ARCHIVÉE - Le programme de logement dans la réserve de la bande indienne de Kamloops

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La bande indienne de Kamloops est en train de créer un marché florissant du logement dans sa collectivité.

Il a d'abord fallu que la bande adopte une nouvelle stratégie pluriannuelle en matière de logement. Elle a alors dû faire face à un double problème : la liste d'attente pour l'obtention de logements ne cessait de s'allonger, alors que le parc de logements disponibles se détériorait continuellement. Afin de régler ces deux problèmes, le conseil de bande a proposé une stratégie novatrice, soit la nouvelle approche en matière de logement dans la réserve.

« Nous créons actuellement un fonds pour le logement qui se renouvelle de lui-même, afin d'assurer le maintien des logements existants de la réserve et de fournir des capitaux pour la construction de nouvelles maisons », explique Jolene Rendolic, la coordonnatrice du programme. Ce dernier est financé par les propriétaires de maison et la bande, ainsi que par Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) et la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Il comporte deux composantes principales : la propriété des maisons et leur rénovation.

Dans les deux cas, les membres de la bande qui présentent une demande aux responsables du programme relatif au logement de la région de la Colombie-Britannique d'AINC et qui sont jugés admissibles peuvent obtenir près de 20 000 $ pour la construction d'une nouvelle maison. Aussi, les rénovateurs d'une maison exempte d'hypothèque peuvent demander un montant de 9 935 $ afin de payer les coûts d'améliorations, comme ceux nécessaires pour adapter une maison aux besoins de personnes âgées. Par ailleurs, les nouveaux propriétaires peuvent obtenir une subvention unique de 5 000 $ directement de la bande. En outre, tant les rénovateurs que les nouveaux propriétaires peuvent demander des prêts bancaires additionnels, pour lesquels la bande se portera cosignataire.

Le programme s'avère une véritable réussite.

« Jusqu'à maintenant, dans le cadre du programme, les membres de la bande ont rénové 31 maisons, et j'ai déjà traité 21 autres demandes », a déclaré Mme Rendolic. Elle ajoute que le financement externe joue un rôle essentiel dans cette réussite. « La bande utilise au maximum les fonds offerts par AINC. »

Mme Rendolic signale aussi que le fait que l'achat et l'entretien des maisons relèvent directement du résidant a des répercussions encore plus étendues. Les membres de la bande qui ont pu acheter et rénover leur maison grâce au programme « sont extrêmement fiers de ne pas être obligés de s'en remettre à la bande pour des choses aussi simples, par exemple, que de repeindre un mur, et c'est probablement pourquoi ils prennent un plus grand soin de leur maison. »

Elle signale par ailleurs que la collectivité acquiert ainsi un aspect plus varié et plus intéressant : « Les gens commencent à construire des genres différents de maisons, au lieu du bungalow courant standardisé de trois chambres à coucher qu'on trouve dans la plupart des réserves. »

Le programme a aussi eu pour la collectivité plusieurs retombées sur le plan social et lui procure des avantages sur le plan économique. Sa mise en oeuvre a eu pour effet direct une formation accrue des membres de la réserve et a entraîné la création d'emplois et le développement d'entreprises. Ces compétences acquises seront bientôt mises à profit tout près. La bande a pris les arrangements voulus pour donner à bail une partie des terres de la réserve à une société de développement qui a construit en cet endroit de nouveaux magasins, un hôtel de villégiature, des terrains de jeu, des parcs, un terrain de golf de calibre international et quelque 2 000 maisons.

Ce qui, au départ, constituait une solution positive à un problème urgent a mené à l'établissement d'un marché du logement florissant dans la réserve et a accru le développement économique dans la localité, deux résultats dont bénéficieront la réserve et l'ensemble de la région de Kamloops.

La bande indienne de Kamloops

Population de la bande indienne de Kamloops : 1 049 personnes

Nombre d'unités : Jusqu'à maintenant, 261

Principaux partenaires :
Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC)
Banque royale (pour les prêts à long terme)
All Nations Trust Company (dans les réserves)
Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL)

Politiques à l'appui : Nouvelle approche en matière de logement dans la réserve, programme relatif au logement d'AINC, programme entièrement subventionné de la SCHL

Mécanismes financiers : Prêts résidentiels destinés aux réserves indiennes, BMO Banque de Montréal, cofinancés par des particuliers de la bande, la bande et le gouvernement fédéral (AINC, SCHL)

Formation sur l'accès à la propriété : Les responsables du programme offrent de l'aide pour les travaux de rénovation, la remise en état de logements et l'adaptation de domiciles pour les personnes âgées.

Personne-ressource : Jolene Rendolic,
coordonnatrice de la NORHA
250-828-9791,
jrendolic@kib.ca

 

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