La sanction royale a été accordée à la Loi de mise en œuvre de l’Accord de Kelowna le 18 juin 2008. Cette loi stipule que le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien doit préparer un rapport d’étape annuel à l’intention du Parlement pendant cinq ans à partir de l’année financière 2007-2008. Ce rapport est le troisième produit pour honorer l’obligation faite au gouvernement du Canada en vertu de la Loi de mise en œuvre de l’Accord de Kelowna.
La Loi stipule que l'éducation, le développement des compétences, l'emploi, les soins de santé, le logement et l'accès à de l'eau potable sont essentiels à l'amélioration des conditions socioéconomiques des peuples autochtones au Canada. Ces préoccupations sont en accord avec les priorités du gouvernement du Canada relativement aux dossiers autochtones. Les priorités font partie d’un programme d’action visant à produire de véritables résultats par la prise de mesures concrètes et la collaboration avec des partenaires motivés.
Le gouvernement a présenté en 2009 son premier rapport, intitulé Poursuivre sur la lancée, qui portait sur la période de 2007-2008 à 2008-2009. Le deuxième rapport, déposé en mai 2010, ajoutait au premier en organisant les mesures gouvernementales en fonction des cinq priorités relatives aux affaires autochtones. Ce troisième rapport, pour l’année 2010‑2011, est structuré pareillement, les activités et les investissements étant exposés en détail en fonction des cinq secteurs prioritaires :
| Éducation | Réconciliation, gouvernance et autonomie gouverne-mentale | Développement économique | Habilitation des citoyens et protection des plus vulnérables | Résolution des conflits territoriaux |
Le gouvernement fédéral a une relation exceptionnelle avec les peuples autochtones du Canada et reste déterminé à ce que cette relation aide les Autochtones et les collectivités autochtones à s’assumer.
Plus d’un million de Canadiens s’identifient comme Autochtones. Les Autochtones sont confrontés à de nombreuses difficultés, notamment des résultats inférieurs en matière de santé, des résultats médiocres sur le plan socioéconomique (niveaux de scolarité, taux d’emploi, revenu, proportion de familles monoparentales), une espérance de vie moindre et un bien-être général plus faible par rapport à la population canadienne en général. La collaboration du gouvernement du Canada et ses partenaires s’efforcent de favoriser une qualité de vie pour les Autochtones qui soit comparable à celle dont jouissent les autres Canadiens. Des progrès ont été accomplis en ce sens sur plusieurs fronts, mais d’importants écarts persistent sur le plan socioéconomique.
Reconnaissant la nécessité dans ce contexte de démontrer clairement la production de résultats concrets, le gouvernement du Canada a élaboré des outils perfectionnés pour assembler et analyser des données et d’autres indicateurs pour faciliter la conception de politiques efficaces. L’indice du bien-être des collectivités, par exemple, un modèle qui reproduit celui de l’indice de développement humain des Nations Unies, nous aide à comprendre les conditions, les tendances et les lacunes. L’indice du bien-être des collectivités reflète la mesure des quatre éléments qui le composent : le niveau de scolarité, la participation au marché du travail, les niveaux de revenu et la quantité ainsi que la qualité du parc immobilier des collectivités. L’indice de bien-être varie grandement d’une Première nation à l’autre, plus qu’entre les autres collectivités canadiennes. En moyenne, le bien-être des Premières nations est à la hausse, mais l’écart n’a pas diminué depuis 2001. En comparaison à 1996, l’écart entre les collectivités des Premières nations et les autres collectivités canadiennes s’élargit au lieu de se rétrécir. La note de 25 % des collectivités de Premières nations était pire en 2006 que ce qu’elle était en 1996 (comparé à 10 % des collectivités canadiennes).
Le gouvernement du Canada investit plus de 10 milliards de dollars par année, par l'intermédiaire de 34 ministères et organismes fédéraux, dans des programmes et des services destinés aux Autochtones. Le nouveau financement à l’appui des cinq priorités, cette année, comprend quelque 186 millions $ pour l’éducation, 990 millions $ pour les services et les mesures de soutien en matière de santé et environ 1,8 milliard $ pour des initiatives liées au marché du travail. Les Autochtones bénéficient également de l’éventail complet des programmes et des services que le gouvernement du Canada offre à tous ses citoyens.
Le gouvernement du Canada reconnaît que le financement et les investissements ne suffisent pas à produire des résultats; il faut aussi adopter des approches novatrices et former des partenariats. Le gouvernement cherche à établir des partenariats avec des intervenants clés et des partenaires intéressés, comme les gouvernements des provinces et des territoires et les organismes autochtones. Au cours de la dernière année seulement, des efforts ont été déployés pour finaliser certains partenariats et des accords tripartites avec différents gouvernements provinciaux et territoriaux et des organismes qui représentent les Premières nations, les Inuits et les Métis. La prestation de la plus grande partie des programmes du gouvernement fédéral est assurée par l’intermédiaire de partenaires ou conjointement avec des collectivités autochtones et les gouvernements des provinces et des territoires.
Pour bien saisir les progrès accomplis récemment par le gouvernement dans les dossiers autochtones, il faut comprendre la contribution du Plan d’action économique du Canada. Le Plan d’action économique du Canada (PAEC), annoncé en janvier 2009, a été conçu pour combattre les effets de la récession mondiale en prenant en temps opportun des mesures de stimulation temporaires ciblées pour sauvegarder les emplois et protéger les revenus, tout en faisant des investissements importants pour assurer la prospérité économique du Canada à long terme. Les investissements dans le cadre du Plan d’action économique ont apporté un soutien considérable.
Sur deux ans, 1,4 milliard $ (environ 603 millions $ en 2009-2010 et quelque 788 millions $ en 2010-2011) a été alloué pour aider à répondre aux besoins des Autochtones et de leurs collectivités dans les domaines de l'éducation, du développement des compétences, des soins de santé, du logement, des services de police, de l’emploi et de l'accès à de l'eau potable. Les Autochtones et les collectivités autochtones ont bénéficié aussi de beaucoup d’autres initiatives du Plan d’action économique, qui ne les visaient pas particulièrement. Ensemble, ces interventions ont eu pour effet l’augmentation des possibilités d'emplois et d’approvisionnement, l’amélioration de l'infrastructure et un niveau plus élevé de services de santé et de services à la famille, ce qui contribuera à produire de meilleurs résultats pour les enfants, les familles et les collectivités autochtones. Comme on peut le voir dans la carte suivante, les investissements du Plan d’action économique ont profité aux collectivités autochtones d’un océan à l’autre.
Afin d’informer les Canadiens des mesures prises pour stimuler l'économie, le gouvernement du Canada suit les répercussions du Plan d’action économique pour les Autochtones et les collectivités autochtones par la publication de rapports périodiques. Tous les Canadiens peuvent consulter ces rapports détaillés.
Ce rapport est axé sur les mesures prises par le gouvernement du Canada du 1er avril 2010 au 31 mars 2011, y compris les investissements effectués dans le cadre du Plan d’action économique du Canada au cours de cette période. Les investissements et les résultats décrits ici démontrent les mesures intentionnelles prises par le gouvernement du Canada pour appuyer l'amélioration de la santé, de la sécurité, de la prospérité et du bien-être général des Autochtones et des collectivités autochtones.
Le gouvernement fédéral a pris un nombre considérable de mesures et fait des investissements relativement à des enjeux autochtones dans les cinq domaines prioritaires.
Le gouvernement fédéral reconnaît que le niveau de scolarité est d’une importance critique pour améliorer les résultats de tous les apprenants sur le plan socioéconomique. Le gouvernement est déterminé à collaborer avec les Premières nations et les provinces pour que les enfants des Premières nations reçoivent l'éducation nécessaire pour assurer leur réussite.
Au cours de l’année financière 2009‑2010, relativement à ces programmes, 75 % des collectivités des Premières nations au Canada étaient représentées dans le cadre du PRSEPN (18 projets) et 73 % des collectivités ont reçu un financement aux termes du PPE (19 projets).
Au cours de l’année financière 2010‑2011, un financement a été accordé pour 16 autres propositions dans le cadre du PRSEPN et pour 19 autres propositions aux termes du PPE.
Depuis leur lancement en décembre 2008, le Programme de réussite scolaire des étudiants des Premières nations (PRSEPN) et le Programme des partenariats en éducation (PPE) ont été bien accueillis par les Premières nations. Le PRSEPN est conçu pour aider les éducateurs des Premières nations à planifier les trois domaines prioritaires que sont la littératie, la numératie et la persévérance scolaire et à y apporter des améliorations. Au cours de l’année financière 2009‑2010, 75 % des écoles administrées par les bandes à l’échelle du pays étaient représentées dans le cadre de ce programme (18 projets ont été financés). Le PPE a pour but d’encourager la formation de partenariats. Soixante-treize pour cent des collectivités ont bénéficié d’un financement aux termes du PPE (19 projets ont été financés).
Au cours de l’année financière 2010-2011, 90 % des écoles administrées par les bandes étaient représentées dans le cadre du PRSEPN (un total de 34 projets financés) et 88 % des collectivités ont reçu des fonds dans le cadre du PPE (un total de 19 projets financés).
De plus, en ce qui concerne les programmes d’éducation au cours de l’année qui vient de s’écouler, le gouvernement fédéral :
Depuis 2008, le gouvernement a signé cinq accords tripartites en matière d’éducation (avec le Nouveau-Brunswick, le Manitoba, l’Alberta, l’Île‑du‑Prince-Édouard et le Conseil tribal de Saskatoon). Ces accords s’ajoutent à des partenariats en éducation qui sont déjà en place en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse. Voici une description des accords tripartites les plus récents.
Au cours de la dernière année, le gouvernement fédéral a aussi :
Le gouvernement continuera de collaborer avec les Premières nations d'autres provinces à propos de possibilités de partenariat afin d'améliorer les résultats en matière d'éducation des élèves des Premières nations.
Le gouvernement fait des investissements considérables pour que les enfants aient de meilleurs locaux d’apprentissage. Depuis 2006, le gouvernement fédéral a consacré environ 714 millions $ à des projets d’infrastructure scolaire, ce qui comprend la réalisation de 94 projets d’écoles.
En plus de ces 94 projets réalisés, 93 autres projets scolaires à l’échelle du pays reçoivent quelque 91 millions $ cette année dans le cadre du Programme d'immobilisations et d'entretien (PIE) d’Affaires indiennes et du Nord Canada. Celui-ci a permis de financer la construction de trois nouvelles écoles, la réalisation de huit projets de réparations majeures ou d’agrandissement et neuf projets de réparations mineures, de même que la construction et la rénovation de résidences pour enseignants dans 13 localités et la mise à niveau de 11 systèmes mécaniques et installations de chauffage.
Au 31 mars 2011, la construction de neuf écoles sur douze était presque terminée grâce à un financement dans le cadre du Plan d’action économique du Canada. Des travaux d’assainissement des lieux devront être effectués au cours de cette année financière pour trois projets d’écoles, Wabaseemong, en Ontario, Manawan, au Québec, et Ahousaht, en Colombie-Britannique. Ces activités seront financées par le programme ordinaire d’immobilisations d’AINC. Les travaux relatifs aux projets suivants sont terminés :
À l’échelle du pays, dans le cadre du plan Chantiers Canada, la somme de 102 millions $ du Fonds de la taxe sur l'essence (FTE) soutient la construction de six autres nouvelles écoles et deux projets de rénovations majeures d’écoles dans des réserves ont reçu une aide financière pour la période de 2009-2010 à 2011-2012. Ces projets en sont à diverses étapes de réalisation.
Une collectivité inuite a également bénéficié d’un investissement considérable en matière d’éducation. Le gouvernement du Canada a accordé une subvention de 2,5 millions $ au programme d’études Nunavut Sivuniksavut pour l’achat d’un nouvel établissement scolaire au 450, rue Rideau, à Ottawa. Cette acquisition permettra au programme de doubler la population étudiante qu’elle dessert et d’augmenter sa contribution à l’amélioration des résultats scolaires, de l’employabilité, du développement des capacités et d’un gouvernement représentatif au Nunavut.
En décembre 2010, en collaboration avec l’Assemblée des Premières Nations, le gouvernement du Canada annonçait la création d’un panel national chargé de susciter la participation des Premières nations, entre autres, à l’élaboration d’options, notamment d’un projet de loi, afin de bonifier le cadre de gouvernance, d’améliorer les résultats des élèves et de clarifier la responsabilisation pour l’éducation primaire et secondaire des Premières nations. Le panel national, dont la nomination des membres a été confirmée en mars 2011, présentera ses recommandations dans un rapport au ministre et au chef national d’ici la fin de 2011.
Cette mesure importante donne suite à l'engagement pris par le gouvernement du Canada dans le budget de 2010 de collaborer avec les Premières nations et d'autres partenaires afin de renforcer l'éducation et d’améliorer les résultats scolaires des Premières nations.
Le gouvernement du Canada reste ferme dans sa détermination à aider les Autochtones et les collectivités autochtones à s’assumer, et tient à cultiver une nouvelle relation fondée sur la réconciliation et la guérison relativement aux injustices du passé et à renforcer la gouvernance et l’autonomie gouvernementale des Autochtones. La présentation d’excuses aux anciens élèves des pensionnats indiens, en 2008, demeure un geste important pour l’établissement de cette nouvelle relation.
La Commission de témoignage et réconciliation du Canada (CTRC) relative aux pensionnats indiens a tenu la première d’une série de sept activités nationales à Winnipeg, du 16 au 19 juin 2010. Cette activité a réuni des anciens élèves et leurs familles, des représentants du gouvernement, les dirigeants d’organismes autochtones nationaux et régionaux, des groupes religieux et des membres du public en général. À cette occasion, l’ex-ministre Strahl a annoncé l'intention du gouvernement de révoquer les dispositions de la Loi sur les Indiens qui lui permettent de créer des pensionnats indiens et de retirer les enfants de leurs foyers et leurs collectivités.
Poursuivant dans la voie de la guérison, la réconciliation et la résolution, le gouvernement a annoncé dans le budget 2010 qu’il attribuait la somme de 65,9 millions $ sur deux ans au Programme de soutien en santé – résolution des questions des pensionnats indiens de Santé Canada. Ces ressources sont réservées pour répondre à la demande croissante de services qui résulte de la mise en œuvre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens. Le Programme prévoit des services de santé mentale et de soutien affectif pour les anciens élèves admissibles et leurs familles pendant leur participation à toutes les étapes de la Convention de règlement – Paiement d’expérience commune, Processus d’évaluation indépendant, activités et commémorations de la Commission de témoignage et réconciliation.
Le gouvernement a également affecté la somme de 133,2 millions $ sur deux ans dans le budget 2010 pour poursuivre la mise en œuvre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, y compris l’administration du Paiement d’expérience commune et du Processus d’évaluation indépendant ainsi que la divulgation de documents pertinents à la Commission de vérité et réconciliation. Jusqu’ici, plus de 1,58 milliard $ a été distribué en paiements d’expérience commune à près de 77 000 anciens élèves des pensionnats indiens. Plus de 9 000 anciens élèves ont reçu 1 milliard $ aux termes Processus d’évaluation indépendant, et quelque 125 000 documents ont été transmis à la Commission.En 2010-2011, AINC a affecté la somme de 4 millions $ dans le cadre du Programme d'information publique et de défense des intérêts à 20 organismes des Premières nations pour la diffusion d’information au sujet de la Convention aux anciens élèves et à leurs familles ainsi qu’au grand public. Une somme additionnelle de 4 millions $ a été annoncée en février pour 2011-2012, portant l’engagement financier total à 22 millions $ depuis 2007.
Le gouvernement du Canada a réalisé des avancées historiques en faisant évoluer une relation fondée sur la guérison, la reconnaissance et la réconciliation au cours de l’année financière 2010‑2011.
Voici d’autres exemples de mesures qui ouvrent la voie à cette nouvelle relation :
En ce qui concerne la gouvernance et l’autonomie gouvernementale, le gouvernement fédéral continue de soutenir les accords sur le règlement des revendications territoriales et de mettre en œuvre des accords sur l’autonomie gouvernementale. Ces accords permettent aux collectivités de mieux gérer leurs relations avec les autres ordres de gouvernement, d’assumer plus de contrôle et de responsabilité à l’égard du bien-être de leurs membres, de tirer parti des possibilités et de maximiser les initiatives de développement économique.
Des progrès réels sont accomplis en Colombie-Britannique en vue de conclure des traités.
Les Autochtones jouent un rôle particulièrement important dans le Nord canadien où ils forment près de la moitié de la population des trois territoires. Depuis 2007, grâce à différentes mesures, le gouvernement fédéral avance vers l’atteinte des objectifs de sa Stratégie pour le Nord (exercer notre souveraineté dans l’Arctique, promouvoir le développement économique et social, protéger notre patrimoine naturel, transférer et améliorer la gouvernance dans le Nord). Des progrès ont été accomplis relativement à certains de ces objectifs; par exemple, un accord de principe sur le transfert et la gestion des terres et des ressources naturelles a été signé avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, la Société régionale inuvialuit et la Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest. Les cinq autres groupes autochtones régionaux ne sont pas prêts à signer l’accord de principe pour l’instant, en raison principalement de préoccupations liées à leurs revendications territoriales, à la négociation de l’autonomie gouvernementale et à des questions financières. L’accord de principe comprend des dispositions spécifiques pour la protection des droits issus de traité, actuels et à venir, des Autochtones et des accords de règlement de revendications territoriales, et un plan de consultation exhaustif sera préparer pour assurer la participation des groupes autochtones.
Dans le budget 2010, le gouvernement s’est engagé à consacrer 45 millions $ sur deux ans pour financer Nutrition Nord Canada. En tenant compte du financement existant, le budget annuel s’élève maintenant à 60 millions $. Ce nouvel investissement assure un financement stable pour favoriser l'accès des résidants du Nord à toute une gamme d'aliments sains, y compris les aliments traditionnels. Des renseignements à jour sur les mesures prises par le gouvernement fédéral dans le Nord sont affichés sur le site Web .
Le gouvernement du Canada poursuit sa collaboration avec les Canadiens autochtones et des partenaires motivés pour que les Autochtones bénéficient des mêmes possibilités d’emploi, de revenu et de création de richesse que les autres Canadiens.
Avec une population jeune de plus en plus instruite et qui augmente rapidement, une assise territoriale et d’importantes ressources naturelles ainsi qu’un secteur commercial en plein essor, les Canadiens autochtones sont bien placés pour contribuer à l’édification d’une économie canadienne vigoureuse.
Les possibilités de développement économique pour les Autochtones n'ont jamais été aussi grandes. L'investissement du secteur privé augmente dans toutes les régions du pays et on constate que le secteur privé non autochtone est intéressé à collaborer avec des entreprises et des collectivités autochtones.
Situation sans précédent, des tendances émergentes et d’autres éléments significatifs suggèrent que les Canadiens autochtones sont sur le point de franchir une étape importante en vue de devenir participants à part entière de l'économie canadienne en tant qu’entrepreneurs, employeurs et employés.
Les gouvernements et le secteur privé reconnaissent de plus en plus l’énorme potentiel économique des collectivités autochtones, particulièrement en ce qui concerne l’exploitation des ressources naturelles. Pour réaliser ce potentiel, le gouvernement fédéral collabore étroitement avec les provinces et les territoires à l’élaboration de protocoles d’accord en vue d’honorer son obligation juridique de consultation et d’accommodement en mettant l’accent sur les possibilités de collaboration intergouvernementale. Le gouvernement fédéral continue aussi d’intégrer la consultation des Autochtones à ses activités, comme les processus d’évaluation environnementale, et collabore avec les collectivités autochtones à l’élaboration de protocoles de consultation qui accentuent la coordination et l’efficacité.
En juin 2009, l’ex-ministre Strahl dévoilait le Cadre fédéral pour le développement économique des Autochtones axé sur les mesures prises par le gouvernement fédéral – des programmes aux partenariats en passant par les lois – pour accroître la participation des Premières nations, des Inuits et des Métis à l'économie canadienne et produire de meilleurs résultats sur le plan économique pour les Autochtones de toutes les régions du Canada.
La mise en place du Cadre fédéral pour le développement économique des Autochtones a été marquée par un nouvel investissement de 200 millions $ sur quatre ans pour améliorer l’accès des Premières nations aux terres, aux ressources naturelles et à des capitaux, et pour accroître les possibilités pour des entreprises autochtones d'approvisionner le gouvernement fédéral. Le Cadre comprend aussi l’établissement d’un fonds pour l’élaboration de stratégies afin de concentrer les ressources, les efforts et l’expertise des ministères et des organismes fédéraux pour favoriser la participation des Autochtones à des secteurs clés de l’économie : la foresterie, les pêches, les mines, l’énergie et l’agriculture.
La reconnaissance de l’importance d’investir dans le développement du capital humain est un élément fondamental du Cadre. Une participation accrue des Autochtones au marché canadien du travail et à l’économie en général est un moyen important et efficace d’améliorer les conditions socioéconomiques de nombreux Autochtones, surtout les jeunes.
Signalons aussi les investissements considérables suivants, en 2010‑2011, sous la direction du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien :
En 2010‑2011, Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) a poursuivi ses efforts pour améliorer les conditions socioéconomiques de nombreux Autochtones par l’introduction de deux nouvelles initiatives visant à répondre aux besoins de formation et d’acquisition de compétences.
DRHCC a également poursuivi la mise en œuvre d’initiatives dans le cadre du Plan d’action économique du Canada.
Voici d’autres exemples d’investissements dans le cadre du PAEC à l’appui du développement économique dont les Canadiens autochtones et les collectivités autochtones bénéficieront.
Malgré le fait que la situation économique a exigé une concentration et une attention particulières en 2010‑2011, le gouvernement a pris d’autres mesures concrètes pour soutenir le développement économique des Autochtones.
Pendant toute l'année financière 2010‑2011, le gouvernement du Canada a continué, aux termes de la Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain, à rendre les programmes fédéraux plus accessibles et plus uniformes, tout en les harmonisant davantage aux politiques et aux programmes provinciaux qui s’appliquent aux Autochtones vivant en milieu urbain.
L’année 2010 était l’Année des Métis. C’est dans ce contexte que le gouvernement du Canada a dévoilé un médaillon commémoratif et contribué au jardin des anciens combattants, sur le site historique e Batoche, en l’honneur des anciens combattants métis. En plus d’autres réalisations, le gouvernement du Canada a attribué la somme de 5 million $ au Fonds de développement Clarence Campeau pour établir le programme d’exploitation de l’énergie et des ressources par les Métis et 3,7 millions $ sur trois ans à Westcap Management Limited pour appuyer la participation des Métis et des citoyens des Premières nations à de grands projets énergétiques.
L’honorable John Duncan, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, a rencontré les dirigeants de la Nation métisse, les ministres responsables des Affaires autochtones des cinq provinces les plus à l’ouest et des représentants de l’industrie le 19 janvier 2011 pour lancer le deuxième Symposium sur le développement économique des Métis, qui a eu lieu les 20 et 21 janvier, à Vancouver. Ce deuxième symposium a donné aux participants l'occasion de prendre connaissance des progrès importants qui ont été réalisés en 2010 et de discuter, entre autres, d’approches fructueuses en matière de développement économique et de moyens pratiques de renforcer l'entrepreneuriat chez les femmes métisses.
Les réunions des ministres et des dirigeants métis découlent en partie du Protocole avec la Nation métisse [en anglais seulement], signé en 2008 par AINC et le Ralliement national des Métis, par lequel les deux parties s'engageaient à aborder diverses questions, et du Cadre fédéral pour le développement économique des Autochtones, qui représente un changement fondamental dans la manière dont le gouvernement du Canada appuie le développement économique des Autochtones.
De plus, le gouvernement fédéral a annoncé à la fin de mars son appui à deux grands projets pour les Métis, qui auront pour effet d’améliorer les possibilités de formation et de perfectionnement pour les Métis de la Colombie-Britannique et de favoriser le développement du site patrimonial et touristique de Métis Crossing, en Alberta.Le gouvernement fédéral est déterminé à aider les plus démunis, en particulier par des mesures comme les services à l'enfance et à la famille, des logements améliorés, l'accès à de l'eau potable salubre et des programmes de santé. Des investissements concrets ont été faits dans ces domaines dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, et le gouvernement fédéral a témoigné de son engagement à collaborer avec ses partenaires pour améliorer la sécurité et les conditions susceptibles d’aider les membres des collectivités à mener une vie plus saine et plus satisfaisante. Ainsi :
Dans le cadre du Plan d'action économique du Canada, le gouvernement a annoncé des investissements de 515 millions $ sur deux ans pour appuyer la réalisation de projets d'infrastructure communautaire des Premières nations dans trois domaines prioritaires : les écoles, l’eau (alimentation en eau et traitement des eaux usées) et des services communautaires essentiels comme les locaux des services de santé et de police. Ces investissements créent des emplois dans les réserves et dans les régions avoisinantes.
En ce qui a trait aux investissements dans l’infrastructure, les domaines suivants sont ciblés dans le Plan d’action économique :
En ce qui concerne les investissements dans l’infrastructure communautaire, le Plan d’action économique comprenait aussi les investissements suivants :
En plus des mesures prises dans le cadre du Plan d’action économique, le gouvernement du Canada annonçait le 29 octobre 2010 qu’il désignait 10 millions $ sur deux ans pour améliorer la sécurité des collectivités et faire en sorte d’améliorer la réponse du système de justice et des services de l’ordre aux cas de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées.
Le Canada a également ciblé des améliorations dans les collectivités autochtones dans le cadre d’autres initiatives, notamment en ce qui concerne l’eau potable.
Depuis 2006, AINC et Santé Canada travaillent à l’élaboration d’un cadre législatif en collaboration avec des Premières nations, des organismes des Premières nations et des représentants des gouvernements de chaque province et territoire.
Le gouvernement a continué de faire des progrès relativement à d’autres questions de santé.
Le gouvernement du Canada a annoncé dans le budget 2010 qu’il consacrait la somme de 285 millions $ sur deux ans pour appuyer le renouvellement des programmes de santé clés pour les Autochtones, programmes qui devaient prendre fin le 31 mars 2010. Par suite de décisions prises ultérieurement, des fonds ont été accordés pour trois autres années, ce qui porte le financement total de ces programmes à 730 millions $ sur cinq ans (de 2010‑2011 à 2014‑2015) :
La prestation de ces programmes est assurée en partenariat avec les collectivités et les dirigeants autochtones pour promouvoir un mode de vie sain, le bien-être mental, le développement de la petite enfance, une participation accrue des Autochtones au secteur professionnel de la santé et une plus grande intégration des services de santé fédéraux et provinciaux auxquels ont accès les citoyens des Premières nations et les Inuits.
Le gouvernement continue d’appuyer d’autres initiatives sociales et communautaires essentielles par l’élaboration d’importantes mesures législatives.
Les gouvernements et le secteur privé reconnaissent de plus en plus l’énorme potentiel économique des collectivités autochtones, particulièrement dans le domaine de l’exploitation des ressources naturelles. Pour réaliser ce potentiel, le gouvernement fédéral collabore étroitement avec les provinces et les territoires afin d’établir des approches et des processus efficaces pour honorer l’obligation juridique de consultation et d’accommodement en mettant l’accent sur les possibilités de collaboration intergouvernementale. Le gouvernement fédéral poursuit également ses travaux en vue de régler des différends de longue date, les revendications particulières par exemple.
Les Premières nations présentent à titre individuel des revendications dites particulières à l’endroit du gouvernement fédéral qui sont liées à l’administration de terres et d’autres biens des Premières nations ainsi qu’à l’exécution des traités conclus avec les Indiens. Depuis 1973, le gouvernement fédéral s’efforce de régler ces différends par la négociation.
Voici d’autres exemples du progrès accompli relativement à des questions liées aux revendications territoriales.
Le gouvernement du Canada tient également à présenter aux Canadiens des rapports sur ses initiatives. En plus des rapports annuels imposés par la Loi de mise en œuvre de l'Accord de Kelowna et d’autres mécanismes de déclaration, le gouvernement met à la disposition de tous les Canadiens un rapport sur les progrès et les répercussions des programmes à l’intention des Autochtones prévus dans le Cadre d'action économique du Canada. On peut consulter ces rapports sur le site Web du Ministère.
Comme le démontre ce rapport, entre autres, le gouvernement du Canada continue d’avancer à grandes foulées dans la mise en œuvre d’une vision à caractère pratique, axée sur les résultats, des politiques relatives aux questions autochtones. Reconnaissant qu’il n’y a pas de solution facile ni rapide, le gouvernement maintient sa concentration sur l’approche qu’il a adoptée. Dans bien des cas, les Autochtones sont confrontés à des difficultés de longue date, complexes et multidimensionnelles; les solutions proposées doivent donc tenir compte des caractéristiques de ces difficultés.
En ce qui concerne les questions autochtones, le gouvernement a clairement défini un cadre d’action dont voici les composantes :
Le gouvernement entend poursuivre sa collaboration avec des partenaires motivés en vue de produire de véritables résultats dans ces domaines. Un grand nombre des mesures décrites dans ce rapport ont été fructueuses grâce à l'approche adoptée à l'échelle de l’administration fédérale dans les dossiers autochtones. La suite dépend de la bonne volonté et de la motivation de tous les partenaires intéressés à travailler ensemble afin de produire de meilleurs résultats pour les enfants, les familles et les collectivités autochtones. Aucun ministère fédéral ni aucun gouvernement ou organisme n’est à lui seul responsable de régler les problèmes qui ont une incidence sur les Autochtones.
Les mesures prises par le gouvernement depuis 2007 forment la base nécessaire pour aider à bâtir un meilleur Canada pour les Autochtones et les collectivités autochtones, dès maintenant et pour l'avenir. Les travaux préparatoires essentiels sont en cours et les conditions de réussite sont en place. En allant de l’avant, le gouvernement démontre son engagement à poursuivre sur la lancée en formant des partenariats afin de produire des résultats réels pour ces collectivités et le pays dans son ensemble.
La sanction royale a été accordée à la Loi sur la mise en œuvre de l’Accord de Kelowna le 18 juin 2008.
Loi portant mise en œuvre de l’Accord de Kelowna
Attendu :
que le Parlement reconnaît qu’il est essentiel, pour améliorer les conditions socioéconomiques des peuples autochtones au Canada, non seulement de réduire, mais de combler éventuellement l’écart troublant qui sépare les Canadiens autochtones des non autochtones dans les domaines de l’éducation, du développement des compétences, des soins de santé, du logement de l’accès à de l’eau potable et de l’emploi, tel qu’il est prévu dans l’Accord de Kelowna;
que le gouvernement du Canada a conclu l’Accord de Kelowna avec les gouvernements des provinces et des territoires du Canada et avec les dirigeants autochtones du Canada et qu’il incombe au gouvernement du Canada d’honorer sa parole et ses engagements,
Sa Majesté, sur l’avis et avec le consentement du Sénat et de la Chambre des communes du Canada édicte :