ARCHIVÉE - Assurer la subsistance des terrains boisés de la région forestière acadienne

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Les Autochtones du Canada ont toujours entretenu des liens culturels étroits avec les écosystèmes de la forêt. Historiquement, dans le Canada atlantique, les Premières Nations dépendaient des forêts pour leur survie, et pour développer et maintenir leurs identités culturelles par le truchement de traditions associées à la forêt.

Une route dans la forêt acadienne. (Photo par : Brian Simpson, ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Foresterie de l'Île-du-Prince-Édouard.)

En février 2011, la Première Nation d'Abegweit et l'Île-du-Prince-Édouard ont pris des mesures pour renouveler ces pratiques économiques et culturelles en signant un accord unique de cogestion qui porte sur les points clés du développement durable et des connaissances traditionnelles en matière d'écologie. Dans le cadre de l'accord de 10 ans, la Première Nation d'Abegweit pourra utiliser 2 000 acres de terres publiques boisées pour démontrer la gestion durable de la forêt et la restauration de la région forestière acadienne de l'île.

En plus de respecter les principes environnementaux de la durabilité, le partenariat ouvre la voie à de nouvelles possibilités pour le renforcement des capacités et la diversification économique de la Première Nation et lui offre l'occasion unique d'avoir davantage à dire dans la gestion des terres publiques, et ce, au bénéfice de tous les résidants de l'Île-du-Prince-Édouard.

« Nous sommes heureux de maintenir et de prolonger nos pratiques et nos activités traditionnelles, tout en cherchant à créer d'autres occasions économiques et culturelles durables grâce à ce partenariat », a déclaré Brian Francis, chef de la Première Nation d'Abegweit.

De gauche à droite : Richard Brown, ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Foresterie, Brian Francis, chef de la Première Nation d'Abegweit, et Buck Watts, député de Tracadie-Hillsborough Park. (Photo par : Brian Simpson, ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Foresterie de l'Île-du-Prince-Édouard.)

Dans le cadre de l'accord, les travailleurs forestiers de la province collaboreront avec les membres de la Première Nation d'Abegweit pour élaborer des plans de gestion à long terme de la forêt pour la région. De plus, les membres de la Première Nation recevront une formation en restauration forestière et en récolte du bois, et ils auront aussi l'occasion, s'ils le font d'une manière durable, de recueillir du bois d'œuvre et des produits non ligneux, y compris de la nourriture, des plantes médicinales, de la biomasse et l'if du Canada.

L'accord est une étape importante vers la durabilité à long terme de cette ressource précieuse d'un point de vue économique, environnemental, social et culturel. Dans le passé, en raison d'anciennes pratiques agricoles ou forestières, on a souvent laissé les forêts publiques de l'Île‑du‑Prince‑Édouard pousser sans planification.

Les plans de gestion à long terme de l'écosystème de la Première Nation d'Abegweit et l'Île‑du‑Prince-Édouard prennent en considération les différentes conditions des sols et les taux d'humidité qui existent aujourd'hui pour sélectionner les variétés de plantes appropriées afin d'obtenir à l'avenir une forêt autosuffisante.