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Investissements pour les sciences et la technologie dans le Nord - Stratégie pour le Nord du Canada

Les sciences et la technologie fournissent les connaissances nécessaires pour établir de bonnes politiques et prendre de bonnes décisions qui formeront la base importante de la Stratégie pour le Nord du Canda. Le Canada est un chef de file mondial en matière de sciences dans l'Arctique. Selon une étude de 2009   (site Web non disponible en français), seuls les États-Unis publient un plus grand nombre de publications scientifiques sur l'Arctique. Cette excellence en recherche découle de forces présentes non seulement dans le secteur universitaire, mais aussi dans les secteurs privé, sans but lucratif et gouvernemental et, de plus en plus, parmi les chercheurs et les organisations autochtones. Alors que le Nord change rapidement, le Canada tire profit de cette expertise pour gérer efficacement le territoire souverain du pays, pour s'assurer que nos intérêts et nos valeurs forgent l'avenir de la région et pour stimuler le potentiel économique du Nord.

Programme du gouvernement du Canada pour l'Année polaire internationale

Le Canada a investi 156 millions de dollars pour participer à l'Année polaire internationale (API)  . Le gouvernement a financé 52 projets de sciences et de recherche axés sur deux priorités : (1) les effets des changements climatiques et l'adaptation à ces changements et (2) la santé et le bien-être dans les collectivités du Nord canadien. Un financement a aussi été versé pour la logistique, la préparation aux situations d'urgence, la communication et la sensibilisation, la formation et le renforcement des capacités, l'octroi de permis et la gestion des données. Alors que les activités du programme prennent fin et que les résultats commencent à être diffusés, le Canada se prépare à accueillir la Conférence de 2012 de l'API   De la connaissance à l'action. Cette conférence donnera l'occasion d'utiliser et de propager les connaissances et les résultats scientifiques acquis de par le monde lors de l'API, en plus de s'axer sur les prochaines étapes.

Surveiller le Nord du Canada

Depuis 1991, le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord a permis aux collectivités et aux scientifiques de collaborer afin d'acquérir les renseignements nécessaires pour réduire et, autant que possible, éliminer les contaminants présents dans les aliments traditionnels récoltés, tout en fournissant de l'information qui aidera les personnes et les collectivités à prendre des décisions éclairées concernant leur alimentation.

En plus de la surveillance continue effectuée dans le Nord par le gouvernement fédéral, ce dernier a récemment financé certaines initiatives ciblées. En 2010, le Programme de surveillance des effets cumulatifs (PSEC) des Territoires du Nord-Ouest et le Programme de surveillance générale du Nunavut (PSGN) ont reçu 8 millions de dollars sur 2 ans pour appuyer la surveillance environnementale communautaire. Le PSEC et le PSGN sont gérés par divers participants, y compris des représentants d'organisations autochtones, du gouvernement fédéral et des gouvernements territoriaux, ainsi que d'entités de réglementation en matière d'environnement. En 2010, un investissement de près de 22 millions de dollars sur 5 ans a aussi été fait pour l'Évaluation environnementale régionale de Beaufort (EERB). L'EERB favorisera la recherche afin d'obtenir des renseignements pour d'éventuelles activités d'exploitation du gaz et du pétrole dans les zones extracôtières du bassin de Beaufort. La recherche financée par le truchement de l'EERB devrait combler des lacunes en matière de renseignements scientifiques et socioéconomiques pertinents pour la région, ce qui contribuera à créer des gains d'efficience. Similairement au PSEC et au PSGN, cette initiative sera gouvernée par un comité directeur multipartite.

Chaires d'excellence en recherche du Canada –  Des chefs de file mondiaux en recherche et en innovation

En mai 2010, le premier groupe de Chaires d'excellence en recherche du Canada (CERC)   a été annoncé. Les CERC appuient les universités canadiennes dans leurs efforts visant à tirer profit de la réputation croissante du Canada à titre de chef de file en recherche et en innovation. Des 19 chaires de recherche octroyées, 3 sont occupées par des scientifiques qui étudient l'Arctique, ce qui témoigne du potentiel et de la force de la science de l'Arctique au Canada. Chaque titulaire d'une chaire et son équipe de recherche recevront jusqu'à 10 millions de dollars sur sept ans pour lancer d'ambitieux projets de recherche au Canada. De gauche à droite : Søren Rysgaard, Chaire sur la géomicrobiologie arctique et les changements climatiques (Université du Manitoba); D. Graham Pearson, Chaire sur les ressources arctiques (Université de l'Alberta); Marcel Babin, Chaire en recherche sur la télédétection de la nouvelle frontière arctique du Canada (Université Laval).

Søren Rysgaard, D. Graham Pearson, Marcel Babin
Søren Rysgaard, Université du Manitoba, D. Graham Pearson, Université de l'Alberta, Marcel Babin, Université Laval.

Collaborer pour obtenir des résultats

En 2007-2008, les trois conseils subventionnaires canadiens (les Instituts de recherche en santé du Canada  , le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada   et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada  ) ont contribué plus de 30 millions de dollars pour des travaux de sciences et de technologie nordiques menés par des universitaires.

Le NGCC Amundsen - un brise-glace canadien Le NGCC Amundsen est un brise-glace canadien pour la recherche qui a été transformé grâce au financement versé par la FCI. Il est entre autres utilisé par ArcticNet.

La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) et les Réseaux de centres d'excellence du Canada (RCE) fournissent également un important financement pour la recherche universitaire dans le Nord. ArcticNet a combiné le financement versé par la FCI pour transformer le brise-glace Amundsen de la Garde côtière canadienne en un navire dédié à la recherche avec le financement de 46 millions de dollars sur 7 ans versé par les RCE pour étudier les répercussions des changements climatiques sur les côtes canadiennes de l'Arctique. Plus de 145 chercheurs provenant de 30 universités canadiennes, de 8 organismes et ministères fédéraux et de 11 organismes et ministères provinciaux collaborent avec les équipes de recherche venues du monde entier et avec des partenaires d'organisations inuites, de collectivités du Nord, d'organismes fédéraux et provinciaux et du secteur privé.

Les sciences pour favoriser un développement économique sain

Futures zones de recherche prévues pour GEM

Le programme de  géocartographie de l'énergie et des minéraux (GEM)   d'une valeur de 100 millions de dollars dirigé par le ministère des Ressources naturelles fournit les renseignements géoscientifiques de base nécessaires pour soutenir l'exploration et le développement des ressources par le secteur privé. Les entreprises décident d'investir pour explorer certaines régions où des gisements pourraient éventuellement être exploités. Ces entreprises embaucheront ensuite des travailleurs de la région et offriront des possibilités de formation et d'emploi afin d'exploiter ces ressources naturelles. Habituellement, un dollar investi dans la géoscience entraîne des investissements de 25 $ pour l'exploration et le développement.

La recherche scientifique appuie le Canada dans l'exercice de sa souveraineté dans l'Arctique. Le Canada a ratifié la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) en 2003 et a jusqu'en 2013 pour préparer sa soumission aux Nations Unies   visant à définir les limites de son plateau continental étendu. L'établissement des limites se fonde sur des données scientifiques, et le Canada collabore avec des partenaires à l'étranger, notamment au Danemark et en Russie, pour mener des levés et recueillir les données.

L'infrastructure pour appuyer les sciences

La capacité pour les recherches en sciences et en technologie est renforcée par des investissements faits dans l'infrastructure, puisque l'infrastructure, que ce soit dans la mer, sur la terre ou dans le ciel, est essentielle afin de mener les activités de sciences et de technologie dans le Nord. En mer, le nouveau brise‑glace de classe polaire porte-drapeau du Canada aura un accès accru à l'Arctique canadien et aux eaux adjacentes. De plus, il sera possible de l'utiliser lors de trois saisons en Arctique. Il contribuera à la protection du patrimoine environnemental du Nord ainsi qu'à la sécurité du Canada, tout en augmentant nos capacités en matière de surveillance et en rehaussant la capacité de mener des recherches dans l'Arctique grâce à la plateforme offerte. Le brise-glace contribuera aussi aux capacités en matière de réponse environnementale, de renseignements sur la météo et les glaces, en plus d'appuyer la conservation et la protection des stocks de poissons.

L'observation à distance, critique pour les sciences et la technologie modernes, est un outil unique permettant de mener des recherches en sciences et technologie dans l'Arctique. En raison du vaste territoire arctique du Canada, la Constellation RADARSAT – la vigile canadienne dans le ciel – fournira des données de télédétection pour la recherche et des applications dans les domaines de la surveillance maritime (la détection des navires, la surveillance des glaces et la détection des déversements de pétrole), la gestion des opérations en cas de catastrophe et la surveillance des écosystèmes. Sur la terre, le Fonds pour l'infrastructure de recherche dans l'Arctique a pallié certaines lacunes causées par les infrastructures âgées ou inexistantes du réseau de recherche de l'Arctique en offrant 85 millions de dollars pour la modernisation et l'entretien des installations de recherche dans l'Arctique pour 20 projets situés dans 46 sites. La Station de recherche du Canada dans l'Extrême-Arctique encrera ce réseau, en complétant les forces de ces installations et en augmentant la capacité par les sciences et la technologie dans le Nord. Dans le budget 2010, le gouvernement s'est engagé à verser 18 millions de dollars sur cinq ans pour mener l'étape de la conception préalable à la construction de la station.