Les résultats de l’Évaluation nationale des systèmes d’aqueduc et d’égout dans les collectivités des Premières Nations, l’évaluation la plus rigoureuse et exhaustive de son genre jamais entreprise au Canada, ont été fournis à Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC) par Neegan Burnside Ltd, l’entrepreneur indépendant qui a mené l’évaluation, et le Ministère les a rendus publics. Cette fiche d’information donne un aperçu des résultats clés de cette évaluation sans précédent pour les provinces de l’Atlantique.
Les collectivités des Premières Nations s'approvisionnent en eau grâce à diverses méthodes : 72 % des maisons sont reliées à la canalisation, 13,5 % reçoivent l'eau d'un camion de livraison, 13 % sont reliées à un puits individuel et 1,5 % n'a pas d'approvisionnement en eau. Pour ce qui est des réseaux de traitement des eaux usées, 54 % des maisons sont reliées à la canalisation, 8 % des maisons ont recours au transport par camion des eaux usées, 36 % des maisons ont des fosses septiques et d'autres réseaux personnels de traitement des eaux usées et 2 % des maisons n'ont accès à aucun service.
Dans le cadre de l’Évaluation nationale, on a inspecté les systèmes d’aqueduc et d’égout de 33 Premières Nations des provinces de l’Atlantique.
L’entrepreneur a utilisé les Directives sur l’évaluation du niveau de risque d’AADNC afin d’attribuer une cote de risque à chacun des 35 réseaux d’approvisionnement en eau inspectés : six présentent un risque global élevé, 19 un risque global moyen et 10 un risque global faible.
Des 28 réseaux de traitement des eaux usées inspectés, sept présentent un risque global élevé, 12 un risque global moyen et neuf un risque global faible.
Après avoir évalué le niveau de risque de chaque réseau, l’entrepreneur a estimé ce qu’il en coûterait à AADNC pour respecter ses protocoles sur les réseaux d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées. Le coût total pour les réseaux des provinces de l’Atlantique s’élèverait à 42 millions de dollars, ce qui comprend, entre autres, l’élaboration de meilleures pratiques de gestion, l’amélioration de la formation des opérateurs, l’augmentation de la capacité des réseaux et la construction de nouvelles installations, le cas échéant.
L’entrepreneur a aussi prévu le coût, sur une période de 10 ans, que devrait assumer le Ministère pour veiller à ce que les systèmes d’aqueduc et d’égout des Premières Nations soient en mesure de suivre le rythme de croissance des collectivités des Premières Nations. En tenant compte des 42 millions de dollars susmentionnés pour respecter les protocoles actuels du Ministère sur les réseaux d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées pour les provinces de l’Atlantique, le coût associé aux nouveaux services s’élèverait à 210 millions de dollars, selon l’entrepreneur.
En 2011-2012, AADNC prévoit faire des investissements dans deux systèmes d’aqueduc dans les provinces de l’Atlantique présentant un risque élevé associé à la conception et un risque global élevé. Trois autres projets sont prévus de 2012-2013 à 2015-2016.
Le gouvernement du Canada a procédé à des investissements importants dans l’infrastructure d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées des collectivités des Premières Nations. Entre le 1er avril 2006 et le 31 mars 2010, AINC a investi environ 36 millions de dollars dans l’infrastructure d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées des Premières Nations du Canada atlantique. Citons notamment les projets suivants :
Date : le 14 juillet 2011