Bélugas

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Oiseaux migrateurs | Chasse traditionnelle | Déversements

Été
Beluga - Étér

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l'Arctique de l'Est

Caractéristiques des composantes valorisées

Habitat essentiel

La population de bélugas de l'est de la mer de Beaufort hiverne dans le détroit de Béring, migre vers l'est en passant par les eaux alaskiennes de la mer de Beaufort en avril et en mai, et arrive au large de la côte ouest de l'île Banks à la fin mai et au début juin (Moore et al., 1993). Les chenaux extracôtiers (au large) sont importants pendant cette portion de la migration printanière (Barber et al., 2001; Richard et al., 2001; Harwood et Smith, 2002). Selon les conditions de glace, les bélugas peuvent d'abord apparaître près de l'île Herschel, à la fin avril ou au début mai, puis rejoindre les eaux peu profondes du delta du Mackenzie de juin au début juillet. Ils se dirigent ensuite vers le sud-ouest, le long de la lisière de la glace de rive, au large de la péninsule de Tuktoyaktuk et dans la baie Kugmallit, dans les portions est et ouest de la baie Mackenzie, dans la baie Shallow et dans la région de l'île Kendall, où ils se rassemblent pendant la majeure partie du mois de juillet (Harwood et Smith, 2002). On croit que ces régions sont d'importance considérable pour les bélugas, car ces derniers y retournent chaque été malgré les importantes pressions exercées par la chasse (North/South Consultants Inc., 2003). Cette région d'environ 1 800 km2 englobe la seule aire d'estivage traditionnelle connue du stock de bélugas de la mer de Beaufort ainsi que des territoires spécialement désignés 711E, 714E et 716E (zone de gestion du béluga 1A) dans les plans de conservation communautaires (PCC) d'Aklavik, d'Inuvik et de Tuktoyaktuk (WMAC, 2000a, b, c). La catégorie E englobe des terres et des eaux où les ressources culturelles ou renouvelables sont d'une importance et d'une sensibilité extrêmes. Les PPC recommandent que les territoires de la catégorie E jouissent du plus haut degré de protection et qu'aucune activité de développement n'y soit réalisée (WMAC, 2000a, b, c). Les eaux peu profondes, les baies et les estuaires de la mer de Beaufort décrits ci-dessus sont reconnus comme des territoires spécialement désignés 712C (zone de gestion du béluga 2) dans les PPC d'Aklavik, d'Inuvik et de Tuktoyaktuk (WMAC, 2000a, b, c). La zone 2 s'étend de la pointe Kay, sur la côte du Yukon, aux îles Baillie (cap Bathurst) dans l'est, et comprend des eaux de moins de 20 m de profondeur. Les territoires de la catégorie C englobent des terres et des eaux dont les ressources culturelles ou renouvelables sont d'une importance et d'une sensibilité particulières pendant certaines périodes de l'année.

Jusqu'à tout récemment, on ne comprenait pas très bien pourquoi les bélugas fréquentaient les estuaires. On croyait auparavant que la température de l'eau était plus propice aux baleineaux et à la recherche de nourriture. Plus récemment, des études ont montré que l'occupation de ces eaux chaudes et moins salées était liée à la mue annuelle et à des changements hormonaux importants associés à la croissance de la nouvelle peau (Harwood et Smith, 2002). Les bélugas fréquentent ces régions pendant la mue, la mise bas et la recherche de nourriture. Ils ne réussissent toutefois pas toujours à trouver de la nourriture, et il n'est pas rare que les bélugas abattus dans le cadre de la chasse de subsistance présentent un estomac vide. On croit que les couples de mères et de baleineaux passent plus de temps dans les eaux peu profondes que les individus des autres classes d'âge et de sexe. Les bélugas sont pêchés dans ces aires d'estivage par les Inuvialuit d'Aklavik, d'Inuvik et de Tuktoyaktuk.

Les bélugas se rassemblent également au large de la mer de Beaufort, dans le golfe Amundsen et dans le détroit du Vicomte de Melville, où l'on suppose qu'ils se nourrissent avant la migration automnale (Harwood et Smith, 2002; Barber et al., 2001; Richard et al., 2001; MPO, 2000). Les bélugas de l'estuaire du Mackenzie empruntent les régions extracôtières profondes en se rendant vers le détroit de M'Clure plutôt que de suivre les eaux peu profondes près de l'île Banks (Barber et al., 2001). À la fin du mois d'août, la migration de retour suit différents itinéraires qui longent le nord de l'Alaska, de 100 à 400 km au large (Harwood et Smith, 2002). Pendant leur migration vers les aires d'hivernage, en automne, les bélugas se nourrissent abondamment de saïdas francs (Boreogadus saida). Cette période de l'année semble essentielle à l'accumulation d'une épaisse couche de pannicule adipeux, qui sert à la fois d'isolant et d'importante réserve d'énergie. Peu d'individus demeurent dans cette région après le début de septembre.

Justification du choix

Le béluga a été sélectionné, car l'espèce a déjà été désignée comme composante valorisée de l'écosystème (CVE) dans la région de la mer de Beaufort (GNWT, 2005), et les zones de gestion du béluga dans la mer de Beaufort ont été établies dans les PCC. De plus, les bélugas représentent un maillon important de la chaîne trophique de l'Arctique, tant comme prédateurs que comme proies. On sait que les bélugas se nourrissent de nombreuses espèces de poissons dans la mer de Beaufort et dans le golfe Amundsen, notamment de saïdas francs, de ciscos de lac (Coregonus artedii) et de flétans du Groenland (Reinhardtius hippoglossoides) (COSEPAC, 2004). En outre, on trouve souvent des invertébrés benthiques dans leur estomac (COSEPAC, 2004).

Viabilité

La population de bélugas de l'est de la mer de Beaufort est considérée non en péril (COSEPAC, 2004).

La conservation de l'habitat est essentielle à la viabilité de la population de bélugas de l'est de la mer de Beaufort. Pendant l'été, on observe la plupart du temps les bélugas dans l'estuaire du Mackenzie et dans une fosse profonde des détroits M'Clure et du Vicomte de Melville. En automne, ils sont présents dans l'estuaire du Mackenzie, dans le golfe Amundsen et le long de la côte du Yukon (Barber et al., 2001). À ce jour, environ 1 716 km2 d'eaux peu profondes, y compris la baie Mackenzie (1 160 km2), la région de l'île Kendall (193 km2) et la baie Kugmallit (363 km2), sont désignés comme habitat essentiel du béluga.

Les régions au large de la mer de Beaufort, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la zone d'étude, sont également considérées comme importantes, car les bélugas s'y rassemblent pour rechercher de la nourriture au fond de la mer avant de migrer vers les aires d'hivernage (Harwood et Smith, 2002; MPO, 2000). Les parcours de migration que suivent les bélugas varient et s'éloignent de la côte jusqu'à 400 km (Barber et al., 2001; Richards et al., 2001). Ces régions doivent également être protégées et demeurer exemptes d'obstacles pour permettre aux bélugas de continuer de suivre cet itinéraire (Harwood et Smith, 2002).

Vulnérabilité au développement

L'intensité des activités industrielles et le nombre de projets en cours qui risquent d'entraîner des effets sur les populations de bélugas dans la mer de Beaufort sont très faibles. Compte tenu de l'occurrence relativement faible des activités industrielles dans l'Arctique, on dispose de peu de preuves empiriques permettant d'associer avec certitude les effets découlant de projets uniques ou multiples aux paramètres démographiques des bélugas. Toutefois, la viabilité des populations est probablement liée de deux façons aux effets découlant de projets uniques :

  • les activités industrielles peuvent altérer la qualité de l'habitat et réduire la quantité d'habitats disponibles propices aux bélugas, en particulier pour l'alimentation, la mue, l'accouplement et la mise bas;
  • les activités industrielles peuvent accroître les risques de mortalité à proximité des projets de développement.

En raison de leur forte tendance à retourner dans des aires d'estivage précises pour muer, se nourrir, mettre bas, socialiser, se reposer et éviter les prédateurs, les bélugas sont sensibles aux menaces posées par les humains, notamment aux activités industrielles (COSEPAC, 2004; Pippard, 1983). L'espèce retourne dans ces aires d'estivage traditionnelles en dépit des perturbations et des pressions exercées par la chasse.

Vulnérabilité de l'habitat

Les activités industrielles peuvent entraîner des effets résiduels menant soit à la perte complète d'habitat, ce qui n'est pas rare compte tenu de l'empreinte des projets de développement industriel, soit à la perte réelle d'habitat, car les bélugas évitent les zones situées à proximité de projets de développement. Selon les fluctuations saisonnières de l'occurrence des bélugas et le moment où se produisent les effets, la perte d'habitat ou l'évitement de certaines zones à cause d'un projet en particulier peuvent être limités à des saisons précises.

Les activités de développement susceptibles de perturber les bélugas comprennent :

  • la pollution industrielle et les déversements divers;
  • le bruit causé par les activités d'exploration sismique et le déplacement des navires;
  • la construction d'îles artificielles ou de plateformes de forage temporaires.

Les bélugas abandonnent ces régions notamment parce que :

  • la modification du bilan thermique rend les eaux trop froides ou non propices à la mise bas;
  • les activités industrielles nuisent à la reproduction des poissons et des invertébrés, ce qui réduit par conséquent le nombre de proies disponibles.

Les effets sur les populations qui sont susceptibles de découler d'un déversement accidentel d'hydrocarbures dépendent en grande partie de la saison, de la quantité et du type de contaminant, des facteurs climatiques et des mesures d'intervention mises en œuvre. Un déversement d'hydrocarbures survenant dans les eaux peu profondes et les estuaires désignés habitat essentiel du béluga serait très grave et pourrait entraîner un impact considérable propre aux sites. Un déversement se produisant au large, dans les aires et les corridors d'alimentation, de déplacement et de migration, pourrait être moins grave puisque les bélugas peuvent contourner le déversement dans ces eaux plus profondes. Le contact avec des hydrocarbures pourrait nuire directement à la santé de certains individus et/ou entraîner une diminution de la quantité de nourriture disponible, notamment de poissons et d'invertébrés.

Le bruit causé par le déplacement  des navires et les activités d'exploration sismique est susceptible de nuire aux bélugas en les faisant s'éloigner de la zone. L'étendue maximale d'évitement prédite lors d'une étude d'impact réglementaire était de 50 km (Devon Canada Corporation, 2004). Les navires pourraient exercer les effets les plus importants (sur le plan de l'évitement de l'habitat) pendant la période des eaux libres, lorsque les bélugas sont rassemblés et qu'ils s'alimentent dans des eaux extracôtières peu profondes. À intensité maximale, le bruit risque également de nuire aux bélugas en interférant avec leur comportement d'accouplement et de communication, ou même en endommageant leurs oreilles ou d'autres organes (Erbe et Farmer, 1999).

La construction d'îles artificielles ou l'installation de plateformes de forage temporaires dans les eaux peu profondes désignées comme habitat essentiel sont susceptibles de nuire aux bélugas et à leur habitat en occupant une partie de l'espace où ils se rassemblent l'été en eaux peu profondes ou en perturbant leur habitat pendant l'hiver en le rendant inutilisable.

Fluctuations saisonnières des répercussions des projets de développement

Les bélugas qui migrent dans la mer de Beaufort pendant la période des eaux libres hivernent dans des eaux qui se trouvent hors de la zone d'étude. Par conséquent, il est peu probable que les activités industrielles comme le forage sur glace, la construction de routes de glace et le torchage, qui sont menées en dehors des saisons où les bélugas sont présents (c'est‑à‑dire pendant la saison des glaces) touchent directement les bélugas. Les activités industrielles en eaux libres, notamment les activités d'exploration sismique et de transport de marchandises ainsi que les autres types de transport maritime, sont celles qui sont les plus susceptibles d'avoir des effets directs sur le béluga. Les accidents susceptibles de découler de ces activités, comme le déversement de contaminants (en particulier d'hydrocarbures), pourraient également avoir des effets directs. Ces activités industrielles et accidents éventuels risquent fort de nuire également de façon indirecte aux bélugas par l'intermédiaire de leurs sources de nourriture (poissons et invertébrés). Si les risques sont gérés adéquatement au moyen de mesures de prévention et que la mise en œuvre de ces mesures est continue, la probabilité d'occurrence de ces effets demeurera faible.

Effets à l'échelle de la population et de l'individu

Les effets nocifs découlant de projets particuliers sont susceptibles d'être plus facilement mesurables au niveau de l'individu ou de la famille (p. ex. femelle avec un baleineau). Toutefois, tous ces effets entraînent, à terme, des conséquences à l'échelle de la population. L'observation de ces conséquences à l'échelle de la population (comme la diminution du nombre d'individus d'une population) dépend de la gravité des effets sur les individus.

De plus, comme la population de bélugas de l'est de la mer de Beaufort fréquente des eaux qui se trouvent hors des limites de la zone d'étude (p. ex. dans le golfe Amundsen et dans le détroit du Vicomte de Melville), les effets sur la population en dehors de la zone d'étude pourraient se combiner aux effets à l'intérieur de la zone d'étude et influer sur la population.

Mesures d'atténuation

Il existe une grande diversité de projets éventuels dont l'étendue spatiale, la durée et l'intensité diffèrent (p. ex. forage sur glace, construction de routes de glace, exploration sismique, transport de marchandises et autres types de transport maritime) et dont la gravité des effets possibles dans la zone d'étude est correspondante. Selon le sommaire des effets résiduels propres à un projet, les fluctuations saisonnières des déplacements des bélugas et les critères utilisés pour établir la grille d'évaluation, plusieurs stratégies peuvent être appliquées à la planification des mesures d'atténuation pour un projet précis

  • un plan d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures devrait être élaboré pour les zones d'eaux peu profondes et dans les estuaires désignés comme habitat essentiel du béluga;
  • pendant la période des eaux libres, lorsque les bélugas rassemblés s'alimentent dans des eaux extracôtières peu profondes, la fréquence de déplacement des navires dans ces zones ne devrait pas entraîner d'effets évidents à l'échelle de la population;
  • certaines aires d'estivage utilisées par les bélugas pour muer, s'alimenter, mettre bas, socialiser, se reposer et éviter les prédateurs sont des zones clés pour la viabilité de l'espèce. Par conséquent, les effets néfastes dans ces zones devraient être atténués et/ou évités dans la mesure du possible. Ces zones englobent la région de l'île Kendall, la baie Kugmallit, la baie Mackenzie et l'estuaire du Mackenzie, et une fosse profonde dans les détroits de M'Clure et du Vicomte de Melville. Dans l'éventualité où des activités de développement seraient entreprises dans ces régions, le moment de leur réalisation devrait coïncider avec la période où les bélugas sont absents (de septembre à avril).
  • les activités réalisées sur la glace sont généralement peu susceptibles d'entraîner des effets résiduels au delà de la saison des glaces, et peuvent être préférables aux activités réalisées en eaux libres, en particulier si les risques d'accident et les dangers sont surveillés.

Changements climatiques

Les modèles de circulation générale prévoient des réductions importantes de l'épaisseur et de la couverture de la glace de mer arctique à cause d'une hausse des émissions de CO2 dans l'atmosphère. Les modèles climatiques actuels ne suffisent pas à prévoir la dynamique régionale des glaces, les vents, les caractéristiques mésoéchelles et les mécanismes de réapprovisionnement en nutriments. Ces éléments doivent être connus afin de prévoir la productivité et la réponse trophique (Tynan et DeMaster, 1997). On peut cependant formuler des hypothèses à propos de l'impact potentiel des tendances du climat arctique observées sur les espèces sauvages. Les changements de l'étendue et de la concentration de la glace de mer peuvent modifier les répartitions saisonnières, les répartitions géographiques, les tendances en matière de migration, l'état nutritionnel, le succès de reproduction et l'abondance et la structure de certaines espèces. Pour les cétacés, les effets nuisibles susceptibles de découler de la diminution de l'étendue de la couverture de glace sont plus indirects que la perte d'habitat dans les glaces (Tynan et DeMaster, 1997). En ce qui touche le béluga, le principal effet indirect consiste en la perte possible de sa proie de prédilection, le saïda franc, qui est intimement lié aux habitats situés en bordure des glaces (Bradstreet, 1982). Le saïda franc dépend de la production secondaire dans ces habitats, qui dépend elle-même de la présence des algues épontiques. Celles-ci forment une couche fine et dense sous la glace, à l'interface de la glace et de l'eau de mer, et sont bien connues pour leur grande importance dans le réseau trophique des mammifères marins qui vivent dans l'Extrême-Arctique (Bradstreet, 1982; Tynan et DeMaster, 1997).

La diminution de l'étendue des glaces pourrait influer sur la migration annuelle des bélugas au printemps et à l'automne, car ceux ci coordonnent leurs déplacements avec l'ouverture printanière des chenaux côtiers et l'avancée automnale des glaces. En été, la banquise dans le passage du Nord-Ouest joue le rôle de barrière physique entre les stocks de bélugas de l'est et de l'ouest. Si ce passage venait à être ouvert pendant 100 jours l'été, comme on le prévoit, il se pourrait que le mélange éventuel de ces deux stocks réduise la diversité génétique des bélugas dans l'Arctique (Tynan et DeMaster, 1997).

Niveaux de sensibilité et cotes

Les populations qui sont regroupées pour une quelconque période de l'année (p. ex. : haltes migratoires, aires de reproduction et d'alimentation) sont vulnérables aux menaces spécifiques aux sites, car une grande partie de la population peut alors être menacée. De plus, les populations qui occupent des habitats géographiquement restreints (espèces rares, menacées ou en voie de disparition) sont vulnérables si leurs habitats sont menacés.

Faible sensibilité (1)

Zone s'étendant au-delà de la banquise estivale et couvrant environ la surface estivale de la banquise (définie par Stirling, 2002).

Sensibilité faible à modérée (2)

Zone s'étendant de la limite de la banquise estivale à 400 kilomètres de la côte (c.-à-d. zone au sud de la limite de la banquise estivale à la zone à 400 kilomètres au nord de la côte).

Sensibilité modérée (3)

Polygone allant de la côte à 400 kilomètres au large. Cette zone est traitée comme un habitat saisonnier pour les oiseaux migrateurs.

Sensibilité modérée à élevée (4)

Polygones incluant les zones désignées comme habitat essentiel à la reproduction estivale et à la mue. La somme de ces zones comprend la zone dite de niveau 5; ainsi, les zones chevauchées sont désignées selon le niveau de risque le plus élevé.

Sensibilité élevée (5)

Aires protégées proposées; les polygones comprennent les zones qui sont évaluées pour leur attribuer le statut d'aire protégée.

Résumé

Le béluga a été désigné comme CVE parce qu'il joue un rôle important dans le réseau trophique des eaux de l'Arctique et qu'il avait déjà été sélectionné en tant que CVE dans la région de la mer de Beaufort. En outre, les Inuvialuits en dépendent depuis longtemps pour leur subsistance.

Les bélugas sont présents dans la zone d'étude pendant la période des eaux libres. Du mois de juin au début de juillet, on les trouve le long des côtes et dans les eaux relativement peu profondes du delta du Mackenzie, notamment dans la baie Kugmallit, dans les portions est et ouest de la baie Mackenzie, dans la baie Shallow et dans la région de l'île Kendall. Ces régions sont d'importantes aires de mue, de mise bas et d'alimentation. À partir de la mi-août, les bélugas quittent les milieux estuariens pour aller se nourrir dans des eaux plus profondes et se dirigent vers l'ouest pour atteindre leurs aires d'hivernage, dans le détroit de Béring et la mer des Tchouktches, vers le milieu et la fin du mois de septembre. Les eaux littorales et celles qui s'étendent jusqu'à 400 km au large constituent d'importantes aires d'alimentation et servent de corridors de migration au printemps et à l'automne.

Les types d'habitat du béluga les plus sensibles aux activités industrielles dans la zone d'étude sont les eaux peu profondes et les estuaires. Là où c'est possible, il est important d'atténuer les effets pouvant découler de la pollution industrielle, des déversements divers et du bruit. Les bélugas qui migrent dans la mer de Beaufort pendant la période des eaux libres hivernent dans des eaux qui se trouvent hors de la zone d'étude. Par conséquent, il est peu probable que les activités industrielles menées en dehors des saisons où les bélugas sont présents (c'est‑à‑dire pendant la saison des glaces) touchent directement les bélugas.

Références

Voir les références utilisées pour l'information des bélugas.