ARCHIVÉE - Jennifer Provencher

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Étudiante au doctorat à l'Université Carleton, Jennifer Provencher étudie les effets des contaminants et des parasites chez l'eider.

Transcription : Jennifer Provencher

Jennifer Provencher : J'aime mon emploi, j'ai le meilleur emploi sur terre. Je m'appelle Jennifer Provencher et j'étudie au doctorat à l'Université Carleton. J'examine comment les eiders (des oiseaux) sont touchés par les contaminants et les parasites. Je suis une scientifique qui n'est jamais vraiment heureuse si elle ne touche pas un peu à l'éducation, mais je suis aussi une éducatrice qui n'est jamais vraiment heureuse sans faire de science. Donc, travailler dans le Nord est génial pour moi, car je retrouve un peu de ces deux mondes. C'est donc une des choses que je préfère de travailler avec les eiders, dans les collectivités du Nord.

Un des avantages de travailler avec les eiders, particulièrement dans le Nord, c'est qu'ils sont vraiment importants pour les collectivités. Donc, nous étudions les eiders en collaborant avec les membres des collectivités. Nous embauchons des membres de la collectivité pour venir chasser pour nous et nous amassons des oiseaux grâce à la chasse. Nous nous rendons aussi aux colonies de nidification et nous étudions les oiseaux à l'endroit où ils se reproduisent. Les gens du Nord, particulièrement les Inuit, ont des liens très étroits avec les eiders. Dans certaines collectivités où nous travaillons, les gens sont tellement au diapason des eiders que chaque saison, ils savent où sont les canards et comment ils peuvent les utiliser.

Un des autres programmes que j'ai beaucoup aimés au fil des ans – grâce au soutien que j'ai reçu de différents groupes, notamment le Centre Nasivvik pour la santé des Inuit ainsi qu'Environnement Canada – c'est en fait un atelier que nous donnons au Collège de l'Arctique du Nunavut à Iqaluit chaque automne. Nous travaillons donc avec les chasseurs pour recueillir des oiseaux, puis nous ramenons ces oiseaux dans les salles de classe à Iqaluit et nous enseignons concrètement aux étudiants du programme de technologie environnementale comment nous traitons ces oiseaux. C'est aussi une belle occasion pour ces étudiants à Iqaluit d'apprendre comment nous pouvons utiliser ces oiseaux pour étudier différentes questions touchant le Nord. Ils apprennent aussi les compétences nécessaires pour participer à ces études et y jouer un rôle actif.

Un des aspects sur lesquels nous nous sommes plus penchés récemment, grâce à l'appui de Nasivvik, c'est un partenariat avec les groupes qui étudient la production de fourrures et ceux en design au Collège de l'Arctique. Les étudiants en biologie et ceux en design viennent à un atelier, ils apprennent au sujet de science sur les oiseaux dans le Nord, sur les parties que nous utilisons pour nos études. Lorsque nous les dépeçons d'une certaine manière, nous apprenons des instructeurs du programme sur la fourrure comment couper la peau des eiders afin que les étudiants puissent les utiliser pour fabriquer des pantoufles, des paniers et toutes sortes d'autres produits traditionnels à base de peau d'eider.

Certaines des questions de recherche les plus intéressantes sur lesquelles j'ai pu me pencher sont en quelque sorte inspirées par cette participation des membres des collectivités. Ils nous ont posé des questions auxquelles nous n'avions pas de réponses, alors ils nous ont poussés à mieux comprendre des concepts qui étaient habituellement généraux. Souvent, les scientifiques peuvent se concentrer sur une hypothèse très précise, sur une question précise. Mais cette question peut apparaître sous différents angles. Souvent, la participation des collectivités nous a incité à prendre nos questions et à les étudier dans un contexte plus général. Nous avons dû les mettre dans des situations qui avaient du sens pour les collectivités du Nord.

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