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Au-delà des frontières : l'histoire de Michipicoten (Ontario)

Avec un règlement de 58 millions de dollars sur la revendication concernant les limites de la réserve, Michipicoten s’appuie sur ses succès antérieurs et entrevoit de nouvelles possibilités, comme des partenariats avec leurs voisins.

Transcription: Première Nation de Michipicoten



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Transcription: Première Nation de Michipicoten

La Première Nation de Michipicoten a une tradition qui veut qu’à l’arrivée des visiteurs, tous célèbrent autour d’un festin. Au cours des dernières années, de nombreux festins ont eu lieu dans la collectivité. Étant donné le cinquième règlement de revendications territoriales particulières, on avait beaucoup à célébrer.

Depuis le début des années 1700, des traités sont conclus avec les Premières Nations. Ceux-ci ont ouvert la voie à des règlements pacifiques et au développement d’une grande partie du Canada. Les traités conclus avec les Premières Nations au nord du lac Supérieur en Ontario comprenaient une promesse solennelle de fournir des terres de réserve. Cependant, dans le cas de Michipicoten, les frontières de la réserve n’étaient pas où elles auraient dû être.

Cette divergence a été réglée en 2008, alors qu’un règlement a été conclu entre le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial et Michipicoten. Ce fut la dernière d’une série de négociations couronnées de succès entre Michipicoten et le Canada, qui ont permis la résolution de cinq revendications territoriales.

« Nous avons eu de nombreuses réunions avec les membres au sujet de la revendication portant sur les limites de la réserve et ceux-ci avaient l’air... Ils ont accepté la proposition présentée et le tout s’est très bien déroulé. Nous sommes alors passés au vote et presque tous les membres étaient pour la revendication. »

« Le Canada, l’Ontario et la Nation dans leur ensemble doivent considérer les événements positifs qui touchent les Premières Nations. Il ne s’agit pas toujours de mauvaises nouvelles ou de choses dignes de faire la manchette, comme un barrage routier ou la crise d’Oka, par exemple. Ce sont les petites ou les grandes histoires de réussite qui surviennent pour le mieux-être des gens. »

Michipicoten crée ses propres réussites. La Première Nation de Michipicoten a investi les fonds issus du règlement précédent dans leur collectivité afin de soutenir les programmes d’éducation, de formation professionnelle, de santé et de bien-être.

« De nombreuses autres possibilités s’offrent à nous. Ici, tout le monde travaille; le taux de chômage est nul. »

Avec un règlement de 58 millions de dollars sur la revendication concernant les limites de la réserve, Michipicoten s’appuie sur ses succès antérieurs et entrevoit de nouvelles possibilités, comme des partenariats avec leurs voisins.

« Si nous parvenons à nous allier, nous serons plus forts.  Les maires se sont regroupés et cinq Premières Nations peuplent la région. Nous sommes tous à la poursuite du même but. »

L’un des principaux projets de la région de Wawa et des Premières Nations consiste à réaménager le port de Michipicoten ainsi que sa route d’accès. Même si l’infrastructure s’est détériorée après la fermeture des principales industries de la ville, le potentiel économique que représente un port dans la région du lac Supérieur n’a jamais été aussi considérable.

« Wawa représente le cœur de la collectivité. La région est située près du lac Supérieur et constitue une plaque tournante du transport, un atout majeur. La Transcanadienne passe par là, nous ne sommes pas très loin des liaisons ferroviaires, et il y a plus encore. Le réaménagement du port de Michipicoten n’est donc qu’un exemple. Cette question préoccupait la Première Nation Michipicoten, mais ses membres considèrent sans aucun doute qu’il s’agit là d’une occasion de collaborer. Davantage d’infrastructure de transport dans la région favoriserait l’économie en général. »

Le port ne représente qu’un début. D’autres projets sont en cours : l’énergie verte, le développement commercial et l’augmentation du tourisme. Avec l’investissement qui a été rendu possible grâce au règlement des revendications territoriales de Michipicoten, l’incertitude économique se transforme en optimisme.

« Selon moi,  les possibilités sont illimitées, car chaque jour naît une nouvelle idée. Je réalise que nous n’aurons probablement pas la main‑d’œuvre nécessaire pour mener tous ces projets à terme, mais c’est pourquoi nous nous tournons vers les autres Premières Nations et les maires, qui, nous l’espérons, verront cela comme une phase d’expansion qui profitera à tous.  Nous possédons des zones d’intérêt pour le diamant et l’or. C’est vraiment une période stimulante. »

L’expertise, la bonne volonté et l’esprit de coopération sont à la base du règlement de ces revendications territoriales. Nous devons jeter les bases de partenariats plus solides et apporter de l’espoir à la Première Nation de Michipicoten, à la région de Wawa et aux régions environnantes; les collectivités travaillent ensemble pour le bien commun.

« Nous nous réjouissons que le règlement soit enfin conclu. Notre discours est tourné vers l’avenir. Nous sommes conscients que pour les membres de la Première Nation de Michipicoten, il s’agit d’une grande part de leur futur, et par extension, de notre futur. »

« D’autant plus que cela nous aide à projeter une image plus positive aux autres Premières Nations, à montrer que nous accomplirons toutes ces choses en faisant un pas dans la bonne direction. Il arrive un moment où nous devons laisser le passé derrière et unir nos forces en tant que Nation afin que tous puissent en profiter. »