Récit d'un succès - investissements stratégiques au Yukon

QS-Y295-010-FF-A1 / Catalogue: R1-25/2009F / ISBN: 978-1-100-90874-8

Format PDF   (776 Ko, 10 pages)

 


Synergies de partenariat pour le développement des compétences

Lorsque Don Austin est entré au service de la United Association of Plumbers and Pipefitters (UA) en 2001, l'organisation songeait à élaborer un programme de formation pour permettre aux Autochtones de développer leurs compétences dans les métiers les plus en demande au Yukon.

Maintenant qu'il est gestionnaire des opérations de l'UA-Yukon, Don Austin explique qu'il veut simplifier le processus d'établissement de partenariats et trouver un moyen d'informer simultanément toutes les organisations intéressées sur les programmes de formation: « Nous pensions qu'il était important de rallier l'adhésion des quatorze Premières nations du Yukon à notre programme de développement des compétences mais nous avions besoin pour cela d'une structure de coordination. »

On eut donc l'idée de faire appel au programme « Participation des Autochtones au marché du travail » (PAMT), initiative fédérale d'intérêt national mise sur pied en 1991 en vue d'accroître la représentation des Autochtones dans la population active et leur participation à l'activité économique du pays. En 1997, les agents de la PAMT furent dotés d'outils pédagogiques et d'un nouveau mandat pour trouver des moyens créatifs et innovateurs de favoriser la participation des Autochtones à l'activité économique. Don Austin fut chargé de contacter les responsables du programme PAMT pour explorer la possibilité d'établir une entente de partenariat pour le Yukon. Cette structure s'avéra idéale pour la réalisation des objectifs de l'UA, et tout le monde connaît la suite.

Le 14 mai 2005, Don Austin signa une entente officielle de partenariat avec les représentants du Conseil des Premières nations du Yukon (CPNY), la Première nation Kwanlin Dün (KDFN) et le Conseil tribal des Kaska (KTC). Cette entente - la première du genre en Amérique du Nord - est un modèle pour le développement de partenariats et d'ententes entre les Premières nations et les corps de métier. Elle a également permis de lancer un processus visant à développer les cours de formation disponibles au Yukon.

Les partenaires se sont engagés à développer des plans et des programmes d'action qui identifient les facteurs faisant obstacle à l'intégration des Autochtones au marché de l'emploi, y compris les dispositions des conventions collectives susceptibles de désinciter les travailleurs autochtones à entrer - et à rester - dans la vie active. De plus, les partenaires s'occupent de promouvoir les opportunités d'emploi, de faciliter les initiatives de sensibilisation et de développer les moyens de perfectionnement. Avec sa longue expérience des programmes de formation spécialisée à l'échelle de toute l'Amérique du Nord, l'UA propose des ateliers et des cours de formation aux apprentis et aux ouvriers qualifiés, afin de les aider à parfaire leurs compétences s'intégrer le marché du travail canadien.

Pour nombre d'Autochtones, cette initiative est la chance d'acquérir des compétences qui leur permettront de vivre au sein de leur communauté tout en exerçant le métier qu'ils ont choisi.

Selon Andy Carvill, grand chef du CPNY : « La stratégie consistant à travailler avec des programmes de formation d'initiative syndicale aide à résoudre les deux problèmes, soit à réduire la pénurie de travailleurs qualifiés et à fournir aux Autochtones des emplois bien rémunérés dans des industries qui offrent de bonnes perspectives aux générations montantes. » Les employeurs bénéficieront à leur tour d'une source de travailleurs locale, offrant un excellent niveau de formation, et qui est personnellement engagée dans la prospérité de la collectivité locale.

Le collaboration synergique entre les Premières nations et l'UA fournit vraiment une assise solide pour leur prospérité économique.

Pour plus d'information sur la participation de s'adresser à la United Association of Journeymen and Apprentices of the Plumbing and Pipe Fitting Industry of Canada and the United States, (867) 667-2708 ou (867) 334-3841. www.ualocal310.ca

Pour plus d'information sur la participation du Conseil des Premières nations du Yukon, s'adresser au Bureau exécutif, Conseil des Premières nations du Yukon, (867) 393-9224

Pour plus d'information sur le programme « Participation des Autochtones au marché du travail », s'adresser au ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien – Région du Yukon, (867) 667-38881-800-661-0451




L'éducation, un atout pour la communauté : la conférence de l'Institut Banff organisée par les Tr'ondëk Hwëch'in - un succès !

Tous ceux qui ont eu l'occasion de gérer une entreprise ou de diriger un programme de développement économique savent que suivre un stage de formation dans un environnement professionnel améliore ses compétences. Conscients de cette réalité, les Tr'ondëk Hwëch'in (TH) ont organisé un stage de formation intitulé « Banff Centre -- Best Practices in Aboriginal Business and Economic Development » qui s'est tenu à Dawson City (Yukon) en mars 2007. 

Gary Wilson, directeur du programme « Business Development and Strategic Initiatives » de la Première nation TH, explique que la conférence avait pour objet de donner aux dirigeants et aux acteurs du développement économique de la Première nation une meilleure idée de ce qu'il faut avoir pour avancer.

« Ce type d'atelier permet de voir les possibilités et de développer les compétences et le savoir que nécessite une telle entreprise, explique Gary Wilson. Et cela se traduit inévitablement par un plus grand nombre d'emplois et d'opportunités pour le Yukon. » Le succès économique dépend beaucoup des capacités dont on dispose — c'est-à-dire de notre aptitude à affecter les bonnes ressources et les bonnes compétences aux bons projets, et ce, au moment opportun. La formation et le développement économique sont indissociables du progrès des Premières nations dans la voie d'une croissance économique bien ciblée.

La conférence de trois jours, qui était animée par des professeurs de la prestigieuse Banff School of Management, a attiré des participants de toutes les régions du Yukon. L'accent était mis sur le développement des compétences et des bonnes pratiques d'affaires dans les domaines du « leadership et de la gouvernance » et du « développement économique et commercial ».

Les participants n'ont pas été les seuls à tirer profit de cette rencontre : les résidents de Dawson City étaient ravis d'être les hôtes de visiteurs venus de partout au Yukon. Et les leaders de la Première nation Tr'ondëk Hwëch'in ont pu mettre au point leurs compétences en matière d'organisation et de planification d'événements et d'établir des partenariats avec le ministère du Développement économique régional du gouvernement du Yukon et avec le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien.

Les travaux ont porté non seulement sur les besoins de formation immédiats, mais ils ont également aidé la Première nation Tr'ondëk Hwëch'in à déterminer les besoins spécifiques de la communauté. Un sondage des participants a également permis de formuler des recommandations qui permettront d'informer une autre conférence prévue d'ici peu.

Les leaders de la Première nation Tr'ondëk Hwëch'in ont demandé une subvention au Programme de services de soutien aux communautés (PSSC) pour établir une antenne de la Banff School of Management au Yukon. Le PSSC a pour objet d'appuyer la mise en œuvre des plans nationaux et régionaux des organisations de développement économique.

Darren Taylor, membre de la Première nation Tr'ondëk Hwëch'in et un des organisateurs de la rencontre, a déclaré que des gens compétents et bien formés sont un atout pour l'économie du Yukon dans son ensemble et non pour la seule communauté Tr'ondëk Hwëch'in : « Il importe de reconnaître qu'en participant et en s'impliquant davantage dans l'économie locale et régionale, les Tr'ondëk Hwëch'in contribuent à assurer la prospérité économique de toutes les communautés du Yukon. »

Pour plus d'information sur le rôle de la Première nation Tr'ondëk Hwëch'in dans l'organisation de la conférence, s'adresser à Gary Wilson, directeur, Programme de développement économique et initiatives stratégiques – (867) 993-7120 

Pour plus d'information sur le Programme de services de soutien aux communautés du Yukon, s'adresser à Affaires indiennes et du Nord canadien - Région du Yukon, (867) 667-38881-800-661-0451




Avancer et construire : les conditions de succès de la Première nation de Ross River en matière de développement économique

À l'époque où le Conseil Dena de Ross River (RRCD) commença à développer la petite communauté de Ross River, il y a de cela quelques années, la localité ne comptait guère qu'un vieux magasin général qui avait peine à survivre. Aujourd'hui, la communauté est transformée grâce à la mise en œuvre d'un plan de développement systématique.

L'atout principal de la communauté de Ross River était son capital humain, capable de fournir les compétences et les leaders nécessaires à son développement économique. John Etzel fut l'un de ceux qu'embauchèrent le chef et le conseil du RRCD, les ressources financières requises pour son poste étant assurées par le biais du Programme de développement économique des communautés (PDEC). John Etzel est maintenant directeur de la Dena Nezziddi Development Corp., société chargée du développement économique de la Première nation.

Pour John Etzel, le développement économique ne se résume pas à l'établissement d'entreprises. De concert avec le chef et le conseil, il a pour vision de doter Ross River d'un programme de développement durable qui stimulera l'emploi local et qui, au fur et à mesure que les entreprises prospéreront, sera une source de progrès social.

Le développement, cela se construit « pierre à pierre ». La vision comprend des entreprises durablement établies, qui ne sont ni trop grandes ni trop petites pour les capacités de la communauté. La capacité de croissance et la « durabilité » sont les deux paramètres qui guideront les initiatives d'emploi et de développement. Au cours des cinq dernières années, le RRCD a créé trois projets conjoints et a signé des Accords de participation socioéconomique (APSE) avec d'importantes compagnies, notamment avec la Yukon Zinc. Le magasin général assure maintenant l'approvisionnement de la communauté et des camps d'exploitation et d'exploration minière installés dans la région. Tout près, la compagnie de produits pétroliers Tu Lidlini Petroleum est un important centre de distribution de carburant pour la région. Le RRCD s'emploie aussi activement à développer le transport et à fournir des services de sécurité pour diverses compagnies.

Le succès de la Première nation de Ross River tient en partie à la capacité de trouver les bonnes compétences au moment opportun. John Etzel, leader autochtone qui a grandi dans la communauté, s'occupe de concevoir et de mettre en œuvre la vision de l'ensemble de la communauté. Le succès économique se mesure peut-être en termes d'argent, mais l'impact du travail qu'il représente se répercute aussi dans les secteurs de développement social.

Pour l'avenir, John Etzel envisage l'établissement de bourses et de programmes d'études qui permettront à la prochaine génération de prendre le relais des emplois créés par l'activité de développement économique actuelle. Certes, Ross River fait face à de nombreuses difficultés sociales, mais chaque nouvelle entente qui est établie est une source d'emplois et d'opportunités pour les membres de la communauté.

La prochaine étape consistera à « prendre le virage de l'avenir » et, comme le dit John Etzel, à veiller à ce que la prochaine génération ait « de quoi vivre pendant toute la vie ». Il espère d'ailleurs que celle-ci apportera sa propre vision de ce que doit être la communauté de Ross River. En attendant, on s'occupe des fondations.

Pour plus d'information sur la stratégie et les programmes de développement économique du Conseil Dena de Ross River, appeler au (867) 969-2832

Pour plus d'information au sujet du programme de développement économique des communautés d'Affaires indiennes et du Nord Canada, s'adresser à AINC – Région du Yukon, (867) 667-38881-800-661-0451




Planifier l'avenir économique, façon Tlingit

Dans le processus de développement économique de la Première nation de Taku River (TRTFN), le passé, le présent et le futur forment un tout cohérent. Pour la communauté d'Atlin (Nord de la Colombie-Britannique), un processus de développement économique et de développement des capacités a été mis en place sur la base des valeurs traditionnelles et selon une stratégie échelonnée sur vingt ans. Louise Gordon, directrice du développement économique et des pêcheries, souscrit au principe fondamental de la TRTFN selon lequel « le plus important investissement, au plan du développement économique, est le capital humain ».

En 2003, cette communauté autochtone a ratifié le protocole intitulé TRTFN Vision and Management Direction Document for Land and Resources afin de faciliter la réalisation de sa vision. Le document explique que les citoyens veulent que leurs terres et leurs ressources naturelles soient utilisées, gérées et protégées pour le bénéfice des générations actuelles et futures. Il fournit une base d'action pour le développement économique durable et pour le développement des capacités, dans le droit-fil des objectifs économiques de la Première nation.

Quelques années plus tard, la direction de la TRTFN a reçu une subvention du Programme d'opportunités économiques des communautés (POEC) pour financer deux nouveaux stades de sa stratégie de développement économique. Le premier stade, qui porte sur l'évaluation des processus de l'organisation, reflète les résultats d'une consultation effectuée auprès des membres de la communauté et les avis professionnels formulés par ses conseils juridiques. Les résultats permettront au leadership de se concentrer sur la gouvernance et ainsi prendre des décisions opérationnelles basées sur une structure organisationnelle saine. Un agent chargé du développement social et économique et de la formation travaille directement avec les gens de la communauté et s'assure que les politiques de développement économique qui ont été mises en place répondent à leurs besoins.

Après l'introduction de ce changement fondamental, une firme d'experts-conseils (CopperMoon) a procédé à un sondage auprès des citoyens et a trouvé que la culture traditionnelle et la langue revêtaient beaucoup d'importance dans la vision qu'avaient les citoyens de leur avenir. Au cœur de leur rapport réside la volonté d'axer les prochaines actions sur le développement du capital humain tout en poursuivant les initiatives de développement économique. La confiance et le respect sont grandement favorisés dès lors que les membres de la communauté sont tenus bien informés, se sentent impliqués et sont encouragés à participer.

Intitulé Woosh Wah Du Ati (Tout se tient), le rapport propose un plan d'action pour l'avenir, avec des objectifs à court et à long terme, des stratégies de guérison et de renforcement de la Première nation et des moyens de hausser son profil économique.

Les décisions sont guidées par le système de valeurs de la communauté : développement durable, famille et communauté, soutien et encadrement des générations montantes. Mais la valeur primordiale est celle du respect : respect d'abord pour soi-même, qui rejaillit tout naturellement sur les membres de la famille et de la communauté, sur la société en général et sur le monde naturel et au-delà. i

Au final, l'objectif de la stratégie est de favoriser l'unité et la guérison de la communauté Tlingit de Taku River en améliorant la communication entre ses membres. Une communauté unie et en santé sera mieux à même de contribuer à son développement futur, avec l'appui de ses nombreux partenaires, et de capitaliser sur les fondements sociaux et économiques du passé et du présent.

Pour la TRTFN, le développement économique ne se résume pas simplement à un ou deux plans d'activités.

i  « Plan de communication » Woosh Wah Du Ati, 2008-09. CopperMoon : communications concernant les initiatives autochtones. Tél : 1-877-476-0763 www.coppermoon.ca. p. 10

Pour plus d'information sur la stratégie dont s'est dotée la Première nation Tlingit de Taku River s'adresser à la porte-parole de la Première nation : Sandra Jack, Taku River Tlingit First Nation's Spokesperson, C.P. 132, Atlin (C.-B.) V0W1A0 ou appeler au (250) 651-7901

Pour plus d'information sur le Programme d'opportunités économiques des communautés (POEC), s'adresser à Affaires indiennes et du Nord Canada – Région du Yukon, (867) 667-38881-800-661-0451




Le festival artistique SYANA : un événement unique au monde!

L'art des Premières nations du Yukon est très varié et va des mocassins brodés d'inspiration traditionnelle jusqu'aux bijoux en métal de facture moderne en passant par la peinture et les masques sculptés. Chaque artiste a son style unique et nombreux sont ceux qui allient le moderne et le traditionnel tant au niveau des matières que des techniques. En juin 2008, la Society of Yukon Artists of Native Ancestry (SYANA) a voulu faire connaître la grande diversité de l'art autochtone du Yukon en organisant le premier festival annuel des arts autochtones du territoire (Yukon First Nations Arts Festival).

Pendant la saison estivale, le secteur riverain de Whitehorse se prête à merveille à la tenue d'un festival qui met en vedette « les meilleurs artistes du Yukon », comme aime à le dire Sonny Voyageur, directeur exécutif de la SYANA. Le festival a permis à SYANA de faire pleins feux sur les arts visuels et les arts de la scène autochtones et allochtones du Nord dans le cadre d'ateliers, d'expositions de galeries et de spectacles sur scène.

La SYANA a été fondée en 1989 dans le but de promouvoir l'art autochtone à travers le monde et d'encourager les nouveaux artistes en leur proposant des activités de formation et d'exposition de leur travail, et en permettant au public de participer au processus d'expression artistique des Autochtones du Yukon. Après plusieurs années consacrées à l'organisation d'ateliers permettant de réseauter les artistes yukonnais, SYANA a décidé qu'il était temps de passer au palier suivant.

Ce festival n'est pas un exercice d'« art pour l'art », explique Sonny Voyageur. La SYANA voit notamment l'art comme un moyen ou un créneau de développement économique pour le Yukon. La société est en partie financée par le initiative d'investissements ciblés (Investissements stratégiques dans le développement économique du Nord/Affaires indiennes et du Nord Canada), et Sonny Voyageur affirme que c'est grâce à cette subvention que la société a pu concrétiser sa vision : « Ce moyen de financement a permis à la SYANA de passer à un autre niveau d'action pour promouvoir les arts autochtones et stimuler l'intérêt qu'ils suscitent auprès de la communauté. »

Au début de l'année 2008, la SYANA a fait appel aux services d'organisateurs et de spécialistes pour créer la première manifestation d'importance vouée à faire connaître les artistes autochtones du Yukon. Durant le festival artistique du Yukon, les visiteurs et les artistes ont pu participer à des ateliers et profiter de nombreux concerts et expositions où étaient présentées des œuvres d'artistes locaux.

La tente principale était bourdonnante d'activité, explique Harreson Tanner, artiste et galeriste yukonnais, qui a participé au festival : « Pour les artistes, ce fut un bon moyen de se rencontrer et de fraterniser. C'était quelque chose de nouveau et on voyait que les aînés y prenaient beaucoup de plaisir. On sentait toute la fierté qu'avait la communauté à montrer ce qu'elle sait faire. »

Les activités de commercialisation de la SYANA rayonnent jusqu'en Europe, où la société expose de nombreuses œuvres de factures moderne et traditionnelle. Les retombées économiques de la création d'œuvres d'art ayant un intérêt commercial profitent à de nombreuses familles et communautés du territoire.

Harreson Tanner espère que le festival permettra de développer un plus grand intérêt pour les arts et les artistes autochtones du Yukon : « Tout le monde a hâte au festival de l'été prochain! »

Pour plus d'information au sujet du SYANA Yukon First Nations Summer Arts Festival, s'adresser à la Society of Yukon Artist of Native Ancestry, (867) 668-2695 ou visiter le site Web www.syana.ca

Pour plus d'information au sujet du Programme d'investissements ciblés d'Affaires indiennes et du Nord Canada, s'adresser à AINC – Région du Yukon, (867) 667-38881-800-661-0451