ARCHIVÉE - Demande de désignations pour la mer de Beaufort et le delta du Mackenzie

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Bulletin
Volume 5, Numéro 1
janvier 1998

La ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien invite l'industrie à choisir des parcelles à des fins de prospection sur une superficie de quelque 100millions d'hectares (385 000 milles carrés) dans le delta du Mackenzie, la mer de Beaufort et l'ouest de l'archipel arctique.

Cette demande de désignations débute le lundi 2février à 9h et se termine le jeudi 9avril 1998 à 16h (heure normale de l'Est). Les parcelles désignées seront incluses dans un appel d'offres dont la date de clôture est prévue pour août 1998.

Il est également possible d'obtenir une version papier de ces documents auprès de la Direction de la gestion des ressources pétrolières et gazières du Nord, au numéro (819) 953-8722, ou du Bureau d'information sur les terres domaniales de l'Office national de l'énergie, à Calgary, au (403) 299-3112.

Carte principale de la mer de beaufort - delta du Mackenzie
Carte détaillée de la mer de beaufort - delta du Mackenzie

C'est la dixième année consécutive qu'il est possible de désigner des terres dans cette région. Les derniers permis de prospection délivrés dans cette région ont été accordés aux sociétés Husky et Gulf ; ils portaient sur deux parcelles du delta du Mackenzie. Le cycle annuel des désignations répond aux attentes des collectivités et de l'industrie, qui souhaitent un contexte de planification prévisible, permettant l'élaboration de stratégies d'acquisition de terres et de prospection, et d'autres stratégies commerciales.

Potentiel de prospection des terres offertes

La demande de désignations couvre deux bassins sédimentaires très prometteurs, où des découvertes ont déjà été effectuées. Le bassin Beaufort-Mackenzie, sous le delta du Mackenzie, et la zone extracôtière adjacente constituent le secteur le plus important, tant en raison des ressources découvertes que de son potentiel. Vient ensuite le bassin Sverdrup, dans l'archipel arctique, dont la partie occidentale se trouve dans la région touchée par la Convention des Inuvialuit, visée elle aussi par la demande de désignations. Le territoire offert englobe en outre de vastes portions peu explorées de la marge continentale; à l'ouest du delta du Mackenzie, qui s'étendent jusqu'à la frontière américaine, et à l'est, jusqu'à la masse continentale jouxtant l'archipel arctique canadien. Plusieurs bassins et sous-bassins sédimentaires peu prospectés ou non forés se trouvent sous cette marge et on pourrait en découvrir d'autres.

Il y a eu 53 découvertes dans le bassin Beaufort-Mackenzie, ce qui est excellent, notamment deux gisements pétrolifères, trois gisements gazifères et un gisement mixte, tous importants. En 1994, l'évaluation des ressources effectuée par la Commission géologique du Canada (CGC) a révélé q'il y a de bonnes chances que le nombre de découvertes de cet ordre de grandeur double, aussi bien dans les zones de prospection terrestres que marines (un gisement pétrolifère important renferme de 100 à 500 millions de barils ou de 15à 80 millions de mètres cubes de pétrole, et un gisement gazifère important, de un à cinq trillions de pieds cubes ou de 28à 142 milliards de mètres cubes de gaz).

Les ressources découvertes dans ce bassin totalisent 332 milliards de mètres cubes (10,7 trillions de pieds cubes) de gaz et 277 millions de mètres cubes (1,74 milliard de barils) de pétrole. La Commission a aussi fait une estimation de la richesse régionale en ressources récupérables en fonction des ressources d'intérêt immédiat. Compte tenu des gisements pétrolifères supérieurs à 25millions de barils et des gisements gazifères supérieurs à 100 milliards de pieds cubes, elle a évalué que le total des ressources d'intérêt immédiat correspond à 4,4 milliards de barils de pétrole, répartis entre 50 gisements, et à 28 trillions de pieds cubes de gaz, répartis dans 65 gisements. De ces ressources, trois milliards de barils de pétrole et 17,2 trillions de pieds cubes de gaz nont pas encore été découverts (Commission géologique du Canada, 1994, Ressources pétrolières dans la région du delta du Mackenzie et de la mer de Beaufort, Bulletin 474 de la CGC).

Cet ensemble de ressources découvertes est au coeur des projets futurs d'exportation de pétrole et de gaz de la région du delta du Mackenzie vers les marchés du sud. De tels projets ont déjà été proposés par le passé. Le dernier remonte à 1989 et visait l'exportation de gaz du delta par un consortium formé des sociétés Esso, Shell et Gulf. Le prolongement de l'oléoduc de la vallée du Mackenzie de quelque 600 km, de Norman Wells jusqu'au delta, permettrait de raccorder les découvertes actuelles de pétrole côtier et le joyau des gisements extracôtiers en eau peu profonde, le gisement Amauligak (d'une capacité de 300 à 400 millions de barils de pétrole et de plus de deux trillions de pieds cubes de gaz).

Le «moment de mise en valeur» de ces ressources demeure cependant la grande inconnue. La reprise des explorations et la découverte de réserves supplémentaires dans la région pendant la période de validité des nouveaux permis de prospection, octroyés à la suite de la présente demande de désignations, pourraient faire avancer les choses en ce qui concerne les mises en valeur importantes escomptées. Un autre facteur favorable à cet égard pourrait être l'information selon laquelle les coûts de forage dans la mer de Beaufort ont pu être abaissés par les prospecteurs importants oeuvrant dans le secteur américain de la mer de Beaufort.

Formulaires des redevances et lignes directrices

Il est maintenant possible d'obtenir sur l'Internet, à notre site Web, ou auprès de Marlene Desjardins au (819) 953-8529, les formulaires et les lignes directrices visant à aider les particuliers (détenteurs de permis de production ou leurs représentants) tenus en vertu de la Loi fédérale sur les hydrocarbures et du Règlement sur les redevances relatives aux hydrocarbures provenant des terres domaniales de verser des redevances ou de fournir les renseignements connexes.

Projet de développement Ikhil

Si son projet va de l'avant comme prévu, la Inuvialuit Petroleum Corporation (IPC) pourrait approvisionner en gaz naturel la ville d'Inuvik (qui compte environ 3 000 habitants) à l'automne 1999. L'Office national de l'énergie a approuvé le plan de développement soumis par la IPC pour mettre en valeur le gisement gazifère Ikhil, situé à environ 50 km (30 milles) au nord-ouest d'Inuvik. Le réservoir en question, découvert en 1986 par la Gulf et d'autres sociétés, est détenu actuellement par la IPC.

Cette société a effectué au cours de l'hiver 1997 un programme d'essais important qui a confirmé que ce réservoir peut produire du gaz à des débits très élevés; avec les débits de consommation actuels, les réserves de gaz en place pourraient répondre à tous les besoins de chauffage et d'électricité d'Inuvik pendant environ 15 ans.

Afin de produire ce gaz naturel, la IPC prévoit utiliser le puits K-35 et forer deux puits supplémentaires au cours de l'hiver 1997-1998. Elle a aussi l'intention de construire un pipeline de 150 mm (6 po) de diamètre sur une distance d'environ 50 km (30 milles), jusqu'à la ville, l'hiver prochain.

Ce projet permettra de remplacer le gasoil utilisé comme carburant principal dans la collectivité, pour les génératrices. Il contribuera à accroître l'autosuffisance de la collectivité, grâce à l'utilisation d'un combustible local, et à hausser le nombre d'emplois et les compétences dans la localité. Le projet réduira également les risques inhérents à l'importation du combustible, et le passage au gaz naturel réduira également les émissions nocives dans l'atmosphère. Ainsi, un élément moteur important pour la collectivité et les Inuvialuit sur le plan économique se retrouvera entre les mains de la population locale. Les économies réalisées grâce au coût plus bas de l'énergie dans la localité augmenteront la capacité de la région de relever le défi du développement durable.

Essais sur l'hydrate de gaz au gisement Mallik

On fore actuellement un nouveau puits pour l'exécution d'assais scientifiques au puits de découverte Mallik L-38 de la société Esso Impérial, sur l'île Richards. Ce programme de recherche vise principalement à évaluer les techniques de forage ou de carottage, et de complétion de puits dans les sédiments riches en hydrate de gaz. Le projet a été conçu et financé par la Japanese National Oil Company dans l'optique d'une mise en valeur des ressources d'hydrate au large des côtes du Japon. Les travaux sur le puits sont réalisés par Japex et visent à atteindre une profondeur de 1 100 m, en prévoyant un carottage continu de 350 m. On a retenu ce site situé dans le delta du Mackenzie après avoir effectué des recherches dans le monde entier, car l'épaisseur des hydrates dans le cas du puits Mallik dépasse 110 m. La Commission géologique du Canada (CGC) fournira des conseils scientifiques sur les aspects opérationnels, au nom de tous les collaborateurs scientifiques; en outre, les scientifiques de la CGC participeront directement au travaux sur le terrain, grâce aux connaissances spécialisées déjà accumulées par la CGC en ce domaine. Pour les demandes de renseignements au sujet du projet, veuillez vous adresser à Scott Dallimore de la CGC, par courrier électronique, à l'adresse suivante: dallimore@gsc.nrcan.gc.ca

Rapport annuel de 1996

Si vous souhaitez obtenir un exemplaire du rapport annuel de 1996 sur les activités pétrolières et gazières dans le Nord, prière de communiquer avec Marlene Desjardins au (819) 953-8529 ou de consulter notre site Web.

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