Élaboration de la couche géo-économique

Les couches géoéconomiques s'appuient sur un classement qualitatif. Trois couches ont été élaborées d'après les catégories suivantes :

Potentiel en ressources pétrolières

Le potentiel en ressources pétrolières a été classé selon l'échelle qualitative qui suit. Il se fonde sur la présence de gisements connus de pétrole et de gaz et, en l'absence de découvertes, sur la présence présumée de facteurs géologiques propices à l'accumulation de pétrole et de gaz. Cette méthode a déjà été utilisée par la Commission géologique du Canada dans le cadre d'évaluations générales du potentiel en ressources pétrolières (par ex., Jefferson C.W., R.F.J. Scoates et D.R.Smith, 1988. Evaluation of the regional non-renewable resource potential of Banks Island and Northwestern Victoria Islands, Arctic Canada. Commission géologique du Canada, dossier public 1695.)

Classe 1. POTENTIEL TRÈS FAIBLE. Le milieu géologique n'est pas favorable. Il n'existe aucune occurrence de pétrole connue et la probabilité que des accumulations non découvertes soient présentes est très faible.

Classe 2. FAIBLE. Certains éléments du milieu géologique peuvent être favorables, mais sont d'une étendue limitée. Les occurrences connues sont peu nombreuses, voire totalement absentes, et la probabilité que des accumulations non découvertes soient présentes est faible.

Classe 3. MODÉRÉ. Le milieu géologique est favorable. Des occurrences peuvent être connues ou non et la présence d'accumulations non découvertes est possible.

Classe 4. ÉLEVÉ. Le milieu géologique est très favorable. Des occurrences sont généralement présentes, mais des accumulations importantes ne sont pas nécessairement connues. La présence d'accumulations non découvertes est très probable.

Classe 5. POTENTIEL TRÈS ÉLEVÉ. Le milieu géologique est très favorable. Des accumulations importantes sont reconnues.

L'échelle précédente permet de classer chacune des zones de la grille où s'applique l'outil de gestion de l'environnement et des ressources pétrolières (OGERP).

Il faut remarquer que les estimations quantitatives du potentiel en ressources pétrolières sont disponibles pour certaines zones auxquelles s'applique l'OGERP. Pour des raisons de cohérence dans l'Arctique, tout en reconnaissant qu'une méthode quantitative n'est pas nécessaire aux fins de cet outil, une évaluation qualitative fondée sur un jugement d'experts est préférable.

Incertitude en matière de géologie

De grandes zones de l'Arctique ont été peu explorées à la recherche de pétrole et de gaz. Par conséquent, l'incertitude peut être considérable quant à la présence et à l'ampleur des accumulations de pétrole et de gaz. Un forage d'exploration représente la méthode la plus directe pour recueillir de l'information sous la surface et démontrer la présence ou l'absence d'une accumulation ou de facteurs géologiques favorables. Un puits situé à proximité peut ainsi servir d'indicateur pour l'incertitude. Un classement simple de l'incertitude a été élaboré en utilisant la distance à un puits comme mesure de l'incertitude globale, de la façon suivante :

Classe 1. INCERTITUDE TRÈS FAIBLE. La grille renferme un ou plusieurs puits d'exploration.

Classe 2. FAIBLE. La grille se situe à moins de 25 km d'un puits d'exploration.

Classe 3. MODÉRÉE. La grille se situe entre 25 et 75 km d'un puits d'exploration.

Classe 4. ÉLEVÉE. La grille se situe entre 75 et 100 km d'un puits d'exploration.

Classe 5. INCERTITUDE TRÈS ÉLEVÉE. La grille se situe à plus de 100 km d'un puits d'exploration.

Aspects économiques de la mise en valeur

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