1867 - 1997 | 1996 | 1998 | 2001 | 2003 | 2005 | 2007
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La Loi sur l’Amérique du Nord britannique fait de l’éducation des Indiens une responsabilité fédérale. À l’exception de Terre-Neuve, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard, il y a eu des pensionnats dans chaque province et territoire, et ils ont été en fonction pendant plus d’un siècle. Le gouvernement du Canada administrait habituellement les pensionnats indiens conjointement avec des organisations religieuses.
La Loi sur les Indiens a été promulguée pour la première fois en 1876; elle comportait un certain nombre de dispositions permettant au gouvernement fédéral d’établir des pensionnats indiens. Bien que nous connaissions aujourd’hui les dommages qu’ont causés les pensionnats à beaucoup de peuples et de collectivités autochtones, ces dispositions font toujours partie des lois du Canada.
L’annonce de l’intention d’abroger les articles de la Loi sur les Indiens se rapportant aux pensionnats indiens a été faite à l’occasion du premier événement national de la Commission de vérité et réconciliation tenu le 15 juin 2010 à Winnipeg, au Manitoba.
Le rapport définitif de la Commission royale sur les peuples autochtones est publié. On y recommande de mener une enquête publique au sujet de la violence et de la maltraitance dans les pensionnats indiens. Le rapport a attiré l’attention du public canadien sur ces questions.
Le gouvernement répond à la Commission royale sur les peuples autochtones avec Rassembler nos forces : Plan d’action du Canada pour les questions autochtones et demande un renouvellement du partenariat avec les Autochtones, qui sera fondé sur la reconnaissance des injustices du passé.
Rassembler nos forces comprend :
En juin 2001, un nouveau ministère fédéral, Résolution des questions des pensionnats indiens Canada, est établi pour orienter les efforts fédéraux en vue de gérer et de régler les réclamations pour abus et remédier aux séquelles laissées par les pensionnats.
En novembre 2003, le gouvernement met en place un cadre de règlement national assorti d’une stratégie de traitement des litiges, de mesures de soutien en matière de santé, d’un programme de commémoration et d’un mode alternatif de règlement des conflits (le MARC).
Après que les approches telles que le litige et le mode alternatif de règlement des conflits se sont révélées longues, contradictoires et coûteuses, le gouvernement nomme l’honorable Frank Iacobucci pour travailler avec les avocats des anciens élèves, les avocats des entités religieuses et d’autres représentants des anciens élèves, notamment l’Assemblée des Premières Nations et d’autres organisations autochtones, pour mettre au point une entente en vue d’un règlement juste et durable des séquelles des pensionnats indiens.
Le Programme d’information publique et de défense des intérêts, un programme de subventions et de contributions, est créé pour appuyer la mise en œuvre efficace de la Convention de règlement et pour favoriser la réconciliation.
La mise en œuvre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens (CRRPI) commence six mois après que les tribunaux de neuf provinces et territoires canadiens y ont donné leur approbation.
Les cinq volets principaux de la CRRPI sont les suivants:
Le juge Harry Laforme est nommé président de la Commission de vérité et réconciliation (CVR), tandis que Claudette Dumont-Smith et Jane Morley sont nommées commissaires. Cependant, le juge Laforme démissionne le 20 octobre 2008 et les autres commissaires démissionnent le 1er juin 2009.
Le 11 juin 2008, les chefs spirituels des Églises anglicane, presbytérienne et unie, de même que des représentants de l’Église catholique romaine, les dirigeants des cinq groupes autochtones nationaux et les autres signataires de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, viennent entendre le premier ministre du Canada et les chefs des partis de l’opposition présenter à la Chambre des communes des excuses aux anciens élèves des pensionnats indiens.
L’ancien ministre Chuck Strahl annonce qu’en date du 1er juillet 2009, le juge Murray Sinclair occupera le poste de président de la Commission de vérité et réconciliation, tandis que le chef Wilton Littlechild et Marie Wilson seront les commissaires.
La gouverneure générale Michaëlle Jean relance la Commission de vérité et réconciliation lors d’une cérémonie empreinte d’émotion tenue à Rideau Hall, à Ottawa.
Lors du premier évènement national de la Commission de vérité et réconciliation tenu à Winnipeg, le Canada annonce son intention d’abroger les articles de la Loi sur les Indiens qui permettaient l’établissement de pensionnats indiens et le retrait d’enfants de leurs foyers et de leurs collectivités.
Le 18 août 2010, le ministre Duncan présente des excuses aux familles inuites réinstallées contre leur gré dans l’Extrême-Arctique.
La Commission de vérité et réconciliation lance l’initiative de commémoration le 4 janvier 2011.
Le ministre Duncan annonce que le financement du PIPDI a été majoré de 4 millions de dollars en 2011-2012, ce qui porte le total depuis sa création en 2007-2008 à 22 millions de dollars. Les critères de 2011‑2012 ont pour but de faire la promotion de la guérison et de la réconciliation parmi les jeunes et les anciens élèves de toutes les générations, en plus de partager les renseignements compris dans la Convention de règlement en ce qui concerne les dates limites pour présenter une demande de paiement d’expérience commune ou une demande au titre du Processus d’évaluation indépendant ainsi que tout autre renseignement pertinent lié à la Convention de règlement.
La Commission de vérité et réconciliation tient son deuxième événement national à Inuvik (T.‑N.‑O.). Conscient des défis logistiques que représente le transport des anciens élèves jusqu’à Inuvik, AADNC a fourni 400 000 dollars à six organisations autochtones du Nord en vue de défrayer des frais d’hébergement et de transport pour plus de 170 anciens élèves participant à l’événement d’Inuvik. Santé Canada a versé un montant égal pour défrayer une partie des coûts de déplacement dans le cadre de l’événement nordique.
Le Paiement d’expérience commune (PEC) est un des éléments de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens. Cette convention de règlement, approuvée par les tribunaux, est entrée en vigueur le 19 septembre 2007. Elle a été négociée par des représentants de diverses organisations autochtones, des représentants des Églises, les avocats des anciens élèves et le gouvernement du Canada.
Le PEC est versé aux anciens élèves admissibles qui ont résidé dans un pensionnat indien nommé dans la Convention de règlement. Les anciens élèves admissibles reçoivent 10 000 $ pour leur première année (ou une partie d’année) de fréquentation d’un pensionnat indien nommé, puis 3 000 $ pour chaque année subséquente (ou partie d’année).
La date limite pour présenter une demande de Paiement d’expérience commune était le 19 septembre 2011. Les demandes tardives en raison d'une incapacité, ou de difficultés ou circonstances exceptionnelles seront acceptées jusqu’au 19 septembre 2012. Le motif du retard doit être inscrit dans la demande. Pour obtenir d’autres renseignements, téléphonez au service téléphonique du PEC au 1-866-699-1742 ou consultez le site Web de Service Canada .
La Commission de vérité et réconciliation tient son troisième événement national à Halifax (N.‑É.). Le geste de réconciliation que le gouvernement du Canada a posé lors de cet événement incluait une contribution de 200 000 $ pour défrayer le coût du déplacement et de l’hébergement des anciens élèves qui souhaitent y participer. Cette mesure s’ajoute à l’installation permanente, qui a récemment été annoncée, d’un vitrail au Parlement.
L’honorable John Duncan, ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien, a annoncé l’intention du gouvernement du Canada de commémorer en permanence l’épisode des pensionnats indiens en installant un vitrail dans l’édifice du Centre de la colline du Parlement.
Le Processus d’évaluation indépendant (PEI) est un processus non accusatoire et axé sur le demandeur visant le règlement extrajudiciaire des réclamations pour sévices sexuels, sévices physiques graves et autres actes fautifs subis dans les pensionnats indiens.
Le PEI est l’un des éléments de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, le plus important règlement de recours collectif de l’histoire du Canada, dont le but est d’apporter une solution juste et durable aux séquelles laissées par les pensionnats indiens. La Convention de règlement, autorisée par les tribunaux, a été négociée par des représentants de diverses organisations autochtones, des représentants de l’Église, des avocats des anciens pensionnaires et le gouvernement du Canada.
Les demandes soumises au PEI seront acceptées jusqu’au 19 septembre 2012.