Deuxième rencontre sur la conception de l’enquête publique : organisations autochtones nationales, provinces et territoires, Ottawa, le 16 décembre 2015

Dans le cadre de l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées, le gouvernement du Canada a tenu une rencontre sur la définition des paramètres de l’enquête au Château Laurier, à Ottawa, le 16 décembre 2015. Les commentaires recueillis lors de cette séance et des autres séances de mobilisation serviront à définir les paramètres de l’enquête.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de la rencontre. Ce résumé ne consiste pas en un compte rendu complet des discussions. Il met plutôt en relief les principaux thèmes ressortis de cette séance de mobilisation. Vous pouvez également consulter le guide de discussion ou remplir le sondage en ligne pour faire part de vos commentaires.

 

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Aperçu

Lors de cette rencontre, les ministres d’Affaires autochtones et du Nord Canada, de la Condition féminine, ainsi que la ministre de la Justice et procureure générale du Canada ont écouté les points de vue des représentants d’organisations autochtones nationales et des gouvernements provinciaux et territoriaux à propos de la définition de l’enquête.

La rencontre a débuté par une discussion avec des représentants d’organisations autochtones nationales. En deuxième partie de la rencontre, des représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux se sont joints à eux.

Tous les participants ont exprimé un grand appui à l’enquête, mentionnant qu’ils s’engagent à la soutenir. En outre, ils ont offert leur aide dans le cadre du processus. Tout au long de la rencontre, les thèmes des familles, du ressourcement, de l’éducation et du besoin de combler les écarts sociaux et économiques ont été fréquemment mentionnés.

Participants

Cette séance de mobilisation était réservée aux représentants d’organisations autochtones nationales et des provinces et territoires, afin de leur permettre de partager leurs opinions en ce qui a trait à l’enquête, et d’en discuter avec l’honorable Carolyn Bennett, ministre d’Affaires autochtones et du Nord, l’honorable Jody Wilson-Raybould, ministre de la Justice et procureure générale du Canada, et l’honorable Patty Hajdu, ministre de la Condition féminine.

Des représentants des organisations autochtones nationales suivantes étaient présents. Ils ont eu l’occasion de se prononcer sur la définition des paramètres et la portée de l’enquête nationale :

Parmi les représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux, il y avait :

Des aînés et des hauts fonctionnaires de ministères fédéraux étaient aussi présents.

Leadership et participation

En ce qui a trait au leadership de l’enquête, les participants ont indiqué qu’il faut s’assurer que les commissaires représentent les Premières Nations, les Inuit et les Métis. Ils ont aussi exprimé l’importance de déterminer le mandat de l’enquête avant la sélection des commissaires.

Les participants ont discuté des groupes qui devraient prendre part à l’enquête. Parmi les groupes mentionnés, il y avait :

Priorités de l’enquête

Les participants ont discuté des points qu’ils jugent prioritaires en ce qui a trait aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées. Parmi les principaux thèmes qui sont ressortis de la discussion, il y avait le fait que l’enquête doit :

Questions clés à aborder

Parmi les questions clés que l’enquête devrait étudier et aborder selon les participants, il y a :

Soutien et pratiques culturelles

Tout au long de la rencontre, il est ressorti de façon évidente qu’il faut fournir des ressources et du soutien approprié aux familles et aux proches des victimes. Parmi les mesures de soutien mentionnées, il y avait :

Les participants ont aussi indiqué qu’il faut veiller à ce que les pratiques culturelles et la réalité des petites collectivités soient reconnues, respectées et intégrées, ou prises en considération lors du processus d’enquête. Par exemple, les participants ont mentionné qu’il faut veiller à ce que chaque groupe autochtone (Premières Nations, Métis et Inuit) et leur culture et pratiques distinctes soient prises en considération et soutenus. Pour assurer l’efficacité de l’enquête, la présence d’aînés et d’aidants était aussi jugée importante.

Forme et échéancier de l’enquête

Les participants ont discuté de la forme – ou structure – que devrait prendre l’enquête publique ainsi que de sa durée. Voici les suggestions qui ont été faites :

Commentaires additionnels

Les participants ont été invités à fournir leurs commentaires sur les questions autres que celles prévues dans le guide de discussion.

Les participants ont mentionné qu’il est nécessaire de communiquer l’information tout au long du processus menant à la tenue d’une enquête, et de faire des liens entre l’enquête et le programme de réconciliation.

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