26 juin 2012
Priorité au discours prononcé
Aînés, chefs, mesdames et messieurs, bonjour. Merci beaucoup, Chef Louie et Dawn, de votre accueil chaleureux.
C’est un plaisir d’être ici, dans le territoire spectaculaire de la Nation Okanagan, et un honneur de participer à l’Aboriginal Economic Leadership Summit de 2012.
La rencontre ici de tant de gens d’affaires de communautés autochtones de partout au pays est une véritable source d’inspiration. Les priorités de notre gouvernement sont les emplois, la croissance économique et la prospérité à long terme. Nous reconnaissons le rôle essentiel que joueront les Autochtones pour nous aider à réaliser notre potentiel social et économique en tant que pays.
Je souhaite féliciter le chef Clarence Louie et son équipe d’accueillir et d’avoir organisé un programme exceptionnel pour ce sommet, notamment en sollicitant Tewanee Joseph et Clint Davis pour l’animer.
Je souhaite également remercier Ie Conseil national de développement économique des Autochtones d’avoir publié ce tout premier rapport d’analyse comparative sur l’économie autochtone. Le Conseil joue un rôle essentiel en assistant le gouvernement fédéral dans l’élaboration de politiques et de programmes réceptifs aux besoins uniques des Autochtones. Ce rapport est un autre exemple du travail important réalisé par le Conseil pour veiller à ce que les politiques et les programmes du gouvernement du Canada tiennent compte des réalités des Premières Nations, des Inuit et des Métis du Canada et y répondent.
Ce rapport a été commandé pour recueillir des données relatives au rendement économique des Autochtones dans plusieurs domaines, dont l’emploi, le revenu et l’éducation. Ce sera un outil précieux dans notre collaboration – les collectivités autochtones, les gouvernements autochtones et le secteur privé – visant à accroître la participation des Autochtones à l’économie canadienne.
À cet égard, ce rapport d’analyse comparative décrit clairement l’étape à laquelle nous sommes tous rendus – soit à la fois les progrès réalisés et ceux qui restent à réaliser.
Ce rapport nous informe que les Premières Nations, les Inuit et les Métis gagnent plus d’argent, créent plus d’entreprises et d’emplois, et sont actifs dans plus de secteurs de l’économie — mais qu’il y a encore des obstacles à surmonter.
Le niveau de revenu des Autochtones est toujours inférieur à celui de la population non autochtone. Le taux de participation à la population active des Autochtones vivant dans une réserve tourne autour de 55 pour cent pour les hommes et de 48 pour cent pour les femmes.
Le vieillissement de la population canadienne et l’expansion de notre économie continueront à faire croître les besoins en travailleurs qualifiés. Ces conditions sont véritablement propices pour une population autochtone jeune et à la croissance rapide. On estime que plus de 600 000 jeunes autochtones entreront sur le marché du travail pendant la période comprise entre 2001 et 2026. Au cours des cinq prochaines années uniquement, environ 155 000 jeunes autochtones seront en âge de travailler. C’est une occasion que nous devons saisir ensemble afin que les Autochtones de la prochaine génération puissent obtenir la prospérité à laquelle ils aspirent et dont le Canada a besoin.
Ces conditions propices s’amélioreront encore, pendant la prochaine décennie, grâce à un investissement s’élevant à pas moins de 500 milliards de dollars dans des projets liés aux ressources naturelles partout au Canada. En raison de la géographie même de notre grand pays, la majorité de ces projets sont proches des collectivités autochtones, ce qui créera des conditions favorables à l’emploi et à la croissance des entreprises, ainsi que d’autres retombées positives, pas seulement pour les Autochtones, mais pour tous les Canadiens.
Le bénéfice qu’il sera possible de tirer des ressources naturelles et d’autres formes de développement gagnera en importance à mesure que notre gouvernement continue d’élaborer des lois qui laissent plus de contrôle aux Autochtones sur leurs terres et les ressources qui s’y trouvent.
Les Premières Nations possèdent ou contrôlent maintenant plus de 15 millions d’hectares de terre, et les Inuit possèdent ou contrôlent plus de 45 millions d’hectares. Ces parcelles de terre se situent généralement dans des régions riches en ressources — diamants et or dans le Nord, sables bitumineux et gaz naturel à l’Ouest et nickel à l’Est.
La tâche qui nous attend, naturellement, consiste à déterminer comment mieux collaborer pour faire concorder la réalité économique des Autochtones et leur potentiel économique.
Notre gouvernement est résolu à travailler avec les Autochtones pour combler les écarts dans l’état de préparation économique, la participation et les retombées décrits dans ce rapport et pour exploiter les perspectives d’avenir incroyables qui s’offrent à nous.
Il est essentiel pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis et essentiel pour le Canada.
Par exemple, si d’ici 2026, le niveau d’études et la participation des Autochtones au marché du travail équivalaient à ceux de la population non autochtone en 2001, le PIB du Canada augmenterait de plus de 400 milliards de dollars.
Ces raisons font partie des raisons impérieuses qui ont conduit ce gouvernement à instaurer le Cadre fédéral pour le développement économique des Autochtones.
Le Cadre a été élaboré avec la participation des Autochtones, dont le Conseil national de développement économique des Autochtones, d’autres paliers de gouvernement et du secteur privé. Il représente un changement radical dans notre appui du développement économique des Autochtones.
Il tient compte des conditions économiques. Il reconnaît l’expertise croissante des entrepreneurs autochtones et cible les réels débouchés économiques qui apparaissent pour les collectivités et les entreprises autochtones.
Cela fait trois ans cette semaine que nous avons lancé le Cadre et, depuis, nous avons avancé à grands pas pour améliorer les résultats économiques des Autochtones.
Il y a deux ans, par exemple, nous avons modifié la Loi sur le pétrole et le gaz des terres indiennes pour créer un mode de gestion du pétrole et du gaz naturel des réserves plus transparent, efficace et intéressant pour les investisseurs externes.
Nous avons élaboré des règlements d’application de la Loi sur le développement commercial et industriel des premières nations pour rendre possible l’exploitation des sables bitumineux dans les réserves de l’Alberta. Nous sommes en train d’élaborer des règlements pour autoriser la Nation Haisla à exploiter une raffinerie pour le gaz naturel liquéfié.
Nous avons réaffecté 20 millions de dollars sur deux ans afin de permettre de nouvelles adhésions au Régime de gestion des terres des Premières Nations et avons accueilli 18 Premières Nations de partout au Canada parmi les signataires de l’Accord-cadre relatif à la gestion des terres des premières nations. En signant l’Accord-cadre, ces Premières Nations entament le processus par lequel elles choisissent de ne plus être assujetties aux 34 articles de la Loi sur les Indiens relatifs aux terres et d’assumer le contrôle des terres, des ressources et de l’environnement de leur réserve.
Ce ne sont que quelques exemples des progrès que nous avons accomplis, mais, malgré les nombreuses réalisations obtenues ensemble depuis trois ans, ce rapport d’analyse comparative nous rappelle le travail qu’il reste à faire.
Je suis convaincu que le présent sommet vous inspirera de nouvelles suggestions pour améliorer notre collaboration afin que nous progressions encore plus vite.
Je vous invite à saisir toutes les occasions offertes par le présent sommet pour définir avec vos collègues de nouvelles méthodes de travail, encore meilleures, et à échanger des informations sur les pratiques exemplaires et les leçons tirées de l’expérience. Votre participation au sommet renforcera vos collectivités et vos entreprises. Merci beaucoup.