Première rencontre sur la définition des paramètres de l'enquête : le 11 décembre 2015, Ottawa

L'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a tenu sa première rencontre de mobilisation à Ottawa le vendredi 11 décembre 2015. Des survivants, des familles et des proches des victimes ont participé à cette rencontre préalable à l'enquête. Leurs expériences, opinions et contributions seront utilisées pour définir les paramètres de l'enquête.

Un résumé de la première rencontre est présenté ci-dessous. Ce résumé ne consiste pas en un compte rendu complet des discussions. Il met plutôt en relief les principaux thèmes ressortis de cette rencontre de mobilisation.

 

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Survol

La première rencontre de mobilisation s'est ouverte et s'est terminée par des cérémonies traditionnelles. Tous les participants ont reconnu et honoré les femmes et les filles qui ont été assassinées et qui sont toujours portées disparues. Des prières ont aussi été adressées aux personnes les plus touchées par ces tragédies.

Les survivants, les membres des familles et les proches des victimes ont tous formé un grand cercle. Ils ont partagé leurs expériences personnelles de la violence faite à leurs filles, à leurs sœurs, à leurs cousines et à leurs amies. La ministre des Affaires autochtones et du Nord, la ministre de la Justice et procureure générale du Canada, ainsi que la ministre de la Condition féminine ont entendu de vive voix les effets de cette violence sur les familles et les collectivités. Les ministres ont aussi pris connaissance des besoins des familles et des proches qui leur permettront d'aller de l'avant et de guérir. Le besoin de guérison a clairement été mis de l'avant comme thème central tout au long de la journée.

Les participants ont précisé qu'ils souhaitaient être directement impliqués dans la définition des paramètres de l'enquête nationale. La participation des survivants, des familles et des proches de victimes est essentielle pour que l'enquête soit significative. Les participants ont aussi répondu à diverses questions et leurs réponses ont clairement démontré l'importance et la valeur de leurs voix.

Les participants

Des survivants, des familles et des proches de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées ont participé à cette première rencontre préalable à l'enquête. Des représentants des organisations autochtones et de première ligne ont aussi participé à cette rencontre. Notons aussi la présence de :

Les sous-ministres et d'autres hauts fonctionnaires des trois ministères fédéraux étaient aussi présents tout au long de la journée.

Plus de 70 membres des familles et proches des victimes de plusieurs collectivités autochtones ont participé à la rencontre. La majorité provenait de la région métropolitaine d'Ottawa-Gatineau. Certains avaient fait le chemin de la région de l'Atlantique et du Manitoba, car ils voulaient assister à la première rencontre. Des aînés et des travailleurs en santé communautaire étaient aussi présents pour s'assurer que la rencontre se tienne dans un contexte sécuritaire et favorable.

Leadership et participation

Deux questions portaient sur qui doit diriger l'enquête et qui doit y participer. Selon les participants à la rencontre, la direction de l'enquête doit :

Les participants ont aussi ciblé les groupes qui devraient avoir l'occasion de participer à l'enquête :

Les participants ont insisté sur l'importance de faire participer les survivants, les membres des familles, et les proches de victimes en visitant leurs collectivités. Pour ce faire, les participants ont indiqué que l'enquête doit assurer :

Priorités et questions clés

Les participants ont identifié les enjeux auxquels l'enquête doit répondre en vue de formuler des recommandations pour la prise de mesures particulières. Parmi ces enjeux, mentionnons les suivants :

Les participants veulent que le rapport final de l'enquête présente des recommandations concernant la prise de mesures précises par :

Règle générale, les participants ont convenu que de régler le problème de violence sera un processus à long terme. Ainsi, les efforts mis en place pour contrer la violence devront être suivis, mesurés et appuyés. Au fils du temps, les efforts mis en place devront continuer de mettre l'accent sur les besoins et les préoccupations des survivants, des familles et de leurs proches.

Soutien et pratiques culturelles

Les participants ont insisté sur la nécessité d'inclure des pratiques et des cérémonies traditionnelles au processus d'enquête. L'enquête doit aussi comprendre des processus de guérison afin de reconnaître le traumatisme subi par les personnes touchées et de le surmonter.

Parmi les recommandations sur la façon d'inclure les pratiques et les cérémonies culturelles, notons :

Autres commentaires

Les participants ont été invités à fournir leurs commentaires et leurs opinions sur la définition des paramètres de l'enquête et à discuter sur les questions autres que celles énumérées dans le guide de discussion. Les voici :

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