ARCHIVÉE - Gail Fondahl

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Gail Fondahl, présidente de l'International Arctic Social Sciences Association, discute de l'émergence des sciences sociales dans les recherches portant sur l'Arctique.

 

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Transcription du balado : Gail Fondahl

NARRATION EN FRANÇAIS : Ce podcast a été enregistré à l'Année polaire internationale 2012.

NARRATION EN ANGLAIS : This podcast was recorded at the International Polar Year 2012 Conference.

NARRATION EN FRANÇAIS : IPY 2012.

NARRATION EN ANGLAIS : IPY 2012.

NARRATION EN ANGLAIS : From knowledge to action.

NARRATION EN FRANÇAIS : De la connaissance à l'action.

ANIMATEUR : Par le passé, les projets de l'Année polaire internationale ciblaient principalement les sciences physiques. Cependant, les projets de la récente API ont mené à une meilleure inclusion des sciences sociales et de la participation communautaire. Gail Fondahl, présidente de l'Arctic Social Sciences Association, a accepté, lors de la conférence de l'API 2012, de discuter avec nous de la place grandissante des sciences sociales dans les recherches de l'Arctique.
 
00:45

ANIMATEUR : Lorsqu'on parle de sciences sociales dans l'Arctique, de quoi est-il question exactement?

INVITÉE : Bien, les sciences sociales étudient tant la société que les comportements humains, donc, les sciences sociales incluent les domaines comme l'anthropologie, l'éducation, l'histoire, la géographie humaine, les études juridiques, bref, une panoplie de domaines. De plus, même si ce n'est pas dans le titre de notre association, l'Arctic Social Sciences Association englobe aussi les lettres et sciences humaines, c'est-à-dire, l'art, la religion, etc.

01:15

ANIMATEUR : Pourquoi est-il si important d'avoir une association consacrée aux sciences sociales dans l'Arctique? En quoi les travaux diffèrent-ils de ceux des sciences sociales dans les régions du Sud?

INVITÉE : La raison qui nous a mené à nous regrouper est tout simplement notre intérêt pour les aspects multidisciplinaires des sciences sociales. Il y a tellement de chercheurs en sciences sociales qui se concentrent sur un seul aspect du monde, et ce que les chercheurs en sciences sociales dans l'Arctique aiment, c'est de se rassembler pour avoir au-delà des frontières disciplinaires que sont l'économie et les sciences politiques.  Personnellement, je trouve nos congrès très intéressants, même, je l'avoue, plus intéressants que les congrès ou les conférences sur une seule discipline, car on parle des mêmes lieux, de situations, de problèmes, de défis et de possibilités semblables, mais d'un ensemble de points de vue disciplinaires différents. Et je pense que ça donne des échanges d'idées très riches.

02:06

ANIMATEUR : Dans le cadre des dernières années polaires internationales, comment percevait-on les sciences sociales et qu'est-ce que leur inclusion a changé dans les travaux de recherches qu'on mène à cette occasion?

INVITÉE : Bien, les sciences sociales n'étaient pas très présentes lors des premières années polaires. C'était une lacune évidente. La dernière année polaire a vraiment marqué l'inclusion des sciences sociales. Les chercheurs en sciences sociales n'ont pas joué un rôle aussi grand que les chercheurs en sciences naturelles et physiques, et nous croyons que c'est regrettable. Mais nous sommes tout de même contents d'avoir été plus présents et d'avoir pu profiter de plus de possibilités. Puis, beaucoup de projets de l'API étaient dirigés par des chercheurs en sciences sociales ou comptaient une forte composante de sciences sociales. Je crois que c'est vraiment intéressant que les sciences sociales aient davantage été mises de l'avant pendant cette conférence. Les commentaires d'ouverture de Peter Harrison traitaient des sciences sociales et de leur importance. Il y a un véritable intérêt dans les travaux communautaires, et ce sont les chercheurs en sciences sociales qui ont lancé le mouvement. Il s'agit probablement des personnes les mieux placées pour le faire si on tient compte de la méthodologie et des façons de faire participer les gens de manière respectueuse. Et je pense que ces personnes intègrent ces traits dans les projets menés conjointement avec des chercheurs en sciences naturelles et en améliorent la compréhension de ces aspects, c'est‑à‑dire les problèmes et les manières de les résoudre.

03:38

ANIMATEUR : Vous arrive-t-il d'étudier un projet des années polaires précédentes ou de penser à des projets de recherche et vous dire « si seulement on y avait inclus les sciences sociales »?

INVITÉE : Un peu. Je n'ai pas repensé à beaucoup de ces projets. Mais je constate quand même qu'on planifie encore des projets sans y inclure les sciences sociales, et il y en aura toujours, mais nous aimons quand même exercer des pressions sur les agences de financement et sur les scientifiques pour les aider à voir comment l'inclusion des sciences sociales pourrait améliorer leur projet. Cela étant dit, je pense qu'il existe aussi des possibilités très intéressantes pour les chercheurs en sciences sociales d'intégrer les sciences nature à leurs projets. Bref, pour réduire ce qui était auparavant un fossé, fossé qui se rétrécit, il faut travailler des deux côtés. Je pense qu'il existe des possibilités géniales et, lors de la Conférence, j'ai adoré parler avec mes collègues d'ailleurs dans le monde à propos des possibilités futures. Je sais que mes autres collègues discutent d'autres possibilités avec nos amis qui s'occupent de la cryosphère et de l'atmosphère. Ouais.

04:37

ANIMATEUR : Pour le Canada, que représente le fait d'accueillir le secrétariat de l'Arctic Social Sciences Association? C'est-à-dire que ses bureaux se trouvent à Prince George. Que représente le choix du Canada plutôt que d'un autre pays?

INVITÉE : L'organisation a été fondée au début des années 1990 et son premier président et le premier secrétariat se trouvaient ici, à Montréal. Le président était alors Ludger Müller‑Wille. Puis le secrétariat a de nouveau été établi au Canada, à Laval, à la fin des années 1990. C'est donc la troisième fois que le Canada l'accueille. Le secrétariat déménage périodiquement dans différentes régions du Nord circumpolaire. Qu'il soit en ce moment au Canada est fantastique, car, pendant toute cette période, le Canada assumera la présidence du Conseil de l'Arctique. Il y aura donc d'excellentes possibilités de collaboration, et même, sans nécessairement travailler ensemble, de mettre un meilleur accent sur les questions qui touchent le Nord au Canada et de représenter plusieurs sortes de sciences, y compris les sciences sociales.

05:49

ANIMATEUR : Bon nombre de projets de recherche menés ici combinent sciences sociales et sciences naturelles. Qu'est-ce que les sciences sociales apportent aux projets?

INVITÉE : J'analyse aussi ce fait du point de vue de la géographe que je suis. Je crois que les géographes touchent à ces deux mondes alors c'est peut-être plus naturel pour nous que, par exemple, un anthropologue ou un spécialiste des sciences politiques. De plus en plus, la science en général devient interdisciplinaire, multidisciplinaire. Je pense qu'on peut le constater en voyant que les agences de financement, en Amérique du Nord et Europe, demandent que nous abordions des problèmes très complexes, très nuancés sous différents angles. Donc, en se rassemblant, les chercheurs en sciences sociales et les chercheurs en sciences physiques et naturelles peuvent aborder les différentes dimensions des problèmes traités de manière approfondie. Même s'il est parfois plus facile d'étudier une seule brique d'un mur entier, cela ne nous mènera pas là où nous devons être. Donc, je pense que nous sommes plus près d'une solution quand les chercheurs en sciences sociales et les chercheurs en sciences naturelles collaborent. Le thème de la Conférence est « De la connaissance à l'action ». Je crois que nous sommes prêts à mettre en œuvre certains gestes. Et c'est difficile. Nous parlons parfois différentes langues en plus d'avoir des horaires variés. Je pense que c'est un processus d'apprentissage qui est en cours partout dans le monde et je dirais que, dans l'Arctique, nous avons une longueur d'avance sur les autres. Nous sommes aussi parmi les premiers pour ce qui est des recherches interdisciplinaires.

ANIMATEUR : Merci beaucoup pour cette entrevue.

INVITÉE : Merci à vous. J'ai beaucoup aimé avoir la chance de vous parler et je suis contente d'être ici, à Montréal, pour l'API 2012.

07:35

ANIMATEUR : Gail Fondahl est la présidente de l'Arctic Social Sciences Association et vice‑présidente à la recherche à l'Université du Nord de la Colombie-Britannique. Pour écouter d'autres balados ou visionner des vidéos de la Conférence de l'Année polaire internationale 2012, rendez-vous à l'adresse www.aadnc.gc.ca. Ce balado se trouve également sur iTunes. Merci de votre attention.

 

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