Le Plan d'action pour la gestion de l'eau potable dans les collectivités des Premières nations a été lancé en 2008. Grâce au Plan d'action pour l'eau, 330 millions de dollars ont été investis sur deux ans dans les réseaux d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées pour la construction, la réparation, l'exploitation et l'entretien des installations d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées, la formation des opérateurs et les activités connexes de santé publique dans les réserves. Le 26 mai 2010, le gouvernement du Canada a annoncé que le financement du Plan d'action pour l'eau était prolongé de deux ans (jusqu'en 2012) et que le programme fournira un montant additionnel de 330 millions de dollars pour l'amélioration de l'approvisionnement de l'eau potable dans les collectivités des Premières Nations.
Dans le cadre du Plan d'action pour l'eau, le gouvernement du Canada améliore la santé et la qualité de vie des résidants des collectivités des Premières Nations. En ce sens, il aide les Premières Nations à offrir de meilleurs services d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées à leurs résidants. Affaires autochtones et développement du Nord Canada (AADNC) et Santé Canada sont les deux principaux ministères responsables de ce dossier.
Les principales composantes du Plan d'action pour l'eau sont :
L'Évaluation nationale a recueilli des données sur 97 p. cent des réseaux d'approvisionnement en eau potable et de traitement des eaux usées des collectivités des Premières Nations. Les visites des sites des 571 Premières Nations participantes ont commencé au mois de septembre 2009 et se sont terminées au mois de novembre 2010.
Le 14 juillet 2011, le ministre des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada a annoncé les résultats, lesquels permettront aux Premières Nations et au Ministère de concentrer des ressources sur les priorités et d'améliorer l'approvisionnement en eau potable dans les collectivités des Premières Nations.
Déposé au Parlement en mai 2010, le projet de loi S-11, la Loi sur la salubrité de l'eau potable des Premières nations, est mort au Feuilleton, en deuxième lecture, le 26 mars 2011, en raison de la dissolution du Parlement.
Le projet de loi, Loi sur la salubrité de l’eau potable sur les terres des Premières Nations, a été déposé au Parlement le 29 février 2012.
Bien que l’esprit du nouveau projet de loi soit le même que celui de l’ancien projet de loi S‑11, le gouvernement a apporté d’importants changements en fonction de commentaires reçus de la part des Premières Nations, des sénateurs et des députés.
Cette loi habilitante est une mesure cruciale pour faire en sorte que les collectivités des Premières Nations jouissent des mêmes dispositions sur la santé et la sécurité de l’eau potable que tous les autres Canadiens.
Sous réserve que la loi proposée reçoive la sanction royale, cette loi permettra au gouvernement d’élaborer, en partenariat avec les Premières Nations, des règles fédérales exécutoires garantissant l’accès à une eau potable salubre et fiable et un traitement efficace des eaux usées ainsi que la protection des sources d’eau situées sur les terres des Premières Nations.
Conformément aux accords de contribution conclus avec les Premières Nations, AADNC finance la construction et la mise à niveau de réseaux d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées dans les réserves. Ce projet vise notamment les prises d'eau et les réseaux d'approvisionnement en eau potable et de traitement des eaux usées ainsi que les systèmes de distribution. Les efforts déployés en vue de présenter des normes et un protocole régissant les petits réseaux d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées (dont les puits individuels et communautaires, l'approvisionnement en eau par camion et les fosses septiques) permettront de financer de petits réseaux, s'il y a lieu. La politique et les normes sur les niveaux de services pour l'eau potable et les eaux usées orientent ces investissements. Santé Canada participera à l'examen de la conception des réseaux dans l'optique de la santé publique.
Dans le cadre des accords de contribution conclus avec les Premières Nations, des fonds seront accordés en vue d'améliorer les pratiques d'exploitation et d'entretien des réseaux d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées.
AADNC continue de financer le Programme de formation itinérante pour permettre l'embauche de plus formateurs itinérants afin d'augmenter le nombre d'opérateurs. Le Programme de formation itinérante (PFI) est un important moyen grâce auquel les opérateurs des Premières Nations ont accès à une formation continue, sur les lieux, et à du mentorat pour apprendre à exploiter leurs réseaux d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées. AADNC a augmenté le financement pour permettre d'embaucher davantage de formateurs itinérants afin que toutes les collectivités des Premières Nations puissent bénéficier du Programme de formation itinérante. À l'automne 2011, le nombre de formateurs atteignait 64.
Le pourcentage total d'opérateurs de réseaux d'approvisionnement en eau qui ont obtenu le premier niveau de certification est passé de 35 p. 100 (392 opérateurs) en novembre 2006 à 60 p. 100 (683 opérateurs) en mars 2010.
Santé Canada offre son soutien pour la surveillance des réseaux d'approvisionnement dotés d'au moins cinq raccordements, les réservoirs et les puits communautaires, conformément aux Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada et aux pratiques exemplaires de gestion. Santé Canada prévoit également accroître ses activités de surveillance. Il investira, entre autres, dans un programme national des eaux usées ainsi que dans des activités de sensibilisation du public et de communication des risques.
AINC a établi trois protocoles obligatoires prévoyant des normes pour la conception, la construction, l'exploitation, l'entretien et la surveillance des réseaux d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées dans les réserves :
Afin de s'assurer que les résidants des réserves bénéficient des normes comparables en matière de santé et de salubrité que leurs voisins vivant à l'extérieur des réserves, les protocoles élaborés par AINC stipulent que si la norme provinciale ou le règlement local en vigueur est plus sévère que l'exigence du protocole, les exigences provinciales les plus sévères prévalent.
Afin de s'assurer que les résidants des réserves bénéficient des normes comparables en matière de santé et de salubrité que leurs voisins vivant à l'extérieur des réserves, les protocoles élaborés par AADNC stipulent que si la norme provinciale ou le règlement local en vigueur est plus sévère que l'exigence du protocole, les exigences provinciales les plus sévères prévalent.