Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

Biographies des membres du groupe de spécialistes de l’art

Stephen Inglis

Stephen Inglis détient un baccalauréat et un doctorat en anthropologie de l’Université de la Colombie Britannique ainsi qu’une maîtrise en muséologie et en art indien de l’Université de Calcutta, en Inde, où il a étudié l’architecture et l’art indiens, les arts traditionnels et l’artisanat ainsi que l’ethnographie des études tribales. Cadre de musée chevronné et professionnel remarquable, M. Inglis possède une connaissance approfondie des collections autochtones. Il a personnellement dirigé 12 expositions et supervisé l’élaboration de plus d’une dizaine d’autres expositions organisées en collaboration avec diverses collectivités ethniques du Canada dans le but de documenter leur histoire, leurs traditions et leurs contributions culturelles au développement du pays. Il a également dirigé des consultations communautaires, accru la participation des collectivités à la planification des expositions, négocié une douzaine de partenariats internationaux en plus d’être à l’origine de la participation d’artistes et d’artisans vivants au programme du Musée canadien des civilisations. M. Inglis est l’ancien vice-président à la recherche et aux collections du Musée canadien des civilisations et l’actuel directeur général de l’Institut culturel cri Aanischaaukamikw. Il est également professeur auxiliaire en histoire de l’art à l’Université Carleton.


Madeleine Dion Stout (Membre des Premières Nations et ancienne élève des pensionnats indiens)

La conférencière crie Madeleine Dion Stout est née et a grandi dans la Première Nation de Kehewin, en Alberta. Après avoir obtenu son titre d’infirmière autorisée à l’Hôpital général d’Edmonton, elle a obtenu un baccalauréat en soins infirmiers de l’Université de Lethbridge, puis une maîtrise en affaires internationales de la Norman Paterson School of International Affairs de l’Université Carleton. Elle siège à plusieurs conseils et comités autochtones et non autochtones, notamment le Comité consultatif sur le soutien en santé (résolution) de Santé Canada et la First Nations Health Society de la Colombie Britannique, en plus de prendre part à divers projets des Instituts de recherche en santé du Canada. Mme Dion Stout a aussi présidé l’Aboriginal Nurses Association of Canada et a participé au Forum national sur la santé. En août 2007, elle a été nommée première vice-présidente du conseil d’administration de la Commission de la santé mentale du Canada. De plus, Mme Dion Stout a enseigné les études canadiennes et a agi comme directrice fondatrice du centre d’éducation, de recherche et de culture autochtones de l’Université Carleton, à Ottawa. Aujourd’hui travailleuse autonome, elle poursuit ses travaux de chercheuse, d’écrivaine et de conférencière sur la santé des Premières Nations, des Inuit et des Métis, adoptant de plus en plus une perspective crie sur le sujet. Elle a remporté le prix Assiniwikamik décerné par l’Aboriginal Nurses Association of Canada et un prix d’ancienne élève éminente de l’Université de Lethbridge en plus d’obtenir un doctorat honorifique en droit de l’Université de la Colombie Britannique et de l’Université d’Ottawa. En novembre 2008, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada a décerné l’un de ses cent prix du centenaire, soulignant les réalisations exceptionnelles d’infirmières canadiennes, à Mme Dion Stout. Puis, en mars 2010, elle a mérité le Prix national d’excellence décerné aux Autochtones dans la catégorie Santé.


Douglas Cardinal (Métis et ancien élève des pensionnats indiens)

Douglas Cardinal est un architecte d’Ottawa qui a acquis une renommée nationale et internationale grâce à ses créations architecturales particulières au Canada et aux États Unis. D’ascendance allemande et blackfoot, M. Cardinal est né à Calgary (Alberta) en 1934. Il a obtenu un baccalauréat en architecture (avec distinction) de l’Université du Texas en 1963. En 1978, il se lance en affaires sous la raison sociale Douglas J. Cardinal Architect Limited. Depuis, il a réalisé des projets de nature variée, de maisons unifamiliales à des projets institutionnels ou gouvernementaux. Des projets comme l’église St. Mary’s de Red Deer, gagnante d’un prix, le collège régional de Grande Prairie, le centre des sciences spatiales d’Edmonton et le Musée canadien des civilisations montrent bien la touche particulière de M. Cardinal. Parmi ses réalisations, l’entreprise de M. Cardinal compte également le village touristique des Mohawks de Kahnawake, près de Montréal, le Collège de la Fédération des Indiens de la Saskatchewan à Regina, en Saskatchewan, ainsi que le plan d’urbanisme du village cri d’Oujé-Bougoumou, au Québec, qui a lui d’ailleurs valu un prix des Nations Unies pour le développement durable. En 1993, l’entreprise de M. Cardinal a obtenu le contrat de conception du National Museum of the American Indian, sur le dernier site disponible du National Mall de Washington D.C. De plus, cette entreprise fut une pionnière en ce qui a trait à l’utilisation d’ordinateurs en architecture. Récipiendaire de l’Ordre du Canada, M. Cardinal détient des diplômes honoraires de l’Université Carleton, de l’Université Trent, de l’Université de Lethbridge, de l’Université de Windsor, de l’Université de Calgary et de la Massachusetts School of Art. En 1995, il a remporté un Prix national d’excellence décerné aux Autochtones. Membre de l’Institut royal d’architecture du Canada, M. Cardinal a remporté une médaille d’or décernée par cet organisme. Il s’agit de la plus haute distinction que remet le Canada dans le domaine de l’architecture.


Heather Igloliorte (Inuite)

Heather Igloliorte est une conservatrice de musée inuite et une historienne originaire du Nunatsiavut, au Labrador. Mme Igloliorte poursuit son doctorat en médiation culturelle avec spécialisation en histoire de l’art autochtone dans le monde entier à l’Université Carleton. En juillet 2012, elle s’installera à la faculté des beaux-arts de l’Université Concordia à titre de professeure auxiliaire en art autochtone. Dernièrement, Mme Igloliorte a écrit un essai paru dans l’ouvrage Curating Difficult Knowledge: Violent Pasts in Public Places (2011, Palgrave), qui porte sur l’exposition qu’elle a dirigée pour le compte de la Fondation autochtone de l'espoir. Intitulée « Nous étions si loin... » : l’expérience des Inuits dans les pensionnats, l’exposition se fondait sur les témoignages de huit survivants des pensionnats indiens. L’exposition, lancée par Bibliothèque et Archives Canada, a été déployée dans tout le Nord du Canada au cours de l’année 2009 2010. Mme Igloliorte, qui est la fille d’un ancien élève des pensionnats, a également consigné des déclarations pour la Fondation autochtone de l'espoir, ce qui lui a permis d’enregistrer les témoignages de plus de deux cents anciens élèves des pensionnats indiens du Canada.

Dr. Douglas Cardinal, Dr. George MacDonald, Madeleine Dion Stout, Heather Igloliorte, and Dr. Stephen Inglis
Dr. Douglas Cardinal, Dr. George MacDonald, Madeleine Dion Stout, Heather Igloliorte, et Dr. Stephen Inglis.

Mme Igloliorte a fait partie de jurys artistiques et de comités de sélection du Bureau des arts autochtones du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario, de la galerie d’art de l’Université Carleton et des Jeux olympiques de Vancouver (2010). Parmi les autres expositions qu’elle a récemment dirigées, mentionnons Décolonisez-moi de la Galerie d’art d’Ottawa; l’exposition en ligne interactive Inuit Art Alive   (site Web non disponible en français); et la prochaine Labrador Inuit Art Alive (2012), qui s’inspirera des histoires orales, des archives locales et du savoir traditionnel recueillis par Mme Igloliorte dans le cadre de ses travaux de recherche sur l’histoire de l’art chez les Inuit du Labrador. L’exposition des arts et de la culture autochtones dans le monde, le primitivisme moderne du milieu du siècle ainsi que la colonisation, la souveraineté, la résistance et la résilience font partie des sujets qu’elle aborde dans son enseignement et dans ses recherches. Mme Igloliorte a écrit plusieurs articles en lien avec ces travaux, notamment certains chapitres dans Réponse, responsabilité et renouveau : cheminement du Canada vers la vérité et la réconciliation, publié par la Fondation autochtone de guérison en 2009, ainsi que dans Inuit Modern (2010) et dans Negotiations in a Vacant Lot: Studying the Visual in Canada (à paraître en 2012). Une de ses œuvres est également exposée au Sénat  .


George MacDonald (dirigeant ou ancien dirigeant d’institutions nationales spécialisées dans l’art autochtone)

George MacDonald a obtenu un baccalauréat spécialisé en anthropologie de l’Université de Toronto en 1961 et un doctorat en anthropologie de l’Université de Yale cinq ans plus tard. M. MacDonald est par la suite devenu président-directeur général de la Société du Musée canadien des civilisations en 1995. M. MacDonald a été nommé président-directeur général des cinq musées de l’état de Victoria en Australie et directeur du musée de Melbourne en 1999. Il était alors responsable de la conception du bâtiment et des expositions. De même, à l’Université de Washington à Seattle, il a supervisé la mise au point d’un plan d’agrandissement en quatre étapes à titre de directeur du Burke Museum of Natural History and Culture, poste qu’il a occupé de 2001 à 2004. Au fil des ans, M. MacDonald a occupé des postes aux universités de Washington, de Melbourne, de Toronto, Carleton, d’Ottawa et Trent. Également expert reconnu en matière d’art de la côte nord-ouest, il a publié des travaux précurseurs sur les monuments haidas aux presses de l’Université de la Colombie Britannique. Parmi ses autres publications, notons L’art haida, Chiefs of the Sea and the Sky et Ninstints: A World Heritage Site. Il est membre de la Société royale du Canada et détient un doctorat en droit de l’Université de Calgary. M. MacDonald a été nommé membre de l’Ordre du Canada en juillet 2006.