Bulletin du Protocole d’Entente Relatif À l'Èducation des Premières Nations de l’Alberta – Volume 2, Octobre 2011

auteur : Publié avec l'autorisation du ministre des Affaires autochtones et Développment du Nord Canada et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits
date : 2011
ISSN : 1926-2566
QS : -2014-010-FF-A1

Version PDF (900 Ko, 8 pages)

Dans ce Numéro

Introduction

Ce bulletin a pour but, d'une part, de faire le point sur les progrès réalisés au chapitre du protocole d'entente relatif àl'éducation des Premières nations de l'Alberta depuis sa conclusion, en février 2010, et, d'autre part, d'assurer le suivi des enjeux mis en lumière dans le bulletin initial.

Ce bulletin vous renseignera sur le panel national chargé d'étudier le dossier de l'éducation primaire et secondaire des Premières nations. Vous y trouverez également : des mises àjour fournies par les groupes de travail et les organismes régis par un traité ; des séances d'information communautaires; davantage de questions et réponses et, comme toujours, les coordonnées des personnes ressources et des sources permettant d'en savoir plus sur cette importante initiative.

Survol

L'Assemblée des chefs des Premières nations signataires d'un traité en Alberta (traités nos 6, 7 & 8) a conclu le protocole d'entente avec l'Alberta et le Canada, car chacune des parties avait reconnu la nécessité de s'attaquer aux enjeux propres àl'éducation des Premières Nations, entre autres :

  1. Le taux faible de diplômés et de réussite scolaire
  2. Le financement
  3. La responsabilisation
  4. La perte de la langue et de la culture des Premières Nations

Réunion des représentants élus

Les représentants élus après la rencontre

Le 24 janvier 2011, les représentants élus ont tenu leur rencontre inaugurale à Edmonton, où ils ont approuvé un cadre exhaustif de mise en oeuvre servant à orienter les travaux prévus par le protocole. Ce protocole d'entente exige que les représentants élus des trois parties se réunissent une fois par année afin de surveiller les progrès entourant le protocole d'entente et d'offrir une orientation aux représentants principaux.

Le cadre de mise en oeuvre du protocole d'entente exige également la création de sous-groupes d'experts représentant toutes les parties au protocole d'entente. Notons que le rôle des sous-groupes consiste à effectuer des examens et des analyses, en plus de formuler des recommandations destinées à orienter l'élaboration d'un plan stratégique à long terme visant la restructuration de l'éducation des Premières nations de l'Alberta. Bien que tous les représentants élus reconnaissent la complexité de cette initiative, ils se réjouissent néanmoins des travaux réalisés à ce jour. Les commentaires des représentants élus reflétaient leur engagement renouvelé à travailler ensemble en vue d'améliorer le niveau de scolarité des élèves des Premières nations à l'échelle provinciale.

L'importance de la famille, des parents et de la collectivité comme le préconise le protocole d'entente relatif à l'éducation des Premières nations de l'Alberta

Les parents des Premières nations qui désirent que leurs enfants réussissent à l'école, à la maison et dans tous les aspects de leur vie partagent une vision commune inspirée par le protocole d'entente, selon laquelle les élèves des Premières nations devraient atteindre ou dépasser les résultats et taux de réussite scolaires ainsi que les niveaux de scolarité de tous les autres élèves de l'Alberta.

Le processus lié au protocole d'entente vise à habiliter et à inciter les parents et familles des Premières nations à trouver des moyens d'améliorer la réussite scolaire de leurs enfants. Afin de relever ce défi, on a mis sur pied un sous-groupe de travail. Il faut toutefois effectuer des recherches afin, d'une part, de cerner les obstacles empêchant la mobilisation des parents et des collectivités à l'égard de l'éducation et, d'autre part, de mettre en valeur les progrès réalisés pour s'attaquer à ces enjeux.

Rencontre de l'Assemblée des chefs signataires d'un traité sur l'éducation

Le 9 mars 2011, l'Assemblée des chefs signataires d'un traité s'est réunie à Calgary pour discuter de nombreuses questions en suspens au sujet de l'éducation, dont le protocole d'entente relatif à l'éducation des Premières nations. On a présenté sept exposés à partir desquels six résolutions ont été adoptées à l'unanimité.

Depuis la signature officielle du protocole d'entente, en février 2010, les activités qui y sont prévues ont fait l'objet d'un examen conjoint par Lillian Gadwa-Crier (traité no 6), Sheena Jackson (traité no 7) et Dale Awasis (traité no 8), directeurs de l'éducation des organismes régis par un traité concernés, suivi d'un examen par Gayle Strikes With a Gun, chef de la nation Piikani. Celle-ci a exposé ses préoccupations en matière de financement entourant l'exécution du protocole d'entente.

La résolution ci-dessous a été adoptée à la suite de l'exposé présenté par la chef Gayle Strikes With a Gun :

Protocole d'entente relatif à l'éducation des Premières nations de l'Alberta. La durabilité du financement demeure problématique, d'où l'esprit de collaboration dont font preuve les parties pour trouver des moyens d'y remédier.

L'Assemblée des chefs signataires d'un traité tentera de trouver de nouvelles ressources sans pour autant nuire aux attributions financières actuelles et, à cet effet, conférera aux directeurs de l'éducation des organismes régis par les traités nos 6, 7 & 8 le mandat de travailler de concert avec le ministre des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada afin d'élaborer une stratégie et/ou une proposition sur les fonds devant être attribués en vertu du protocole d'entente.

Par ailleurs, le directeur général régional du ministère des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC), région de l'Alberta, contribuera à obtenir un engagement par écrit du ministre d'AADNC à rencontrer les parties. Les grands chefs et les chefs chargés du dossier de l'éducation tiendront les chefs signataires des traités nos 6, 7 & 8 au courant des progrès accomplis quant à l'obtention de ressources durables dans le cadre du protocole d'entente.

Rapport d'avancement des travaux des groupes de travail sur le protocole d'entente

Le groupe de travail sur le protocole d'entente, qui se compose de représentants de toutes les parties au protocole d'entente, a élaboré une ébauche de cadre pour orienter la première phase du processus de mise en oeuvre du protocole d'entente. L'ébauche souligne la nécessité de mettre sur pied sept sous-groupes de travail qui auront pour mandat de travailler de concert avec toutes les parties afin de formuler des recommandations éclairées – à partir des recherches initiales et des travaux préliminaires qu'elles auront effectués – en vue de leur révision/approbation par les représentants principaux. En janvier 2011, quatre des sept sous-groupes ont été créés et, en février, ont entrepris leurs travaux. Les membres du groupe de travail ne cessent de se réunir régulièrement et d'unir leurs efforts pour appuyer les travaux liés au protocole d'entente. Entre autres, il sera nécessaire de tenir les collectivités et les intervenants au courant des progrès accomplis.

Groupe de travail sur le protocole d'entente

À l'heure actuelle, le groupe de travail examine les plans de travail élaborés par les sous-groupes qu'il surveillera et avec lesquels il travaillera étroitement pour mettre la dernière main aux rapports d'ici le début de l'année prochaine. Le groupe de travail pourra alors s'en inspirer afin d'élaborer une ébauche de plan stratégique à long terme concernant l'éducation des Premières nations de l'Alberta, laquelle sera soumise à l'approbation du cercle d'éducation des Premières nations de l'Alberta, composé de représentants principaux de toutes les parties au protocole d'entente.

Le sous-groupe chargé de la réforme de l'éducation : Les travaux que mène le sous-groupe chargé de la réforme de l'éducation visent à faire en sorte que la qualité et les normes en matière d'éducation soient comparables dans les écoles des Premières nations et les écoles provinciales. Les travaux aideront, d'une part, à assurer l'équité en termes d'accès des élèves à une éducation de qualité et, d'autre part, à faciliter la transition des élèves entre les écoles des Premières nations et les écoles provinciales. Voici un aperççu des tâ ches que le sous-groupe de travail devra accomplir :

  1. Une analyse comparative du financement de l'éducation;
  2. Une analyse des programmes et services d'enseignement;
  3. Un examen des lois et des politiques pertinentes;
  4. L'adoption d'une stratégie conçue pour maximiser le recours aux programmes existants; et
  5. Une analyse de la question de la responsabilisation/l'efficacité en matière de financement des Premières nations.

À ce jour, on a discuté des méthodes d'analyse du financement, en plus de regrouper les modèles de sondage afin d'achever une analyse des programmes et des services.

Le sous-groupe chargé du partage de données : Les travaux qu'effectue le sous-groupe chargé du partage de données ont pour objet d'habiliter et d'inciter les aînés, élèves, parents et collectivités des Premières nations à améliorer les résultats scolaires et de rehausser l'obligation de rendre compte en matière de gouvernance, de politiques, de programmes et de finances envers les élèves, les collectivités et les organismes de financement. à cet effet, il incombera au sous-groupe d'établir un protocole de partage de données concernant la collecte, la protection, la possession, l'utilisation et la communication de renseignements sur les élèves des Premières nations, lequel protocole :

  1. favorise l'utilisation des renseignements pour mesurer et contrôler les résultats scolaires des élèves des Premières nations;
  2. facilite la communication de renseignements pour améliorer et perfectionner les programmes; et
  3. est compatible avec la législation fédérale et provinciale en matière d'accès à l'information et de protection des renseignements personnels, notamment quant à l'obtention des consentements parentaux nécessaires.

À ce jour, les discussions se sont articulées autour des thèmes suivants : la possession et le contrôle de renseignements; l'accès à des renseignements; les principes de protection des renseignements personnels et les lois s'y rattachant; les systèmes de données des Premières nations/fédéraux/provinciaux; et la collecte et l'utilisation de données. Le sous-groupe chargé du partage de données a profité de la conférence Strengthening Our Treaties through Education pour mener un court sondage auprès des intervenants en éducation afin recueillir des opinions préliminaires sur la portée désirée du protocole de partage de données.

Le sous-groupe chargé des transitions : Les travaux que réalise le sous-groupe chargé des transitions visent, d'une part, à assurer l'équité en termes d'accès des élèves des Premières aux écoles des Premières nations et aux écoles provinciales et, d'autre part, à faciliter la transition des élèves entre celles-ci. Ce sous-groupe aura pour tâche de recenser et de régler les enjeux en cours liés aux ententes concernant les frais de scolarité et les services éducatifs, y compris, le cas échéant, la mise en oeuvre de nouvelles ententes sur les frais de scolarité et les services éducatifs. Il incombera en outre au sousgroupe d'élaborer des stratégies destinées à favoriser la collaboration entre les autorités des écoles provinciales et les collectivités locales des Premières nations.

Le sous-groupe chargé de la Indigenous Knowledge and Wisdom Centre (centre des connaissances et de la sagesse autochtones) (ci-après appelé IKWC) :
Par l'entremise de la IKWC, l'Assemblée des chefs signataires d'un traité de l'Alberta envisage la création d'un milieu éducatif adapté à la culture des élèves des Première nations en élaborant un plan pluriannuel d'affaires et de mise en oeuvre qui regroupera les éléments suivants : un mandat; une structure de gouvernance; et la portée et les opérations de la IKWC.

PROFILE – Lillian Gadwa-Crier

Lillian est une fervente défenseure de l'éducation des Premières nations. Fidèle à sa vision inébranlable, Lilian aspire à ce que les élèves autochtones « brillent comme les étoiles » que nos ancêtres avaient envisagées. Il s'agit de réussir et de se surpasser dans la vie scolaire, tout comme les grands-pères et grands-mères du temps jadis l'auraient souhaité . Il s'agit également pour les élèves autochtones d'emprunter à la fois les deux routes qui se dessinent devant eux – la route traditionnelle de l'autoidentification et la route scolaire de l'acquisition des compétences nécessaires pour survivre dans la société de nos jours. En qualité d'éducatrice, Mme Gadwa-Crier a appuyé et fait valoir l'éducation des Premières nations à différents niveaux au profit des élèves des Premières nations. Elle estime que les parents seront toujours – d'abord et avant tout – les premiers éducateurs d'un enfant, d'où l'importance d'inciter la participation active des parents dans l'éducation de leurs enfants. On cède ensuite la place à l'éducateur – il nous incombe de veiller à ce que ces élèves reçoivent la meilleure formation possible et qu'ils façonnent aussi leur identité après tout, ils sont nos futurs dirigeants.

Le point sur les Premières nations signataires du traité no 6

Le secteur de l'éducation dans la région visée par le traité no 6 continue de représenter les Premières nations qui s'y trouvent sur les questions d'importance, notamment le protocole d'entente relatif à l'éducation des Premières nations. Soulignons que la Confédération est un organisme consultatif auprès des Premières nations signataires du traité ainsi qu'une défenseure des intérêts de ces dernières.

Le protocole d'entente traite essentiellement du système d'enseignement, à partir de la maternelle jusqu'à la 12e année, destiné aux élèves des Premières nations de l'Alberta. Le protocole d'entente a pour mandat de veiller à ce que l'éducation des Premières nations atteigne son plein potentiel dans l'intérêt des élèves des Premières nations. La Confédération, de même que ses partenaires, ont jouéun rôle central dans l'élaboration de processus. Les représentants de la région visée par le traité no 6 qui siègent aux différents sous-groupes, désignés par l'accord-cadre de mise en oeuvre, sont des experts en éducation à qui il incombe de représenter les meilleurs intérêts des personnes concernées. Ces membres ont consacré temps et savoir afin de faire progresser les plans de travail pour chacun des souscomités de travail. Au fur et à mesure qu'avancent les plans de travail, les membres des sous-groupes tiendront les membres des Premières nations signataires du traité no 6 au courant des faits nouveaux à cet égard.

La Confédération a organisé un rassemblement des aînés de la IKWC qui s'est déroulé les 5 et 6 mai 2011. La conférence avait pour objet, d'une part, d'instruire les aînés et d'autres parties intéressées et, d'autre part, de retirer les éléments de sagesse, d'orientation et de validation tant convoités propres aux objectifs et à la structure de la IKWC.

Par ailleurs, le département de l'éducation a réuni les directeurs de l'éducation des Premières nations le 20 avril 2011 dans le but de mettre sur pied un comité consultatif chargé de se pencher sur des enjeux touchant l'éducation des Premières nations et, plus précisément, sur le protocole d'entente.

On ne saurait trop insister sur la nécessité de tenir toutes les parties concernées au courant des progrès réalisés sur le plan du protocole d'entente et des prochaines étapes à franchir pendant les phases initiales. Bref, le savoir, la compréhension et la participation de la part des dirigeants des Premières nations et de tous les partenaires sont des éléments essentiels à la réussite.

Le point sur les Premières nations signataires du traité no 7

La Chambre de commerce de Calgary a invité le groupe de travail à parler du protocole d'entente relatif à l'éducation des Premières nations. Une foule nombreuse et intéressée s'est recueillie pour écouter l'exposé , présenté le 26 janvier 2011 à Calgary.

Des élèves s'informent au sujet du protocole d'entente relatif à l'éducation

Les membres du groupe de travail Sheena Jackson, Troy Chalifoux et Lillian Gadwa-Crier étaient sur place pour présenter une vue d'ensemble du protocole d'entente et souligner son importance par rapport à l'éducation des Premières nations de l'Alberta. L'auditoire se composait de gens d'affaires et de représentants d'organismes intéressés au dossier de l'éducation des Premières nations de l'Alberta et désireux de savoir à quel point cette initiative pourrait profiter à ces dernières à l'avenir.

Cet exposé fort bien accueilli a été perçu comme un survol exhaustif d'un processus sur lequel le groupe de travail chargé du protocole d'entente doit se pencher assidûment et minutieusement. Le processus reconnaît par ailleurs les possibilités qu'occasionnerait le protocole d'entente comme catalyseur de projets des Premières nations prévus dans les territoires. Parmi les initiatives qui ont suscité beaucoup d'intérêt de la part des personnes rassemblées, soulignons le programme d'alphabétisme pour les enfants des Premières nations établies dans la région visée par le traité no 7 et les importantes retombées qui en découlent, ainsi que d'autres initiatives mentionnées dans le protocole d'entente.

Le point sur les Premières nations signataires du traité no 8

Au début de février 2011, Dale Awasis a été nommé directeur de l'éducation des Premières nations signataires du traité no 8 de l'Alberta. Notons que le département de l'éducation a pour mandat de veiller à la mise sur pied d'un système d'enseignement complet, contemporain et holistique pour les Premières nations signataires d'un traité . à la lumière du protocole d'entente, du conseil du partenariat en éducation des Métis/Inuit/Premières nations et d'autres initiatives nationales, provinciales et régionales, on a jeté un nouvel éclairage sur le mandat, ce qui explique l'enthousiasme qui règne.

Dans le cadre du processus lié au protocole d'entente, chaque territoire visé par un traité s'emploie à mobiliser ses collectivités respectives en organisant des séances d'information communautaires. Lorsque l'occasion se présente ou qu'une collectivité quelconque fait une demande particulière, un panel composé des trois parties signataires du protocole d'entente procède à la présentation d'un exposé conjoint. à ce jour, deux exposés de ce genre ont eu lieu dans le territoire visé par le traité no 8 : l'un, dans la nation crie de Bigstone; l'autre, la Première nation de Driftpile.

Le 22 mars 2011, la Première nation de Driftpile a tenu une séance d'information communautaire traitant du protocole d'entente. De nombreuses personnes, venant de la collectivité locale et des environs, ont participé à la séance. Soulignons d'ailleurs que l'auditoire se composait de membres du conseil d'administration de la de la Division scolaire de High Prairie, de dirigeants locaux, d'administrateurs principaux, de personnel enseignant et d'élèves.

La soirée a commencé par un souper avec service traiteur fourni par une entreprise locale et par le mot de bienvenue prononcé par Caroline Badger, conseillère de la Première nation de Driftpile au nom de la chef Rose Laboucan. Étaient inscrits au programme les interlocuteurs suivants : Dale Awasis, directeur de l'éducation du bureau du traité no 8, qui représentait les Premières nations établies dans cette région; Troy Chalifoux, AADNC, qui représentait le gouvernement du Canada; et des membres du personnel du ministère de l'Éducation de l'Alberta, qui représentaient le gouvernement de l'Alberta.

Les présentations ont été suivies d'une séance de questions et réponses. Les questions se sont articulées autour des thèmes suivants : la participation communautaire, notamment de la part des élèves et des enseignants; les activités des sous-groupes établis; et les retombées immédiates et à long terme du protocole d'entente pour les membres des Premières nations vivant à l'intérieur et à l'extérieur des réserves. La séance s'est terminée par la remise de cadeaux à chacun des orateurs ainsi que par la distribution de trousses d'information sur le protocole d'entente.

PROFIL – Dale Awasis

Guérisseur traditionnel/Éducateur/Administrateur

Dale Awasis est né à Thunderchild, en Saskatchewan. Instruit à Onion Lake, Dale est diplô mé de l'Université de la Saskatchewan. Il a entamé sa carrière d'enseignant à North Battelford avant de déménager en Colombie-Britannique, où il a enseigné à Vancouver et dans le nord de la province. C'est à ce moment-là qu'il a décidé de s'abstenir de drogues et d'alcool; en fait, cela fait 26 ans qu'il n'en a pas consommé. Pendant les cinq années suivantes, Dale a enseigné dans la Première nation de Fort McKay, en Alberta, où il a été vice-directeur de l'école communautaire. En 1992, Dale est retourné à Onion Lake afin d'enseigner dans la collectivité . Il a joué un rôle central dans l'établissement d'un programme d'enseignement de la langue crie, en plus de contribuer énormément à son rayonnement à l'échelle communautaire.

Alors que Dale y travaillait comme enseignant, on lui a demandé d'assumer les fonctions de directeur de l'éducation des Cris Mikisew, établis dans le nord de l'Alberta. Parmi les exploits réalisés par Dale pendant les années qu'il a passées à Fort Chipewyan, mentionnons sa contribution à la création d'une école privée entièrement agrée par la province destinée aux élèves de la maternelle à la 12e année.

En 2005, sa carrière a fait un autre virage : il a accepté un poste d'enseignant à l'école Louis-Bull à Hobbema, en Alberta, alors qu'il terminait sa maîtrise en éducation. Pendant que Dale oeuvrait au sein de sa collectivité natale, la Première nation de Thunderchild, il a été élu chef. Ce rôle lui a valu les honneurs des missionnaires jésuites à Spokane, au Washington, le 12 mai 2007. Il s'agissait de la première fois que l'ordre permettait à un diplômé de porter le costume traditionnel de finissant. Portant la coiffure à plumes traditionnelle de chef de sa Première nation, le chef Awasis a obtenu son diplôme accompagné de 400 finissants. Soulignons aussi qu'il a prononcé – en compagnie d'un autre diplômé – l'allocution destinée aux finissants.

Il a contribué à la présentation de quatre danses du soleil, soit la plus prestigieuse cérémonie de la culture crie. De plus, il agit comme conseiller spirituel et guérisseur auprès des Premières nations et est respecté dans de nombreuses collectivités d'un bout à l'autre du Canada.

Conférences des administrateurs de l'éducation des régions visées par un traité

Colloque des administrateurs de l'éducation des Premières nations de l'Ouest canadien, du 9 au 11 mars, à Enoch, en Alberta

La nation crie d'Enoch a été l'hôte du Colloque des administrateurs de l'éducation des Premières nations de l'Ouest canadien, qui s'est déroulé du 9 au 11 mars 2011 au River Cree Resort and Casino de l'hôtel Marriott. On y retrouvait quelque 400 représentants de Premières nations situées à travers le Canada.

Le colloque a mis en valeur les meilleures pratiques des Programmes de réussite scolaire des Premières nations (PRSPN) dans les écoles des Premières nations des provinces de l'Ouest. Étaient inscrits sur la liste des conférenciers d'honneur : Shawn Atleo, chef national de l'Assemblée des Premières nations (APN); Wilton Littlechild, chef international de la Confédération des Premières nations signataires du traité no 6; le docteur Martin Brokenleg, conférencier spécialiste de la motivation de grande renommée; un représentant du ministère de l'Éducation de l'Alberta; et un comité d'aînés sélectionnés à partir des membres de l'Ouest canadien. Au cours de la conférence, les participants ont assisté à une variété d'ateliers portant sur le PRSPN. Des élèves des Premières nations signataires des traités nos 6,7 et 8 se sont vus décerner des prix pour avoir excellé en alphabétisme, numératie et en rétention scolaire.

Dans le cadre de la cérémonie de clôture, on a vu passer le bâton d'orateur au contingent manitobain – qui sera d'ailleurs l'hôte du 8e colloque annuel – en plus d'avoir droit à une mini-danse ronde et à une offrande traditionnelle.

Conférence Strengthening Our Treaties through Education, du 28 au 30 mars, à Edmonton, en Alberta

Cette conférence a ressemblé des directeurs de l'éducation, des représentants d'établissements d'enseignement postsecondaire, des administrateurs scolaires, des aînés et des dirigeants locaux représentant toutes les collectivités des Premières nations signataires des traités nos 6, 7 et 8. Ce forum à caractère éducatif avait pour objectif principal de mettre les participants au courant des progrès réalisés à l'égard du protocole d'entente et d'autres questions en matière d'éducation, en plus de susciter la discussion à ce sujet.

De nombreuses personnes ont assisté à la conférence, qui s'est avérée fort productive. Les deux autres parties signataires du protocole d'entente – le gouvernement du Canada et le gouvernement de l'Alberta – étaient bien représentées. Le groupe de travail chargé du protocole d'entente, composé de membres de chacune des parties, ont présenté un exposé conjoint sur le dossier, en plus de faire le point sur les sous-groupes opérationnels et leurs activités respectives.

PROFILE – Harry Lawrences

Les aînés s'inspirent de leurs efforts entrepris durant la mise en oeuvre des engagements prévus dans le protocole d'entente pour apporter une mine d'expérience et de savoir-faire à tous les aspects de l'éducation des Premières nations, ainsi qu'une orientation au cercle.

Comme il a été convenu par les grands chefs des Premières nations signataires des traités nos 6, 7 et 8, Harry Lawrence est l'aîné nommé pour représenter le groupe de travail chargé du protocole d'entente relatif à l'éducation des Premières nations de l'Alberta. Originaire de la Première nation de Duncan, établie dans le territoire visé par le traité no 8, Harry estime que le rôle de l'aîné est de veiller à ce que la diversité inhérente à l'histoire, à la culture et à la langue des Premières nations signataires d'un traité soit mise en valeur, protégée et respectée.

Lors d'un rassemblement qui a eu lieu du 27 au 30 juillet 2008, la description du rôle de l'aîné a été adoptée par le conseil des aînés du territoire visé par le traité no 8. Il a été question de nombreux principes directeurs qui font ressortir les enseignements traditionnels sur quatre plans (spirituel, mental, physique et affectif), lesquels ont été adoptés par le conseil au cours de la réunion. Soulignons d'ailleurs que ces enseignements se sont perpétués de génération en génération. Harry s'appuie sur ces enseignements traditionnels pour exécuter son rôle dans le processus lié au protocole d'entente.

Harry juge que les aînés ont un important rôle à jouer lorsqu'il est question de l'éducation. Il faut écouter les opinions exprimées par les aînés, qui doivent d'ailleurs défendre les intérêts de leurs enfants. De plus, il estime que les aînés prêchent par l'exemple; en effet, ils unissent leurs efforts aujourd'hui pour jeter les assises du succès pour demain.

Quand Harry était un enfant, sa mère lui a fait part de sa vision. Selon elle, Harry n'irait jamais nulle part dans la vie s'il décidait de rester dans la réserve. En fait, sa mère l'a encouragé à saisir l'occasion qui s'est prés entée à lui pour déménager à Edmonton, où il a habité dans un foyer de groupe et poursuivi ses études. Cela a permis à Harry d'achever son programme d'équivalence d'études secondaires. Ensuite, il a travaillé et voyagé dans les Territoires-du-Nord-Ouest pendant ses 32 ans de service au sein du gouvernement territorial avant de retourner finalement chez lui.

Il faut toujours viser au-delà des limites – voilà l'une des croyances fondamentales que préconise Harry. Comme il l'explique : « même si les choses deviennent laborieuses, ne lâchez pas parce que ce n'est qu'en essayant que vous vous rendez compte des capacités que vous possédez ». Harry s'intéresse tout particulièrement à l'éducation et croit fermement que l'esprit de collaboration de la part des aînés, des parents et des collectivités permettra d'assurer aux membres des Premières nations un avenir des plus prometteurs.

Panel national sur l'éducation primaire et secondaire des Premières nations

Trois éminents éducateurs ont été sélectionnés par John Duncan, ministre d'AADNC, et Shawn Atleo, chef national de l'APN, pour diriger un panel chargé d'examiner le dossier de l'éducation primaire et secondaire des Premières nations par le biais d'une série de tables rondes. Le panel se compose des membres suivants : Scott Haldane (président), Caroline Krause et George Lafond.

Le mandat du panel consiste à mobiliser les principaux intervenants en 2011 par l'entremise d'une série de tables rondes, soit huit réunions régionales et une réunion nationale, portant sur la situation des élèves des Premières nations qui fréquentent des écoles à l'intérieur et à l'extérieur des réserves. Le panel a pour objectif de parvenir à un consensus sur les façons d'améliorer les cadres de gouvernance et les résultats scolaires, en plus de préciser l'obligation de rendre compte.

Les tables rondes représentent l'occasion de solliciter les opinions et les pensées des dirigeants des Premières nations, des parents, des élèves, des aînés, des enseignants et des représentants provinciaux sur les façons de rehausser l'enseignement chez les élèves des Premières nations. Les personnes incapables d'assister aux tables rondes pourront ransmettre leurs idées et exposés écrits à un site Web créé à cette fin. En outre, le panel fera le circuit des écoles et tiendra des réunions officieuses afin de se pencher sur d'autres moyens de mobiliser les collectivités des Premières nations.

Un rapport d'avancement sera remis au ministre et au chef national à mi-chemin du processus, suivi d'un rapport final assorti de recommandations qui devrait être achevé à la fin d'automne 2011.

PROFILE – Sheena Jacksons

Oki. Je m'appelle Sheena Jackson, directrice de l'éducation au sein de la Treaty 7 Management Corporation, de la nation Piikani, où j'ai passé toute ma vie. J'ai deux fils, Byron et Lawrence. Byron a obtenu un baccalauréat en sciences de l'Université de Lethbridge en mai 2010, tandis que Lawrence, lui, a achevé sa formation policière à la GRC à Regina, où il a reçu un prix d'excellence en avril 2011.

Pour ma part, j'ai obtenu deux baccalauréats – l'un en arts, l'autre en éducation – de l'Université de Lethbridge. Après avoir terminé mes études universitaires, j'ai travaillé pendant cinq ans comme enseignante de 4e et 5e années à l'école primaire Napi's Playground. Ensuite, j'ai enseigné la 7e année et plusieurs matières de niveau secondaire, en plus d'occuper le poste de conseillère pédagogique avant d'accéder finalement au poste de directrice de l'école secondaire de la nation Piikani.

À titre de directrice de l'éducation de la Treaty 7 Management Corporation, j'ai comme mandat d'offrir aux collectivités visées par le traité no 7 des services consultatifs en matière d'éducation. à cet effet, nous tâchons de faire front commun pour permettre aux enfants des Premières nations signataires du traité no 7 de bénéficier de la meilleure éducation possible.

Depuis l'amorce des négociations sur le protocole d'entente, j'ai représenté les Premières nations signataires du traité no 7 dans le cadre de ce processus. J'envisage donc avec beaucoup d'enthousiasme l'occasion de poursuivre les efforts déployés en vue de mettre en oeuvre le protocole d'entente.

Couverture médiatique

Dans le cadre de sa série Learning the Path, le réseau CBC Edmonton a présenté un reportage consacré au protocole d'entente. Au nombre des personnes citées dans le reportage, mentionnons la chef Rose Laboucan de la Première nation de Driftpile; Lillian Gadwa-Crier, directrice de l'éducation des Premières nations signataires du traité no 6; Troy Chalifoux, négociateur en chef d'AADNC, région de l'Alberta; et Eoin Kenny, porte-paroles du ministère de l'Éducation de l'Alberta. Pour lire le reportage en entier, visitez le site Web :
http://www.cbc.ca/edmonton/features/learningthepath/yourself/

Questions et réponses

Qu'est-ce qu'un protocole d'entente?

R: Un protocole d'entente est un accord formel et écrit sans force exécutoire au titre duquel au moins deux parties entreprennent une démarche particulière. Cet accord définit les rôles, les responsabilités et les attentes de chacune des parties et se veut un plan qu'établissent les parties pour exercer leurs activités respectives de façon coordonnée et avantageuse de part et d'autre. Les parties ont recours à l'accord lorsqu'il est nécessaire de faire appel à des documents formels attestant de l'existence d'une relation, et ce sans qu'il y ait échange de fonds ou de ressources

Q: Qu'est-ce qu'un traité ?

R: Un traité est une entente de règlement ou entente proprement dite conclue par voie de négociation. Plus précisément, il s'agit d'une entente entre au moins deux nations/états sur des questions convenues de part et d'autre, laquelle donne lieu à des obligations ayant force de loi entre les parties qui les établissent. Protégé et régi par le droit international, le traité peut stipuler les droits et responsabilités des parties comme convenus. Le traité peut aussi être appelé une entente ou un contrat et, comme tel, il peut servir à désigner toute entente conclue entre des parties autres que des nations/états. à titre d'information, les nations européennes se sont appuyées sur des traités pour reconnaître les droits des peuples autochtones à la jouissance, à la possession et à la gouvernance

Le protocole d'entente vient-il compromettre le droit à l'éducation prévu dans les traités?

R: Non. Le protocole d'entente énonce ce qui suit : « aucun des droits autochtones ou issus de traités existants, tels qu'ils sont reconnus et confirmés dans la Loi constitutionnelle, 1982, n'est enfreint ou abrogé par le présent protocole d'entente. » Le protocole d'entente a été créé en tant mécanisme destiné à préciser clairement les éléments auxquels peuvent collaborer toutes les parties à l'appui de l'éducation des Premières nations. Le système d'éducation de l'Alberta propose un savoir-faire susceptible d'intéresser les Premières nations et d'être valorisé par ces dernières (p. ex., dans les domaines de la technologie et/ou de la conception des ressources documentaires scolaires). Toutes les parties se sont engagées à préconiser une vision commune. Les Premières nations, sélectionnées par leur organisme régi par un traité respectif, participent pleinement à tous les niveaux et stades du processus lié au protocole d'entente afin de faire en sorte que toutes les stratégies de mise en oeuvre privilégient les intérêts des apprenants des Premières nations.

Quelles répercussions, s'il y a lieu, le protocole d'entente a-t-il sur l'autonomie des Premières nations, ou encore, sur la vision collective qu'ont les Premières nations du « contrôle des Indiens sur l'éducation des Indiens » (1972)?

R: Le protocole d'entente a été élaboré et conçu de manière à solliciter la pleine participation des experts et dirigeants des Premières nations qui ont reconnu la nécessité d'assurer l'autonomie continue des membres des collectivités des Premières nations et, à cet effet, ont insisté pour inclure l'énoncé suivant : « Ce protocole d'entente ne vise à définir, à créer, à reconnaître, à nier ou à modifier aucun droit ou obligation des Premières nations de l'Alberta. »

Q: Le protocole d'entente favorise-t-il la réussite scolaire chez les élèves des Premières nations fréquentant des écoles administrées par une bande et des écoles provinciales?

R: Oui. Plusieurs aspects du protocole d'entente ont été élaborés de façon à tenir compte des élèves des Premières nations, qu'ils fréquentent une école administrée par une bande ou une école provinciale. Une fois établis dans les traités nos 6, 7 et 8, le protocole d'entente et la IKWC visent à profiter à l'ensemble des élèves, en particulier les élèves des Premières nations, peu importe l'école qu'ils fréquentent.

Q: Que font les sous-groupes sur le protocole d'entente pour rejoindre les collectivités des Premières nations?

R: Deux représentants de chacun des sous-groupes ont été recensés par les bureaux de l'éducation des régions visées par les traités nos 6, 7 et 8 pour agir comme experts en éducation au nom de collectivités des Premières nations. Par ailleurs, certains des sous-groupes en question se sont mis à élaborer et à distribuer des outils de sondage afin de recueillir des idées utiles auprès des collectivités des Premières nations.

Q: Que font les sous-groupes sur le protocole d'entente pour rejoindre les collectivités des Premières nations?

R: Il existe de nombreux moyens de participer. Chacun des organismes régis par les traités nos 6, 7 et 8 a mis en place ses propres processus en vue d'informer les membres des collectivités des possibilités de participation qui se présentent à eux. On invite les personnes intéressées à prendre contact avec le directeur ou coordonnateur de l'éducation de leur région (les coordonnées des personnes-ressources figurent à la fin de ce bulletin) afin d'en savoir davantage sur les séances d'information communautaires et événements prochains ou sur d'autres occasions de participer au processus.

Pour consulter le protocole d'entente ou pour en savoir davantage, visitez les sites suivants :

Vos suggestions sont importantes

Les citoyens et organismes des Premières nations sont fortement encouragés à faire connaître leurs suggestions et opinions sur un processus de mise en oeuvre du protocole d'entente qui ne cesse d'évoluer. Vos suggestions sont importantes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires au sujet du processus ou de la façon dont nous pouvons travailler de concert pour améliorer les résultats scolaires des enfants des Premières nations, vous êtes encouragé à communiquer avec votre chef et votre conseil de bande, ou encore avec un représentant des trois organismes régis par un traité, la province de l'Alberta et le gouvernement du Canada, dont les coordonnées figurent ici.

Personnes-ressources/Renseignements

Assemblée des chefs des Premières Nations signataires d'un traité

Lilian Gadwa-Crier
Directrice de l'éducation, Premières Nations signataires du Traité no 6
(780) 427-8501
liliang@treatysix.org
(780) 427-8501

Sheena Jackson
Directrice de l'éducation, Premières Nations signataires du Traité no 7
(403) 539-0355
sjackson@treaty7.org

Dale Awasis
Directrice de l'éducation, Premières Nations signataires du Traité no 8
(780) 444-9366
dawasis@treaty8.org

Gouvernement provincial

Jane Martin
Directrice, Direction générale de la Politique autochtone
Ministère de l'éducation
(780) 427-8501
jane.martin@gov.ab.ca

David Ray
Gestionnaire, Initiatives autochtones
Ministère des Relations avec les Autochtones
(780) 644-1005
david.ray@gov.ab.ca

Gouvernement fédéral

Amelia Ferozdin
Gestionnaire, Éducation
Région de l'Alberta
Affaires autochtones et Développement du
Nord Canada, région de l'Alberta
(780) 495-3881
amelia.ferozdin@aandc-aadnc.gc.ca

Carey Matthews
Directrice, Infrastructure communautaire et Éducation, région de l'Alberta
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
(780) 495-2844
carey.matthews@aandc-aadnc.gc.ca

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les droits de reproduction, veuillez communiquer avec Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) par téléphone au 613-996-6886, ou par courriel à l'adresse suivante : droitdauteur.droitdauteur.copyright@tpsgc-pwgsc.gc.ca

Date de modification :