et de le surmonter.

Parmi les recommandations sur la façon d'inclure les pratiques et les cérémonies culturelles, notons :

Autres commentaires

Les participants ont été invités à fournir leurs commentaires et leurs opinions sur la définition des paramètres de l'enquête et à discuter de questions autres que celles énumérées dans le guide de discussion. Les voici :

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