Une année s'est écoulée depuis les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 qui se sont tenus en Colombie-Britannique et sur le territoire traditionnel des Premières nations. Les Jeux olympiques d'hiver (du 12 au 28 février) et les Jeux paralympiques d'hiver (du 12 au 21 mars) ont mis en vedette non seulement les meilleurs athlètes du monde, mais aussi, pour la première fois de l'histoire, les Jeux ont présenté la culture autochtone au monde entier.
La participation des Autochtones aux Jeux a été sans précédent, et ce, dès le départ. Deux ans avant les Jeux, le Comité international olympique a reconnu les Premières nations de Lil'wat, de Musqueam, des Squamish et des Tsleil Waututh en tant que partenaires officiels des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de Vancouver 2010. Grâce à la participation de ces quatre Premières nations hôtes, les Autochtones ont atteint un niveau de participation jamais vu à titre d'employés et de bénévoles, d'athlètes et de spectateurs, d'interprètes et d'artistes.
Le Relais de la flamme olympique de 2010 est passé dans plus de 100 communautés autochtones du Canada et leur a transmis l'esprit des Jeux tout en leur permettant de faire partie intégrante des célébrations avant les Jeux. Plus de 300 jeunes leaders autochtones ont assisté à la cérémonie d'ouverture qui a présenté la culture et les artistes autochtones. Les quatre Premières nations hôtes ont joué un rôle clé en souhaitant la bienvenue au monde (site Web non disponible en français).
Un an plus tard, cette fierté et cette célébration unique de la vie perdurent.
Le tout a commencé par les Accords de legs de 2008 du gouvernement du Canada – créés pour garantir que les Autochtones prennent part aux retombées économiques, sportives, sociales et culturelles liées à la tenue des Jeux. Les Premières nations des Tsleil Waututh et de Musqueam ont signé les Accords de legs avec le Canada, et le gouvernement a reconnu leurs importantes contributions à la réussite des Jeux olympiques de 2010. Les Accords prévoyaient le versement de 17 millions de dollars à chacune des deux Premières nations afin qu'elles puissent acquérir des terres, accroître leur développement économique, développer des entreprises et profiter d'autres possibilités de développement économique.
D'autres contributions d'AINC totalisant 2,9 millions de dollars ont permis d'appuyer la construction et le fonctionnement du Pavillon autochtone de 2010 et du Village des artisans. La Société des quatre Premières nations hôtes a utilisé ces fonds pour construire un Pavillon autochtone temporaire et un Village des artisans au centre ville de Vancouver qui a été ouvert à tous pendant les Jeux. En tout, plus de 240 000 personnes ont visité les deux sites touristiques, mettant ainsi en valeur les entreprises, les réalisations et les cultures de tous les groupes autochtones au Canada – Premières nations, Métis et Inuits – pendant les Jeux.
Cependant, ce ne sont pas que les Premières nations de la Colombie-Britannique qui ont reçu du financement lié au Pavillon autochtone et au Village des artisans. Le Conseil des Premières nations du Yukon a reçu plus de 1,4 million de dollars de l'Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor) afin de faire la promotion des industries touristique, minière et culturelle du Yukon, ainsi que pour élaborer des performances scéniques d'envergure au Pavillon autochtone et d'autres événements liés aux Jeux.
Sur le plan du développement économique des entreprises autochtones et de l'approvisionnement auprès de celles-ci, en 2007, AINC a versé 120 000 $ au Sommet des entreprises autochtones qui a été un tremplin en matière d'occasions d'affaires autochtones pendant les Jeux. La Société des quatre Premières nations hôtes a organisé le Sommet, et les entreprises et les entrepreneurs autochtones de partout au Canada ont pu découvrir les possibilités d'affaires et d'approvisionnement à leur disposition. AINC a également versé 450 000 $ pour permettre au Comité organisateur de Vancouver pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2010 à Vancouver (COVAN) d'embaucher deux spécialistes du développement des entreprises autochtones pour mettre l'accent sur des possibilités précises qui s'offrent aux entreprises autochtones. Par conséquent, plus de 100 entreprises autochtones ont travaillé sur les activités liées aux Jeux – générant plus de 57 millions de dollars.
L'art et la culture autochtones ont bien été représentés pendant les Jeux. Le programme d'arts autochtones et le marché de l'art du COVAN ont reçu près d'un million de dollars d'AINC, et ont été en mesure d'élaborer un programme pour attirer les artistes des Premières nations, métis et inuits de partout au Canada. Ainsi, des sculptures, des tapisseries, des pièces de bois et d'autres pièces artistiques haut de gamme ont été créées. Au total, 90 œuvres ont été présentées sur les sites des Jeux olympiques à Vancouver et à Whistler, fournissant une visibilité et des possibilités de commercialisation exceptionnelles.
Les investissements d'AINC dans les Jeux ont aussi profité aux jeunes Autochtones de la Colombie-Britannique. En effet, AINC a versé 150 000 $ au COVAN pour appuyer l'élaboration de la série d'affiches illustrant de jeunes athlètes autochtones « Vis tes passions dans le sport ». Les affiches présentent de jeunes athlètes autochtones accomplis qui peuvent inspirer d'autres jeunes à faire du sport. Elles ont été distribuées dans toutes les écoles du Canada. Un financement de 163 316 $ versé par AINC a permis aux Aboriginal Community Career Employment Services d'élargir le programme novateur « Bladerunners » pour y inclure 60 jeunes Autochtones à risque dans le Downtown East Side de Vancouver.
Les Jeux olympiques produisent toujours des retombées aujourd'hui, car les quatre Premières nations hôtes continuent d'investir les fonds provenant des Accords de legs dans des projets communautaires et de développement économique. Parmi ceux-ci, la construction de la phase III du centre communautaire de la Première nation de Musqueam, la mise sur pied de la stratégie d'autosuffisance économique de la Nation des Tsleil Waututh et la création d'une coentreprise de la Nation des Tsleil Waututh avec Endurance Wind Power pour la fabrication d'éoliennes de 5 kW. Ces projets communautaires ne sont que quelques exemples faisant partie du patrimoine des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010.
Les Canadiens autochtones et non autochtones ont tiré une grande fierté des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2010. Les jeunes Autochtones ont également pris part au Rassemblement des jeunes Autochtones au Pavillon autochtone afin de célébrer et découvrir la diversité des cultures autochtones.
Le véritable impact des Jeux ainsi que les possibilités créées par et pour les Autochtones – les artistes et les artisans, les entrepreneurs, les athlètes et les dirigeants – ne se mesure pas seulement par l'argent investi, le nombre d'entreprises présentées ou d'œuvres d'art achetées. Il se mesure aussi par les effets incalculables d'être un partenaire à part entière des Jeux, ainsi que par la possibilité sans précédent de mettre en valeur la culture et les réalisations des Autochtones – Premières nations, Inuits et Métis – à tous les Canadiens et au monde entier.
Février 2011