ARCHIVÉE - Droits fonciers issus des traités – L’histoire d’English River (Saskatchewan)

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En 1992, les gouvernements fédéral et provincial ont signé un accord historique sur les revendications territoriales avec les Premières Nations de la Saskatchewan. L'Accord prévoyait l'octroi, aux Premières Nations, de fonds devant leur permettre d'acheter des terres sur le marché libre. Ainsi, 761 000 acres de terres ont été ajoutées aux réserves, et bien des Premières Nations continuent d'investir les fonds qu'elles ont reçus dans le cadre de leur règlement dans les régions urbaines.

Transcription: Première Nation d'English River (Saskatchewan)

En 1992, les gouvernements fédéral et provincial ont signé un accord historique sur les revendications territoriales avec les Premières Nations de la Saskatchewan. Nommé l'Accord-cadre sur les droits fonciers issus des traités en Saskatchewan, ce dernier a eu un effet transformateur sur les Premières Nations et la province en général.

« C'est le début d'un monde nouveau. Nous créons un environnement décent propice aux possibilités économiques et d'emploi. Nous établissons une assise territoriale pour nos enfants, un endroit décent où nos familles pourront s'épanouir. »

Depuis le début des années 1700, on conclut avec les Premières Nations des traités qui ont permis l'établissement et le développement pacifiques de la majeure partie du Canada. Les traités conclus en Saskatchewan contenaient des promesses solennelles de fournir des terres de réserve. Cependant, un grand nombre de Premières Nations n'ont pas reçu l'ensemble des terres qu'on leur avait promises.

L'Accord-cadre sur les droits fonciers issus des traités en Saskatchewan portait sur ces promesses brisées. Il a permis de régler définitivement ces revendications territoriales. Il prévoyait l'octroi, aux Premières Nations, de fonds devant leur permettre d'acheter des terres sur le marché libre. Ainsi, 761 000 acres de terres ont été ajoutées aux réserves, et bien des Premières Nations continuent d'investir les fonds qu'elles ont reçus dans le cadre de leur règlement dans les régions urbaines.

« Tout le monde est gagnant. Les Premières Nations en retirent des avantages parce qu'elles ont les terres qu'on leur avait promises et qu'elles ont reçu des fonds pour compenser les pertes qu'elles ont subies parce qu'elles n'ont pas pu utiliser ces terres. Elles ont investi ces fonds dans des entreprises, dans des activités économiques et dans leurs collectivités. »

Les droits issus des traités ont certainement apporté beaucoup aux gens d'English River. La Première Nation a reçu plus de 10 millions de dollars, et elle a utilisé ces fonds pour mettre de côté plus de 22 000 acres de terres, dont une parcelle de 197 acres juste au sud de Saskatoon – la première réserve urbaine d'English River.

« Soudainement, la Première Nation a des ressources financières grâce aux droits issus des traités, et toutes sortes de gens viennent frapper à ses portes pour saisir des possibilités. Un homme est venu nous offrir d'acheter cette propriété, et nous avons sauté sur l'occasion en raison de son emplacement. »

« De plus en plus de réserves urbaines sont créées à Saskatoon et dans les environs. Je crois que le plus important, c'est que la communauté autochtone comprend comme il est avantageux d'avoir une présence à Saskatoon, que de bonnes choses peuvent se produire ici et qu'ils sont les bienvenus. »

« Quand on a ouvert le restaurant, les gens nous disaient : « Vous voulez vraiment aller dans la réserve? Ce sont les terres des Autochtones. » Ils disaient qu'il y avait de mauvaises personnes là‑bas et que ce n'était pas un bon endroit où aller. Je suis arrivée il y a deux ans, et je suis convaincue d'avoir saisi la meilleure des occasions. »

« C'est une histoire de réussite. Et ce que nous avons fait avec les terres est aussi une histoire de réussite. Je peux vous montrer des articles et des lettres qui prouvent que nous sommes l'une des dix entreprises autochtones les plus prospères du pays. »

Le bureau de voyages d'English River connaît un immense succès. La Première Nation a noté que sa station d'essence est la station Shell qui rapporte le plus de la province. Des bureaux sont à louer dans un nouveau complexe, et un hôtel est en construction. Mais le conseil d'English River a une vision encore plus grande pour l'avenir de la Première Nation...participer au boom minier de la Saskatchewan.

« Une occasion s'est présentée avec l'ancienne entreprise Tricon. Ses dirigeants faisaient du bon travail là‑bas et nous avons décidé de créer une coentreprise avec eux. Nous avons fait de bonnes affaires ensemble, et nous avons fini par acheter Tricon. La personne qui détenait l'entreprise est le cadre exécutif dans notre entreprise depuis 17 ans. C'est ainsi que nous avons acheté Tron Power. »

« Tout le monde est sorti gagnant à English River, puisque l'entreprise fait de bonnes affaires depuis plusieurs années et a payé des ristournes à la Première Nation. L'entreprise s'est agrandie. Nous employons maintenant 150 personnes. Nous avons donc augmenté de beaucoup nos activités. Nous faisons maintenant l'équivalent de 50 à 60 millions de dollars de construction. Sans les droits fonciers issus des traités, nous n'en serions pas là. »

« Nous avons la réputation d'être honnêtes et de faire de bonnes affaires. Nous travaillons avec professionnalisme. Dans le domaine des affaires, on dit que la Première Nation d'English River est une bonne partenaire d'affaires. » 

Les droits fonciers issus des traités apportent des réussites remarquables. Ils ont permis de changer les relations entre la Saskatchewan et ses peuples des Premières Nations et de dégager l'énergie entrepreneuriale du segment de la population de la province qui croît le plus rapidement.

« Nous ne pouvons pas nous isoler. Les Premières Nations participent à l'économie, et lorsqu'elles sont en mesure de profiter de leurs propres investissements, tout le monde en retire des avantages. »

« Je parle de relations, parce que beaucoup de gens semblent comprendre qu'il y a eux, puis nous. Ce n'est pas le cas. Nous travaillons tous ensemble. Et nous accomplissons tellement plus de choses lorsque nous unissons nos forces. »

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