Le café : des avantages pour les collectivités... et pour les ours

Été 2014
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« Le café permet aux personnes d’établir des liens entre elles, » a dit Paul Biglin, copropriétaire du Spirit Bear Coffee.

Paul Biglin, copropriétaire du Spirit Bear Coffee, est un défenseur passionné du développement communautaire. Il voue également une passion au bon café.

« Le café réussit à accomplir quelque chose que la technologie est incapable de faire, a affirmé M. Biglin. En effet, il permet aux gens de se regarder droit dans les yeux et de découvrir qui ils sont vraiment. Le café permet aux personnes d'établir des liens entre elles. »

Lorsque M. Biglin s'est penché sur la question du café issu de l'agriculture durable, il ne songeait pas seulement à des grains de café parfaitement torréfiés. Il pensait également à ce que représentait la réalisation d'achats ayant des répercussions sur les particuliers, les collectivités et l'environnement.

L'acquisition de café équitable et biologique, et dont les profits reviennent aux producteurs, est ce qui motive l'achat des grains purs de la variété arabica que M. Biglin vend dans l'ensemble de la Colombie-Britannique. Les collectivités où le café est cultivé bénéficient des ventes, tout comme les Premières Nations qui ont confié à l'entreprise de M. Biglin leurs histoires et leurs symboles culturels. Le Spirit Bear Coffee, en échange de l'utilisation de l'ours blanc comme nom de commerce, fait don d'un pourcentage de ses profits à la conservation de la forêt du Grand Ours. L'entreprise appuie également des réserves fauniques partout au Canada.

Bill Helin, concepteur de l'image de marque et partenaire de l'entreprise, est un membre de la Nation Tsimshian et constitue le lien entre l'équipe et la communauté et la culture tsimshians. Puisque le café du Spirit Bear contribue à faire connaître la culture des Premières Nations, M. Helin demande conseil aux aînés de la Nation Tsimshian lorsqu'il réfléchit à un nouvel élément de conception. Chaque nouvelle torréfaction de café est liée à l'histoire d'une Première Nation de la côte et nommée d'après un animal symbolique.

Depuis cinq ans, le Spirit Bear Coffee a ouvert plus de 300 établissements dans l'ensemble du Canada et dans certains secteurs des États-Unis. L'entreprise a même hérité du rôle de fournisseur officiel de café à Whistler Blackcomb et pour le service des loisirs et des parcs du district régional du Grand Vancouver. Cette petite entreprise de quatre employés a su saisir les bonnes occasions et nouer des relations à long terme mutuellement avantageuses.

Le Spirit Bear Coffee soutient des jeunes entrepreneurs autochtones par leur offert des stands temporaires de vendre du café.

Le Spirit Bear Coffee donne aussi l'occasion à de jeunes entrepreneurs autochtones d'acquérir de l'expérience dans l'industrie de l'hôtellerie. Par l'entremise de son programme de café, les organismes peuvent installer des stands temporaires et vendre du café lors d'activités. Les personnes s'occupant de ces stands temporaires ont ensuite la possibilité de continuer à long terme.

Le Spirit Bear Coffee peut attribuer une partie de son succès à l'Aboriginal Business Match. Lorsque le ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord Canada et la bande de Penctiton ont lancé cette initiative en 2010, il s'agissait d'une méthode révolutionnaire pour les entreprises des Premières Nations – ainsi que pour les entreprises désirant faire affaire avec des Premières Nations – de se réunir et de réseauter dans le cadre de rencontres courtes et ciblées. Pour de nombreux participants, ces rencontres ont donné lieu à des investissements immédiats et à de futurs partenariats.

« Nous communiquons nos normes et nos objectifs en nous rencontrant et en établissant des liens, a expliqué M. Biglin. Le réseautage est essentiel à la conduite de nos affaires. » 

Le Spirit Bear Coffee joue un rôle important dans la culture des Premières Nations de la côte Ouest. L'ours blanc (ours Kermode), qui habite sur la côte centrale et la côte nord de la Colombie-Britannique (au Canada), est une sous-espèce de l'ours noir de l'Amérique du Nord. Environ 10 % des ours blancs Kermode ont une fourrure blanche ou crème.

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