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Évaluation nationale des systèmes d'aqueduc et d'égout dans les collectivités des Premières nations - Rapport de synthèse régional - Manitoba



Préparé par : Neegan Burnside Ltd.
Préparé pour : Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien
date : Janvier 2011
Numéro de dossier : FGY163080.4

Format PDF   (2.6 Mo, 104 Pages)

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Énoncé des qualités et des limites associées aux rapports de synthèse régionaux

Le présent rapport de synthèse régional a été préparé par Neegan Burnside Ltd. et une équipe de sous-traitants (le consultant) pour le compte du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (le client). Des rapports de synthèse régionaux ont été préparés pour huit régions afin de faciliter la planification aux niveaux régional et national des travaux de mise à niveau des systèmes d'aqueduc et d'égout et l'établissement du budget associé à ces travaux.

La matière contenue dans le présent rapport :

  • est préliminaire par nature, pour permettre au client de procéder à une planification de haut niveau du budget et des risques à l'échelle nationale.
  • résume les données et les résultats des rapports spécifiques aux collectivités qui ont été préparés et publiés pour une région particulière.
  • n'a pas pour but de préconiser une solution visant à remédier aux lacunes dans chaque collectivité. Le rapport présentera plutôt une ou des solutions possibles, présentées plus en détail dans les rapports sur les collectivités, ainsi que leurs coûts préliminaires probables. Des études particulières sur les collectivités comprenant une évaluation plus détaillée seront nécessaires afin d'établir les solutions privilégiées et les coûts finaux.
  • est fondée sur les conditions existantes observées par le consultant ou déclarées à celui-ci. La présente évaluation n'élimine pas entièrement les incertitudes possibles quant aux coûts, aux risques ou aux pertes en lien avec une installation. Les conditions existantes non enregistrées demeurent inconnues, compte tenu du niveau de l'étude.
  • doit être lue dans son intégralité.
  • ne doit pas être utilisée à d'autres fins que celles convenues avec le client. Toute utilisation de ce rapport par une tierce partie ou toute référence à celui-ci ou décision fondée sur celui-ci relève de la responsabilité de cette tierce partie. Tout autre utilisateur n'a aucunement le droit de déposer quelque réclamation que ce soit à l'endroit du consultant, de ses sous-traitants, de ses représentants, de ses agents et de ses employés.

Les risques liés à la santé et à la sécurité et au bâtiment ont été établis d'après les dangers repérés à vue d'œil lors de la visite des installations de traitement de l'eau et d'épuration des eaux usées. Ils n'ont pas fait l'objet d'une évaluation complète basée sur les règlements sur la santé et la sécurité et/ou les règlements sur les codes de bâtiment.

Le consultant n'assume aucune responsabilité quant aux décisions ou aux mesures fondées sur le présent rapport.




Table des matières

Liste des tableaux

Liste des figures

Annexes




1.0 Introduction

Le gouvernement du Canada s'est engagé à fournir de l'eau potable salubre à toutes les collectivités des Premières nations, et à s'assurer que les systèmes d'égout de toutes ces collectivités respectent les exigences relatives à la qualité des effluents. Dans le cadre de cet engagement, le gouvernement a lancé le Plan d'action pour l'approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées des Premières nations (ci-après le Plan). Ce Plan prévoit des fonds pour la construction et la mise à niveau de systèmes d'eau et d'égout, la formation des opérateurs et les activités de sensibilisation du public quant aux systèmes d'aqueduc et d'égout dans les réserves. Il prévoit également une évaluation indépendante à l'échelle nationale, l'Évaluation nationale des systèmes d'aqueduc et d'égout dans les collectivités des Premières nations (ci-après l'Évaluation nationale), qui orientera la stratégie future d'investissement à long terme du gouvernement. Cette évaluation était également recommandée par le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones.

L'objectif de l'Évaluation nationale est de relever les lacunes et les problèmes d'exploitation présents dans les systèmes d'aqueduc et d'égout, d'identifier les besoins à long terme en eau potable et en épuration des eaux usées pour chaque collectivité et de recommander des stratégies pour des infrastructures durables.

Les objectifs de l'Évaluation nationale sont les suivants :

  • Établir les mises à niveau nécessaires pour que les systèmes publics existants soient conformes à la norme sur les niveaux de service du MAINC, au Protocole pour la salubrité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations du MAINC, au Protocole ayant trait au traitement et à l'élimination des eaux usées dans les collectivités des Premières nations du MAINC, ainsi qu'aux règlements, normes et codes provinciaux applicables.

  • Effectuer l'inspection annuelle, l'évaluation des risques et les inspections conformes au Système de rapports sur la condition des biens (SRCB) pour les biens des systèmes d'aqueduc et d'égout.

  • Procéder à une évaluation fonctionnelle générale des systèmes privés, communautaires et/ou centralisés de la collectivité.

  • Préparer une estimation de catégorie D pour chacune des collectivités visitées. Les estimations de catégorie D sont préliminaires et elles sont basées sur les renseignements disponibles sur le site. Elles donnent le coût approximatif des mesures recommandées, et elles peuvent servir aux fins de l'élaboration des plans d'immobilisations à long terme et aux fins d'analyses préliminaires des projets d'immobilisations.

L'Évaluation nationale suppose la cueillette de données sur chaque collectivité, une visite des installations et la préparation de rapports spécifiques à chaque Première nation participante. La firme de consultation Neegan Burnside Ltd. et ses sous-traitants ont effectué les évaluations pour chacune des huit régions concernées. Le présent rapport résume les résultats obtenus pour la région du Manitoba.

1.1 Visites

La firme de consultation Neegan Burnside Ltd. et son sous-traitant, KGS Group, ont effectué des visites dans la région du Manitoba au cours des mois de septembre et d'octobre 2009 et de mai à juillet 2010. Pour chaque visite, il y avait au moins deux membres de l'équipe. Le formateur itinérant, et dans certains cas l'hygiéniste du milieu (HM) de Santé Canada, étaient également invités à ces visites. Chaque rapport sur la collectivité indique les participants additionnels, le cas échéant.

Une fois les diverses composantes utilisées par la Première nation pour fournir les services d'alimentation en eau et de collecte des eaux usées à la collectivité (c.-à-d. nombre et types de systèmes, canalisations, systèmes individuels, etc.), la population et les besoins futurs (développement prévu et croissance démographique) identifiés, une évaluation portant sur les systèmes d'aqueduc et d'égout et sur 5 % des systèmes individuels a été faite.

1.2 Rapports

Des rapports spécifiques aux collectivités ont été préparés pour chaque Première nation. Dans la région du Manitoba, la totalité des 62 Premières nations ont participé à l'étude. La figure 1.1 indique l'emplacement de chaque Première nation visitée dans le cadre de l'étude.

Les rapports comprennent une évaluation des systèmes communautaires et individuels existants, la détermination des mises à niveau nécessaires pour satisfaire aux lignes directrices et aux protocoles ministériels, fédéraux et provinciaux, une évaluation des services existants dans la collectivité, ainsi que des projections de la population et des débits d'eau potable et d'eaux usées pour les dix prochaines années. Chaque rapport comprend les coûts projetés des recommandations visant la conformité aux protocoles ministériels et aux lignes directrices fédérales et provinciales, ainsi qu'une évaluation des options possibles, avec le coût du cycle de vie pour chaque option réalisable.

Les annexes de chaque rapport renferment également les résumés de l'inspection annuelle des systèmes d'alimentation en eau potable, de l'évaluation des niveaux de risque et de l'inspection conforme au Système de rapport sur l'état des biens effectués pour chaque système.

Figure 1.1 – Premières nations du Manitoba visitées

Figure 1.1 – Premières nations du Manitoba visitées

Description détaillée pour Figure 1.1






2.0 Aperçu régional

La région du Manitoba comprend 62 Premières nations, dont 74 systèmes d'aqueduc (69 systèmes appartenant aux Premières nations et 5 systèmes faisant l'objet d'un accord de transfert municipal) et 61 systèmes d'égout (57 systèmes appartenant aux Premières nations et 4 systèmes faisant l'objet d'un accord de transfert municipal).

Un système d'aqueduc ou d'égout appartenant à une Première nation est une installation financée par le MAINC et desservant au moins cinq habitations ou installations publiques. Un accord de transfert municipal (ATM) permet à la Première nation de s'approvisionner en eau traitée ou d'évacuer ses eaux usées chez une municipalité, une autre Première nation ou une entité corporative avoisinante, en vertu d'une entente officielle entre les deux parties.

Les collectivités visitées comptent de 43 à 5 869 personnes et ont une densité d'occupation de 2,0 à 8,8 personnes par logement. Le nombre total d'habitations est de 15 661 et le nombre moyen de personnes par logement est de 5,4.

2.1 Alimentation en eau

Au total, 74 systèmes d'aqueduc desservent 60 Premières nations. Les deux autres Premières nations sont desservies uniquement par des puits individuels. Pour ce qui est du traitement de l'eau, les 74 systèmes comprennent :

  • 5 systèmes alimentés en eau en vertu d'un accord de transfert municipal (ATM);
  • 32 systèmes alimentés en eau souterraine;
  • 37 systèmes alimentés en eau de surface.

Pour ce qui est de la distribution de l'eau, les 74 systèmes sont tous entretenus par les Premières nations. Les données suivantes résument le niveau de service fourni aux habitations dans la région du Manitoba :

  • 51 % des habitations (7 930) sont desservies par un réseau de canalisations;
  • 31 % des habitations (4 777) sont desservies par camion-citerne;
  • 13 % des habitations (2 078) sont desservies par un puits individuel;
  • 5 % des habitations (876) sont dépourvues de service d'alimentation en eau.

La plupart des habitations dépourvues de service sont situées dans des collectivités éloignées de la partie nord de la province. En général, ces habitations sont dépourvues de service parce qu'elles ne sont pas dotées de tuyauterie. Dans certains cas, la canalisation de distribution d'eau passe devant l'habitation, mais celle-ci n'y est pas raccordée parce qu'elle n'est pas dotée de tuyauterie.

Le tableau 2.1, ci-dessous, donne un aperçu des systèmes d'aqueduc selon leur classification, le type de source, le type de traitement et le type de réservoir. En général, la classification du système de traitement reflète la complexité du procédé de traitement. Les systèmes considérés comme des « petits systèmes » sont habituellement des systèmes avec désinfection seulement ou sans traitement et la classification du système de distribution reflète la population de la collectivité desservie. Les classifications sont établies d'après les règlements du Manitoba.

Tableau 2.1 – Aperçu des systèmes d'aqueduc

Classification du système Nbre % du total
Petit système 12 16 %
Niveau I 7 10 %
Niveau II 32 43 %
Niveau III 18 24 %
ATM 5 7 %

Type de source Nbre % du total
Eau souterraine 32 43 %
Eau de surface 37 50 %
ATM 5 7 %

Réservoir Nbre % du total
Aucun 11 15 %
Au niveau du sol 3 4 %
Souterrain 60 81 %

Type de traitement Nbre % du total
Aucun – utilisation directe 6 8 %
Désinfection seulement 8 11 %
Filtration sur sables verts 5 7 %
Filtration sur charbon actif 1 1 %
Filtration lente sur sable 1 1 %
Classique 34 46 %
Filtration sur membrane 14 19 %
ATM 5 7 %

2.2 Évacuation des eaux usées

Au total, 61 systèmes d'égout desservent 55 Premières nations. Les 7 autres Premières nations ne sont desservies que par des installations septiques individuelles.

Pour ce qui est du traitement des eaux usées, les 61 systèmes comprennent :

  • 4 systèmes faisant l'objet d'un accord de transfert municipal (ATM);
  • 57 systèmes d'épuration des eaux usées appartenant aux Premières nations, dont 32 systèmes qui comportent des étangs facultatifs ou aérés, 24 systèmes qui comportent une station mécanique et 1 système qui comporte une fosse septique communautaire.

Pour ce qui est de la collecte des eaux usées, les 61 systèmes comprennent :

  • 2 systèmes de collecte des eaux usées entretenus en vertu d'un accord de transfert municipal (ATM);
  • 59 systèmes de collecte des eaux usées entretenus par la Première nation.

Voici un résumé du niveau de service offert aux collectivités de la région du Manitoba :

  • 45 % des habitations (7 075) sont desservies par un réseau de canalisations;
  • 28 % des habitations (4 403) sont desservies par camion-citerne;
  • 22 % des habitations (3 337) sont desservies par des installations septiques individuelles;
  • 5 % des habitations (846) sont dépourvues de service de collecte des eaux usées.

Le tableau suivant donne un aperçu des systèmes d'égout selon leur classification et le type de traitement.

Tableau 2.2 – Aperçu des systèmes d'égout

Classification du système Nbre % du total
Petit système 4 7 %
Niveau I 28 45 %
Niveau II 20 33 %
Niveau III 5 8 %
ATM 4 7 %

Type de traitement Nbre % du total
Étang aéré 10 16 %
Étang facultatif 22 36 %
Traitement mécanique 24 39 %
ATM 4 7 %
Installation septique 1 2 %






3.0 Résultats préliminaires et tendances

3.1 Consommation par personne et capacité des stations

Aucun registre des débits n'est disponible pour 2 des 5 Premières nations desservies dans le cadre d'un accord de transfert municipal ainsi que pour 23 des Premières nations desservies par un système d'aqueduc communautaire. Pour les 49 systèmes d'aqueduc communautaires restants, la demande moyenne par personne se situe entre 10 L/p/j et 420 L/p/j, la demande moyenne par personne étant d'environ 176 L/p/j.

Dans le cas des systèmes pour lesquels il n'existe aucune donnée sur les débits, l'évaluation est fondée sur une demande moyenne par personne de 225 L/p/j à 275 L/p/j pour les systèmes de distribution par canalisations et de 90 L/p/j pour les systèmes de distribution par camion–citerne. La répartition des demandes d'eau par personne est indiquée au tableau 3.1.

Tableau 3.1 – Échelle des demandes d'eau par personne
  Nombre de systèmes en 2009
Moins de 250 L/p/j 38
De 250 L/p/j à 375 L/p/j 34
Plus de 375 L/p/j 2

Aucune donnée sur les débits d'eaux usées n'est disponible pour la plupart des systèmes d'égout. Par conséquent, afin d'évaluer la capacité de l'infrastructure existante de répondre aux besoins actuels et projetés, on a calculé un débit quotidien moyen d'après la consommation réelle ou présumée par personne, en ajoutant 90 L/p/j pour l'infiltration dans les réseaux de canalisations.

La figure suivante résume la capacité de traitement des systèmes d'aqueduc et d'égout.

  • Capacité dépassée : le système existant ne répond pas aux besoins actuels.
  • Capacité atteinte : le système existant répond aux besoins actuels.
  • Capacité disponible : le système existant a une capacité plus que suffisante pour répondre aux besoins actuels.
  • Données insuffisantes : les données disponibles ne suffisent pas à déterminer la capacité réelle du système.

Figure 3.1 – Capacités de traitement de l'eau et d'épuration des eaux usées

Figure 3.1 – Capacités de traitement de l'eau et d'épuration des eaux usées

Description détaillée pour Figure 3.1

Les données recueillies indiquent que 11 systèmes d'aqueduc et 12 systèmes d'égout ont atteint ou dépassé leur capacité estimée. Dans le cas des stations dont la capacité est dépassée, la demande par personne correspond aux valeurs habituelles pour la région, selon les données disponibles.

3.2 Distribution et collecte

Dans les 62 Premières nations visées, la taille des ménages se situe entre 2,0 et 8,8 personnes par logement, la moyenne étant de 5,4 personnes par logement. Le nombre total de branchements d'eau est de 7 930 et de branchements d'égout est de 7 075. La longueur moyenne des tronçons de conduite principale d'eau entre les branchements est d'environ 56 m. La longueur moyenne des tronçons de collecteur d'égout principal entre les branchements est d'environ 33 m.

Dans certains cas, les données sur les conduites principales d'eau incluaient les tronçons des conduites principales dédiées à la distribution (sans branchements) et les canalisations non dédiées à la distribution (tuyaux d'adduction et conduites d'amenée d'eau brute); la longueur moyenne des tronçons entre les branchements était donc exagérée, particulièrement dans le cas des petites collectivités où ces longueurs additionnelles de canalisations sont réparties sur un petit nombre de branchements.

Le tableau ci-dessous indique le nombre de systèmes d'aqueduc et d'égout dont la longueur des tronçons entre les branchements est supérieure à 30 m, et ceux dont la longueur des tronçons entre les branchements est inférieure à 30 m. Ces renseignements n'étaient pas disponibles pour tous les systèmes.

Tableau 3.2 – Longueur moyenne des tronçons de conduite d'eau principale et de collecteur d'égout principal entre les branchements
  Conduite principale Collecteur d'égout principal
Longueur moyenne entre les branchements (m) 56 33
Nombre de systèmes dont la longueur des tronçons entre les branchements est supérieure à 30 m 50 27
Nombre de systèmes dont la longueur des tronçons entre les branchements est inférieure à 30 m 9 24

Figure 3.2 – Distribution de l'eau : Longueur moyenne des tronçons de conduite principale entre les branchements

Figure 3.2 – Distribution de l'eau : Longueur moyenne des tronçons de conduite principale entre les branchements

Description détaillée pour Figure 3.2

Figure 3.3 – Collecte des eaux usées : Longueur moyenne des tronçons du collecteur entre les branchements

Figure 3.3 – Collecte des eaux usées : Longueur moyenne des tronçons du collecteur entre les branchements

Description détaillée pour Figure 3.3

3.3 Évaluation du niveau de risque associé à l'eau

Une évaluation du niveau de risque a été effectuée pour chaque système d'aqueduc, conformément au document Management Risk Level Evaluation Guidelines for Water and Wastewater Systems in First Nations Communities (en anglais seulement) du MAINC. Chaque installation est évaluée pour les catégories de risque suivantes : source d'eau, conception, exploitation (et entretien), rapports et opérateurs. Les niveaux de risque de ces cinq catégories sont ensuite utilisés pour déterminer le niveau de risque global du système.

Chacune des cinq catégories de risque, ainsi que le niveau de risque global du système, se voit attribuer un résultat de 1 à 10. Les niveaux de risque faible, moyen et élevé sont définis de la façon suivante.

  • Niveau de risque faible (1,0 à 4,0) : Il s'agit de systèmes qui ne présentent que de légères lacunes. Ces systèmes respectent habituellement les critères de qualité de l'eau potable canadiens appropriés (en particulier, les Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada (RQEPC)).
  • Niveau de risque moyen (4,1 à 7,0) : Il s'agit de systèmes qui présentent des lacunes qui, de façon individuelle ou combinée, constituent un risque moyen pour la qualité de l'eau et la santé humaine. Ces systèmes n'exigent habituellement pas que des mesures immédiates soient prises, mais les lacunes doivent être corrigées pour que d'éventuels problèmes soient évités.
  • Niveau de risque élevé (7,1 à 10,0) : Il s'agit de systèmes présentant des lacunes majeures qui, de façon individuelle ou combinée, constituent un risque élevé pour la qualité de l'eau. Ces lacunes pourraient causer des problèmes pour la santé et la sécurité, ou pour l'environnement. Il pourrait également en résulter des avis concernant la qualité de l'eau potable (par exemple, des avis d'ébullition de l'eau), des situations récurrentes de non–conformité aux lignes directrices et des problèmes d'approvisionnement en eau. Dès qu'un système se fait attribuer un niveau de risque élevé, les régions et les Premières nations doivent prendre des mesures correctrices immédiates afin de minimiser ou d'éliminer les lacunes identifiées.

Sommaire régional du niveau de risque

Des 74 systèmes d'aqueduc inspectés :

  • 21 sont considérés comme présentant un niveau de risque global élevé;
  • 32 sont considérés comme présentant un niveau de risque global moyen;
  • 21 sont considérés comme présentant un niveau de risque global faible.

L'annexe E.1 présente un tableau récapitulatif de la corrélation entre la catégorie de risque et le niveau de risque global.

La figure 3.4 indique la répartition géographique des systèmes d'aqueduc inspectés et de leur niveau de risque final.

Figure 3.4 – Niveau de risque des systèmes d'aqueduc au Manitoba

Figure 3.4 – Niveau de risque des systèmes d'aqueduc au Manitoba

Description détaillée pour Figure 3.4

3.3.1 Niveau de risque global des systèmes selon la source

Le tableau suivant résume le niveau de risque global des systèmes selon la source d'approvisionnement en eau. On tient pour acquis que les sources d'eau des systèmes faisant l'objet d'un accord de transfert municipal présentent habituellement le niveau de risque le plus faible, suivi par les systèmes alimentés en eau de surface puis enfin par les systèmes alimentés en eau souterraine.

Tableau 3.3 – Sommaire des niveaux de risque global selon la source d'alimentation en eau
Niveau de risque global Eau souterraine Eau de surface ATM Total
Élevé 12 9 0 21
Moyen 10 21 1 32
Faible 10 7 4 21
Total 32 37 5 74

3.3.2 Niveau de risque global des systèmes selon le niveau de classification du traitement

Le tableau suivant résume le niveau de risque global des systèmes selon le niveau de classification du traitement. Même si aucun lien n'a pu être clairement établi entre le niveau de classification des systèmes et le niveau de risque global des systèmes, 92 % des petits systèmes ont un niveau de risque élevé, 56 % des systèmes de niveau II et 50 % des systèmes de niveau III ont un niveau de risque moyen.

Tableau 3.4 – Sommaire des niveaux de risque global selon le niveau de classification du traitement
Niveau de risque global Petit système Niveau I Niveau II Niveau III ATM Total
Élevé 11 1 6 3 0 21
Moyen 1 3 18 9 1 32
Faible 0 3 8 6 4 21
Total 12 7 32 18 5 74

Figure 3.5 – Profil de risque fondé sur le niveau de classification du système de traitement de l'eau

Figure 3.5 – Profil de risque fondé sur le niveau de classification du système de traitement de l'eau

Description détaillée pour Figure 3.5

3.3.3 Niveau de risque global selon le nombre de branchements

Dans la région du Manitoba, environ 81 % des systèmes comportant plus de 100 branchements ont un niveau de risque global moyen ou faible, et environ 85 % des systèmes comportant moins de 100 branchements ont un niveau de risque global moyen ou élevé.

3.3.4 Catégories de risque – Système d'aqueduc

Le niveau de risque global comprend cinq catégories de risque : source d'eau, conception, exploitation, rapports et opérateurs. Ces différentes catégories sont exposées plus bas.

Figure 3.6 – Système d'aqueduc : Profil de risque fondé sur les catégories de risque

Figure 3.6 – Système d'aqueduc : Profil de risque fondé sur les catégories de risque

Description détaillée pour Figure 3.6

  Source Conception Exploitation Rapports Opérateurs
Niveau de risque 7,7 4,1 6,3 6,7 3,1
Minimum 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0
Maximum 10,0 8,0 10,0 10,0 10,0
Écart-type 2,1 2,3 2,3 3,4 3,3

3.3.5 Catégorie de risque « Source d'eau » – Système d'aqueduc

Le niveau de risque moyen associé à la source d'eau est de 7,7. Ce résultat selon le type de source est le suivant :

  • niveau de risque de 7,4 pour l'eau souterraine;
  • niveau de risque de 8,7 pour l'eau de surface;
  • niveau de risque de 2,4 pour les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM).

Les données indiquent que le niveau de risque des systèmes alimentés en eau de surface est généralement plus élevé que le niveau de risque des systèmes alimentés en eau souterraine. La formule utilisée pour calculer le niveau de risque attribue automatiquement un niveau de risque de départ plus élevé à ces types de systèmes.

La figure suivante indique les facteurs participant au niveau de risque associé à la source.

Figure 3.7 – Facteurs de risque associés à la source

Figure 3.7 – Facteurs de risque associés à la source

Description détaillée pour Figure 3.7

3.3.6 Catégorie de risque « Conception » – Système d'aqueduc

Le niveau de risque moyen associé à la conception est de 4,1. Ce résultat selon le type de source est le suivant :

  • niveau de risque de 4,5 pour l'eau souterraine;
  • niveau de risque de 4,0 pour l'eau de surface;
  • niveau de risque de 2,8 pour les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM).

Le niveau de risque associé à la conception le plus élevé est attribué aux systèmes alimentés en eau souterraine, car ils n'offrent pas un niveau de traitement adéquat pour respecter les exigences énoncées dans les lignes directrices en ce qui a trait à l'esthétique et à l'exploitation. Dans le cadre de l'approche à barrières multiples, le traitement de l'eau par chloration est maintenant requis pour tous les systèmes d'alimentation en eau. De façon générale, le niveau de risque associé à la conception d'un système alimenté en eau souterraine est plus élevé si aucun système de désinfection n'est en place, ou si le temps de contact est insuffisant pour assurer un processus de chloration adéquat.

Le risque élevé des systèmes alimentés en eau de surface et des systèmes relevant d'un accord de transfert municipal est généralement attribuable à la présence de sous-produits de désinfection en concentrations supérieures aux limites prescrites dans les RQEPC dans l'eau traitée ou distribuée.

Plusieurs facteurs clés expliquent les résultats du niveau de risque associé à la conception, notamment :

  • non-respect des Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada (RQEPC);
  • dépassement des concentrations maximales acceptables (CMA) relatives aux bactéries prescrites dans les RQEPC;
  • absence de système de désinfection ou système de désinfection non utilisé;
  • absence de traitement approprié pour satisfaire aux exigences des protocoles du MAINC;
  • problèmes de fiabilité du système;
  • capacité nominale presque atteinte ou dépassée;
  • gestion inappropriée des déchets.

La fréquence de chaque facteur de risque associé à la conception est indiquée dans la figure ci-dessous.

Figure 3.8 – Facteurs de risque associés à la conception

Figure 3.8 – Facteurs de risque associés à la conception

Description détaillée pour Figure 3.8

Il suffit que le facteur de risque associé à la conception représenté en rouge s'applique au système d'aqueduc pour que celui–ci se fasse attribuer un niveau de risque élevé, peu importe les résultats des autres catégories de risque.

3.3.7 Catégorie de risque « Exploitation » – Système d'aqueduc

Le niveau de risque moyen associé à l'exploitation est de 6,3. Ce résultat selon le type de source est le suivant :

  • niveau de risque de 6,0 pour l'eau souterraine;
  • niveau de risque de 6,6 pour l'eau de surface;
  • niveau de risque de 5,8 pour les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM).

Les facteurs qui font augmenter les niveaux de risque comprennent les opérateurs ne tenant pas de registres, les opérateurs ne disposant pas de manuels d'exploitation et d'entretien approuvés ou n'utilisant pas ces manuels, et les opérateurs ne planifiant pas ou n'effectuant pas les opérations d'entretien. Pour réduire le niveau de risque associé à l'exploitation, et par le fait même le niveau de risque global, il suffit d'apporter des améliorations dans ces domaines.

Plusieurs facteurs clés expliquent les résultats du niveau de risque associé à l'exploitation, notamment :

  • non-respect des Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada (RQEPC);
  • dépassement des concentrations maximales acceptables (CMA) relatives aux bactéries prescrites dans les RQEPC;
  • mauvaise tenue des registres d'entretien;
  • entretien général du système insuffisant;
  • plan d'intervention d'urgence non implanté ou non suivi;
  • manuel d'exploitation et d'entretien non existant ou non utilisé.

Figure 3.9 – Facteurs de risque associés à l'exploitation

Figure 3.9 – Facteurs de risque associés à l'exploitation

Description détaillée pour Figure 3.9

Figure 3.10 – Résumé des observations : Pratiques d'exploitation des systèmes d'aqueduc

Figure 3.10 – Résumé des observations : Pratiques d'exploitation des systèmes d'aqueduc

Description détaillée pour Figure 3.10

Une ou plusieurs composantes majeures ne fonctionnent pas pour environ 70 % des systèmes. Bien que les opérateurs d'environ 75 % des systèmes effectuent une purge des canalisations et une purge des prises d'eau d'incendie, la plupart n'effectuent pas régulièrement de décolmatage des conduites principales. Environ 36 % n'effectuent pas le nettoyage des réservoirs et 53 % n'effectuent pas l'essai des pompes à incendie. Les registres d'entretien et de réparation des systèmes n'étaient disponibles que pour 42 % des systèmes.

3.3.8 Catégorie de risque « Rapports » – Système d'aqueduc

Le niveau de risque moyen associé aux rapports est de 6,7. Certains des systèmes relevant d'un accord de transfert municipal comportent un réservoir de rechloration et un poste de relèvement haute pression qui assure l'adduction de l'eau. Il n'y a généralement pas de registres du chlore résiduel et des débits pour ces installations, ce qui explique le niveau de risque de 9,2 de ces systèmes. Ce résultat selon le type de source est le suivant :

  • niveau de risque de 7,1 pour l'eau souterraine;
  • niveau de risque de 6,0 pour l'eau de surface;
  • niveau de risque de 9,2 pour les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM).

Les principaux facteurs augmentant le niveau de risque de tous les systèmes sont la mauvaise tenue des registres et la tenue irrégulière des rapports (62 %).

Figure 3.11 – Facteurs de risque associés aux rapports

Figure 3.11 – Facteurs de risque associés aux rapports

Description détaillée pour Figure 3.11

3.3.9 Catégorie de risque « Opérateurs » – Système d'aqueduc

Le niveau de risque moyen associé aux opérateurs est de 3,1. Il s'agit du niveau de risque global le plus bas pour tous les types de systèmes. La majorité des systèmes sont dotés d'un opérateur principal, à l'exception de quelques petits postes de relèvement d'eau souterraine. Même si un système plus complexe (selon la classification du traitement) exige des opérateurs avec un plus haut niveau de formation, le niveau de risque associé aux opérateurs est plus élevé dans le cas des systèmes alimentés en eau souterraine. Le niveau de risque moyen associé aux opérateurs selon le type de source est le suivant :

  • niveau de risque de 4,3 pour l'eau souterraine;
  • niveau de risque de 2,5 pour l'eau de surface;
  • niveau de risque de 1,0 pour les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM).

Les systèmes existants qui ont des opérateurs principaux et de remplacement dotés d'une certification conforme sont indiqués dans le tableau 3.5. Des 69 systèmes exigeant un opérateur certifié pour le système de traitement de l'eau, 49 % n'avaient pas d'opérateur principal doté d'une certification conforme et 88 % n'avaient pas d'opérateur de remplacement doté d'une telle certification. Des 69 systèmes exigeant un opérateur certifié pour le système de distribution, 38 % n'avaient pas d'opérateur principal doté d'une certification conforme, et 75 % n'avaient pas d'opérateur de remplacement doté d'une telle certification.

Tableau 3.5 – Système d'aqueduc : Statut des opérateurs pour la région du Manitoba
  Opérateur principal Opérateur de remplacement
Traitement Distribution Traitement Distribution
Nombre de systèmes actuellement sans opérateur 5 4 15 14
Nombre de systèmes dont les opérateurs ne sont pas certifiés 15 16 36 37
Nombre de systèmes dont les opérateurs sont certifiés, mais pas au niveau requis par le système 14 6 10 1
Nombre de systèmes dont les opérateurs sont dotés de la certification adéquate 35 43 8 17
Nombre de systèmes dont les opérateurs n'ont pas à être certifiés 5 5 5 5
Nombre total de systèmes 74 74 74 74

Les facteurs couramment associés à un niveau de risque élevé sont indiqués à la figure 3.12. Une certification et une formation insuffisantes et l'absence d'opérateur principal ou de remplacement font partie de ces facteurs.

Figure 3.12 – Facteurs de risque associés aux opérateurs

Figure 3.12 – Facteurs de risque associés aux opérateurs

Description détaillée pour Figure 3.12

3.4 Évaluation du niveau de risque associé aux eaux usées

On a procédé à une évaluation du niveau de risque pour chaque système d'épuration des eaux usées, conformément au document Management Risk Level Evaluation Guidelines for Water and Wastewater Systems in First Nations Communities (en anglais seulement) du MAINC. Le niveau de risque de chaque installation d'épuration des eaux usées est classé selon les catégories suivantes : milieu récepteur des effluents, conception, exploitation (et entretien), rapports, et opérateurs. Le risque global est une moyenne pondérée des résultats des principaux niveaux de risque.

Chacune des cinq catégories de risque, tout comme le niveau de risque global du système, se fait attribuer un résultat numérique (1 à 10). Un niveau de risque compris entre 1,0 et 4,0 correspond à un risque faible, un niveau de risque compris entre 4,1 et 7,0 correspond à un risque moyen, et un niveau de risque compris entre 7,1 et 10,0 correspond à un risque élevé.

Des 61 systèmes d'épuration des eaux usées inspectés :

  • 6 sont considérés comme présentant un risque global élevé;
  • 38 sont considérés comme présentant un risque global moyen;
  • 17 sont considérés comme présentant un risque global faible.

L'annexe E.2 comprend un tableau qui résume la corrélation entre les catégories de risque et le risque global.

La figure 3.13 indique la répartition géographique des systèmes d'égout inspectés et de leur niveau de risque final.

Figure 3.13 – Niveau de risque des systèmes d'égout au Manitoba

Figure 3.13 – Niveau de risque des systèmes d'égout au Manitoba

Description détaillée pour Figure 3.13

3.4.1 Niveau de risque global du système selon la classification du traitement

La figure 3.14 montre la corrélation entre le niveau de risque global moyen associé au système et le niveau de classification du système de traitement. Dans la région du Manitoba, la majorité des systèmes sont de niveau I ou II, et il n'y a que cinq systèmes de niveau III et quatre petits systèmes. Dans le cas des systèmes relevant d'un ATM, on a pris pour acquis que la municipalité concernée exploitait son système conformément aux règlements municipaux, ce qui a contribué à l'abaissement du niveau de risque pour ces systèmes.

La totalité des quatre systèmes relevant d'un ATM ont un niveau de risque faible. Dans la région du Manitoba :

  • tous les petits systèmes un niveau de risque faible ou moyen;
  • tous les systèmes de niveau I, à l'exception d'un seul, ont un niveau de risque faible ou moyen;
  • 90 % des systèmes de niveau II ont un niveau de risque moyen ou élevé;
  • la totalité des cinq systèmes de niveau III ont un niveau de risque élevé.

Figure 3.14 – Profil de risque fondé sur la classification du système d'épuration des eaux usées

Figure 3.14 – Profil de risque fondé sur la classification du système d'épuration des eaux usées

Description détaillée pour Figure 3.14

3.4.2 Niveau de risque global du système selon le nombre de branchements

Dans la région du Manitoba, plus le nombre de branchements est élevé, plus le niveau de risque global associé au système est élevé.

3.4.3 Catégories de risque – Système d'égout

Le niveau de risque global comprend cinq catégories de risque : milieu récepteur des effluents, conception, exploitation, rapports et opérateurs. Ces différentes catégories sont exposées plus bas.

Figure 3.15 – Système d'égout : Profil de risque fondé sur les catégories de risque

Figure 3.15 – Système d'égout : Profil de risque fondé sur les catégories de risque

Description détaillée pour Figure 3.15

  Milieu récepteur
des effluents
Conception Exploitation Rapports Opérateurs
Niveau de risque 6,0 3,7 6,7 5,6 2,8
Minimum 1,0 1,0 3,0 1,0 1,0
Maximum 10,0 8,0 10,0 10,0 10,0
Écart-type 2,8 2,1 1,9 4,2 2,8

3.4.4 Catégorie de risque « Milieu récepteur des effluents » – Système d'égout

Le niveau de risque moyen associé au milieu récepteur des effluents est de 6,0. Cette catégorie de risque comporte deux facteurs clés :

  • le milieu récepteur;
  • l'utilisation humaine du milieu récepteur, par exemple pour la pêche ou pour des activités récréatives, ou comme source d'eau potable.

Ce résultat selon le type de traitement est le suivant :

  • niveau de risque de 3,0 pour les installations septiques;
  • niveau de risque de 6,1 pour les étangs aérés;
  • niveau de risque de 5,0 pour les étangs facultatifs;
  • niveau de risque de 7,7 pour les stations d'épuration mécaniques;
  • niveau de risque de 1,8 pour les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM).

Figure 3.16 – Facteurs de risque associés au milieu récepteur des effluents

Figure 3.16 – Facteurs de risque associés au milieu récepteur des effluents

Description détaillée pour Figure 3.16

3.4.5 Catégorie de risque « Conception » – Système d'égout

Le niveau de risque moyen associé à la conception est de 3,7. Cette catégorie de risque est celle qui présente le résultat moyen le plus faible. Toutefois, sans compter les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal, 18 systèmes ont un niveau de risque élevé ou moyen, et 39 systèmes ont un niveau de risque faible. Ce résultat selon le type de traitement est le suivant :

  • niveau de risque de 3,0 pour les installations septiques;
  • niveau de risque de 2,8 pour les étangs aérés;
  • niveau de risque de 3,2 pour les étangs facultatifs;
  • niveau de risque de 5,0 pour les stations d'épuration mécaniques;
  • niveau de risque de 1,3 pour les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM).

Plusieurs facteurs clés expliquent les résultats du niveau de risque associé à la conception dans la région, notamment :

  • procédés de traitement inadéquats;
  • problèmes de fiabilité du système;
  • aucune marge de manœuvre pour répondre à la demande future;
  • dépassement de la capacité nominale du système;
  • gestion inappropriée des déchets.

Figure 3.17 – Facteurs de risque associés à la conception

Figure 3.17 – Facteurs de risque associés à la conception

Description détaillée pour Figure 3.17

3.4.6 Catégorie de risque « Exploitation » – Système d'égout

Le niveau de risque moyen associé à l'exploitation est de 6,7. La plupart des systèmes d'égout ont un niveau de risque moyen ou élevé. Par conséquent, les mesures d'atténuation des risques sont particulièrement indiquées dans ce domaine. Ce résultat selon le type de traitement est le suivant :

  • niveau de risque de 8,0 pour les installations septiques;
  • niveau de risque de 5,5 pour les étangs aérés;
  • niveau de risque de 7,1 pour les étangs facultatifs;
  • niveau de risque de 7,1 pour les stations d'épuration mécaniques;
  • niveau de risque de 4,5 pour les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM).

Plusieurs facteurs clés expliquent les résultats du niveau de risque associé à l'exploitation dans la région du Manitoba, notamment :

  • tenue inappropriée des registres d'entretien;
  • entretien général inadéquat;
  • plans d'intervention d'urgence non implantés ou non utilisés;
  • manuels d'exploitation et d'entretien non disponibles ou non utilisés.

Figure 3.18 – Facteurs de risque associés à l'exploitation

Figure 3.18 – Facteurs de risque associés à l'exploitation

Description détaillée pour Figure 3.18

3.4.7 Catégorie de risque « Rapports » – Système d'égout

Le niveau de risque moyen associé aux rapports est de 5,6. Cette catégorie de risque porte sur la tenue des registres des données de la qualité des effluents et des registres de surveillance du système. Les données devant être enregistrées pour les installations septiques et les étangs sont très minimes : seuls des registres d'entretien général et l'échantillonnage des effluents des étangs avant leur rejet suffisent. Une mauvaise tenue des registres est un facteur important de l'augmentation du risque global pour les stations d'épuration mécaniques avec déversement continu. Ce résultat selon le type de traitement est le suivant :

  • niveau de risque de 1,0 pour les installations septiques;
  • niveau de risque de 4,8 pour les étangs aérés;
  • niveau de risque de 3,6 pour les étangs facultatifs;
  • niveau de risque de 8,3 pour les stations d'épuration mécaniques;
  • niveau de risque de 3,3 pour les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM).

Figure 3.19 – Facteurs de risque associés aux rapports

Figure 3.19 – Facteurs de risque associés aux rapports

Description détaillée pour Figure 3.19

3.4.8 Catégorie de risque « Opérateurs » – Système d'égout

Le niveau de risque moyen associé aux opérateurs est de 2,8. Ce niveau de risque est déterminé par la certification, adéquate ou non, des opérateurs. Seuls 6 systèmes présentent un niveau de risque élevé, en raison de l'absence d'opérateurs dotés d'une certification conforme et/ou de l'absence d'un opérateur de remplacement. Le niveau de risque associé aux opérateurs est moyen pour 10 systèmes et faible pour les 45 systèmes restants.

Les systèmes d'égout existants qui comportent des opérateurs principaux et de remplacement dotés d'une certification conforme sont présentés au tableau 3.6. Des 57 systèmes exigeant un opérateur certifié pour le traitement des eaux usées, 44 % ne comportaient pas d'opérateur principal doté d'une certification conforme et 89 % ne comportaient pas d'opérateur de remplacement doté d'une telle certification. Des 58 systèmes exigeant un opérateur certifié pour le système de collecte, 41 % ne comportaient pas d'opérateur principal doté d'une certification conforme et 88 % ne comportaient pas d'opérateur de remplacement doté d'une telle certification.

Pour maintenir le risque à un faible niveau, il est important d'assurer la formation de tous les opérateurs pour qu'ils soient certifiés au niveau requis par leurs systèmes de traitement.

Tableau 3.6 – Système d'égout : Statut des opérateurs pour la région du Manitoba
  Opérateur principal Opérateur de remplacement
Traitement Collecte Traitement Collecte
Nombre de systèmes actuellement sans opérateur 1 2 11 13
Nombre de systèmes dont les opérateurs ne sont pas certifiés 17 16 39 38
Nombre de systèmes dont les opérateurs sont certifiés, mais pas au niveau requis par le système 7 6 1 0
Nombre de systèmes dont les opérateurs ne sont pas dotés d'une certification adéquate 32 34 6 7
Nombre de systèmes n'exigeant pas que les opérateurs soient certifiés 4 3 4 3
Nombre total de systèmes 61 61 61 61

Les facteurs couramment associés à un niveau de risque élevé sont indiqués à la figure 3.20. Une certification et une formation insuffisantes, et l'absence d'opérateurs principaux ou de remplacement, font partie de ces facteurs.

Figure 3.20 – Facteurs de risque associés aux opérateurs

Figure 3.20 – Facteurs de risque associés aux opérateurs

Description détaillée pour Figure 3.20

3.5 Plans

On a recueilli l'information concernant la disponibilité de divers documents, notamment les plans de protection des sources d'eau (PPSE), les plans de gestion de l'entretien (PGE) et les plans d'intervention d'urgence (PIU).

Les tableaux suivants fournissent un sommaire des pourcentages des Premières nations qui ont adopté de tels plans.

Tableau 3.7 – Aperçu des plans : Systèmes d'aqueduc
Source Pourcentage des systèmes d'aqueduc pourvus d'un des plans suivants.
Plan de protection des sources d'eau Plan de gestion de l'entretien Plan d'intervention d'urgence
Eau souterraine 6 % 6 % 3 %
ATM S.O. 20 % 0 %
Eau de surface 3 % 5 % 0 %
Moyenne 4 % 7 % 1 %

Tableau 3.8 – Aperçu des plans : Systèmes d'égout
Pourcentage des systèmes d'égout pourvus d'un des plans suivants.
Plan de gestion de l'entretien Plan d'intervention d'urgence
5 % 2 %

3.5.1 Plans de protection des sources d'eau (PPSE)

Les plans de protection des sources d'eau sont un des éléments d'une approche à barrières multiples visant à fournir une eau potable salubre. Ces plans visent à identifier les facteurs de risque pour la source d'eau. Ils établissent également des politiques et des pratiques pour prévenir la contamination de la source et faire en sorte que le fournisseur des services d'alimentation en eau dispose des outils nécessaires pour appliquer les mesures correctrices en cas de contamination de l'eau. Les plans de protection des sources d'eau s'appliquent aux sources d'eau souterraine et aux sources d'eau de surface.

Dans la région du Manitoba, seuls 4 % des systèmes sont dotés d'un plan de protection des sources d'eau (PPSE).

3.5.2 Plans de gestion de l'entretien (PGE)

Les plans de gestion de l'entretien visent à améliorer l'efficacité des activités d'entretien. Ils sont axés sur la planification, la programmation et la description des activités d'entretien préventif, et ils décrivent les travaux d'entretien non planifiés. Ces plans permettent une approche proactive, par opposition à une approche réactive, et lorsqu'ils sont correctement élaborés, ils permettent d'optimiser les dépenses liées à l'entretien, de réduire les interruptions de service et de prolonger la durée de vie des biens.

Dans la région du Manitoba, 6 % des systèmes alimentés en eau souterraine, 5 % des systèmes alimentés en eau de surface et 20 % des systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM) sont dotés d'un plan de gestion de l'entretien. Seulement 5 % des systèmes d'égout sont dotés d'un plan de gestion de l'entretien.

3.5.3 Plans d'intervention d'urgence (PIU)

Les plans d'intervention d'urgence (PIU) sont des documents faciles à consulter et destinés à aider les opérateurs et les autres intervenants à gérer les situations d'urgence. De tels plans doivent être en place pour les systèmes d'aqueduc et pour les systèmes d'égout. Ils comprennent les personnes–ressources à contacter en cas d'urgence (organismes, entrepreneurs, fournisseurs, etc.), et un plan de communication. Les plans d'intervention d'urgence indiquent les mesures correctrices recommandées pour les urgences « prévisibles » et ils établissent des méthodes d'intervention pour les situations imprévues. Il s'agit essentiellement de la dernière barrière potentielle dans le cadre d'une approche à barrières multiples pour la protection des sources d'eau potable et du milieu naturel, et ces plans constituent la dernière mesure d'atténuation des dommages.

Seulement 1 % des systèmes d'aqueduc et 2 % des systèmes d'égout comportent un plan d'intervention d'urgence.






4.0 Analyse des coûts

4.1 Mise aux normes (MAINC) des systèmes d'aqueduc

En 2006, le MAINC a entamé la rédaction d'une série de protocoles visant les systèmes d'aqueduc et d'égout centralisés et décentralisés des collectivités des Premières nations. Ces protocoles établissent des normes de conception, de construction, d'exploitation, d'entretien et de surveillance pour ces systèmes.

Un des objectifs de la présente étude était d'examiner les infrastructures existantes d'aqueduc et d'égout et de déterminer les coûts de leur éventuelle mise à niveau afin de les rendre conformes aux protocoles du MAINC, et aux lignes directrices, aux normes et aux règlements fédéraux et provinciaux. Les coûts de construction totaux estimés pour rendre les systèmes d'aqueduc conformes aux protocoles du MAINC sont de 52,5 millions de dollars.

Le tableau 4.1 fournit une ventilation des coûts de construction totaux estimés. L'analyse des coûts et les imprévus font l'objet d'un poste distinct. La figure 4.1 comporte un diagramme circulaire permettant de comparer les catégories de coût.

Tableau 4.1 – Coûts de construction totaux estimés pour les systèmes d'aqueduc
Description Protocole – Coûts estimés Lignes directrices/ normes/règlements fédéraux – Coûts estimés Lignes directrices/ normes/règlements provinciaux – Coûts estimés
Bâtiment 5 286 450 $ 1 026 950 $ 1 495 950 $
Distribution 3 244 000 $ 1 664 000 $ 1 664 000 $
Équipement 1 436 000 $ 1 344 000 $ 11 000 $
Pompes à incendie additionnelles 210 000 $ 0 $ 165 000 $
Équipement de surveillance 1 325 000 $ 1 220 000 $ 314 000 $
Source 1 400 000 $ 50 000 $ 50 000 $
Stockage et relèvement 3 047 000 $ 2 070 000 $ 2 070 000 $
Traitement 23 143 000 $ 7 406 500 $ 3 312 000 $
Alimentation électrique de secours 2 865 000 $ 100 000 $ 30 000 $
Analyse des coûts et imprévus 10 511 000 $ 3 743 400 $ 2 298 000 $
Coûts de construction totaux estimés 52 467 450 $ 18 624 850 $ 11 409 950 $

Il pourrait y avoir 21 systèmes d'aqueduc alimentés en eau souterraine sous influence directe d'eaux de surface (ESIDES). L'estimation des coûts de mise à niveau de ces systèmes est effectuée d'après l'hypothèse qu'ils fournissent une eau souterraine sûre, et cette hypothèse doit être confirmée par d'autres études.

Si les études ESIDES indiquent que l'eau doit être considérée comme une eau de surface plutôt que comme une eau souterraine, une mise à niveau additionnelle sera requise pour ces systèmes afin que les protocoles du MAINC soient respectés. On estime que, selon la capacité du système et les indices sur le site, une somme additionnelle de 1,0 à 2,5 millions de dollars sera requise pour chaque système nécessitant une mise à niveau pour que le traitement corresponde au traitement d'une eau de surface.

Figure 4.1 – Ventilation des coûts de construction estimés pour la mise aux normes (MAINC) des systèmes d'aqueduc (M$)

Figure 4.1 – Ventilation des coûts de construction estimés pour la mise aux normes (MAINC) des systèmes d'aqueduc (M$)

Description détaillée pour Figure 4.1

Les listes ci-dessous donnent un aperçu de la ventilation des coûts associés au respect des protocoles pour les deux catégories qui représentent la plus grande part de ces coûts.

Traitement :

  • équipement de secours de dosage des réactifs;
  • équipement de secours de désinfection;
  • chaînes de filtration additionnelles;
  • confinement secondaire pour les composés chimiques de traitement;
  • équipement pour les procédés de traitement particuliers (p. ex. arsenic, manganèse);
  • augmentation de la capacité des stations de traitement de l'eau existantes.

Bâtiment :

  • agrandissement des installations pour permettre la redondance de l'équipement de traitement et/ou augmenter l'espace d'entreposage;
  • équipement de ventilation adéquat;
  • dispositifs de sécurité supplémentaires.
Tableau 4.2 – Coûts non liés à la construction totaux estimés pour les systèmes d'aqueduc
Description Protocole – Coûts estimés Lignes directrices/ normes/règlements fédéraux – Coûts estimés Lignes directrices/ normes/règlements provinciaux – Coûts estimés
Formation 590 000 $ 610 000 $ 610 000 $
Études ESIDES 440 000 $ 0 $ 0 $
Plans/documentation 3 357 500 $ 2 792 500 $ 1 800 000 $
Études 95 000 $ 40 000 $ 40 000 $
Coûts connexes totaux estimés 4 482 500 $ 3 442 500 $ 2 450 000 $

Les coûts additionnels annuels d'exploitation et d'entretien, indiqués au tableau 4.3, englobent les coûts annuels associés aux éléments actuellement non effectués et exigés par les protocoles, comme l'étalonnage de l'équipement de surveillance, les échantillonnages additionnels, le nettoyage des réservoirs et le salaire des opérateurs de remplacement.

Tableau 4.3 – Coûts d'exploitation et d'entretien additionnels estimés pour les systèmes d'aqueduc
Description Coût estimé
Échantillonnage 101 000 $
Exploitation 131 500 $
Opérateurs 130 000 $
Coûts d'exploitation et d'entretien totaux estimés 362 500 $

Les coûts totaux estimés pour rendre les systèmes d'aqueduc conformes aux protocoles du MAINC, y compris les coûts de construction et les coûts non liés à la construction, sont de 57 millions de dollars. Cette somme exclut les coûts associés aux systèmes alimentés en ESIDES, tel qu'indiqué précédemment.

4.2 Mise aux normes (MAINC) des systèmes d'égout

Les coûts de construction totaux estimés pour rendre les systèmes d'égout conformes aux protocoles du MAINC sont de 24,6 millions de dollars. On trouvera ci-dessous une liste des travaux/éléments requis, le nombre de systèmes touchés par les mises à niveau et le coût total de ces travaux/éléments requis. La mise à niveau des traitements et l'installation de systèmes d'alimentation électrique de secours représentent plus de 66 % des coûts nécessaires pour satisfaire aux protocoles du MAINC. La capacité de 6 systèmes doit être augmentée, ce qui représente des coûts de mise à niveau élevés.

Tableau 4.4 – Coûts de construction et connexes totaux estimés pour les systèmes d'égout
Description Protocole – Coûts estimés Lignes directrices/ normes/ règlements fédéraux – Coûts estimés Lignes directrices/ normes/ règlements provinciaux – Coûts estimés
Bâtiment 579 950 $ 278 950 $ 567 950 $
Réseau de collecte 1 840 000 $ 1 840 000 $ 1 840 000 $
Équipement 558 000 $ 302 000 $ 6 000 $
Équipement de surveillance 304 000 $ 42 000 $ 5 000 $
Postes de relèvement 209 500 $ 198 500 $ 187 500 $
Traitement 12 423 000 $ 11 343 000 $ 11 343 000 $
Alimentation électrique de secours 3 755 000 $ 3 325 000 $ 3 205 000 $
Analyse des coûts et imprévus 4 965 500 $ 4 350 500 $ 4 317 000 $
Coûts de construction totaux estimés 24 634 950 $ 21 679 950 $ 21 471 450 $

Figure 4.2 – Ventilation des coûts de construction estimés pour la mise aux normes (MAINC) des systèmes d'égout (M$)

Figure 4.2 – Ventilation des coûts de construction estimés pour la mise aux normes (MAINC) des systèmes d'égout (M$)

Description détaillée pour Figure 4.2

Les catégories « Traitement » et « Alimentation électrique de secours » représentent la plus grande part de coûts de construction associés au respect des protocoles du MAINC.

La catégorie « Traitement » comprend les coûts associés aux éléments suivants :

  • cellules d'étang de stabilisation supplémentaires;
  • clôtures de sécurité;
  • débitmètres;
  • nouveaux postes de relèvement.

La catégorie « Alimentation électrique de secours » comprend les coûts associés aux éléments suivants :

  • alimentation de secours pour les postes de relèvement des eaux usées.
Tableau 4.5 – Coûts non liés à la construction et connexes totaux estimés pour les systèmes d'égout
Description Protocole – Coûts estimés Lignes directrices/ normes/règlements fédéraux – Coûts estimés Lignes directrices/ normes/règlements provinciaux – Coûts estimés
Formation 280 000 $ 280 000 $ 280 000 $
Plans/documentation 447 500 $ 217 500 $ 10 000 $
Coûts non liés à la construction totaux estimés 727 500 $ 497 500 $ 290 000 $

Les coûts d'exploitation et d'entretien additionnels annuels, indiqués au tableau 4.6, englobent les coûts annuels associés aux éléments actuellement non effectués et exigés par les protocoles, comme l'étalonnage de l'équipement de surveillance, les échantillonnages additionnels et le salaire des opérateurs de remplacement.

Tableau 4.6 – Coûts d'exploitation et d'entretien annuels additionnels estimés pour les systèmes d'égout
Description Coût estimé
Échantillonnage 94 800 $
Exploitation 3 000 $
Opérateurs 295 000 $
Coût d'exploitation et d'entretien totaux estimés 392 800 $

Les coûts totaux estimés pour la mise à niveau des systèmes d'égout, y compris les coûts de construction et les coûts non liés à la construction, sont de 25,4 millions de dollars.

4.3 Sommaire des coûts associés à la mise aux normes

Le tableau 4.7 fournit un sommaire des coûts associés à la mise aux normes des systèmes (protocoles du MAINC, lignes directrices et normes fédérales et provinciales).

Tableau 4.7 – Sommaire et comparaison des coûts associés à la mise aux normes
  Coûts totaux estimés
Systèmes d'aqueduc Systèmes d'égout
Mise aux normes (protocoles) 56 949 950 $ 25 362 450 $
Mise aux normes (lignes directrices fédérales) 22 067 350 $ 22 177 450 $
Mise aux normes (lignes directrices provinciales) 13 859 950 $ 21 761 450 $

Les tableaux suivants présentent une ventilation des coûts estimés par niveau de risque global pour la mise aux normes (protocoles du MAINC).

Tableau 4.8 – Ventilation des coûts estimés par niveau de risque pour la mise aux normes (protocoles du MAINC) des systèmes d'aqueduc
Niveau de risque Court terme Long terme Total
Élevé 14 259 884 $ 205 412 $ 14 465 296 $
Moyen 30 075 318 $ 0 $ 30 075 318 $
Faible 12 409 336 $ 0 $ 12 409 336 $
Total 56 744 538 $ 205 412 $ 56 949 950 $

Tableau 4.9 – Ventilation des coûts estimés par niveau de risque pour la mise aux normes (protocoles du MAINC) des systèmes d'égout
Niveau de risque Court terme Long terme Total
Élevé 17 851 431 $ 1 482 184 $ 20 273 658 $
Moyen 2 593 201 $ 2 148 670 $ 5 088 792 $
Faible 0 $ 0 $ 0 $
Total 20 444 632 $ 3 630 854 $ 25 362 450 $

4.4 Travaux requis d'après le Système de rapports sur la condition des biens

Des inspections conformes au Système de rapports sur la condition des biens (SRCB) ont été effectuées pour tous les biens des systèmes d'aqueduc et d'égout. Le tableau suivant résume les travaux identifiés par le SRCB. Dans le cadre de la présente évaluation, les travaux requis par le SRCB ne concernent que les réparations requises pour les installations existantes. Pour éviter tout chevauchement avec les exigences liées aux mises aux normes (protocoles), ces tableaux n'indiquent pas les coûts associés à la mise aux normes. Les deux tableaux suivants (4.10 et 4.11) fournissent un sommaire des coûts d'exploitation et d'entretien, ventilés selon les biens des systèmes d'aqueduc et d'égout, respectivement.

Tableau 4.10 – Coûts d'exploitation et d'entretien identifiés par le Système de rapports sur la condition des biens pour les systèmes d'aqueduc
Code du bien Description Coût estimé
A5A Bâtiments 422 150 $
B1B Conduites principales 152 100 $
B1C/B1D Traitement 908 550 $
B1E Réservoirs 64 800 $
B1G Réservoirs cylindriques verticaux/stations de remplissage de camion-citerne 21 500 $
B1F Puits communautaires 21 950 $
B1I Postes de relèvement à basse pression 87 850 $
B1H Postes de relèvement à haute pression 161 100 $
E4A Camions 120 700 $
  Coûts totaux estimés du SRCB (aqueduc) 1 960 700 $

Tableau 4.11 – Coûts d'exploitation et d'entretien identifiés par le Système de rapports sur la condition des biens pour les systèmes d'égout
Code du bien Description Coût estimé
A5B Bâtiments 330 400 $
B2A Conduites d'égout 14 400 $
B2H/B2J Postes de relèvement et conduites de refoulement 670 800 $
B2C/B2D Traitement 319 350 $
B2E/B2I Étangs 482 350 $
B2F Installations septiques 35 750 $
E3A Camions 67 150 $
  Coûts totaux estimés du SRCB (égout) 1 920 200 $

4.5 Desserte des collectivités

Une analyse a été effectuée afin d'évaluer les possibilités de desserte dans 10 ans. L'analyse prévoit diverses possibilités, dont l'agrandissement des systèmes existants, la construction de nouveaux systèmes, la conclusion d'accords de transfert municipaux (si possible) et le recours aux systèmes individuels.

Des coûts d'exploitation et d'entretien théoriques ont été élaborés pour chaque possibilité, de même que les coûts du cycle de vie sur 30 ans. Les coûts associés à la mise aux normes des systèmes (protocoles du MAINC) sont compris dans les coûts de desserte, le cas échéant (c.-à-d. si les nouvelles options de desserte prévoient l'utilisation des systèmes existants).

Le tableau suivant donne un résumé des coûts d'immobilisations ainsi que des coûts d'E et E totaux estimés pour les options de desserte recommandées.

Tableau 4.12 – Coûts de desserte futurs
  Coûts totaux estimés Coût par branchement
Systèmes d'aqueduc Systèmes d'égout Systèmes d'aqueduc Systèmes d'égout
Coûts de desserte futurs 390 000 000 $ 300 000 000 $ 17 200 $ 13 200 $
Coûts d'E et E annuels futurs 33 900 000 $ 22 600 000 $ 1 500 $ 1 000 $

L'analyse des options de desserte future a comme point de départ que le niveau de service existant restera inchangé, et elle évalue les options de desserte en tenant compte de la population projetée dans 10 ans. Lorsque les options de desserte futures permettent d'augmenter le niveau de service pour une partie ou la totalité des habitations existantes, la stratégie de desserte globale en tient compte.

Dans certains secteurs, surtout dans la partie sud-ouest de la région, les hauts niveaux d'eau et les plaines inondables ont des répercussions négatives sur les puits et les installations septiques individuels. Selon la densité de construction, il peut être possible de remplacer les puits et les installations septiques désuets par des installations adaptées aux conditions du site ou par un service de camion-citerne, ou de prolonger les réseaux de distribution et de collecte.

Dans le cas des habitations dépourvues de service, on présume que la tuyauterie y sera installée afin de les raccorder aux réseaux de canalisations. Les coûts associés à ces travaux de rénovation ne sont pas inclus dans la portée de la présente étude.

La solution la plus rentable, d'après les coûts du cycle de vie, est le prolongement des réseaux d'eau et d'égout effectué d'après la croissance démographique. Le principe de base de cette solution prévoit que les nouvelles habitations seront construites dans un lotissement dense et jouxtant les secteurs déjà desservis. Il faudra toutefois effectuer des études détaillées pour chaque collectivité pour confirmer la faisabilité de tels lotissements.

Cette solution n'empêche pas les résidants qui le souhaitent de construire des habitations en périphérie, auquel cas des puits individuels ou un service de camion-citerne pourraient être plus appropriés.






5.0 Sommaire régional

La totalité des 62 Premières nations de la région du Manitoba ont été visitées dans le cadre du présent projet. Les 62 Premières nations sont desservies par 74 systèmes d'aqueduc (dont 5 systèmes relevant d'un ATM) et par 61 systèmes d'égout (dont 4 systèmes relevant d'un ATM).

Dans la région du Manitoba, 82 % des habitations sont desservies par un système d'alimentation en eau communautaire (51 % sont raccordées à un réseau de distribution et 31 % sont desservies par camion-citerne), 13 % des habitations sont desservies par des puits individuels et les 5 % restants sont dépourvues de service.

Les collectivités situées au nord sont majoritairement desservies par des systèmes alimentés en eau de surface. La distribution s'y fait par des réseaux de canalisations et par camion-citerne. L'état des routes est problématique en termes d'accès et d'usure des camions d'approvisionnement.

Dans les secteurs du sud, les systèmes sont principalement alimentés en eau souterraine, et beaucoup d'habitations sont desservies par des puits individuels et des installations septiques individuelles. Un petit nombre d'habitations est alimenté en eau non désinfectée et qui est distribuée par six petits postes de pompage.

Beaucoup de ces collectivités sont situées dans des plaines inondables, ce qui a des répercussions négatives sur le rendement des puits et des installations septiques. Dans certains cas, ces systèmes individuels peuvent être remplacés par des nouveaux puits qui assureront un approvisionnement fiable. Dans d'autres cas, il faudra installer des réseaux de canalisations ou offrir un service par camion-citerne.

Sur les 61 systèmes d'évacuation des eaux usées :

  • 32 comportent des étangs de stabilisation;
  • 24 comportent des stations mécaniques;
  • 4 font l'objet d'un accord de transfert municipal;
  • 1 comporte une installation septique.

Dans la région, 73 % des habitations sont desservies par un système d'égout communautaire (45 % par un réseau de canalisations et 28 % par camion-citerne), 22 % sont desservies par des installations septiques individuelles et le 5 % restant sont dépourvues de service.

Au Manitoba, il y a 21 systèmes d'aqueduc à risque élevé et 6 systèmes d'égout à risque élevé. Même si les facteurs qui contribuent au niveau de risque sont multiples, ce sont les catégories « exploitation » et « rapports » qui ont le niveau de risque le plus élevé.

D'après les données recueillies, le risque associé aux opérateurs est celui qui a le niveau de risque le plus bas, toutes catégories confondues. Au Manitoba, le programme de formation itinérante semble être très efficace et il semble répondre aux besoins de la collectivité. Toutefois, il est important d'assurer la formation continue des opérateurs afin que tous les systèmes soient exploités et entretenus par des opérateurs certifiés et que les opérateurs effectuent une surveillance étroite et une tenue des registres précise, conformément aux exigences des protocoles établis par le MAINC.

Un autre volet qui doit être abordé est l'absence d'outils de planification, dont les plans de protection des sources d'eau, les manuels d'exploitation et d'entretien et les plans d'intervention d'urgence.

Le MAINC aide les Premières nations à effectuer l'échantillonnage annuel ou biannuel des eaux usées avant leur rejet, requis dans le cas des systèmes de lagunage (étangs). Des échantillonnages effectués sur place et des registres additionnels peuvent être requis dans le cas des stations mécaniques avec déversement continu.

Dans la région du Manitoba, Santé Canada est très actif dans les collectivités. Grâce à Santé Canada, des contrôleurs communautaires de la qualité de l'eau potable (CCQEP) s'occupent de prélever régulièrement des échantillons de l'eau traitée et de l'eau distribuée afin d'en vérifier la qualité.