Indice de bien-être des collectivités (IBC) – Foire aux questions

Q.1 Pourquoi l’indice a-t-il été créé?

Avant la parution du premier IBC en 2004, aucun moyen systématique de suivi du bien-être des collectivités inuites et des Premières Nations n'existait. Il était donc difficile de savoir comment se portaient les différentes collectivités inuites et des Premières Nations, de déterminer si les choses s'amélioraient ou empiraient et d'expliquer les raisons de ces changements. L'IBC permet de comprendre plus systématiquement qu'avant les conditions socioéconomiques qui prévalent dans les collectivités inuites et des Premières Nations par rapport à celles des autres collectivités canadiennes.

Q.2 Quel lien l'IBC a-t-il avec l'Indice du développement humain (IDH) des Indiens inscrits et l'IDH des Inuits?

L'IBC a vu le jour à la suite de la publication, par Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC), de l'IDH des Indiens inscrits et de l'IDH des Inuits, lesquels servaient à mesurer le bien-être des collectivités à l'échelle nationale et régionale. Ces indices se voulaient une reproduction de l'IDH établi par le Programme des Nations Unies pour le développement, lequel servait à mesurer et à comparer un indice établi en fonction de l'espérance de vie, de l'éducation et de la richesse dans quelque 170 pays du monde entier. Lorsque les utilisateurs de données et les intervenants ont fait observer que les conditions socioéconomiques des Premières Nations et des Inuits variaient considérablement d'une collectivité à l'autre, AADNC a mis en place l'IBC afin de mesurer cet aspect important du bien-être.

Q.3 Comment les valeurs relatives à la scolarité sont-elles calculées?

La composante « scolarité » de l'IBC comprend deux éléments : le premier et le plus important, l'obtention d'un diplôme d'études secondaires ou supérieures, et le second, l'obtention d'un diplôme universitaire (baccalauréat). Les valeurs globales relatives à l'éducation ont tendance à être faibles puisqu'au Canada, seule une minorité (environ le quart) de la population adulte possède un diplôme universitaire. Étant donné que les valeurs des composantes de l'IBC reposent, en partie, sur la proportion de la population détenant un diplôme, les valeurs seront plus faibles comparativement à celles de certaines autres composantes.

Q.4 Pourquoi inclure une mesure du niveau d'études universitaires?

Même si le taux d'obtention d'un diplôme universitaire est encore relativement faible dans la plupart des collectivités inuites et des Premières Nations, il n'en demeure pas moins qu'il est de plus en plus considéré comme un titre de compétences nécessaires pour participer au marché du travail. Le fait d'inclure une mesure du plus haut niveau d'éducation atteint nous permet de voir dans quels secteurs des progrès ont été accomplis.

Q.5 Y a-t-il d'autres aspects du bien-être qui auraient pu être inclus?

Les composantes de l'IBC ne représentent certes pas la liste exhaustive de tous les aspects du bien-être. L'IBC se limite à quatre composantes (c. à d., éducation, logement, population active et revenu) principalement parce que ce ne sont pas tous les aspects du bien-être qui sont mesurés dans le Recensement de la population canadienne et l'Enquête nationale auprès des ménages, lesquels constituent les seules sources de données publiées sur les collectivités inuites et des Premières Nations et le reste de la population canadienne et portant sur plusieurs années. L'IBC n'est que l'un des nombreux outils disponibles pour évaluer le bien-être. Par conséquent, bien qu'il contribue à approfondir la compréhension du bien-être dans les collectivités inuites et des Premières Nations, il ne permet pas de définir ce bien-être.

Q.6 Comment définit-on une collectivité et, plus particulièrement, une collectivité inuite ou des Premières Nations?

Aux fins de l'IBC , les collectivités sont définies selon les subdivisions de recensement (SDR). Les SDR sont des municipalités ou l'équivalent (p. ex., réserves indiennes, établissements indiens). Elles sont désignées comme des collectivités inuites, des Premières Nations ou autres collectivités canadiennes afin de permettre une comparaison de l'indice du bien-être entre ces différents types de collectivités.

AADNC utilise une liste des collectivités des Premières Nations qui comprend les réserves indiennes définies au sens de la loi, et des autres collectivités qui ne sont pas définies comme des réserves au sens de la loi, mais qui comptent une population importante et sont associées à un groupe des Premières Nations.

Bien que les collectivités inuites ne soient pas définies officiellement par AADNC, elles ont réglé quatre revendications territoriales dans le Nord canadien. Les quatre régions visées par ces accords sur les revendications territoriales (Nunatsiavut, Nunavik, Nunavut et Inuvialuit) sont collectivement appelées « Inuit Nunangat », qui signifie « endroit où vivent les Inuits ». Chacune de ces régions possède une forme quelconque de gouvernement populaire ou d'autonomie gouvernementale. Aux fins de l'IBC , les collectivités inuites sont définies comme les collectivités situées dans l'une de ces quatre régions et dont la population est assez importante pour permettre l'analyse (elle doit compter plus de 65 habitants et au moins 10 répondants).

Toutes les autres subdivisions de recensement sont désignées « autres collectivités canadiennes », aussi appelées « collectivités non autochtones ».

Q.7 Quelles valeurs furent utilisées pour calculer l'IBC 2011?

En 2011, Statistique Canada a remplacé le long questionnaire de recensement par l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM). Cette dernière comprenait pratiquement toutes les questions qui étaient posées dans le long questionnaire, et permettait ainsi de recueillir les mêmes données communautaires qu'auparavant dans le long questionnaire. L'ENM a également appliqué une stratégie d'échantillonnage des collectivités inuites et des Premières Nations semblable à celle qui était appliquée dans le cadre du recensement. AADNC s'est donc inspiré de l'ENM pour produire l'IBC de 2011.

Q.8 Les valeurs de l'IBC fondées sur l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 sont-elles comparables aux données basées sur les recensements antérieurs?

AADNC s'est assuré que les tendances et les valeurs regroupées de l'IBC correspondaient à celles observées dans les études antérieures axées sur l'IBC . Le taux de réponse au long questionnaire de recensement de 2006 était de 94 %, comparativement à 69 % pour l'ENM de 2011. Ce taux inférieur, qui variait considérablement d'une collectivité à l'autre, a suscité des inquiétudes concernant la qualité des données de l'ENM. Par conséquent, une importance accrue a été accordée à l'analyse de la qualité des données afin de garantir aux utilisateurs que l'IBC demeure une mesure fiable du bien-être. Cette analyse a démontré que les valeurs de haut niveau sont aussi fiables en 2011 qu'elles l'étaient les années précédentes.

Si on se penche précisément sur les collectivités autochtones, on constate que la participation volontaire à l'ENM n'a pas entraîné, pour les collectivités inuites et des Premières Nations, une réduction du taux de réponse du même ordre que celle observée pour les collectivités non autochtones. En outre, l'ENM a été acheminée à tous les ménages des collectivités inuites et des Premières Nations, comme l'était le recensement à l'époque, comparativement au tiers des ménages des collectivités non autochtones.

Toutefois, il faut faire preuve de prudence lorsqu'on interprète les valeurs associées à chaque collectivité (surtout les collectivités non autochtones), particulièrement lorsque les collectivités sont petites ou qu'elles affichent un taux de participation inférieur à 50 %.

Q. 9 Pourquoi cet IBC semble-t-il différent des valeurs provenant de certains IBC plus anciens?

Il y a deux ensembles distincts de valeurs. Cela dit, les documents sur l'IBC publiés avant 2010 sont désuets. Depuis 2010, l'IBC est calculée de façon légèrement différente compte tenu des changements apportés au recensement de 2006, lesquels ont entraîné la modification de la méthodologie de l'IBC. Les nouvelles données publiées en 2012 sont comparables à celles communiquées dans tous les documents publiés depuis 2010.

Q.10 Où puis-je trouver davantage de renseignements sur l'IBC?

Les demandes plus précises de renseignements ou de données doivent être adressées au Centre de renseignements au public d'AADNC.

E-mail : Infopubs@aadnc-aandc.gc.ca
Téléphone (sans frais) : 1-800-567-9604
ATS (sans frais) : 1-866-553-0554

Q.11 Pourquoi suis-je incapable de trouver ma collectivité dans la base de données de l’IBC?

Votre collectivité ne figurera pas dans la base de données de l'IBC de 2011 si elle compte moins de 65 personnes ou connaît des problèmes de qualité des données (i.e. un taux global de non-réponse de 50 % ou plus). Les valeurs des collectivités qui ont des problèmes de qualité des données sont disponibles sur demande, mais elles doivent être interprétées avec prudence.

Il est également possible que votre collectivité figure dans la base de données de l'IBC, mais que vous la connaissiez sous un autre nom.

Les profils des Premières Nations sur le site web d'AADNC peuvent vous aider à trouver les communautés des Premières Nations. Pour trouver le profil d'une Première Nation, utilisez l'option « Recherche par Première Nation ». Le profil de la Première Nation vous indiquera les noms des réserves qui forment la Première Nation. Ces réserves portent habituellement les mêmes noms que ceux utilisés dans la base de données de l'IBC.

Si vous avez besoin d'aide pour trouver une collectivité dans la base de données de l'IBC, ou souhaitez obtenir les valeurs des collectivités qui ont des problèmes de qualité des données, adressez-vous à research-recherche@aadnc-aandc.gc.ca.

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