ARCHIVÉE - Tli Cho Landtran

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En tant que nation autonome, Tlicho Investment Corporation à Behchokö, dans les Territoires du Nord-Ouest, détient les droits pour les ressources du sol et du sous-sol. Cela représente 39 000 kilomètres carrés de terres, et il y a beaucoup de camionnage qui sy fait.

Tli Cho Landtran : Transcription vidéo

Mon nom est George Mackenzie, et je suis le président de Tlicho Investment Corporation. Je vis à Behchokö, dans les Territoires du Nord Ouest, et je suis membre de la Nation du gouvernement tlicho. En tant que nation autonome, nous détenons les droits pour les ressources du sol et du sous-sol. C’est 39 000 kilomètres carrés de terres, et il y a beaucoup de camionnage qui s’y fait. Dans le passé, nous avons travaillé sur tous les lacs et les cours d’eau et sur toutes les terres dans la région où les camions transportent aujourd’hui leurs chargements.

Nos ancêtres ont travaillé sur les terres en se promenant en traîneaux à chiens, en canot, en bateau, etc. Ils le faisaient pour survivre. Il est donc normal que le peuple tlicho occupe maintenant ces terres et qu’il les utilise. Sur le plan économique, il devrait tirer profit de ces terres. J’ai commencé ma carrière comme enseignant, je suis devenu administrateur d’école, j’ai été responsable des programmes culturels et j’ai occupé toutes sortes de postes auprès des jeunes pendant mes 24 années comme enseignant. Je me suis lancé en affaires, puis je suis devenu le premier grand chef, avant de retourner en affaires, presque en bouclant la boucle. Nous avons voyagé sur les terres avec les élèves. Nous avions notre campement et nos tentes, juste à côté du lac Drybone, au bord de la forêt. Nous voyions souvent les camions passer par là, mais à cette époque, ces camions ne nous appartenaient pas. Les jeunes couraient alors vers le lac et faisaient des signes aux camionneurs avec leurs mains.

De temps à autre, un camionneur sympathique faisait hurler son klaxon, pour le plaisir des jeunes. Ils travaillaient sur les terres, puisqu’ils participaient à notre programme. C’est là que je me suis rendu compte à quel point il serait bien que ce soient nos frères qui klaxonnent pour le plaisir de leurs petits frères. Cela voulait dire que nous devions posséder ces camions, et que nous devions les faire conduire par des gens de chez nous. Maintenant, nous possédons l’entreprise, et nous œuvrons dans le domaine du transport de marchandises. Nous espérons avoir bientôt plus de chauffeurs pour conduire ces camions. L’avenir de l’entreprise passe par la diversification. Pour continuer de grandir, nous devons former des partenariats avec d’autres Autochtones qui veulent s’unir. Je crois qu’en nous entraidant, nous pourrons accroître notre territoire, ouvrir la voie à de nouvelles possibilités et améliorer le sort des Autochtones.

Cela nous permettra d’accroître notre capacité et de garder les profits au sein de nos collectivités. Mon rêve en tant qu’Autochtone… Je suis un homme qui possède deux cultures, et je veux être capable de continuer de pratiquer ma culture tlicho du mieux que je le peux. Je peux aller me promener sur les terres quand cela me plaît, pour jouer du tambour, pour trapper, j’ai déjà fait tout ça et je peux le faire encore. Je rêve qu’un jour ces jeunes gens occupent des postes de direction, et qu’ils partent pour signer des contrats pour nous, puis qu’ils reviennent pour que nous puissions célébrer tous ensemble. Ils n’auraient même pas le temps de se changer; ils auraient encore leurs habits ou leurs souliers à talons hauts, et ils joueraient du tambour et danseraient avant même de prendre le temps de se changer. Ce serait une indication de leur double culture. C’est le rêve que j’ai pour nos gens, pour nos jeunes. Pour le réaliser, nous devons tirer profit des ressources qui se trouvent sur nos terres.

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