auteur : Publié avec l'autorisation de la ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien
date : Ottawa, 2003
QS- : 6120-002-FF-A2
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Qui sont les membres des Premières nations du Canada? Les membres des Premières nations sont les descendants des premiers habitants du Canada, qui vivaient ici depuis plusieurs milliers d'années au moment où les explorateurs sont arrivés d'Europe.
Les membres des Premières nations du Canada sont ceux qui étaient auparavant appelés « Indiens ». Aujourd'hui, cependant, certains considèrent ce terme incorrect. De nombreuses personnes à qui on avait donné à tort le nom d'« Indien » préfèrent maintenant qu'on les appelle « membres des Premières nations ».
Les Premières nations se donnent elles-mêmes des noms : Mohawk, Cri, Oneida, etc., selon la tribu à laquelle elles appartiennent.
Lorsqu'ils sont arrivés en Amérique du Nord, les premiers explorateurs pensaient qu'ils se trouvaient en Inde. C'est pourquoi ils ont donné le nom d'« Indiens » aux personnes qui habitaient déjà ces terres.
Vous entendrez souvent le terme « Autochtone ». Ce terme désigne les membres des Premières nations, les Inuits, qui étaient auparavant appelés « Esquimaux », et les Métis, qui sont les descendants des marchands de fourrures et des premiers colons qui ont épousé des femmes des Premières nations au début de l'histoire du Canada. En 2001, lors du recensement, 1 319 890 personnes au Canada se sont déclarées être d'ascendance autochtone, ce qui représente 4,5 p. 100 de la population canadienne totale.
Combien y a-t-il de membres des Premières nations au Canada?
Il y a 704 851 membres des Premières nations au Canada. La plupart de ceux-ci, soit 403 369 (57 p. 100), vivent dans les collectivités des Premières nations, qui sont aussi appelées « réserves ». Les autres, soit 301 514 (43 p. 100), habitent dans les grandes villes.
Combien y a-t-il de collectivités autochtones au Canada?
(Lisez attentivement, un jeu-questionnaire suivra!) Il y a 614 collectivités de Premières nations au Canada. En voici la liste, par province et par territoire :
Terre-Neuve
Nouvelle-Écosse
Île-du-Prince-Édouard
Nouveau-Brunswick
Québec
Ontario
Manitoba
Saskatchewan
Alberta
Colombie-Britannique
Yukon
Territoires du Nord-Ouest
Total
3
13
2
15
39
126
62
70
44
198
16
26
614
Noms de lieux canadiens
De nombreuses villes et de nombreux villages du Canada ont été nommés par les premiers habitants. Ces noms expriment la diversité, la beauté, l'abondance et la richesse culturelle de notre pays. Examinons certains de ces noms anciens.
Coquitlam (Colombie-Britannique)
ce nom vient du mot « Kawayquitlam » de la tribu des Salishs. Il peut se traduire par « petit saumon rouge », une sorte de saumon qu'on retrouve dans les cours d'eau de la région.
Wetaskiwin (Alberta)
ce nom est une adaptation du mot cri « wi-ta-ski-oo-cha-ka-tin-ow », qui peut se traduire par « place de la paix » ou « colline de la paix ».
Saskatoon (Saskatchewan)
ce nom vient d'une baie rouge comestible originaire de cette région que les Cris appelaient « mis-sask-guah-too-min ».
The Pas (Manitoba)
ce nom vient du mot cri « opa », qui veut dire « passage étroit », ou du mot « opaskweow », qui signifie « passage étroit entre deux hautes rives ». Oshawa (Ontario)
ce nom vient d'un mot seneca qui signifie « traversée d'un ruisseau » ou « portage ». Il décrit un ancien lieu de portage de la région.
Rimouski (Québec)
ce nom est un mot d'origine mi'kmaq ou malécite, qui a été traduit par « terre de l'orignal » ou « retraite des chiens », en raison des terres de la région qui sont un lieu privilégié pour la chasse.
Oromocto (Nouveau-Brunswick)
ce nom vient du mot malécite « welamooktook », qui signifie « bonne rivière ».
Musquodobit (Nouvelle-Écosse)
ce nom vient du mot mi'kmaq « mooskudoboogwek », qui peut se traduire par « qui déferle sur les flots » ou « qui s'agrandit soudainement après un étroit passage à son embouchure ».
Tuktoyaktuk (Territoires du Nord-Ouest)
ce mot est un nom inuit qui peut se traduire par « tuktu », qui veut dire « caribou », et par « yaktuk », qui signifie « ressembler à », c'est-à-dire « un renne qui ressemble à un caribou ».
Combien d'autres noms de lieux tirés des langues des Premières nations peux-tu retrouver sur une carte de ta province ou de ton territoire?
(Un autre jeu-questionnaire suivra sur les noms de lieux qu'on vient de voir ensemble. Prépare-toi!)
Pour se transmettre de l'information, les membres des Premières nations ont toujours utilisé ce moyen traditionnel : raconter une histoire.
Bonjour les enfants ! Je m'appelle Duma. C'est un nom mi'kmaq. Et voici mon canot mi'kmaq. En fait, tous les Algonquins utilisent ce genre de canot. Il est fait d'écorce de bouleau, ce qui veut dire qu'il est léger et facile à transporter. À l'époque, les canots devaient être faciles à porter parce que les voyageurs devaient les transporter entre les lacs et les rivières. On appelle cette activité « le portage », qui vient du mot « porter ». Pour fabriquer ce genre de canot, il faut coudre ensemble des feuilles d'écorce de bouleau autour d'un cadre de bois à l'aide de racines d'épinette blanche préparées spécialement pour cet usage. Pour éviter que l'eau entre dans le canot, il suffit de le recouvrir d'un mélange de gomme d'épinette et de graisse chauffées. Les canots d'écorce de bouleau sont préparés à l'aide de matériaux que vous pouvez facilement trouver dans les bois. Savez-vous que vous pouvez aussi vous faire un manteau de pluie temporaire en utilisant de l'écorce de bouleau en cas de besoin?
Mon canot est très spécial parce qu'il vous transportera dans un voyage inhabituel. Bienvenue à bord! Venez avec moi et retournons dans le passé.
Les autoroutes n'existaient pas au tout début de l'histoire du Canada. Les premiers habitants de notre magnifique pays utilisaient les rivières et les lacs comme routes lorsqu'ils voulaient se déplacer. C'est la raison pour laquelle nous sommes maintenant dans un canot. Au cours de ce voyage, nous verrons deux types d'habitation dans lesquelles vivaient les premiers habitants de notre pays. Regardez! Nous approchons du village mi'kmaq Whycocomagh le long du lac Bras d'Or au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Les Mi'kmaqs, et d'autres membres de la tribu des Algonquins, vivaient dans des wigwams en forme de cône comme ceux-ci. Les wigwams sont très simples à construire et se transportent facilement. Les gens qui savent comment s'y prendre peuvent construire une telle habitation en une heure seulement. Voici comment faire. Premièrement, vous fabriquez un cadre en forme de cône à l'aide de perches et vous recouvrez ce cadre avec de l'écorce de bouleau, des peaux de caribou ou des tapis de paille tressés. (Les tapis de paille, faits de plantes qui ressemblent à de l'herbe, sont très solides.) Vous placez ensuite par terre des aiguilles de pin pour empêcher l'humidité d'y pénétrer. Il faut cependant laisser de la place pour un foyer, où sera fait le feu qui servira à chauffer le wigwam et à cuire les aliments. Vous recouvrez ensuite ces aiguilles qui sentent bon avec des tapis de paille ou des tapis de fourrure. Sous les perches, tout le long des côtés, vous pouvez ranger votre matériel. Attention à ce qu'il ne touche pas la terre afin de le garder sec. Il faut ensuite faire un trou dans le toit pour que l'air frais puisse y pénétrer et, ce qui est encore plus important, pour que la fumée puisse s'en échapper! Il n'y a rien de pire qu'un wigwam tout enfumé!
Nous avançons maintenant à une très grande vitesse sur la surface étincelante des eaux. En remontant le fleuve Saint-Laurent vers l'ouest, nous arrivons au village iroquois d'Hochelaga.
(C'est à cet endroit que se trouve aujourd'hui la ville de Montréal.) Il y a de nombreuses longues maisons à Hochelaga. Vous pouvez voir que ces habitations sont très différentes des wigwams des Algonquins. Il faut plusieurs hommes pour construire une de ces habitations. Les longues maisons étaient grandes parce que des familles nombreuses y habitaient. Voici comment les hommes construisaient une longue maison. Premièrement, ils érigeaient deux lignes parallèles de perches et les recourbaient pour qu'elles se touchent au centre et qu'elles forment un « U » renversé. On ajoutait d'autres perches pour former le toit. On recouvrait ensuite ce toit d'écorce d'orme ou d'écorce de cèdre. Une rangée de cheminées s'étendaient sur toute la longueur de la maison. On construisait ensuite des platesformes pour servir de lits, qu'on surélevait de terre pour éviter l'humidité.
Les trous placés dans le toit pour laisser passer la fumée étaient plus petits pendant l'hiver pour conserver la chaleur et plus grands pendant l'été pour laisser entrer l'air frais du dehors. Pour y arriver, on n'avait qu'à déplacer les morceaux d'écorce sur le toit.
Encore une fois, nous avançons rapidement sur les eaux claires. Nous sommes revenus en un lieu familier et c'est le temps de nous quitter. J'ai beaucoup aimé faire ce voyage d'exploration avec vous dans mon canot mi'kmaq, voyageur dans le temps. Au revoir!
Retrouver son chemin dans les bois
La nuit tombe et il faut retourner au village rapidement! Voici notre carte. Pouvez-vous trouver la route la plus directe pour vous rendre au village algonquin de Kitigan Zibi Anishinabeg près de Maniwaki, au Québec?
Jeu-questionnaire : collectivités des Premières Nations
a) Quelle province ou quel territoire possède le plus grand nombre de collectivités des Premières nations?
b) Quelle province ou quel territoire possède le deuxième plus grand nombre de collectivités des Premières nations?
c) Quelle province ou quel territoire possède le plus petit nombre de collectivités des Premières nations?
d) Combien de collectivités des Premières nations y a-t-il dans votre province ou dans votre territoire?
Jeu-questionnaire : noms de lieux donnés par les premiers habitants
Associez les noms de lieux suivants donnés par les premiers habitants avec la description correspondante, en traçant une ligne entre les deux.
a) Nom qui vient du mot mi'kmaq « mooskudoboogwek » et qui peut se traduire par « qui déferle sur les flots » ou « qui s'agrandit soudainement après un étroit passage à son embouchure ».
b) Nom inuit qui peut se traduire par « tuktu », qui veut dire « caribou », ou « yaktuk », qui signifie « ressembler à », c'est-à-dire « un renne qui ressemble à un caribou ».
c) Mot qui peut se traduire par « petit saumon rouge », une sorte de saumon qu'on retrouve dans les cours d'eau de la région.
d) Nom qui vient d'un mot seneca qui signifie « traversée d'un ruisseau » ou « portage ». Il décrit un ancien lieu de portage de la région.
e) Nom d'origine mi'kmaq ou malécite qui a été traduit par « terre de l'orignal » ou « retraite des chiens », en raison des terres de la région qui sont un lieu privilégié pour la chasse.
f) Adaptation du mot cri « wi-ta-ski-oo-cha-ka-tin-ow », qui peut se traduire par « place de la paix » ou « colline de la paix ».

collectivités des Premières nations :
a) Colombie-Britannique;
b) Ontario;
c) Île-du-Prince-Édouard;
d) vérifiez si votre réponse est correcte!
noms de lieux donnés par les premiers habitants :
1c; 2f; 3a; 4b; 5d; 6e.