Visions du Nord - automne/hiver 2007

date : 2007
QS-Y153-090-FF-A1

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Table des matières


Une aventure vers le leadership

Le Programme de formation au leadership pour Autochtones (PFLA) de Parcs Canada célèbre la remise des diplômes à ses participants


La transmission de culture et des traditions : Chuck Hume, aîné des Premières nations des Champagnes et d'Aishihik, présente ses respects à un lieu de sépulture près de la route Dempster, au Yukon. Le tambour a été confectionné et donné en cadeau au Programme de formation au leadership pour Autochtones (PFLA) par un diplômé du programme, Gord Planes, de la Première nation T'Souke en Colombie-Britannique.Tous les participants, anciens, présents et futurs, sont invités à en jouer – pour faire entendre l'appel traditionnel annonçant le rassemblement, en vue d'échanger des histoires, des éléments culturels et des traditions pour susciter de la passion et une vision des choses.

Le rythme puissant indéniable du tambour exalte l'esprit. Il éveille les sens et entraîne une réponse primordiale. Il résonne et ranime la mémoire physique et affective un peu comme le ferait l'écoute d'une chanson favorite oubliée depuis longtemps et qui nous rappelle un moment précis de notre vie. Il s'agit d'un élément déclencheur et vous ne pouvez pas vous empêcher de sourire.

Le tambour revêt une signification spéciale. Il représente la force vitale du PFLA – un programme de leadership de quatre ans pour les Autochtones offert au Yukon. Lancé en l'an 2000, le programme continue d'évoluer, de prendre de la vitesse et d'assurer une formation novatrice en leadership pour les participants autochtones de partout au pays.

En mai 2007, après une semaine intensive de formation au Collège du Yukon, nous nous sommes réunis pour célébrer les réalisations et les aspirations du cinquième groupe de diplômés du programme. La soirée fut remplie d'une foule de souvenirs précieux.

Les diplômés se tenaient tous sur l'estrade, leur certificat à la main. Conformément à ce qui est devenu le protocole traditionnel pour cette cérémonie, les participants, les aînés et les enseignants ont été invités à contribuer à la cérémonie. Les diplômés ont profité du moment et ont, comme un des points culminants de la cérémonie, présenté un diaporama rétrospectif de leur aventure de quatre ans dans le cadre du PFLA. Une diplômée, Jean McIsaac, a commémoré davantage cette expérience en présentant un vidéoclip qu'elle a créé pour le PFLA – From the Four Directions – We Are One. Nous avons pu sentir des émotions vives au fur et à mesure que les images spirituelles et contemporaines et les sages paroles prenaient vie grâce aux magnifiques histoires et aux chansons. Les présentations étaient émouvantes et laissaient voir le potentiel de chaque diplômé et la contribution que chacun peut apporter au moment où il entreprend son aventure vers le leadership.

La cérémonie a gagné en intensité lorsqu'une diplômée, Karen Haugen de la Première nation Huu-ay-aht de la Colombie-Britannique, a donné en cadeau au nom de sa classe un bâton d'orateur, finement sculpté pour afficher l'image d'un ours, comme un de leur héritage laissé au programme. « Je voulais présenter aux participants futurs au PFLA quelque chose qui les aiderait, les guiderait, et leur donnerait la force et le courage de s'exprimer. L'ours signifie le gardien, le protecteur, le sage ou le parent.

L'ours aidera la personne à dire ce qu'elle a besoin d'exprimer. » Le bâton d'orateur assurera le maintien d'une force unificatrice pour le rassemblement des employés de Parcs Canada, des premières nations et des collectivités de tout le pays à Whitehorse, dans le but de mettre en commun les traditions culturelles pendant de nombreuses années. La cérémonie s'est terminée par le témoignage émouvant et très personnel d'un diplômé, Todd Sikkes, sur l'incroyable capacité des gens de s'engager passionnément à développer leur potentiel de leadership et d'être transformé.

Le PFLA continue d'offrir des possibilités de perfectionnement uniques aux employés de Parcs Canada partout au pays qui souhaitent entreprendre un voyage vers le leadership. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le coordonnateur, Nicola Pritchett, au (867) 667-3973.

Programme de formation au leadership pour Autochtones

Le Programme de formation au leadership pour Autochtones (PFLA) est un programme de leadership d'une durée de quatre ans conçu par Parcs Canada et offert en partenariat avec le Collège du Yukon. Il a pour but de créer un groupe de leaders autochtones au sein de Parcs Canada – un réseau de personnes chevronnées et compétentes qui exercent tout un éventail de fonctions à divers niveaux de l'organisme. Tout en servant de modèles pour les Autochtones, ces personnes enrichiront l'organisation en intégrant la culture autochtone à toutes les facettes de ses opérations. L'objectif fondamental est le suivant : recruter et maintenir en poste des gestionnaires autochtones employés à temps plein à Parcs Canada.


Heather Callaghan, participante du PFLA, met à profit son style de leadership lors d'un exercice de renforcement de l'esprit d'équipe à Equinox Rox, sources thermales Takhini.


Ria Coleman, diplômée du PFLA, enseigne comment étirer une peau de cerf. (de gauche à droite) Ria Coleman, Barb Hume, Audrey Provost et Amy Proven.


Ancienne participante du PFLA, Mary Jane Johnson, de la Première nation Kluane, fait profiter les participants de première année de son important bagage de connaissances traditionnelles au lac Kathleen, mai 2007.


Diplômés 2007 du PFLA qui inclus (de bas en haut) Christiane Carrier (lieu historique national de La Fourche, Manitoba), Karen Haugen (parc national Pacific Rim, Colombie-Britannique), Linda McKay (parc national du Mont Riding, Manitoba), Reg Sylliboy (Ottawa), Jonathan Tsetso (parc national Nahanni,Territoires du Nord-Ouest), Morgan Anderson (parc national du Gros-Morne,Terre-Neuve), Todd Sikkes (parc national Jasper, Alberta).

Camp scientifique national des Premières nations et des Inuit

En août 2007, trois jeunes de la Première nation de Kluane et des Premières nations des Champagnes et d'Aishihik ont assisté au cinquième Camp scientifique national annuel des Premières nations et des Inuit à Halifax (Nouvelle-Écosse) et à Fredericton (Nouveau-Brunswick). Les élèves autochtones de partout au Canada ont participé à une compétition pour participer au camp, qui avait pour but de leur permettre de renforcer et d'explorer leurs intérêts envers la science… et d'avoir du plaisir!


Équipe Yukon : (de gauche à droite) Frances Taylor (représentante d'AINC/chaperon), Shanita Brown, Elisha Sembsmoen, Cole Pauls et Lisa Pauls (chaperon).


Étude de homards à l'Institut océanographique de Bedford, à Dartmouth (Nouvelle-Écosse)


Présentation de la culture du Yukon en jouant le tambour et en dansant (de gauche à droite : Lisa Pauls, Cole Pauls, Shanita Brown et Elisha Sembsmoen)


Lisa Pauls, chaperon de l'équipe du Yukon, avec un oeil de mouton


Dissection d'un oeil de mouton (Cole Pauls est la deuxième personne à partir de la droite)

DreamCatcher Yukon

« Le Créateur ne crée rien d'inutile, chacun d'entre nous a une raison d'être et quelque chose à offrir. » – Beverly Sembsmoen.


Des participants de la 7e à la 9e année de Watson Lake en compagnie de Josh Silvertown (complètement à gauche), Bev Sembsmoen (complètement à droite), Linda McDonald – une enseignante (deuxième à partir de la gauche) et Carson Atkinson – un directeur d'école (deuxième à partir de la droite).

DreamCatcher Yukon est un programme novateur de leadership et de cybermentorat qui favorise le renforcement des compétences professionnelles chez les élèves de la 9e à la 12e année au Yukon. Le programme vise à rendre autonomes les jeunes du Nord en les associant à des mentors dans un domaine professionnel de leur choix et en les mettant sur la voie du succès. DreamCatcher Yukon saisit les idées et les intérêts des élèves, expose ces derniers au monde extérieur et leur présente des mesures concrètes pour réaliser leur potentiel professionnel tout en profitant des valeurs et possibilités locales.

Le programme est offert par l'entremise de la DreamCatcher Yukon Mentoring Society, fondée par Beverly Sembsmoen, Daklaweidi de la Première nation de Carcross/Tagish et responsable de la mise en oeuvre du gouvernement de la Première nation de Carcross/Tagish, et Josh Silvertown, étudiant des cycles supérieurs à l'école des affaires Richard Ivey de l'Université de Western Ontario, et boursier de recherches postdoctorales à l'Institut du cancer de l'Ontario à Toronto. Affaires indiennes et du Nord Canada assure le financement de ce programme par le biais de sa Stratégie d'emploi pour les jeunes Inuit et des Premières nations en vertu du Programme de promotion et sensibilisation aux carrière de la région du Yukon.

En 2005/2006, on a jumelé dans le cadre d'un projet pilote 14 étudiants de l'école communautaire de Carcross et 14 mentors professionnels de partout au Canada. Les étudiants ont pu se renseigner sur divers choix de carrière traditionnelle et non traditionnelle et ont découvert directement l'importance de poursuivre leurs études pour réaliser leurs rêves.

« Ce programme vise principalement à encourager les jeunes à ne pas mettre fin à leurs études, a déclaré Beverly Sembsmoen. Nous avons pour but de diminuer le nombre de décrocheurs du niveau secondaire, et savons que la 9e année est cruciale – surtout pour les élèves des collectivités du Yukon. Ce programme montre aux élèves, de façon interactive, comment leurs intérêts peuvent mener à un avenir enrichissant – s'ils restent à l'école. »

Essentiellement, DreamCatcher est un programme d'orientation professionnelle auquel s'ajoute une dimension d'exploration interactive. Les élèves sont jumelés à un professionnel canadien qui oeuvre dans une carrière de leur choix. De nombreux efforts sont axés sur le processus de sélection pour assurer un jumelage le plus efficace possible entre l'élève et le mentor.

Plus de 100 étudiants des écoles du territoire ont participé au programme jusqu'à maintenant, notamment de Whitehorse, Watson Lake, Teslin, Pelly Crossing, Ross River, Old Crow et Mayo. L'équipe de mentors canadiens, composée de personnes ayant divers antécédents et habitant dans le monde entier, comprenait un officier de la Marine, des entrepreneurs, des enseignants, des médecins, des photographes, un agent de police, un vétérinaire, des athlètes, un concepteur de jeux vidéo, un associé de la vente au détail, un expert en criminalistique, un ambulancier paramédical et un ingénieur en mécanique.

Le programme est exécuté par Internet et les élèves sont invités à poser de nombreuses questions et à explorer de multiples voies avec leur mentor. Les enseignants supervisent les étudiants et les mentors font l'objet d'une sélection rigoureuse avant d'être admis dans le programme. La DreamCatcher Yukon Society a élaboré une trousse pour aider les enseignants à présenter le programme dans leurs salles de classe.

L'inscription pour cette année scolaire débute en janvier 2008 et le programme, d'une durée de deux mois, commence en mars.

DreamCatcher Yukon croit qu'un programme de mentorat individuel de qualité visant à rendre autonome les élèves leur donne la confiance et les compétences dont ils ont besoin pour réaliser leurs rêves et aspirations.

Pour en apprendre davantage sur le programme communiquez avec Beverly Sembsmoen au gouvernement de la Première nation de Carcross/Tagish, au (867) 821-8229.

Forum intergouvernemental

Chuck Strahl, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits (centre), à une conférence de presse à Whitehorse le lundi 5 novembre, avec le premier ministre territorial Dennis Fentie (gauche) et le grand chef Andy Carvill (droite), à l'occasion du Forum intergouvernemental avec les chefs des Premières nations du Yukon et de la signature du nouveau protocole intergouvernemental.

À la recherche de notre patrimoine

Dans les années 1800 et peut être plus tôt, les commerçants, scientifiques, chasseurs de baleines, missionnaires et ethnographes se sont rendus dans le Nord pour la première fois. Nombre d'entre eux ont recueilli des vêtements, des outils, des articles domestiques et des échantillons biologiques auprès de la population locale, sur le territoire qui s'appelle maintenant le Yukon. Beaucoup d'entre eux ont rapporté ces articles lorsqu'ils sont rentrés chez eux. Un grand nombre de ces artéfacts ont abouti dans des musées et des collections privées qui existent dans le monde entier.

Ces 20 dernières années, le personnel du projet À la recherche de notre patrimoine (ARNP) a trouvé des artéfacts et des articles importants sur le plan culturel pour les Premières nations du Yukon. Le service des musées du ministère du Tourisme du Yukon a inscrit ses résultats dans une base de données à laquelle les centres du patrimoine culturel, les chercheurs et les Premières nations du Yukon peuvent accéder.

« Il s'agit d'un projet fascinant, a déclaré Sarah Charlie, agente du patrimoine des Premières nations et coordonnatrice d'ARNP. Bien que notre raison d'être consiste à déterminer l'emplacement des artéfacts du Yukon qui se trouvent dans le monde entier, la découverte et l'étude de ces artéfacts, et leur présentation aux aînés, a donné aux Premières nations du Yukon l'occasion de se renseigner sur leur ancienne culture et leur histoire. »

L'accès à cette base de données permet d'obtenir des renseignements utiles pour la création d'ateliers de confection de vêtements et d'outils, d'expositions dans les centres culturels, de livres et d'affiches.

Les travaux ont débuté dans le cadre du projet estival Jeunesse Canada au travail en 1987. Il y a maintenant près de 6 000 artéfacts enregistrés dans la base de données, et la plupart sont accompagnés d'images photographiques.

Le financement du projet de base de données a été offert par divers partenaires au fil des ans : Le Programme fédéral d'aide aux musées, Jeunesse Canada au travail ainsi que le service des musées et la section des arts du gouvernement du Yukon. La base de données est maintenant exploitée grâce à une petite contribution financière du fonds de mise en œuvre des revendications territoriales du gouvernement du Yukon.

La base de données À la recherche de notre patrimoine est accessible aux Premières nations dans les collectivités. Elle est mise à jour régulièrement lorsqu'il y a de nouveaux renseignements. Pour l'instant, le grand public n'a pas accès à ARNP, mais Sarah Charlie indique que les gouvernements autochtones ont téléchargé la base de données dans leurs ordinateurs. Certains des objets sont sacrés et doivent être manipulés avec respect.


Détails d'une décoration de piquants de porc-épic sur une chemise gwich'in pour homme. Institut Smithsonian – Musée national d'histoire naturelle, recueilli en 1866.


Sophie Isaac de Burwash montre « l'ancienne façon » de porter une robe en peau d'écureuils terrestres et de transporter un bébé. Jenny Joe (Isaac) en arrièreplan, 1948. Camp forestier d'Isaac sur le gros bras du lac Kluane – Musée canadien des civilisations.


Chemise d'enfant faite de peau d'orignal et de peau de caribou tannée; confectionnée dans la région de la rivière Pelly – Tuchtones du Sud, recueillie au lac Bennett au cours de l'été 1911, Musée canadien des civilisations.


Chemise et pantalon gwich'in en peau de caribou, recueilli dans l'Est de l'Alaska près du fleuve Yukon, 1862, par Bernard Ross – Collection National Museums of Scotland.

Dans le cadre de ses tâches d'agente du patrimoine, Sarah Charlie se rend dans les collectivités pour parler du projet À la recherche de notre patrimoine. « Nous avons des cahiers avec des photographies des artéfacts pour chaque collectivité afin de montrer à la population les articles que nous avons localisés, a déclaré Sarah Charlie. Il est agréable de pouvoir donner l'occasion aux gens d'observer les artéfacts et de comprendre leur importance sans qu'ils aient à s'asseoir devant un écran d'ordinateur. Cela facilite les choses pour les aînés. Cela nous permet également d'assurer une meilleure sensibilisation, de découvrir de nouvelles pistes, de se renseigner davantage et de corriger tout renseignement erroné. »

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur le projet À la recherche de notre héritage, communiquez avec Sarah Charlie au service des musées du gouvernement du Yukon, au (867) 667-8905.

Camp Ka'Kon 2007 – Réparer les liens brisés

Une cérémonie traditionnelle des Premières nations a été rétablie durant le camp Ka'Kon au mois d'août au ruisseau Congdon dans le parc national et la réserve du parc national Kluane. Ce camp a donné l'occasion à la Première nation de Kluane (PNK), aux Premières nations des Champagnes et d'Aishihik (PNCA) et à Parcs Canada de reconnaître les injustices du passé et de faire un pas vers l'avenir.

Ka'Kon est un terme des Tutchone du Sud qui signifie « potlatch de la paix ». À ce camp, les aînés de la PNK ont pardonné à Parcs Canada l'établissement d'un parc qui a essentiellement forcé les Premières nations à quitter les terres situées dans ce parc. Les aînés ont dit que la dernière cérémonie Ka'Kon a eu lieu il y a plus de cent ans. Cette cérémonie symbolise la volonté d'une Première nation de pardonner les injustices du passé et de faire un pas vers l'avant pour redécouvrir et utiliser les terres du parc qui font partie de leur territoire traditionnel.

Environ 80 personnes ont participé au camp Ka'Kon tenu en août, y compris des membres des PNCA et de la PNK, des représentants de Parcs Canada et des invités spéciaux de la région Wrangell-St. Elias en Alaska. Les aînés ont transmis diverses activités traditionnelles, dont la construction d'un njäl (hutte en broussailles) et d'un fumoir, l'ébourrage de la peau d'un orignal, des histoires traditionnelles propres à la région, de la pêche au lac Kluane, un concours de fabrication d'atl'atl, une cérémonie de potlatch de la paix, un jeu de bâtonnets, une balade en hélicoptère et la chasse aux marmottes au lac Big Horn. La pluie a limité les activités de chasse au mouton et d'autres activités de plein air, mais les participants ont profité de la plupart des activités prévues.

Ce camp d'une semaine a été coordonné par la PNK et fait partie du projet Healing Broken Connections créé par l'entremise du fonds d'intégrité écologique de Parcs Canada. Le projet vise à inviter les membres des PNCA et de la PNK à de nouveau utiliser les ressources qui se trouvent dans le parc, et à intégrer le savoir traditionnel à la gestion du parc.

Pour en savoir davantage sur le projet Healing Broken Connections, veuillez communiquer avec Craig McKinnon, coordonnateur de projet, à l'adresse cmckinnon@cafn.ca ou au (867) 634-4236.


Une aînée de la Première nation de Kluane Margaret Johnson coupe le poil de la peau d'un orignal pour la préparer au tannage.


Un aîné des Premières nations des Champagnes et d'Aishihik Chuck Hume met de la mousse entre les poteaux du njäl.

Nouveaux visages – Lieux en évolution

Une nouvelle Directrice générale régionale à la barre au Yukon

Paula Isaak est la nouvelle Directrice générale régionale du Yukon, Ministre des Affaires indiennes et du Nord Canada (MAINC). Mme Isaak occupe le poste du Yukon depuis septembre dernier, mais elle n'est toutefois pas en terre étrangère au territoire. Elle y est en effet venue en 1992 dans le cadre d'une affectation de quatre mois, et elle y est restée huit ans.

Paula Isaak travaille pour le MAINC depuis 17 ans, au sein de diverses régions d'un bout à l'autre du pays. Tout récemment, elle a occupé le poste de directrice, Planification et Communications stratégiques, au bureau régional de la Colombie-Britannique du Ministère.

Même si un grand nombre de ses responsabilités dans le domaine des terres et des ressources ont été cédées au gouvernement territorial du Yukon en 2003, le Ministère s'occupe toujours activement de la mise en oeuvre des ententes de revendication territoriale et d'autonomie gouvernementale, d'environnement et d'économie dans ce territoire. La région du Yukon du MAINC est déterminée à « concrétiser » les ententes de revendication territoriale, d'autonomie gouvernementale et de cession de pouvoirs du Yukon.

« Le Yukon est un chef de file dans le cadre des nouvelles relations intergouvernementales au Canada, a déclaré Mme Isaak. L'un de mes objectifs est de renforcer ces relations et de faire en sorte que les réalités et les priorités propres au Yukon soient comprises et que nos stratégies et programmes nationaux en tiennent compte. »

Développement des capacités

Le gouvernement du Yukon a créé le bureau de la Liaison de la gouvernance et du Développement des capacités.

« Nous nous attachons à contribuer au développement des capacités pour permettre aux Autochtones de participer pleinement à la vie politique et à l'avenir économique du Yukon, » a déclaré John Burdek, premier sous-ministre adjoint du bureau.

Ce bureau a pour mandat de collaborer avec tous les ordres de gouvernement en vue de mettre au point une stratégie globale visant à assurer le développement des capacités chez les Premières nations.

« Nous avons grand besoin d'initiatives en éducation et en formation, a ajouté M. Burdek. Nous devons appuyer et favoriser le développement et l'autosuffisance de nos collectivités. »

Né à Dawson, John Burdek fait partie de la Première nation Ta'an Kwach'an. Il a commencé sa carrière professionnelle au sein de la Commission d'énergie du Nord canadien au milieu des années 70. Avant d'entrer au service du gouvernement du Yukon, il a occupé le poste de directeur, Direction de la gouvernance, Affaires indiennes et du Nord Canada Région du Yukon.

« J'ai eu la chance d'occuper toutes sortes de postes au cours des 25 dernières années, et la polyvalence que j'ai acquise m'a permis de comprendre les défis que pose la réalisation du potentiel au sein du cadre d'autonomie gouvernementale. »

Selon M. Burdek, sa mission est claire : « Je vise le développement à long terme, tant en ce qui concerne l'éducation des Autochtones qu'au chapitre des capacités d'autonomie gouvernementale des Premières nations. »


Visions du Nord

Publié avec l'autorisation du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, Ottawa, 2007

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Pour en savoir plus ou pour nous faire part de vos commentaires :

Service des communications – MAINC
Tél. : (867) 667-3888; http://www.ainc-inac.gc.ca

Communications – Conseil des Premières nations du Yukon
Tél. : (867) 393-9226; http://www.cyfn.ca

Communications – Gouvernement du Yukon
Tél. : (867) 667-8968; http://www.gov.yk.ca

Ce bulletin a été produit grâce aux efforts de plusieurs intervenants. Nous tenons à remercier plus particulièrement les membres des Premières nations et les fonctionnaires qui ont fourni les renseignements qui ont servi à rédiger les articles qu'il contient.

Collaborateurs : Nicola Pritchett, Sarah Charlie, Craig McKinnon,Beverly Sembsmoen,Frances Taylor, Lisa Pauls, John Burdek, Paula Isaak, Rod Jacob, Peter Lesniak et Marie-Louise Boylan

Photographies offertes par : Nicola Pritchett, Linda Magill, Craig McKinnon,Frances Taylor,gouvernement du Yukon, Musées nationaux de l'Écosse, Smithsonian Institution – Musée national d'histoire naturelle, et Musée canadien des civilisations

This publication is also available in English under the title: Visions North