auteur : Affaires indiennes et du Nord Canada
date : 2003
Partenaires dans l'essor du Nord - format PDF (373 Ko, 8 pages)
Partenaires dans l'essor du Nord - Inuktitut, format PDF
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Le Nord, la nouvelle vedette du Canada
Au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, de grandes possibilités économiques et sociales se trouvent à tous les coins des rues, et ce, grâce à une abondance de ressources naturelles inexploitées, à lattrait magique de ces régions sur les visiteurs, à lesprit de coopération qui existe parmi les résidants du Nord ainsi quà leur désir de travailler avec le secteur privé et les autres intervenants afin de mettre à profit toutes ces possibilités.
Le développement durable des riches ressources naturelles du Nord sera particulièrement important. Parmi celles-ci, mentionnons : le pétrole et le gaz, le bois doeuvre, les diamants, lor et les métaux de base. Lexploitation de ces ressources permettra à léconomie du Nord de devenir autosuffisante.
Les partenariats entre les gouvernements, les groupes autochtones, le secteur privé et les résidants du Nord apporteront la prospérité et la sécurité que le Nord mérite.
Le gouvernement du Canada a foi dans le Nord et dans son potentiel et
est persuadé que cette région a un rôle important
à jouer dans lédification dun pays meilleur.
Les sommes supplémentaires attribuées dans le cadre du budget
2003 serviront à aborder bon nombre de questions prioritaires dans
le Nord, telles que la santé, le perfectionnement des com-pétences
des Autochtones et des résidants
du Nord ainsi que le développement durable. Elles seront également
utilisées en vue daborder les questions importantes relatives
à lenvironnement, notamment les changements climatiques et
les sites contaminés. Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC),
en tant que lun des nombreux ministères du gouvernement du
Canada qui servent la région du Nord, se consacre à ces
questions prioritaires en travaillant
à lédification de collectivités saines et en
aidant à latteinte des objectifs économiques et sociaux
de chacune delles par le truchement du développement économique,
des activités environnementales et du
transfert des responsabilités.
Les bureaux régionaux d AINC au Nunavut, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest fournissent un large éventail de services ministériels, y compris les services qui respectent les obligations financières et juridiques du gouvernement fédéral à légard des Autochtones. Pour obtenir plus de renseignements sur les programmes et services du gouvernement du Canada offerts aux Canadiens, veuillez consulter le site Web à ladresse www.canada.gc.ca .
Au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest, AINC assume une vaste
gamme de responsabilités liées à lexploitation
des minéraux et du pétrole, sur terre aussi bien quen
mer. Au Yukon, les responsabilités liées à la gestion
des ressources pétrolières et gazières sur terre
ont
déjà été transférées au gouvernement
du Yukon. Quant aux responsabilités touchant à la gestion
et aux pouvoirs découlant de lexploitation des minéraux
de la plus grande partie des terres publiques du territoire, elles ont
été récemment transférées au Yukon.
Dans tous les cas, AINC favorise les investissements dans lexploitation
des ressources tout en assurant leur bonne gestion.
AINC stimule également le développement économique par lentremise de programmes offerts aux collectivités inuites et des Premières nations afin de permettre à leurs entreprises de tirer profit des occasions dexpansion et dacquisition de compétences. Le but visé est de réaliser des partenariats dynamiques avec dautres collectivités, les gouvernements et le secteur privé afin de créer des richesses économiques locales.
AINC a des responsabilités réglementaires : il doit veiller à ce que lexploitation des ressources soit respectueuse de lenvironnement. Les bureaux régionaux gèrent la prestation des programmes environnementaux, la mise en oeuvre des mesures de gestion environnementale, lapplication du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord et le nettoyage des sites contaminés sur les terres de la Couronne.
AINC nassume plus seul la responsabilité dévaluer et dautoriser lexploitation et lutilisation des ressources. Aujourdhui, le Ministère travaille avec les conseils de gestion des ressources et de lenvironnement mis sur pied à la suite du règlement des revendications territoriales globales et des ententes dautonomie gouvernementale. De concert avec le Ministère, les conseils sont responsables de la gestion des ressources.
AINC oeuvre également pour protéger le Nord contre déventuels problèmes environnementaux et pour protéger le public canadien contre les obligations de réparer en cas de problèmes. Les nouvelles politiques de remise en état des sites miniers pour le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest renforcent les normes fédérales en matière de protection de lenvironnement. Une politique semblable est actuellement élaborée pour le Yukon. Par suite de changements législatifs, AINC recueille désormais auprès des sociétés minières suffisamment de dépôts de sécurité financière pour couvrir la totalité déventuels frais dassainissement et de fermeture des sites miniers.
AINC transfère aux gouvernements du Nord des responsabilités de type provincial en matière de gestion des terres et des ressources. Ce sont là dimportants instruments pour la mise en valeur du Nord. Le 1er avril 2003, le Yukon est devenu responsable de ladministration des ressources et des terres publiques. Les négociations relatives au transfert de la gestion des activités liées aux terres et aux ressources ont déjà commencé dans les Territoires du Nord-Ouest. Le Nunavut, le plus jeune territoire du Canada, a été créé le 1er avril 1999. AINC travaille avec le gouvernement du Nunavut et dautres partenaires afin de mettre en place les éléments de base pour effectuer le transfert des responsabilités de la gestion des terres et des ressources à ce territoire.
En déployant tous ces efforts, AINC répond au désir des résidants du Nord de jouir dune meilleure qualité de vie et de devenir autosuffisants sur le plan économique. Pendant ce temps, les commentaires des résidants du Nord sont extrêmement utiles pour guider le gouvernement du Canada quant à la meilleure façon de traiter les préoccupations locales. Ensemble, AINC et les résidants du Nord libéreront tout le potentiel dune nouvelle vedette : le Nord canadien.
À votre avis, linformation contenue dans la présente publication est-elle utile?
Aimeriez-vous en savoir davantage sur les autres programmes ou services offerts par AINC?
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ou la télévision
communautaires, les encarts dans les journaux, les annonces par courriel,
les mises à jour de sites Web ou par dautres moyens?
Vous avez le droit de connaître les progrès que permettent daccomplir les mesures relatives au Nord lancées par le gouvernement du Canada. Faites-nous savoir quel est le meilleur moyen, pour AINC, de vous fournir cette information. Vos commentaires, qui sont toujours les bienvenus, sont très importants pour nous.
Faites parvenir vos commentaires à :
Communications Nord
Affaires indiennes et du Nord Canada
10, rue Wellington, bureau 1900
Hull (Québec) K1A OH4
Téléphone : 1 800 567-9604
Numéro de lATME (pour les malentendants) : 1 866 553-0554
Courriel : Dernieresnouvelles@ainc-inac.gc.ca
Publié avec l'autorisation du ministre des Affaires indiennes
et du Nord canadien
Ottawa, 2003
QS-6184-000-FF-A1
No de catalogue R2-246/2003F
ISBN 0-662-88529-5
ISSN 0-662-88530-9
© Ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux Canada
This publication is also available in English under the title :
Partners in Building a Stronger North
Les entreprises respectueuses de lenvironnement représentent des investissements intelligents puisquelles peuvent permettre de réaliser des bénéfices aujourdhui sans pour autant mettre en péril les bénéfices des générations futures.
Le gouvernement du Canada croit fermement au développement durable dans le Nord pour créer des emplois et améliorer la qualité de vie des résidants. Cest pourquoi AINC appuie les activités économiques écologiques, telles que le projet dexploitation gazière à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, et le complexe touristique Montana Services à Carcross, au Yukon.
Les Inuvialuit dans lArctique de lOuest, qui ont réglé
leur revendication territoriale en 1984, ont réussi à établir
la première exploitation commerciale de gaz naturel au nord du
cercle polaire arctique. Fondé sur une étude de faisabilité,
qui a été financée conjointement par AINC, le
gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et la Inuvialuit Regional Corporation,
le projet dexploitation gazière dInuvik a vu 600 des
800 clients passer du diesel au gaz naturel propre depuis le lancement
commercial en 1999. Dune valeur de 44 millions de dollars, ce projet
permet aux clients résidentiels de réaliser des économies
annuelles allant de 500 $ à 2 000 $.
« Cela a constitué un investissement économique », a affirmé M. Wilf Blonde, le directeur financier de la Inuvialuit Petroleum Corporation, tout en reconnaissant que le projet profiterait aux habitants de la ville dInuvik, non seulement aux Inuvialuit, mais aux Gwichin et aux résidants non autochtones.
La Inuvialuit Petroleum Corporation, une filiale de lorganisme de la revendication territoriale dorigine, soit la Inuvialuit Regional Corporation, a acheté un champ de gaz naturel à 50 kilomètres au nord-ouest dInuvik, le réservoir Ikhil, dune taille suffisamment importante pour approvisionner Inuvik au cours des 15 à 20 prochaines années. Dotée dune solide expérience dans lexploitation des puits de gaz, la Inuvialuit Petroleum Corporation a ensuite invité deux sociétés qualifiées à se joindre à son équipe en 1998 : AltaGas, possédant des compétences dans le domaine des conduites de petit diamètre et dans lexploitation des installations, ainsi que lexpert en distribution de gaz naturel, Enbridge.
Le trio possède et exploite Inuvik Gas Ltd., qui distribue le
gaz naturel à Inuvik. Parmi ses clients, notons la ville dInuvik,
où la prospection pétrolière et gazière du
delta du Mackenzie connaît actuellement une forte expansion, et
la NWT Power Corporation, qui utilise le gaz naturel
pour produire de lélectricité.
« La ville a vraiment pris de lessor, déclare M. Lyle
Neis, dirigeant dInuvik Gas Ltd. Du point de vue de lensemble
du projet, les volumes de livraison de gaz naturel ont augmenté
chaque année. » Par ailleurs, les émissions de dioxyde
de carbone à Inuvik ont diminué de façon considérable.
On estime que les émissions de gaz à effet de serre seront
réduites dau moins 12 000 tonnes par année.
Au Yukon, la Première nation de Carcross/Tagish a investi dans
une autre industrie durable : le tourisme. En 1998, grâce à
une subvention de 250 000 $ dAINC et à dautres fonds,
la Première nation a fait lachat dun petit coin de
paradis dans la région touristique de Carcross, où de vertes
forêts luxuriantes et de paisibles lacs bleus sétendent
au pied de
montagnes couronnées de neige. Après la construction dun
restaurant, dun poste dessence, dun dépanneur
et dune blanchisserie à cet emplacement idéal sur
la route de Klondike, à deux heures au nord de Skagway, la Première
nation de Carcross/Tagish a décidé dy ajouter un terrain
pour caravanes doté de 40 parcelles entièrement équipées.
Cest en hommage à la montagne Montana voisine quon
a nommé le complexe Montana Services. Vers la fin de mars 2002,
les ventes
annuelles atteignaient 1,7 million de dollars. « Contrairement à
lexploitation minière ou à celle du bois doeuvre,
le tourisme est une
industrie très durable pour les territoires traditionnels des Premières
nations », fait remarquer M. Bill Forsythe, directeur du développement
de la Carcross/Tagish Development Corporation. « Les résidants
locaux acquièrent des compétences qui leur seront utiles
partout. Si vous avez une formation en tourisme, où que vous soyez,
au Yukon, à Vancouver ou à Toronto, vous trouverez toujours
du travail dans lindustrie touristique. »
La Première nation de même que la société
de développement envisagent maintenant la construction dun
musée culturel, lextension des activités pour les
touristes qui visitent Skagway sur les bateaux de croisière et
la
construction dun luxueux centre de villégiature dune
valeur de 20 à 25 millions de dollars. Bien que le calendrier de
certains de ces projets puisse dépendre du résultat des
négociations des revendications territoriales de la Première
nation, lattrait durable du tourisme est une entreprise dans laquelle
ils ont toutes les chances de réussir.
Depuis lâge de cinq ans, Jimi Onalik a les yeux rivés vers le ciel.
À 14 ans, il suivait des cours de pilotage. Aujourdhui, lhomme daffaires et pilote professionnel dIqaluit, âgé de 28 ans, dirige sa propre entreprise de transport aérien, constituée dune équipe de 13 employés à plein temps et à contrat, et un marché de base en pleine expansion qui offre des voyages de tourisme daventure en Antarctique.
Lentreprise inuite Unaalik Aviation Inc. a pris son envol au printemps
2002. (Unaalik est lépellation dorigine du nom Onalik
en inuktitut.)
La mise en marche dune entreprise qui exige autant dinvestissements
a nécessité une solide équipe de partenaires financiers,
dont Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC). Par lintermédiaire
du Fonds pour la création de possibilités économiques
et de lInitiative pour lacquisition des ressources, AINC a
fourni 100 000 $ sous forme de capitaux de contrepartie afin que Unaalik
Aviation Inc. puisse obtenir
du financement par emprunt conventionnel. Le gouvernement du Canada est
résolu à soutenir le développement économique
dans le Nord, et
le transport aérien est un des services essentiels pour les résidants
du Nord. De plus, une entreprise de transport aérien au Nunavut
renforce la formation et lemploi de pilotes familiarisés
avec laviation dans le Nord.
Bien que la plus grande part du financement dUnaalik Aviation Inc. provienne de Bombardier Capital et de la Banque Royale, dimportants appuis financiers ont été obtenus de la Atuqtuarvik Corporation, une société inuite dinvestissement et de prêt située au Nunavut. Lassociation de développement des petites entreprises de Kakivak et le gouvernement du Nunavut ont également contribué à ce projet.
La clef du succès rapide dUnaalik Aviation Inc. est attribuable à un accord de 10 ans conclu avec First Air pour lexploitation de la liaison régulière entre Iqaluit et Kimmirut (Unaalik Aviation Inc.exploite deux transporteurs Twin Otter, dont un est loué auprès de First Air). Il sagit dune situation favorable pour les deux parties en cause, car elle assure à Unaalik Aviation Inc. un revenu régulier et sûr en plus de fournir un service local à Iqaluit.
Déjà, en 1997, Jimi Onalik a eu recours à une stratégie de financement semblable dans sa ville natale de Rankin Inlet lorsque M. Shaun Harman, son associé, et lui ont élaboré le projet dacquérir une flotte dhydravions Cessna 206 pour les louer à Skyward Aviation de Thompson, au Manitoba. « Avant de faire lacquisition de ces avions, nous nous sommes présentés à la banque, sans antécédents, mais avec un contrat (commercial) de cinq ans entre les mains qui attestait que nous récupérerions nos coûts. »
Au Nunavut, Unaalik Aviation Inc. offre des vols daffrètement pour touristes et des vols en direction des sites couverts par le Système dalerte du Nord. Lautomne dernier, lAntarctique a fait son entrée dans le monde dUnaalik Aviation Inc. lorsque la société a conclu un partenariat avec Adventure Network International, une entreprise canadienne. Les Twin Otter, inégalés lorsquil sagit de se poser sur des pistes datterrissage courtes et dans la toundra sauvage, sont idéaux pour des destinations balayées par de grands vents telles que lAntarctique. Ils sont également très coûteux; chaque avion coûte entre un et deux millions de dollars américains (depuis que la production de lappareil a cessé au milieu des années 80).
« Notre marché ici, dans le Nord, est saisonnier. Nous effectuons de nombreux vols en été et presque aucun en hiver », affirme M. Onalik. Ce dernier a repéré une occasion daffaires idéale : servir lAntarctique durant les longs mois dété illuminés de lhémisphère sud (de novembre à mars).
Cétait aussi quelque chose de tout à fait naturel pour le personnel expérimenté dUnaalik Aviation Inc. M. Colin Gunn, chef pilote de la société, a effectué des vols dans lAntarctique auparavant et M. Pat Carter, président et directeur des activités de même quancien directeur principal pour lAsie-Pacifique des Lignes aériennes Canada 3000 Limitée, aujourdhui disparue, possède de lexpérience dans les affaires internationales.
Se spécialisant dans les Twin Otter, un service très couru dans le monde entier, Unaalik Aviation Inc. espère étendre ses activités dans dautres contrées où le climat est également rude. Adoptant comme philosophie dentreprise dinvestir dans la formation en matière de sécurité ainsi que dans le recrutement de pilotes et dingénieurs expérimentés pour manoeuvrer dans les cabines de pilotage, le ciel leur appartient.
Jimi Onalik espère dire dans 20 ans : « Je suis encore heureux de faire ce travail. »
Au Nunavut, le Fonds pour la création de possibilités économiques
fournit jusquà 500 000 $ aux entreprises inuites admissibles,
sous forme de financement de contrepartie, qui sajoutent aux fonds
déjà détenus par lentreprise. Grâce à
ce montant global, le propriétaire dune entreprise peut avoir
accès à un prêt bancaire courant pour lancer une nouvelle
entreprise ou procéder à lexpansion dune entreprise
existante. Par ailleurs, lInitiative pour lacquisition des
ressources aide les collectivités à
obtenir de largent en vue de mettre sur pied de nouvelles entreprises
dans le secteur des ressources naturelles. Ce sont les organismes de développement
économique communautaires qui administrent les deux programmes.
Un autre exemple dune société qui a reçu de laide du Fonds pour la création de possibilités économiques est Innirvik Support Services Ltd dIqaluit. Cette société fournit des services de soutien de bureau et de traduction. Grâce à 100 000 $ de financement, la société sest agrandie et a fusionné avec Nunavut Tusaavut Inc., une autre entreprise dIqaluit spécialisée dans la traduction et linterprétation ainsi que dans la location et la vente à grande échelle déquipement de traduction. En amalgamant les deux entreprises, Innirvik Support Services Ltd a réduit les coûts dexploitation, a stabilisé les coûts de fonctionnement et sest assurée de bonnes perspectives davenir, ce qui entraînera des avantages durables au Nunavut.
Au cours des années passées, la mise en valeur du Nord
se faisait en tenant compte de méthodes de protection de lenvironnement
considérées aujourdhui comme désuètes.
En certains endroits, des polluants dangereux menacent toujours les terres, la faune et la flore ainsi que les gens. Par lintermédiaire de nouveaux partenariats et grâce à la participation des collectivités, Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) semploie à protéger lenvironnement ainsi que la population et léconomie en se débarrassant des polluants.
À lautomne 2002, AINC et la Première nation des Trondëk
Hwëchin se sont associés afin de trouver une solution
au danger que pose la mine damiante abandonnée de Clinton
Creek, au Yukon. Cette mine, située à environ 100 kilomètres
à louest de Dawson, a été exploitée
entre 1968 et 1978. On y extrayait du minerai de serpentine, ce qui produisait
beaucoup de débris de roche. En 1974, tout un dépôt
de débris de roche a glissé dans la vallée du ruisseau
Clinton, obstruant le cours du ruisseau et formant ainsi un barrage qui
a créé un réservoir (maintenant appelé lac
Hudgeon). Si le déblai de roche sétait de nouveau
déplacé, linondation en aval aurait été
désastreuse pour les populations de la région, mais également
pour la pêche au saumon élément essentiel du
bien-être social, culturel et économique des Trondëk
Hwëchin.
« AINC est intervenu pour protéger la santé et la
sécurité humaines », précise Brett Hartshorne,
directeur du Programme de gestion des déchets et du Programme de
lutte contre les contaminants dans le Nord dAINC pour le Yukon.
La société Hän Construction, propriété
de la
Première nation des Trondëk Hwëchin, a été
engagée pour régulariser le débit de leau sécoulant
du lac Hudgeon, en construisant « des barrages de gabions »,
cest-à-dire des paniers de treillis métallique remplis
de roches qui ralentissent le débit de leau et ajoutent de
la masse à la sortie du lac.
« Nous avons dépensé beaucoup dénergie
», signale M. John Mitchell, directeur général de
Hän Construction, en parlant des six semaines,
soit de la fin août au début octobre, durant lesquelles le
travail a dû être réalisé après
les pluies dété et avant que le traversier de la rivière
Yukon cesse ses activités pour lhiver. Comme le site était
étroit et profond, léquipe formée dune
douzaine dhommes ne pouvait utiliser quune ou deux machines
à la fois pour accomplir ce travail très exigeant. Mais
en unissant leurs forces, ils ont surmonté ces défis et
bien dautres encore.
Aux dires de M. Mitchell, la grande expérience de cette entreprise
locale
dans les travaux de remblais (évaluation des pentes des déblais
de roches) sest avérée extrêmement utile.
Au Nunavut, sur lîle Resolution, lélimination
de sol contaminé au
sud-est dIqaluit est un objectif primordial. Dans le cas présent,
le sol est contaminé par des produits nocifs, tels que les biphényles
polychlorés (BPC), les hydrocarbures, le plomb, le cobalt, le mercure
et le cuivre.
Lîle Resolution, propriété de lÉtat,
a été utilisée comme base militaire de 1953 à
1972. Plus de 20 bâtiments, 8 décharges, 4 000 barils
des centaines dentre eux laissant sécouler du pétrole
et des déchets ont
été abandonnés. Les BPC se sont échappés
du vieil équipement électrique et, actuellement, les niveaux
de contamination du sol dépassent
les normes fédérales. On craint également que la
faune marine ne dépérisse si les liquides BPC sécoulent
dans la mer.
Aujourdhui, avec laide de lentreprise Qikiqtaaluk Corporation, une société de développement économique inuite située au Nunavut, dans la région de Baffin, les bâtiments qui présentent des risques ont été rasés, les liquides BPC éliminés, les résidus de pétrole brûlés et le sol contaminé a été chargé dans des conteneurs.
M. Glen Stephens, directeur de lenvironnement et des polluants
au bureau régional dAINC au Nunavut, dit avoir bon espoir
que le premier
chargement de sol contaminé sera transporté vers une installation
de traitement des BPC dans le Sud dici septembre 2003. Si léchéancier
est respecté, lîle Resolution redeviendra propre en
2005.
Du Yukon au Nunavut, AINC sefforce de rendre aux résidants du Nord lenvironnement quils ont connu autrefois.
Les polluants organiques persistants (POP), les métaux lourds
et les radionucléides constituent des substances toxiques qui ont
réussi à sinfiltrer dans lécosystème
arctique, en ayant été transportés par lair
ou par dautres moyens. Ils peuvent être nocifs pour la santé
des gens et lenviron-nement. De fortes concentrations de certains
polluants ont été détectées chez des humains
ainsi que chez certaines espèces sauvages
que les résidants du Nord exploitent.
Depuis 1991, le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord
dAffaires indiennes et du Nord Canada a oeuvré de concert
avec les gouvernements territoriaux, les organisations autochtones, les
chercheurs universitaires et dautres ministères fédéraux
pour tenter de réduire et, si possible, déliminer
ces substances toxiques dans la nourriture traditionnelle des résidants
du Nord. Le Programme collabore également avec dautres pays
arctiques par lintermédiaire du Programme de surveillance
et dévaluation de lArctique du Conseil
de lArctique pour surveiller ce type de pollution dans toute la
région circumpolaire. Les découvertes du Programme de lutte
contre les contaminants dans le Nord ont eu une incidence internationale.
Elles ont
contribué, entre autres, à la conclusion de la Convention
de Stockholm sur les POP de 2001 visant à réduire les POP
dans le monde entier.
Rien nest plus important que la santé et la sécurité
des gens. Cest pourquoi Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC),
répondant
aux préoccupations du public à légard de deux
sites miniers abandonnés dans les Territoires du Nord-Ouest, sassure
que les mesures correctives qui doivent être prises constituent
une priorité.
Les gens qui vivent dans les Territoires du Nord-Ouest jouent un rôle
essentiel dans les projets dAINC. Le nettoyage de la mine Colomac
a nécessité la participation de la collectivité lors
de la prise de décisions et
de la réalisation des travaux de nettoyage du site. La collectivité
aura également un droit de parole dans lélaboration
des plans de nettoyage du site minier Giant, et un groupe indépendant
dexperts scientifiques aidera à dresser les plans de gestion
visant à disposer des déchets toxiques de façon sécuritaire.
Lorsque la société Royal Oak Mines Inc. a déclaré faillite en 1999, AINC a assumé la responsabilité de lentretien de la mine abandonnée Giant à Yellowknife et de la mine Colomac, située à 180 kilomètres au nord de Rae-Edzo. AINC sest aussi chargé de préparer une description de projet en vue de disposer du trioxyde de diarsenic à la mine Giant.
La santé et la sécurité des résidants du Nord et la protection de lenvironnement sont des priorités. Depuis quAINC a accepté la responsabilité de nettoyer la mine Colomac et dassurer lentretien de la mine Giant, il a travaillé en partenariat avec les collectivités, les administrations locales, les gouvernements territoriaux, des experts techniques et dautres intervenants afin de trouver des solutions écologiques à long terme.
Dans le cas de Colomac, les eaux des résidus miniers contaminées par le cyanure, un produit chimique utilisé pour extraire lor du minerai, sont dans un tel état quil faut trouver un traitement dici 2006 pour remédier au problème. Les pluies et la fonte des neiges rempliront tôt ou tard laire de confinement des résidus. Une fois leau traitée, elle pourra être libérée dans lenvironnement.
Léquipe de Colomac, formée de scientifiques, de membres
de la collectivité, dAINC et de Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada, veille à ce que le problème de la
contamination ne saggrave pas dici 2006. Un des membres de
léquipe est Tli Cho Logistics, une entreprise appartenant
à la bande de Rae qui a été embauchée par
AINC « pour sassurer que le site conserve létat
dans lequel il était au moment où la mine a été
abandonnée », note M. Lloyd Woloshyn, gestionnaire des activités
de Tli Cho Logistics. La Première nation des Dogribs, qui vit tout
près, assure sa subsistance au moyen de la faune,
des rivières et des lacs qui entourent le site minier. Grâce
à ces travaux, les Dogribs signataires du Traité nº
11 ont pu tirer profit de bonnes occasions demplois et de formation
en tant quaide-cuisinier, préposé à lentretien,
ouvrier et apprenti en plomberie, en électricité, en menuiserie
et en mécanique de même quopérateur de machines
lourdes. Comme il sagit dun travail de rotation dune
période de deux semaines qui comporte 27 postes, les activités
de nettoyage ont permis dembaucher 54 personnes.
« Cela fait toute une différence dans une collectivité de 2 000 personnes », fait remarquer M. Woloshyn.
Au site de la mine Giant, on se demande comment se débarrasser des 237 000 tonnes de poussière de trioxyde de diarsenic un sous-produit résultant de plus de 50 années de grillage et de broyage du minerai darsénopyrite qui sont stockées sous terre.
« Je ne connais pas dautre exemple au monde où est stockée une si grande quantité de poudre de trioxyde de diarsenic au même endroit », affirme M. Bill Mitchell, gestionnaire du Projet de remise en état de la mine Giant. À la mi-janvier, dans le cadre dun atelier public qui sest tenu à Yellowknife, la population a entendu parler des possibilités de gestion de la bouche même du conseiller technique de la firme SRK Consulting. Un comité indépendant dévaluation par des pairs, composé de neuf scientifiques parmi les plus reconnus au Canada, de spécialistes de lévaluation du risque, de toxicologues et dingénieurs miniers, a passé en revue les recommandations de lexpert-conseil.
Latelier a entraîné une série de vastes consultations
publiques, y compris de petits groupes de discussions et des séances
dinformation publiques où des groupes communautaires ont
fait des présentations. De concert avec les principales organisations
dintervenants, AINC a mis sur pied
la Giant Mine Community Alliance.
Bien que le nettoyage en surface ait été entamé à certains endroits, y compris le nettoyage dune plage qui servait daire de résidus miniers, il reste encore beaucoup de travail à faire selon M. Mitchell. « Il sagit dun problème quil nous faudra gérer à long terme. Il nexiste pas de solution facile. »
Tout comme les résidants des Territoires du Nord-Ouest, AINC est déterminé à trouver les meilleures solutions possible à long terme pour les mines Colomac et Giant afin dassurer le bien-être de tous.
Lentente de revendication territoriale et dautonomie gouvernementale des Tlichos (Dogribs) se concrétise de plus en plus.
LAccord des Tlichos a été conclu en septembre 2002 par les négociateurs du Conseil des Dogribs signataires du Traité no 11, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et le gouvernement du Canada. Une séance dinformation a suivi, et lAccord a alors été modifié. Il sera bientôt paraphé de nouveau, et le processus de ratification sera mis en branle. Conformément à cet accord, les Tlichos deviendront propriétaires dune parcelle de terres de 39 000 kilomètres carrés, y compris les ressources souterraines. Les terres seront adjacentes aux territoires des quatre collectivités des Tlichos, ou les entoureront, cest-à-dire Behcho Ko (Rae-Edzo), Wha Ti (lac la Martre), Gameti (Rae Lakes) et Wekweti (Snare Lakes).
Par lentremise dententes de revendication territoriale, telles que lAccord des Tlichos, les collectivités autochtones obtiendront des outils plus efficaces et des pouvoirs délaboration de loi accrus pour le développement économique durable au sein de leur collectivité et auront loccasion de devenir des associés actifs dans les projets de mise en valeur des ressources. Le règlement des revendications territoriales ouvre la voie à de nouveaux emplois et à de nouvelles possibilités en matière déducation.
« Les Tlichos ont clairement exprimé leur désir de navoir quune seule parcelle de terres », affirme M. Jean-Yves Assiniwi, négociateur fédéral en chef dans le dossier des Tlichos. Cette décision est contraire aux dispositions dautres ententes conclues dans le Nord, où « les terres visées par un règlement » ont été sélectionnées ici et là, selon le modèle dun damier, et où la quantité de terres souterraines est inférieure à la quantité de terres de surface.
Le gouvernement tlicho serait propriétaire des minéraux qui se trouvent sous les terres des Tlichos et pourrait tirer un revenu des recettes provenant de lexploitation des ressources, de taxes ou de tout autre système. Le gouvernement tlicho recevrait également une part des recettes fédérales sur les minéraux générées dans toute la vallée du Mackenzie, tout comme en reçoivent les groupes autochtones voisins qui ont déjà réglé leur revendication territoriale.
Un nouveau gouvernement tlicho remplacerait, en tant quorganisme administratif, les bandes et le conseil tribal tlichos actuels. De plus, ce gouvernement assurerait la protection du patrimoine, de la langue et de la culture des Tlichos. Ce sera là un autre pas vers lamélioration de la qualité de vie pour les 3 500 Tlichos de la région.
« LAccord est beaucoup plus quune simple feuille de papier », explique M. John B. Zoe, négociateur principal des Tlichos. Il vise également à renforcer les capacités des gens et leur spiritualité. « Il sagit de se construire un nouvel avenir et dobtenir la reconnaissance », ajoute-t-il.
LAccord prévoit des pouvoirs délaboration de
lois et des mécanismes de financement pour le gouvernement tlicho
ainsi que la participation
de membres tlichos aux conseils de gestion des ressources.
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest continuerait à assurer la prestation des services de santé, daide sociale et déducation au cours des 10 prochaines années. Les Tlichos pourraient soit renouveler ces services, soit assumer la responsabilité de certains dentre eux.
Avant que lAccord des Tlichos puisse devenir une réalité, le gouvernement du Canada et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest devront, à la suite de sa ratification, le faire adopter sous forme de loi.
Le règlement des revendications territoriales est une bonne chose pour léconomie, car les entreprises aiment bien investir quand lavenir est certain. Grâce au règlement des revendications territoriales, les gens savent qui possède les terres et les ressources. Ils savent à quoi sattendre.
Voici où en sont maintenant les revendications territoriales dans le Nord.
État des revendications territoriales et des ententes dautonomie
gouvernementale :
Yukon : 8 sur 14 ont été réglées
Territoires du Nord-Ouest : 4 sur 10 ont été réglé
Grâce au transfert des responsabilités qui aura lieu le
1er avril 2003, le gouvernement du Yukon franchit une étape importante
en prenant en main ladministration des terres publiques et des ressources
naturelles ainsi que les pouvoirs afférents cédés
par le gouvernement du Canada.
Depuis les années 70, le gouvernement du Yukon consolide ses responsabilités
administratives et obtient plus de pouvoirs du gouvernement fédéral.
« Il sagit là du dernier ensemble important de responsabilités de type provincial à être remis par Affaires indiennes et du Nord Canada », déclare M. John Ellis, négociateur pour le Ministère dans le dossier du transfert des responsabilités au Yukon. « Les programmes en matière de gestion des terres et des ressources et leur financement sont transférés au gouvernement territorial, et plus de 240 employés fédéraux deviennent des employés du gouvernement du Yukon. »
Le transfert aux gouvernements territoriaux des responsabilités
de type provincial en matière de gestion des terres et des ressources
ainsi que
dautres programmes de type provincial, cest-à-dire
le transfert dattributions, est un objectif du gouvernement fédéral
depuis bien longtemps. Grâce au transfert dattributions, les
résidants du Nord auront une plus grande influence sur les décisions
locales qui touchent à leur avenir. Au bout du compte, ces responsabilités
accrues permettront aux territoires de bâtir une économie
qui sera davantage autosuffisante et prospère et de jouer un rôle
plus important au sein de la fédération canadienne.
Le transfert des attributions remet au gouvernement du Yukon la responsabilité
de la gestion de la plupart des terres fédérales situées
sur son territoire. Toutefois, certaines terres fédérales,
telles que les parcs nationaux, ne font pas partie de lAccord de
transfert dattributions
et continuent dêtre administrées par dautres
ministères fédéraux.
En outre, le transfert des responsabilités ne concerne pas les
terres qui ont été sélectionnées par les Premières
nations au Yukon pour faire
partie des ententes sur les revendications territoriales en cours de négociation,
puisque ces terres ont été largement protégées
des intérêts des tierces parties au moyen dune entente
entre le gouvernement du Canada, le gouvernement du Yukon et les Premières
nations au Yukon.
Les nouvelles et nombreuses responsabilités qui incombent au Yukon
par lentremise du transfert des responsabilités rendent nécessaire
ladoption dune nouvelle loi sur le Yukon, la loi fédérale
qui définit le territoire. Dans le contexte du transfert des responsabilités,
le Yukon obtient de nouveaux pouvoirs en matière de prise de décisions
de même que le pouvoir de percevoir et de recueillir des recettes
provenant de lexploitation des ressources et dautres droits,
recettes que touchait auparavant AINC par lintermédiaire
de ses programmes de gestion des terres et des ressources un montant
qui sest chiffré à 1,3 million de dollars au cours
du dernier exercice. À mesure que les revenus augmenteront, le
Yukon pourra conserver chaque année jusquà trois millions
de dollars de recettes provenant de lexploitation des ressources
sans que lon réduise la subvention annuelle calculée
selon la méthode
de financement préétablie du gouvernement du Canada.
« Ce 1er avril marquera lhistoire puisque les résidants du Yukon auront leur mot à dire lorsquil sera question de la croissance et lexpansion de leur territoire », affirme M. Angus Robertson, sous-ministre des Mines, de lÉnergie et des Ressources du gouvernement du Yukon. « Notre but à court terme est de veiller à ce que le transfert des programmes et des services se fasse en douceur tout en traçant une nouvelle voie pour la gestion des terres et des ressources du territoire. »
« Les vrais bénéfices, cependant, viendront avec
le temps. En effet, des modifications seront apportées aux lois,
aux règlements et aux politiques sur les ressources naturelles
en vue de favoriser le Yukon, a précisé M. Robertson. En
outre, les Premières nations au Yukon seront invitées à
travailler avec le gouvernement du Yukon à lélaboration
de ces nouvelles lois et politiques. »
« Mais la priorité absolue est lélaboration
dune loi moderne sur les forêts, a ajouté M. Robertson.
Une loi adoptée par le Yukon offrirait, comparativement à
ce qui existe actuellement, une plus grande souplesse dans les divers
modes de tenure concernant lexploitation du bois doeuvre.
» (Un mode de tenure concernant lexploitation du bois
doeuvre est un contrat du gouvernement qui permet à une société
de récolter le bois doeuvre.) On pourrait aussi offrir à
lindustrie forestière un plus grand choix pour ce qui est
des approvisionnements en fibre ligneuse, et les règlements seraient
mieux adaptés aux besoins locaux.
Des industries forestières et minières plus fortes prouveraient que « lAccord de transfert dattributions était non seulement une bonne chose du fait quelle procure aux résidants du Yukon le pouvoir de gérer les ressources dune manière responsable et bien adaptée, mais quelle était aussi tout à fait logique sur le plan financier », de conclure M. Robertson.