Septième rencontre sur la définition des paramètres de l’enquête : 14 et 15 janvier 2016, Prince George (Colombie-Britannique)

Dans le cadre de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, le gouvernement du Canada a tenu sa septième rencontre de mobilisation à Prince George, en Colombie-Britannique, les 14 et 15 janvier 2016. Des survivantes, des familles, des proches des victimes et des organisations de première ligne ont participé à cette rencontre préalable à l'enquête. Leur expérience, leurs opinions et leurs contributions permettront de définir les paramètres de l'enquête.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de la rencontre. Ce résumé ne consiste pas en un compte rendu exhaustif des discussions. Il met plutôt en relief les principaux thèmes qui sont ressortis de cette rencontre de mobilisation. Vous pouvez également consulter le guide de discussion  ou remplir le sondage en ligne pour faire part de vos commentaires.

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Aperçu

La rencontre de mobilisation a duré deux jours. La première journée était une journée de préparation.

Les aînés sont arrivés et ont préparé la salle pour la première journée, qui comportait une séance d'inscription et d'orientation où des survivantes, des familles et des proches des victimes pouvaient échanger leurs récits personnels touchant la violence à l'endroit des femmes et des filles autochtones. Les effets de cette violence ainsi que le cheminement vers la guérison ont fait partie des sujets abordés par tous.

La deuxième journée a été consacrée à la façon dont l'enquête devrait être conçue. La journée a débuté et s'est close par des cérémonies traditionnelles, dont une cérémonie de présentation, des prières et des chants. Tous les participants ont honoré les femmes et les filles qui ont été assassinées ou qui sont toujours portées disparues, et ont reconnu leur unicité.

Grâce au partage des récits personnels, la ministre de la Justice et procureure générale du Canada, la ministre des Affaires autochtones et du Nord et la ministre de la Condition féminine ont entendu de vive voix les effets de cette violence sur les familles des victimes et sur leur collectivité, ainsi que de femmes autochtones qui ont été victimes de violence par le passé et qui y ont survécu.

Les participants à la rencontre de Prince George ont souligné l'importance de faire participer les familles, les proches, les survivantes et les organisations de première ligne tout au long de la définition des paramètres de l'enquête.

Les participants

Des survivantes, des membres des familles et des proches de femmes et de filles autochtones assassinées et disparues ont assisté à la rencontre préalable à l'enquête. Des représentants des organisations de première ligne y ont également participé. Notons aussi la présence de :

Des fonctionnaires d'Affaires autochtones et du Nord Canada, de Justice Canada et de Condition féminine Canada ont aussi été présents tout au long de la journée.

On comptait près de 80 survivantes, membres de familles, proches des victimes et représentants d'organisations de première ligne provenant de plusieurs collectivités autochtones. Des aînés et des travailleurs des services de soutien à la santé étaient également présents pour s'assurer que les discussions se tiennent dans un contexte sécuritaire et favorable.

Leadership et participation

Deux questions ont porté sur qui doit diriger l'enquête et qui doit y participer. Parmi les points de vue sur la direction de l'enquête, on a discuté de la nécessité d'envisager la mise sur pied d'un comité, groupe de travail ou groupe consultatif de trois à quatre personnes. D'après certains, le comité devrait compter le même nombre d'hommes et de femmes, tandis que d'autres pensent qu'il devrait être dirigé par des femmes autochtones. Certains participants ont déclaré qu'il devrait représenter la diversité des peuples autochtones, y compris les Premières Nations, les Métis et les Inuit et les quatre points cardinaux. Certains ont suggéré que le comité soit guidé par un groupe de conseillers constitué de survivantes, de membres de familles et d'aînés.

Les participants ont également recommandé d'intégrer les éléments suivants dans la direction de l'enquête :

Les participants ont aussi ciblé les groupes qui devraient avoir l'occasion de participer à l'enquête :

Les participants ont insisté sur l'importance de faire participer un large éventail de survivantes, de familles et de proches des victimes, sans durée limite (c.-à-d. quiconque dont un être cher a été assassiné ou est disparu sans égard pour le délai) et de comprendre la définition large de la famille dans les cultures autochtones. Dans le cadre des rencontres avec les familles, les participants ont indiqué que l'enquête devra être tenue dans l'ensemble du Canada, y compris les collectivités isolées. De plus, il faudra veiller aux éléments suivants :

Priorités et questions clés

Les participants ont déterminé les questions auxquelles l'enquête doit répondre en vue de formuler des recommandations pour la prise de mesures concrètes. Parmi ces enjeux, mentionnons les suivants :

Les participants veulent que le rapport final de l'enquête comprenne des recommandations précises menant à des mesures qui pourraient être mises en oeuvre et qui le seront. Ils demandent des recommandations concrètes dans les domaines suivants :

En général, les participants conviennent qu'il y a toute une série de questions à aborder afin de créer un avenir meilleur pour les Autochtones et pour le Canada. Ils soulignent qu'il sera important de veiller à ce que l'enquête mène à des appels à l'action et à des résultats concrets qui pourront être mesurés au fil du temps.

Soutien et pratiques culturelles

Les participants ont mentionné la nécessité d'inclure des pratiques et des cérémonies traditionnelles dans le processus d'enquête, à l'image de celles tenues lors du processus d'enquête préalable. Ils ont aussi souligné l'importance de fournir des conseils et d'autres types de soutien pour aider les familles à se préparer au processus, et durant leur participation à l'enquête. Ils ont également déclaré que les familles devraient être mises en contact avec des aînés et des organisations locales pour recevoir du soutien après leur participation à l'enquête.

Parmi les recommandations sur la façon d'inclure les pratiques et les cérémonies culturelles, notons :

Tout au long de l'enquête, il faudra faire des efforts en vue de fournir aux familles un préavis suffisant pour se préparer à l'enquête et créer des outils afin de leur expliquer le processus.

Autres commentaires

Les participants ont été invités à fournir leurs commentaires et leurs opinions sur la définition des paramètres de l'enquête et à discuter de questions autres que celles énumérées dans le guide de discussion. Notamment :

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