Les Premières Nations au Canada

Qui sont les Premières Nations au Canada? Les membres des Premières Nations sont les descendants des premiers habitants du Canada, qui vivaient ici depuis des milliers d'années avant l'arrivée des explorateurs européens.

On appelait auparavant « Indiens » les membres des Premières Nations au Canada. Ce terme est aujourd’hui considéré comme inexact par de nombreuses personnes. Les premiers explorateurs européens débarqués en Amérique du Nord croyaient plutôt avoir trouvé un passage vers les Indes, c’est pourquoi ils ont donné le nom « d’Indiens » aux premiers habitants de ce territoire. Bon nombre de ceux qu’on appelait à tort « Indiens » préfèrent aujourd’hui être désignés comme membres des Premières Nations. Les membres des Premières Nations s’identifient à la Nation à laquelle ils appartiennent, par exemple, les Mohawks, les Cris et les Oneida.

Le terme « Autochtone » englobe les Premières Nations, les Inuit et les Métis. Selon l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011, au Canada, 1 836 035 personnes déclaraient avoir des ancêtres autochtones, ce qui représente 5,6 % de la population canadienne.

Combien y a-t-il de membres des Premières Nations au Canada?

Selon le Registre des IndiensNote de bas de page 1, on compte 901 053 Indiens inscritsNote de bas de page 2 au Canada. Ils vivent dans divers types de collectivités. Près de la moitié (47,4 %) de ces membres des Premières Nations vivent hors réserve tandis que les autres (52,6 %) vivent dans des réserves ou dans des collectivités établies sur des terres appartenant à la Couronne.

Combien y a-t-il de collectivités Premières Nations au Canada?
(Soyez attentifs, car un jeu-questionnaire suivra!)

On compte 617 collectivités des Premières Nations au Canada. Voici leur répartition par province et par territoire :

Terre-Neuve-et-Labrador 4
Nouvelle-Écosse 13
Île-du-Prince-Édouard 2
Nouveau-Brunswick 15
Québec 39
Ontario 126
Manitoba 63
Saskatchewan 70
Alberta 45
Colombie-Britannique 198
Yukon 16
Territoires du Nord-Ouest 26
Total 617

Toponymes canadiens
(Il y aura aussi un jeu-questionnaire sur les noms de lieux qui suivent. Restez à l’affût!)

De nombreux noms de lieux canadiens sont tirés des langues autochtones parlées dans la région. Ces toponymes contribuent à faire du Canada une terre de diversité, de beauté, d’abondance et de richesse culturelle. Voici quelques-uns de ces toponymes :

Coquitlam (Colombie-Britannique)
ce nom vient du mot « Kawayquitlam » de la tribu des Salishs. Il peut se traduire par « petit saumon rouge », une sorte de saumon qu'on retrouve dans les cours d'eau de la région.

Wetaskiwin (Alberta)
ce nom vient du mot cri « wi-ta-ski-oo-cha-ka-tin-ow », qui peut se traduire par « place de la paix » ou « colline de la paix ».

Saskatoon (Saskatchewan)
ce nom vient d'une baie rouge comestible originaire de cette région que les Cris appelaient « mis-sask-guah-too-min ».

The Pas (Manitoba)
ce nom vient du mot cri « opa », qui veut dire « passage étroit », ou du mot « opaskweow », qui signifie « passage étroit entre deux hautes rives ».

Oshawa (Ontario)
ce nom vient d'un mot seneca qui signifie « traversée d'un ruisseau » ou « lieu de portage ». Il décrit un ancien lieu de portage de la région.

Rimouski (Québec)
ce nom est un mot d'origine mi'kmaq ou malécite, qui se traduit par « terre de l'orignal » ou « retraite des chiens », en raison des terres de la région qui sont un excellent lieu pour la chasse.

Oromocto (Nouveau-Brunswick)
ce nom vient du mot malécite « welamooktook », qui signifie « bonne rivière ».

Musquodobit (Nouvelle-Écosse)
ce nom vient du mot mi'kmaq « mooskudoboogwek », qui peut se traduire par « qui déferle sur les flots » ou « qui s'agrandit soudainement après un étroit passage à son embouchure ».

Tuktoyaktuk (Territoires du Nord-Ouest)
c’est un mot inuit qui peut se traduire par « tuktu », qui veut dire « caribou », et par « yaktuk », qui signifie « ressembler à », c'est-à-dire « un renne qui ressemble à un caribou ».

Combien d'autres noms de lieux tirés des langues des Premières Nations peux-tu retrouver sur une carte de ta province ou de ton territoire?

Raconte-moi une histoire

Pour se transmettre de l'information, les membres des Premières Nations ont toujours utilisé ce moyen traditionnel : raconter une histoire.

Duma et son canot mi'kmaq

Bonjour les enfants ! Je m'appelle Duma. C'est un nom mi'kmaq et je pagaie mon canot mi'kmaq. En fait, tous les Algonquins utilisent ce genre de canot. Il est fait d'écorce de bouleau, ce qui veut dire qu'il est léger et facile à transporter. À l'époque, les canots devaient être faciles à porter parce que les voyageurs devaient les transporter entre les lacs et les rivières. On appelle cette activité « le portage », qui vient du mot « porter ». Pour fabriquer ce genre de canot, il faut coudre ensemble des feuilles d'écorce de bouleau autour d'un cadre de bois à l'aide de racines d'épinette blanche préparées spécialement pour cet usage. Pour éviter que l'eau entre dans le canot, il suffit de le recouvrir d'un mélange de gomme d'épinette et de graisse chauffées. Les canots d'écorce de bouleau sont construits à l'aide de matériaux que vous pouvez facilement trouver dans les bois. Savez-vous que vous pouvez aussi vous faire un manteau de pluie temporaire en utilisant de l'écorce de bouleau en cas de besoin?

Mon canot est très spécial parce qu'il vous transportera dans un voyage inhabituel. Bienvenue à bord! Venez avec moi et retournons dans le passé.

Les autoroutes n'existaient pas au début de l'histoire du Canada. Les premiers habitants de notre magnifique pays utilisaient les rivières et les lacs comme routes lorsqu'ils voulaient se déplacer. C'est la raison pour laquelle nous sommes maintenant dans un canot. Au cours de ce voyage, nous verrons deux types d'habitation dans lesquelles vivaient des premiers habitants de notre pays.

Regardez! Nous approchons du village mi'kmaq Whycocomagh le long du lac Bras d'Or au Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Les Mi'kmaqs, et d'autres membres de la tribu des Algonquins, vivaient dans des wigwams en forme de cône comme ceux-ci. Les wigwams sont très simples à construire et se transportent facilement. Les gens qui savent comment s'y prendre peuvent construire une telle habitation en une heure seulement. Voici comment faire. Premièrement, vous fabriquez un cadre en forme de cône à l'aide de perches et vous recouvrez ce cadre avec de l'écorce de bouleau, des peaux de caribou ou des tapis de paille tressés. (Les tapis de paille, faits de plantes qui ressemblent à de l'herbe, sont très solides.) Vous placez ensuite par terre des aiguilles de pin pour empêcher l'humidité de pénétrer. Il faut cependant laisser de la place pour un foyer, où sera fait le feu qui servira à chauffer le wigwam et à cuire les aliments. Vous recouvrez ensuite ces aiguilles qui sentent bon avec des tapis de paille ou des tapis de fourrure. Sous les perches, tout le long des côtés, vous pouvez ranger votre matériel. Attention à ce qu'il ne touche pas la terre afin de le garder sec. Il faut ensuite faire un trou dans le toit pour que l'air frais puisse y pénétrer et, ce qui est encore plus important, pour que la fumée puisse s'en échapper! Il n'y a rien de pire qu'un wigwam tout enfumé!

Nous avançons maintenant à une très grande vitesse sur la surface étincelante des eaux. En remontant le fleuve Saint-Laurent vers l'ouest, nous arrivons au village iroquois d'Hochelaga. (C'est à cet endroit que se trouve aujourd'hui la ville de Montréal.)

Il y a de nombreuses maisons longues à Hochelaga. Vous pouvez voir que ces habitations sont très différentes des wigwams des Algonquins. Il faut plusieurs hommes pour construire une de ces habitations. Les maisons longues étaient grandes parce que des familles nombreuses y habitaient. Voici comment les hommes construisaient une maison longue. Premièrement, ils érigeaient deux lignes parallèles de perches et les recourbaient pour qu'elles se touchent au centre et qu'elles forment un « U » renversé. On ajoutait d'autres perches pour former le toit. On recouvrait ensuite ce toit d'écorce d'orme ou d'écorce de cèdre. Une rangée de cheminées s'étendaient sur toute la longueur de la maison. On construisait ensuite des platesformes pour servir de lits, qu'on surélevait de terre pour éviter l'humidité. Les trous placés dans le toit pour laisser passer la fumée étaient plus petits pendant l'hiver pour conserver la chaleur et plus grands pendant l'été pour laisser entrer l'air frais extérieure. Pour y arriver, on n'avait qu'à déplacer les morceaux d'écorce sur le toit.

Encore une fois, nous avançons rapidement sur les eaux claires. Nous sommes revenus en un lieu familier et c'est le temps de nous quitter. J'ai beaucoup aimé faire ce voyage d'exploration avec vous dans mon canot mi'kmaq, voyageur dans le temps. Au revoir!

Activités pour les élèves de 5e et 6e année

Jeu-questionnaire no 1 : Collectivités des Premières Nations

  1. Dans quelle province ou dans quel territoire trouve-t-on le plus de collectivités des Premières Nations?
  2. Dans quelle province ou dans quel territoire trouve-t-on le deuxième plus grand nombre de collectivités des Premières Nations?
  3. Dans quelle province ou dans quel territoire trouve-t-on le moins de collectivités des Premières Nations?
  4. Combien de collectivités des Premières Nations y a-t-il dans votre province ou territoire?

Réponse au jeu-questionnaire no 1

Jeu-questionnaire no 2 : Nom de lieux autochtones

Associez les noms de lieux suivants (de 1 à 6) avec leur description (de a à f).

  1. Coquitlam (Colombie-Britannique)
  2. Wetaskiwin (Alberta)
  3. Musquodobit (Nouvelle-Écosse)
  4. Tuktoyaktuk (Territoires du Nord-Ouest)
  5. Oshawa (Ontario)
  6. Rimouski (Québec) 
  1. Ce nom vient du mot mi'kmaq « mooskudoboogwek », qui peut se traduire par « qui déferle sur les flots » ou « qui s'élargit soudainement après un étroit passage à son embouchure ».
  2. C’est un mot inuit qui peut se traduire par « tuktu », qui veut dire « caribou », et par « yaktuk », qui signifie « ressembler à », c'est à dire « un renne qui ressemble à un caribou ».
  3. Ce nom vient du mot « kawayquitlam » de la tribu des Salishs. Il peut se traduire par « petit saumon rouge », une sorte de saumon qu'on retrouve dans la région.
  4. Ce nom vient d'un mot seneca qui signifie « traversée d'un ruisseau » ou « lieu de portage ». Il décrit un ancien lieu de portage de la région.
  5. Ce mot est d'origine mi'kmaq ou malécite, qui se traduit par « terre de l'orignal » ou « retraite des chiens », en raison des terres de la région qui sont un excellent lieu pour la chasse.
  6. Ce nom vient du mot cri « wi-ta-ski-oo-cha-ka-tin-ow », qui peut se traduire par « place de la paix » ou « colline de la paix ».

Réponse au jeu-questionnaire no 2

Réponses

Jeu-questionnaire no 1 : Collectivités des Premières Nations

  1. Colombie-Britannique
  2. Ontario
  3. Île-du-Prince-Édouard
  4. Vérifiez si votre réponse est bonne en cherchant sur le Web!

(Retour au jeu-questionnaire no 1)

Jeu-questionnaire no 2 : Noms de lieux

1c; 2f; 3a; 4b; 5d; 6e.

(Retour au jeu-questionnaire no 2)

Autres liens d'intérêt :

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