Préparé par : Neegan Burnside Ltd.
Préparé pour : Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien
date : Janvier 2011
Numéro de dossier : FGY163080.4
Format PDF (2.6 Mo, 104 Pages)
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Énoncé des qualités et des limites associées aux rapports de synthèse régionaux
Le présent rapport de synthèse régional a été préparé par Neegan Burnside Ltd. et une équipe de sous-traitants (le consultant) pour le compte du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (le client). Des rapports de synthèse régionaux ont été préparés pour huit régions afin de faciliter la planification aux niveaux régional et national des travaux de mise à niveau des systèmes d'aqueduc et d'égout et l'établissement du budget associé à ces travaux.
La matière contenue dans le présent rapport :
Les risques liés à la santé et à la sécurité et au bâtiment ont été établis d'après les dangers repérés à vue d'œil lors de la visite des installations de traitement de l'eau et d'épuration des eaux usées. Ils n'ont pas fait l'objet d'une évaluation complète basée sur les règlements sur la santé et la sécurité et/ou les règlements sur les codes de bâtiment.
Le consultant n'assume aucune responsabilité quant aux décisions ou aux mesures fondées sur le présent rapport.
Liste des tableaux
Liste des figures
Annexes
Le gouvernement du Canada s'est engagé à fournir de l'eau potable salubre à toutes les collectivités des Premières nations, et à s'assurer que les systèmes d'égout de toutes ces collectivités respectent les exigences relatives à la qualité des effluents. Dans le cadre de cet engagement, le gouvernement a lancé le Plan d'action pour l'approvisionnement en eau potable et le traitement des eaux usées des Premières nations (ci-après le Plan). Ce Plan prévoit des fonds pour la construction et la mise à niveau de systèmes d'eau et d'égout, la formation des opérateurs et les activités de sensibilisation du public quant aux systèmes d'aqueduc et d'égout dans les réserves. Il prévoit également une évaluation indépendante à l'échelle nationale, l'Évaluation nationale des systèmes d'aqueduc et d'égout dans les collectivités des Premières nations (ci-après l'Évaluation nationale), qui orientera la stratégie future d'investissement à long terme du gouvernement. Cette évaluation était également recommandée par le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones.
L'objectif de l'Évaluation nationale est de relever les lacunes et les problèmes d'exploitation présents dans les systèmes d'aqueduc et d'égout, d'identifier les besoins à long terme en eau potable et en épuration des eaux usées pour chaque collectivité et de recommander des stratégies pour des infrastructures durables.
Les objectifs de l'Évaluation nationale sont les suivants :
L'Évaluation nationale suppose la cueillette de données sur chaque collectivité, une visite des installations et la préparation de rapports spécifiques à chaque Première nation participante. La firme de consultation Neegan Burnside Ltd. et ses sous-traitants ont effectué les évaluations pour chacune des huit régions concernées. Le présent rapport résume les résultats obtenus pour la région du Manitoba.
La firme de consultation Neegan Burnside Ltd. et son sous-traitant, KGS Group, ont effectué des visites dans la région du Manitoba au cours des mois de septembre et d'octobre 2009 et de mai à juillet 2010. Pour chaque visite, il y avait au moins deux membres de l'équipe. Le formateur itinérant, et dans certains cas l'hygiéniste du milieu (HM) de Santé Canada, étaient également invités à ces visites. Chaque rapport sur la collectivité indique les participants additionnels, le cas échéant.
Une fois les diverses composantes utilisées par la Première nation pour fournir les services d'alimentation en eau et de collecte des eaux usées à la collectivité (c.-à-d. nombre et types de systèmes, canalisations, systèmes individuels, etc.), la population et les besoins futurs (développement prévu et croissance démographique) identifiés, une évaluation portant sur les systèmes d'aqueduc et d'égout et sur 5 % des systèmes individuels a été faite.
Des rapports spécifiques aux collectivités ont été préparés pour chaque Première nation. Dans la région du Manitoba, la totalité des 62 Premières nations ont participé à l'étude. La figure 1.1 indique l'emplacement de chaque Première nation visitée dans le cadre de l'étude.
Les rapports comprennent une évaluation des systèmes communautaires et individuels existants, la détermination des mises à niveau nécessaires pour satisfaire aux lignes directrices et aux protocoles ministériels, fédéraux et provinciaux, une évaluation des services existants dans la collectivité, ainsi que des projections de la population et des débits d'eau potable et d'eaux usées pour les dix prochaines années. Chaque rapport comprend les coûts projetés des recommandations visant la conformité aux protocoles ministériels et aux lignes directrices fédérales et provinciales, ainsi qu'une évaluation des options possibles, avec le coût du cycle de vie pour chaque option réalisable.
Les annexes de chaque rapport renferment également les résumés de l'inspection annuelle des systèmes d'alimentation en eau potable, de l'évaluation des niveaux de risque et de l'inspection conforme au Système de rapport sur l'état des biens effectués pour chaque système.
Figure 1.1 – Premières nations du Manitoba visitées

La région du Manitoba comprend 62 Premières nations, dont 74 systèmes d'aqueduc (69 systèmes appartenant aux Premières nations et 5 systèmes faisant l'objet d'un accord de transfert municipal) et 61 systèmes d'égout (57 systèmes appartenant aux Premières nations et 4 systèmes faisant l'objet d'un accord de transfert municipal).
Un système d'aqueduc ou d'égout appartenant à une Première nation est une installation financée par le MAINC et desservant au moins cinq habitations ou installations publiques. Un accord de transfert municipal (ATM) permet à la Première nation de s'approvisionner en eau traitée ou d'évacuer ses eaux usées chez une municipalité, une autre Première nation ou une entité corporative avoisinante, en vertu d'une entente officielle entre les deux parties.
Les collectivités visitées comptent de 43 à 5 869 personnes et ont une densité d'occupation de 2,0 à 8,8 personnes par logement. Le nombre total d'habitations est de 15 661 et le nombre moyen de personnes par logement est de 5,4.
Au total, 74 systèmes d'aqueduc desservent 60 Premières nations. Les deux autres Premières nations sont desservies uniquement par des puits individuels. Pour ce qui est du traitement de l'eau, les 74 systèmes comprennent :
Pour ce qui est de la distribution de l'eau, les 74 systèmes sont tous entretenus par les Premières nations. Les données suivantes résument le niveau de service fourni aux habitations dans la région du Manitoba :
La plupart des habitations dépourvues de service sont situées dans des collectivités éloignées de la partie nord de la province. En général, ces habitations sont dépourvues de service parce qu'elles ne sont pas dotées de tuyauterie. Dans certains cas, la canalisation de distribution d'eau passe devant l'habitation, mais celle-ci n'y est pas raccordée parce qu'elle n'est pas dotée de tuyauterie.
Le tableau 2.1, ci-dessous, donne un aperçu des systèmes d'aqueduc selon leur classification, le type de source, le type de traitement et le type de réservoir. En général, la classification du système de traitement reflète la complexité du procédé de traitement. Les systèmes considérés comme des « petits systèmes » sont habituellement des systèmes avec désinfection seulement ou sans traitement et la classification du système de distribution reflète la population de la collectivité desservie. Les classifications sont établies d'après les règlements du Manitoba.
Tableau 2.1 – Aperçu des systèmes d'aqueduc
| Classification du système | Nbre | % du total |
|---|---|---|
| Petit système | 12 | 16 % |
| Niveau I | 7 | 10 % |
| Niveau II | 32 | 43 % |
| Niveau III | 18 | 24 % |
| ATM | 5 | 7 % |
| Type de source | Nbre | % du total |
|---|---|---|
| Eau souterraine | 32 | 43 % |
| Eau de surface | 37 | 50 % |
| ATM | 5 | 7 % |
| Réservoir | Nbre | % du total |
|---|---|---|
| Aucun | 11 | 15 % |
| Au niveau du sol | 3 | 4 % |
| Souterrain | 60 | 81 % |
| Type de traitement | Nbre | % du total |
|---|---|---|
| Aucun – utilisation directe | 6 | 8 % |
| Désinfection seulement | 8 | 11 % |
| Filtration sur sables verts | 5 | 7 % |
| Filtration sur charbon actif | 1 | 1 % |
| Filtration lente sur sable | 1 | 1 % |
| Classique | 34 | 46 % |
| Filtration sur membrane | 14 | 19 % |
| ATM | 5 | 7 % |
Au total, 61 systèmes d'égout desservent 55 Premières nations. Les 7 autres Premières nations ne sont desservies que par des installations septiques individuelles.
Pour ce qui est du traitement des eaux usées, les 61 systèmes comprennent :
Pour ce qui est de la collecte des eaux usées, les 61 systèmes comprennent :
Voici un résumé du niveau de service offert aux collectivités de la région du Manitoba :
Le tableau suivant donne un aperçu des systèmes d'égout selon leur classification et le type de traitement.
Tableau 2.2 – Aperçu des systèmes d'égout
| Classification du système | Nbre | % du total |
|---|---|---|
| Petit système | 4 | 7 % |
| Niveau I | 28 | 45 % |
| Niveau II | 20 | 33 % |
| Niveau III | 5 | 8 % |
| ATM | 4 | 7 % |
| Type de traitement | Nbre | % du total |
|---|---|---|
| Étang aéré | 10 | 16 % |
| Étang facultatif | 22 | 36 % |
| Traitement mécanique | 24 | 39 % |
| ATM | 4 | 7 % |
| Installation septique | 1 | 2 % |
Aucun registre des débits n'est disponible pour 2 des 5 Premières nations desservies dans le cadre d'un accord de transfert municipal ainsi que pour 23 des Premières nations desservies par un système d'aqueduc communautaire. Pour les 49 systèmes d'aqueduc communautaires restants, la demande moyenne par personne se situe entre 10 L/p/j et 420 L/p/j, la demande moyenne par personne étant d'environ 176 L/p/j.
Dans le cas des systèmes pour lesquels il n'existe aucune donnée sur les débits, l'évaluation est fondée sur une demande moyenne par personne de 225 L/p/j à 275 L/p/j pour les systèmes de distribution par canalisations et de 90 L/p/j pour les systèmes de distribution par camion–citerne. La répartition des demandes d'eau par personne est indiquée au tableau 3.1.
| Nombre de systèmes en 2009 | |
|---|---|
| Moins de 250 L/p/j | 38 |
| De 250 L/p/j à 375 L/p/j | 34 |
| Plus de 375 L/p/j | 2 |
Aucune donnée sur les débits d'eaux usées n'est disponible pour la plupart des systèmes d'égout. Par conséquent, afin d'évaluer la capacité de l'infrastructure existante de répondre aux besoins actuels et projetés, on a calculé un débit quotidien moyen d'après la consommation réelle ou présumée par personne, en ajoutant 90 L/p/j pour l'infiltration dans les réseaux de canalisations.
La figure suivante résume la capacité de traitement des systèmes d'aqueduc et d'égout.
Figure 3.1 – Capacités de traitement de l'eau et d'épuration des eaux usées

Description détaillée pour Figure 3.1
Les données recueillies indiquent que 11 systèmes d'aqueduc et 12 systèmes d'égout ont atteint ou dépassé leur capacité estimée. Dans le cas des stations dont la capacité est dépassée, la demande par personne correspond aux valeurs habituelles pour la région, selon les données disponibles.
Dans les 62 Premières nations visées, la taille des ménages se situe entre 2,0 et 8,8 personnes par logement, la moyenne étant de 5,4 personnes par logement. Le nombre total de branchements d'eau est de 7 930 et de branchements d'égout est de 7 075. La longueur moyenne des tronçons de conduite principale d'eau entre les branchements est d'environ 56 m. La longueur moyenne des tronçons de collecteur d'égout principal entre les branchements est d'environ 33 m.
Dans certains cas, les données sur les conduites principales d'eau incluaient les tronçons des conduites principales dédiées à la distribution (sans branchements) et les canalisations non dédiées à la distribution (tuyaux d'adduction et conduites d'amenée d'eau brute); la longueur moyenne des tronçons entre les branchements était donc exagérée, particulièrement dans le cas des petites collectivités où ces longueurs additionnelles de canalisations sont réparties sur un petit nombre de branchements.
Le tableau ci-dessous indique le nombre de systèmes d'aqueduc et d'égout dont la longueur des tronçons entre les branchements est supérieure à 30 m, et ceux dont la longueur des tronçons entre les branchements est inférieure à 30 m. Ces renseignements n'étaient pas disponibles pour tous les systèmes.
Figure 3.2 – Distribution de l'eau : Longueur moyenne des tronçons de conduite principale entre les branchements

Description détaillée pour Figure 3.2
Figure 3.3 – Collecte des eaux usées : Longueur moyenne des tronçons du collecteur entre les branchements

Description détaillée pour Figure 3.3
Une évaluation du niveau de risque a été effectuée pour chaque système d'aqueduc, conformément au document Management Risk Level Evaluation Guidelines for Water and Wastewater Systems in First Nations Communities (en anglais seulement) du MAINC. Chaque installation est évaluée pour les catégories de risque suivantes : source d'eau, conception, exploitation (et entretien), rapports et opérateurs. Les niveaux de risque de ces cinq catégories sont ensuite utilisés pour déterminer le niveau de risque global du système.
Chacune des cinq catégories de risque, ainsi que le niveau de risque global du système, se voit attribuer un résultat de 1 à 10. Les niveaux de risque faible, moyen et élevé sont définis de la façon suivante.
Sommaire régional du niveau de risque
Des 74 systèmes d'aqueduc inspectés :
L'annexe E.1 présente un tableau récapitulatif de la corrélation entre la catégorie de risque et le niveau de risque global.
La figure 3.4 indique la répartition géographique des systèmes d'aqueduc inspectés et de leur niveau de risque final.
Figure 3.4 – Niveau de risque des systèmes d'aqueduc au Manitoba

Description détaillée pour Figure 3.4
Le tableau suivant résume le niveau de risque global des systèmes selon la source d'approvisionnement en eau. On tient pour acquis que les sources d'eau des systèmes faisant l'objet d'un accord de transfert municipal présentent habituellement le niveau de risque le plus faible, suivi par les systèmes alimentés en eau de surface puis enfin par les systèmes alimentés en eau souterraine.
Le tableau suivant résume le niveau de risque global des systèmes selon le niveau de classification du traitement. Même si aucun lien n'a pu être clairement établi entre le niveau de classification des systèmes et le niveau de risque global des systèmes, 92 % des petits systèmes ont un niveau de risque élevé, 56 % des systèmes de niveau II et 50 % des systèmes de niveau III ont un niveau de risque moyen.
Figure 3.5 – Profil de risque fondé sur le niveau de classification du système de traitement de l'eau

Description détaillée pour Figure 3.5
Dans la région du Manitoba, environ 81 % des systèmes comportant plus de 100 branchements ont un niveau de risque global moyen ou faible, et environ 85 % des systèmes comportant moins de 100 branchements ont un niveau de risque global moyen ou élevé.
Le niveau de risque global comprend cinq catégories de risque : source d'eau, conception, exploitation, rapports et opérateurs. Ces différentes catégories sont exposées plus bas.
Figure 3.6 – Système d'aqueduc : Profil de risque fondé sur les catégories de risque

Description détaillée pour Figure 3.6
| Source | Conception | Exploitation | Rapports | Opérateurs | |
|---|---|---|---|---|---|
| Niveau de risque | 7,7 | 4,1 | 6,3 | 6,7 | 3,1 |
| Minimum | 1,0 | 1,0 | 1,0 | 1,0 | 1,0 |
| Maximum | 10,0 | 8,0 | 10,0 | 10,0 | 10,0 |
| Écart-type | 2,1 | 2,3 | 2,3 | 3,4 | 3,3 |
Le niveau de risque moyen associé à la source d'eau est de 7,7. Ce résultat selon le type de source est le suivant :
Les données indiquent que le niveau de risque des systèmes alimentés en eau de surface est généralement plus élevé que le niveau de risque des systèmes alimentés en eau souterraine. La formule utilisée pour calculer le niveau de risque attribue automatiquement un niveau de risque de départ plus élevé à ces types de systèmes.
La figure suivante indique les facteurs participant au niveau de risque associé à la source.
Figure 3.7 – Facteurs de risque associés à la source

Description détaillée pour Figure 3.7
Le niveau de risque moyen associé à la conception est de 4,1. Ce résultat selon le type de source est le suivant :
Le niveau de risque associé à la conception le plus élevé est attribué aux systèmes alimentés en eau souterraine, car ils n'offrent pas un niveau de traitement adéquat pour respecter les exigences énoncées dans les lignes directrices en ce qui a trait à l'esthétique et à l'exploitation. Dans le cadre de l'approche à barrières multiples, le traitement de l'eau par chloration est maintenant requis pour tous les systèmes d'alimentation en eau. De façon générale, le niveau de risque associé à la conception d'un système alimenté en eau souterraine est plus élevé si aucun système de désinfection n'est en place, ou si le temps de contact est insuffisant pour assurer un processus de chloration adéquat.
Le risque élevé des systèmes alimentés en eau de surface et des systèmes relevant d'un accord de transfert municipal est généralement attribuable à la présence de sous-produits de désinfection en concentrations supérieures aux limites prescrites dans les RQEPC dans l'eau traitée ou distribuée.
Plusieurs facteurs clés expliquent les résultats du niveau de risque associé à la conception, notamment :
La fréquence de chaque facteur de risque associé à la conception est indiquée dans la figure ci-dessous.
Figure 3.8 – Facteurs de risque associés à la conception

Description détaillée pour Figure 3.8
Il suffit que le facteur de risque associé à la conception représenté en rouge s'applique au système d'aqueduc pour que celui–ci se fasse attribuer un niveau de risque élevé, peu importe les résultats des autres catégories de risque.
Le niveau de risque moyen associé à l'exploitation est de 6,3. Ce résultat selon le type de source est le suivant :
Les facteurs qui font augmenter les niveaux de risque comprennent les opérateurs ne tenant pas de registres, les opérateurs ne disposant pas de manuels d'exploitation et d'entretien approuvés ou n'utilisant pas ces manuels, et les opérateurs ne planifiant pas ou n'effectuant pas les opérations d'entretien. Pour réduire le niveau de risque associé à l'exploitation, et par le fait même le niveau de risque global, il suffit d'apporter des améliorations dans ces domaines.
Plusieurs facteurs clés expliquent les résultats du niveau de risque associé à l'exploitation, notamment :
Figure 3.9 – Facteurs de risque associés à l'exploitation

Description détaillée pour Figure 3.9
Figure 3.10 – Résumé des observations : Pratiques d'exploitation des systèmes d'aqueduc

Description détaillée pour Figure 3.10
Une ou plusieurs composantes majeures ne fonctionnent pas pour environ 70 % des systèmes. Bien que les opérateurs d'environ 75 % des systèmes effectuent une purge des canalisations et une purge des prises d'eau d'incendie, la plupart n'effectuent pas régulièrement de décolmatage des conduites principales. Environ 36 % n'effectuent pas le nettoyage des réservoirs et 53 % n'effectuent pas l'essai des pompes à incendie. Les registres d'entretien et de réparation des systèmes n'étaient disponibles que pour 42 % des systèmes.
Le niveau de risque moyen associé aux rapports est de 6,7. Certains des systèmes relevant d'un accord de transfert municipal comportent un réservoir de rechloration et un poste de relèvement haute pression qui assure l'adduction de l'eau. Il n'y a généralement pas de registres du chlore résiduel et des débits pour ces installations, ce qui explique le niveau de risque de 9,2 de ces systèmes. Ce résultat selon le type de source est le suivant :
Les principaux facteurs augmentant le niveau de risque de tous les systèmes sont la mauvaise tenue des registres et la tenue irrégulière des rapports (62 %).
Figure 3.11 – Facteurs de risque associés aux rapports

Description détaillée pour Figure 3.11
Le niveau de risque moyen associé aux opérateurs est de 3,1. Il s'agit du niveau de risque global le plus bas pour tous les types de systèmes. La majorité des systèmes sont dotés d'un opérateur principal, à l'exception de quelques petits postes de relèvement d'eau souterraine. Même si un système plus complexe (selon la classification du traitement) exige des opérateurs avec un plus haut niveau de formation, le niveau de risque associé aux opérateurs est plus élevé dans le cas des systèmes alimentés en eau souterraine. Le niveau de risque moyen associé aux opérateurs selon le type de source est le suivant :
Les systèmes existants qui ont des opérateurs principaux et de remplacement dotés d'une certification conforme sont indiqués dans le tableau 3.5. Des 69 systèmes exigeant un opérateur certifié pour le système de traitement de l'eau, 49 % n'avaient pas d'opérateur principal doté d'une certification conforme et 88 % n'avaient pas d'opérateur de remplacement doté d'une telle certification. Des 69 systèmes exigeant un opérateur certifié pour le système de distribution, 38 % n'avaient pas d'opérateur principal doté d'une certification conforme, et 75 % n'avaient pas d'opérateur de remplacement doté d'une telle certification.
Les facteurs couramment associés à un niveau de risque élevé sont indiqués à la figure 3.12. Une certification et une formation insuffisantes et l'absence d'opérateur principal ou de remplacement font partie de ces facteurs.
Figure 3.12 – Facteurs de risque associés aux opérateurs

Description détaillée pour Figure 3.12
On a procédé à une évaluation du niveau de risque pour chaque système d'épuration des eaux usées, conformément au document Management Risk Level Evaluation Guidelines for Water and Wastewater Systems in First Nations Communities (en anglais seulement) du MAINC. Le niveau de risque de chaque installation d'épuration des eaux usées est classé selon les catégories suivantes : milieu récepteur des effluents, conception, exploitation (et entretien), rapports, et opérateurs. Le risque global est une moyenne pondérée des résultats des principaux niveaux de risque.
Chacune des cinq catégories de risque, tout comme le niveau de risque global du système, se fait attribuer un résultat numérique (1 à 10). Un niveau de risque compris entre 1,0 et 4,0 correspond à un risque faible, un niveau de risque compris entre 4,1 et 7,0 correspond à un risque moyen, et un niveau de risque compris entre 7,1 et 10,0 correspond à un risque élevé.
Des 61 systèmes d'épuration des eaux usées inspectés :
L'annexe E.2 comprend un tableau qui résume la corrélation entre les catégories de risque et le risque global.
La figure 3.13 indique la répartition géographique des systèmes d'égout inspectés et de leur niveau de risque final.
Figure 3.13 – Niveau de risque des systèmes d'égout au Manitoba

Description détaillée pour Figure 3.13
La figure 3.14 montre la corrélation entre le niveau de risque global moyen associé au système et le niveau de classification du système de traitement. Dans la région du Manitoba, la majorité des systèmes sont de niveau I ou II, et il n'y a que cinq systèmes de niveau III et quatre petits systèmes. Dans le cas des systèmes relevant d'un ATM, on a pris pour acquis que la municipalité concernée exploitait son système conformément aux règlements municipaux, ce qui a contribué à l'abaissement du niveau de risque pour ces systèmes.
La totalité des quatre systèmes relevant d'un ATM ont un niveau de risque faible. Dans la région du Manitoba :
Figure 3.14 – Profil de risque fondé sur la classification du système d'épuration des eaux usées

Description détaillée pour Figure 3.14
Dans la région du Manitoba, plus le nombre de branchements est élevé, plus le niveau de risque global associé au système est élevé.
Le niveau de risque global comprend cinq catégories de risque : milieu récepteur des effluents, conception, exploitation, rapports et opérateurs. Ces différentes catégories sont exposées plus bas.
Figure 3.15 – Système d'égout : Profil de risque fondé sur les catégories de risque

Description détaillée pour Figure 3.15
| Milieu récepteur des effluents |
Conception | Exploitation | Rapports | Opérateurs | |
|---|---|---|---|---|---|
| Niveau de risque | 6,0 | 3,7 | 6,7 | 5,6 | 2,8 |
| Minimum | 1,0 | 1,0 | 3,0 | 1,0 | 1,0 |
| Maximum | 10,0 | 8,0 | 10,0 | 10,0 | 10,0 |
| Écart-type | 2,8 | 2,1 | 1,9 | 4,2 | 2,8 |
Le niveau de risque moyen associé au milieu récepteur des effluents est de 6,0. Cette catégorie de risque comporte deux facteurs clés :
Ce résultat selon le type de traitement est le suivant :
Figure 3.16 – Facteurs de risque associés au milieu récepteur des effluents

Description détaillée pour Figure 3.16
Le niveau de risque moyen associé à la conception est de 3,7. Cette catégorie de risque est celle qui présente le résultat moyen le plus faible. Toutefois, sans compter les systèmes relevant d'un accord de transfert municipal, 18 systèmes ont un niveau de risque élevé ou moyen, et 39 systèmes ont un niveau de risque faible. Ce résultat selon le type de traitement est le suivant :
Plusieurs facteurs clés expliquent les résultats du niveau de risque associé à la conception dans la région, notamment :
Figure 3.17 – Facteurs de risque associés à la conception

Description détaillée pour Figure 3.17
Le niveau de risque moyen associé à l'exploitation est de 6,7. La plupart des systèmes d'égout ont un niveau de risque moyen ou élevé. Par conséquent, les mesures d'atténuation des risques sont particulièrement indiquées dans ce domaine. Ce résultat selon le type de traitement est le suivant :
Plusieurs facteurs clés expliquent les résultats du niveau de risque associé à l'exploitation dans la région du Manitoba, notamment :
Figure 3.18 – Facteurs de risque associés à l'exploitation

Description détaillée pour Figure 3.18
Le niveau de risque moyen associé aux rapports est de 5,6. Cette catégorie de risque porte sur la tenue des registres des données de la qualité des effluents et des registres de surveillance du système. Les données devant être enregistrées pour les installations septiques et les étangs sont très minimes : seuls des registres d'entretien général et l'échantillonnage des effluents des étangs avant leur rejet suffisent. Une mauvaise tenue des registres est un facteur important de l'augmentation du risque global pour les stations d'épuration mécaniques avec déversement continu. Ce résultat selon le type de traitement est le suivant :
Figure 3.19 – Facteurs de risque associés aux rapports

Description détaillée pour Figure 3.19
Le niveau de risque moyen associé aux opérateurs est de 2,8. Ce niveau de risque est déterminé par la certification, adéquate ou non, des opérateurs. Seuls 6 systèmes présentent un niveau de risque élevé, en raison de l'absence d'opérateurs dotés d'une certification conforme et/ou de l'absence d'un opérateur de remplacement. Le niveau de risque associé aux opérateurs est moyen pour 10 systèmes et faible pour les 45 systèmes restants.
Les systèmes d'égout existants qui comportent des opérateurs principaux et de remplacement dotés d'une certification conforme sont présentés au tableau 3.6. Des 57 systèmes exigeant un opérateur certifié pour le traitement des eaux usées, 44 % ne comportaient pas d'opérateur principal doté d'une certification conforme et 89 % ne comportaient pas d'opérateur de remplacement doté d'une telle certification. Des 58 systèmes exigeant un opérateur certifié pour le système de collecte, 41 % ne comportaient pas d'opérateur principal doté d'une certification conforme et 88 % ne comportaient pas d'opérateur de remplacement doté d'une telle certification.
Pour maintenir le risque à un faible niveau, il est important d'assurer la formation de tous les opérateurs pour qu'ils soient certifiés au niveau requis par leurs systèmes de traitement.
Les facteurs couramment associés à un niveau de risque élevé sont indiqués à la figure 3.20. Une certification et une formation insuffisantes, et l'absence d'opérateurs principaux ou de remplacement, font partie de ces facteurs.
Figure 3.20 – Facteurs de risque associés aux opérateurs

Description détaillée pour Figure 3.20
On a recueilli l'information concernant la disponibilité de divers documents, notamment les plans de protection des sources d'eau (PPSE), les plans de gestion de l'entretien (PGE) et les plans d'intervention d'urgence (PIU).
Les tableaux suivants fournissent un sommaire des pourcentages des Premières nations qui ont adopté de tels plans.
| Pourcentage des systèmes d'égout pourvus d'un des plans suivants. | |
|---|---|
| Plan de gestion de l'entretien | Plan d'intervention d'urgence |
| 5 % | 2 % |
Les plans de protection des sources d'eau sont un des éléments d'une approche à barrières multiples visant à fournir une eau potable salubre. Ces plans visent à identifier les facteurs de risque pour la source d'eau. Ils établissent également des politiques et des pratiques pour prévenir la contamination de la source et faire en sorte que le fournisseur des services d'alimentation en eau dispose des outils nécessaires pour appliquer les mesures correctrices en cas de contamination de l'eau. Les plans de protection des sources d'eau s'appliquent aux sources d'eau souterraine et aux sources d'eau de surface.
Dans la région du Manitoba, seuls 4 % des systèmes sont dotés d'un plan de protection des sources d'eau (PPSE).
Les plans de gestion de l'entretien visent à améliorer l'efficacité des activités d'entretien. Ils sont axés sur la planification, la programmation et la description des activités d'entretien préventif, et ils décrivent les travaux d'entretien non planifiés. Ces plans permettent une approche proactive, par opposition à une approche réactive, et lorsqu'ils sont correctement élaborés, ils permettent d'optimiser les dépenses liées à l'entretien, de réduire les interruptions de service et de prolonger la durée de vie des biens.
Dans la région du Manitoba, 6 % des systèmes alimentés en eau souterraine, 5 % des systèmes alimentés en eau de surface et 20 % des systèmes relevant d'un accord de transfert municipal (ATM) sont dotés d'un plan de gestion de l'entretien. Seulement 5 % des systèmes d'égout sont dotés d'un plan de gestion de l'entretien.
Les plans d'intervention d'urgence (PIU) sont des documents faciles à consulter et destinés à aider les opérateurs et les autres intervenants à gérer les situations d'urgence. De tels plans doivent être en place pour les systèmes d'aqueduc et pour les systèmes d'égout. Ils comprennent les personnes–ressources à contacter en cas d'urgence (organismes, entrepreneurs, fournisseurs, etc.), et un plan de communication. Les plans d'intervention d'urgence indiquent les mesures correctrices recommandées pour les urgences « prévisibles » et ils établissent des méthodes d'intervention pour les situations imprévues. Il s'agit essentiellement de la dernière barrière potentielle dans le cadre d'une approche à barrières multiples pour la protection des sources d'eau potable et du milieu naturel, et ces plans constituent la dernière mesure d'atténuation des dommages.
Seulement 1 % des systèmes d'aqueduc et 2 % des systèmes d'égout comportent un plan d'intervention d'urgence.
En 2006, le MAINC a entamé la rédaction d'une série de protocoles visant les systèmes d'aqueduc et d'égout centralisés et décentralisés des collectivités des Premières nations. Ces protocoles établissent des normes de conception, de construction, d'exploitation, d'entretien et de surveillance pour ces systèmes.
Un des objectifs de la présente étude était d'examiner les infrastructures existantes d'aqueduc et d'égout et de déterminer les coûts de leur éventuelle mise à niveau afin de les rendre conformes aux protocoles du MAINC, et aux lignes directrices, aux normes et aux règlements fédéraux et provinciaux. Les coûts de construction totaux estimés pour rendre les systèmes d'aqueduc conformes aux protocoles du MAINC sont de 52,5 millions de dollars.
Le tableau 4.1 fournit une ventilation des coûts de construction totaux estimés. L'analyse des coûts et les imprévus font l'objet d'un poste distinct. La figure 4.1 comporte un diagramme circulaire permettant de comparer les catégories de coût.
Il pourrait y avoir 21 systèmes d'aqueduc alimentés en eau souterraine sous influence directe d'eaux de surface (ESIDES). L'estimation des coûts de mise à niveau de ces systèmes est effectuée d'après l'hypothèse qu'ils fournissent une eau souterraine sûre, et cette hypothèse doit être confirmée par d'autres études.
Si les études ESIDES indiquent que l'eau doit être considérée comme une eau de surface plutôt que comme une eau souterraine, une mise à niveau additionnelle sera requise pour ces systèmes afin que les protocoles du MAINC soient respectés. On estime que, selon la capacité du système et les indices sur le site, une somme additionnelle de 1,0 à 2,5 millions de dollars sera requise pour chaque système nécessitant une mise à niveau pour que le traitement corresponde au traitement d'une eau de surface.
Figure 4.1 – Ventilation des coûts de construction estimés pour la mise aux normes (MAINC) des systèmes d'aqueduc (M$)

Description détaillée pour Figure 4.1
Les listes ci-dessous donnent un aperçu de la ventilation des coûts associés au respect des protocoles pour les deux catégories qui représentent la plus grande part de ces coûts.
Traitement :
Bâtiment :
Les coûts additionnels annuels d'exploitation et d'entretien, indiqués au tableau 4.3, englobent les coûts annuels associés aux éléments actuellement non effectués et exigés par les protocoles, comme l'étalonnage de l'équipement de surveillance, les échantillonnages additionnels, le nettoyage des réservoirs et le salaire des opérateurs de remplacement.
Les coûts totaux estimés pour rendre les systèmes d'aqueduc conformes aux protocoles du MAINC, y compris les coûts de construction et les coûts non liés à la construction, sont de 57 millions de dollars. Cette somme exclut les coûts associés aux systèmes alimentés en ESIDES, tel qu'indiqué précédemment.
Les coûts de construction totaux estimés pour rendre les systèmes d'égout conformes aux protocoles du MAINC sont de 24,6 millions de dollars. On trouvera ci-dessous une liste des travaux/éléments requis, le nombre de systèmes touchés par les mises à niveau et le coût total de ces travaux/éléments requis. La mise à niveau des traitements et l'installation de systèmes d'alimentation électrique de secours représentent plus de 66 % des coûts nécessaires pour satisfaire aux protocoles du MAINC. La capacité de 6 systèmes doit être augmentée, ce qui représente des coûts de mise à niveau élevés.
Figure 4.2 – Ventilation des coûts de construction estimés pour la mise aux normes (MAINC) des systèmes d'égout (M$)

Description détaillée pour Figure 4.2
Les catégories « Traitement » et « Alimentation électrique de secours » représentent la plus grande part de coûts de construction associés au respect des protocoles du MAINC.
La catégorie « Traitement » comprend les coûts associés aux éléments suivants :
La catégorie « Alimentation électrique de secours » comprend les coûts associés aux éléments suivants :
Les coûts d'exploitation et d'entretien additionnels annuels, indiqués au tableau 4.6, englobent les coûts annuels associés aux éléments actuellement non effectués et exigés par les protocoles, comme l'étalonnage de l'équipement de surveillance, les échantillonnages additionnels et le salaire des opérateurs de remplacement.
Les coûts totaux estimés pour la mise à niveau des systèmes d'égout, y compris les coûts de construction et les coûts non liés à la construction, sont de 25,4 millions de dollars.
Le tableau 4.7 fournit un sommaire des coûts associés à la mise aux normes des systèmes (protocoles du MAINC, lignes directrices et normes fédérales et provinciales).
Les tableaux suivants présentent une ventilation des coûts estimés par niveau de risque global pour la mise aux normes (protocoles du MAINC).
Des inspections conformes au Système de rapports sur la condition des biens (SRCB) ont été effectuées pour tous les biens des systèmes d'aqueduc et d'égout. Le tableau suivant résume les travaux identifiés par le SRCB. Dans le cadre de la présente évaluation, les travaux requis par le SRCB ne concernent que les réparations requises pour les installations existantes. Pour éviter tout chevauchement avec les exigences liées aux mises aux normes (protocoles), ces tableaux n'indiquent pas les coûts associés à la mise aux normes. Les deux tableaux suivants (4.10 et 4.11) fournissent un sommaire des coûts d'exploitation et d'entretien, ventilés selon les biens des systèmes d'aqueduc et d'égout, respectivement.
Une analyse a été effectuée afin d'évaluer les possibilités de desserte dans 10 ans. L'analyse prévoit diverses possibilités, dont l'agrandissement des systèmes existants, la construction de nouveaux systèmes, la conclusion d'accords de transfert municipaux (si possible) et le recours aux systèmes individuels.
Des coûts d'exploitation et d'entretien théoriques ont été élaborés pour chaque possibilité, de même que les coûts du cycle de vie sur 30 ans. Les coûts associés à la mise aux normes des systèmes (protocoles du MAINC) sont compris dans les coûts de desserte, le cas échéant (c.-à-d. si les nouvelles options de desserte prévoient l'utilisation des systèmes existants).
Le tableau suivant donne un résumé des coûts d'immobilisations ainsi que des coûts d'E et E totaux estimés pour les options de desserte recommandées.
L'analyse des options de desserte future a comme point de départ que le niveau de service existant restera inchangé, et elle évalue les options de desserte en tenant compte de la population projetée dans 10 ans. Lorsque les options de desserte futures permettent d'augmenter le niveau de service pour une partie ou la totalité des habitations existantes, la stratégie de desserte globale en tient compte.
Dans certains secteurs, surtout dans la partie sud-ouest de la région, les hauts niveaux d'eau et les plaines inondables ont des répercussions négatives sur les puits et les installations septiques individuels. Selon la densité de construction, il peut être possible de remplacer les puits et les installations septiques désuets par des installations adaptées aux conditions du site ou par un service de camion-citerne, ou de prolonger les réseaux de distribution et de collecte.
Dans le cas des habitations dépourvues de service, on présume que la tuyauterie y sera installée afin de les raccorder aux réseaux de canalisations. Les coûts associés à ces travaux de rénovation ne sont pas inclus dans la portée de la présente étude.
La solution la plus rentable, d'après les coûts du cycle de vie, est le prolongement des réseaux d'eau et d'égout effectué d'après la croissance démographique. Le principe de base de cette solution prévoit que les nouvelles habitations seront construites dans un lotissement dense et jouxtant les secteurs déjà desservis. Il faudra toutefois effectuer des études détaillées pour chaque collectivité pour confirmer la faisabilité de tels lotissements.
Cette solution n'empêche pas les résidants qui le souhaitent de construire des habitations en périphérie, auquel cas des puits individuels ou un service de camion-citerne pourraient être plus appropriés.
La totalité des 62 Premières nations de la région du Manitoba ont été visitées dans le cadre du présent projet. Les 62 Premières nations sont desservies par 74 systèmes d'aqueduc (dont 5 systèmes relevant d'un ATM) et par 61 systèmes d'égout (dont 4 systèmes relevant d'un ATM).
Dans la région du Manitoba, 82 % des habitations sont desservies par un système d'alimentation en eau communautaire (51 % sont raccordées à un réseau de distribution et 31 % sont desservies par camion-citerne), 13 % des habitations sont desservies par des puits individuels et les 5 % restants sont dépourvues de service.
Les collectivités situées au nord sont majoritairement desservies par des systèmes alimentés en eau de surface. La distribution s'y fait par des réseaux de canalisations et par camion-citerne. L'état des routes est problématique en termes d'accès et d'usure des camions d'approvisionnement.
Dans les secteurs du sud, les systèmes sont principalement alimentés en eau souterraine, et beaucoup d'habitations sont desservies par des puits individuels et des installations septiques individuelles. Un petit nombre d'habitations est alimenté en eau non désinfectée et qui est distribuée par six petits postes de pompage.
Beaucoup de ces collectivités sont situées dans des plaines inondables, ce qui a des répercussions négatives sur le rendement des puits et des installations septiques. Dans certains cas, ces systèmes individuels peuvent être remplacés par des nouveaux puits qui assureront un approvisionnement fiable. Dans d'autres cas, il faudra installer des réseaux de canalisations ou offrir un service par camion-citerne.
Sur les 61 systèmes d'évacuation des eaux usées :
Dans la région, 73 % des habitations sont desservies par un système d'égout communautaire (45 % par un réseau de canalisations et 28 % par camion-citerne), 22 % sont desservies par des installations septiques individuelles et le 5 % restant sont dépourvues de service.
Au Manitoba, il y a 21 systèmes d'aqueduc à risque élevé et 6 systèmes d'égout à risque élevé. Même si les facteurs qui contribuent au niveau de risque sont multiples, ce sont les catégories « exploitation » et « rapports » qui ont le niveau de risque le plus élevé.
D'après les données recueillies, le risque associé aux opérateurs est celui qui a le niveau de risque le plus bas, toutes catégories confondues. Au Manitoba, le programme de formation itinérante semble être très efficace et il semble répondre aux besoins de la collectivité. Toutefois, il est important d'assurer la formation continue des opérateurs afin que tous les systèmes soient exploités et entretenus par des opérateurs certifiés et que les opérateurs effectuent une surveillance étroite et une tenue des registres précise, conformément aux exigences des protocoles établis par le MAINC.
Un autre volet qui doit être abordé est l'absence d'outils de planification, dont les plans de protection des sources d'eau, les manuels d'exploitation et d'entretien et les plans d'intervention d'urgence.
Le MAINC aide les Premières nations à effectuer l'échantillonnage annuel ou biannuel des eaux usées avant leur rejet, requis dans le cas des systèmes de lagunage (étangs). Des échantillonnages effectués sur place et des registres additionnels peuvent être requis dans le cas des stations mécaniques avec déversement continu.
Dans la région du Manitoba, Santé Canada est très actif dans les collectivités. Grâce à Santé Canada, des contrôleurs communautaires de la qualité de l'eau potable (CCQEP) s'occupent de prélever régulièrement des échantillons de l'eau traitée et de l'eau distribuée afin d'en vérifier la qualité.