Terry F. Bidleman, Service météorologique du Canada (SMC), Downsview (Ont.) M3H 5T4; tél. : (416) 739-5730; fax : (416) 739-5708; courriel: terry.bidleman@ec.gc.ca; Mehran Alaee, Institut national de recherche sur les eaux (INRE), Environnement Canada, Burlington (Ont.) L7R 4A6; tél. : (905) 336-4752; fax : (905) 336-6430; courriel: mehran.alaee@cciw.ca; Gary A. Stern, Institut des eaux douces (IED), ministère des Pêches et Océans, Winnipeg (Man.) R3T 2N6; tél. :(204) 984-6761; fax : (204) 984-2403; courriel: sterng@dfo-mpo.gc.ca.
Paul Helm et Liisa Jantunen, SMC, Downsview (Ont.); Bill Strachan, Derek Muir, Mike Comba, Sean Backus, Heidi Karlsson et Christina Cannon, INRE, Burlington (Ont.); Greg Tomy, IED, Winnipeg (Man.); Phil Fellin, AirZone, Inc., Mississauga (Ont.); Heinrich Hühnerfuss et Robert Gatermann, Université de Hambourg, Allemagne; Gerhard G. Rimkus, Institut alimentaire et vétérinaire public, Allemagne; Eva Brorström-Lundén, Institut suédois de recherche environnementale, Suède; Sirkka Juntto, Institut météorologique finlandais, Finlande.
Résumé
Le présent rapport fait le point sur l’enquête relative aux nouvelles substances chimiques dans l’environnement arctique. Au nombre de ces nouveaux produits chimiques figurent des substances non actuellement surveillées par le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord mais qui peuvent poser des problèmes à cause de leur persistance connue, l’ampleur de leur usage et leurs effets toxiques. Cette étude porte entre autres sur les agents ignifuges bromés, les naphtalènes polychlorés (NPC), les biphényles polychlorés (BPC) coplanaires, les chloroparaffines à courte chaîne (CPCC), les éthers de diphényle polychlorés (EDPC), les produits agrochimiques modernes, les énantiomères de pesticides, les muscs de synthèse (parfums artificiels), les phénols chlorés et les acides haloacétiques.
Les échantillons d’air prélevés aux stations de surveillance de l’Arctique entre janvier 1994 et janvier 1995 ont été analysés pour voir s’ils contenaient des NPC, des BPC coplanaires (congénères mono-substitués et non-substitués en ortho) et des (EDPB). Les intervalles de variation pour la somme des NPC et des PCB coplanaires (pg•m-3) étaient : Alert, 0,11 à 1,03 et 0,03 à 0,19; Dunai, 0,21 à 2,6 et 0,18 à 0,86. Des tendances saisonnières contraires ont été observées pour les deux classes de composés. Les concentrations de NPC étaient le plus élevées en hiver, au début du printemps et à la fin de l’automne, et le plus faibles en été. Les concentrations de BPC coplanaires étaient en revanche élevées en été et plus faibles durant les mois plus froids. Les NPC et les hydrocarbures aromatiques polycycliques affichent les mêmes tendances saisonnières, ce qui semble indiquer que la combustion peut contribuer à la présence des NPC dans l’air arctique. Les concentrations de Σ EDPB (pg•m-3) variaient entre 7 et 72, 11 et 860 et 42 et 2 200 pour les échantillons prélevés respectivement à Dunai, Alert et Tagish.
Des concentrations relativement élevées d’EDPB ont été observées durant les mois d’été à Tagish. Ce phénomène pourrait être attribué à la volatilisation des EDPB à la suite de l’incinération locale récente d’articles domestiques et commerciaux jetés et à la re-volatilisation des EDPB à partir du sol au voisinage des lieux d’incinération. La source d’EDPB dans la région de Tagish fera l’objet de recherches plus approfondies en 2001-2002. Les concentrations de CPCC dans les échantillons d’air prélevés à Alert étaient le plus élevées à la fin des mois d’été. Les concentrations de CPCC (pg•m-3) variaient entre 1,07 et 7,25, la présence de chlorododécanes étant prépondérante. Ces échantillons d’air et les séries prélevées en 1998 dans l’Arctique finlandais et le long de la côte ouest de la Suède ont été analysés pour connaître leur contenu en énantiomères du chlordane. Le trans- et le cis-chlordane étaient non racémiques dans les échantillons d’air, mais racémiques dans les échantillons d’eau de surface prélevés dans le nord du bassin Canada en 1994. Les chlordanes non racémiques se retrouvent souvent dans les sols. Cela indique que la source de chlordane dans l’air arctique a changé avec le temps, la proportion de chlordane « recyclé » étant plus grande au cours des dernières années, alors que l’eau de mer sous la calotte glaciaire conserve la signature d’émissions de chlordane plus anciennes.
Les Σ NPC et les Σ PCB coplanaires ont été dosés dans le pannicule adipeux de béluga de Pangnirtung et de phoque annelé de Kimmirut, prélevé en 1994 et 1993, respectivement. Les concentrations de NPC variaient entre 40 et 384 pg•g-1 chez le béluga et entre 29 et 63 pg•g-1 chez le phoque annelé; les concentrations de PCB coplanaires dans les deux animaux variaient entre 14 et 394 ng•g-1 et entre 15 et 33 ng•g-1. Une évaluation des équivalents toxiques de type dioxine dans ces deux classes de composés a montré que si les NPC étaient environ 500 fois moins abondants que les PCB coplanaires, ils constituaient néanmoins 11 % des équivalents toxiques. Les muscs synthétiques ont été dosés dans le pannicule adipeux de phoque annelé, le muscle de l’omble chevalier et dans des moules bleues de l’Arctique canadien, ainsi que dans des touladis du lac Ontario. Tous les échantillons prélevés dans l’Arctique se situaient sous le seuil de détection (<1 ng•g-1), sauf un échantillon de pannicule adipeux de phoque qui contenait 5 à 12 ng•g-1 de muscs polycycliques HHCB et HHCB-lactone et 5 ng•g-1 de musc cétonique (musc nitro). Les échantillons dans les touladis contenaient une plus grande variété et des concentrations généralement plus élevées de muscs.
Principales observations
Pierrette Blanchard, Service météorologique du Canada (SMC), 4905 Dufferin Street, Downsview (Ont.) M3H 5T4; tél. : (416) 739-5701; fax : (416) 793-5708; courriel: pierrette.blanchard@ec.gc.ca.
Hayley Hung et Terry Bidleman, SMC, Downsview (Ont.); Phillip Fellin et Henrik Il, AirZone, Mississauga (Ont.); Gary Stern, Brian Billeck, Bruno Rosenberg, Institut des eaux douces, Winnipeg (Man.)
Résumé
Des dosages des organochlorés et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans l’atmosphère ont été effectués à Alert, au Nunavut, depuis 1992. Dans la présente étude, nous avons examiné les tendances temporelles des biphényles polychlorés dans l’atmosphère et des pesticides organochlorés entre 1993 et 1997. Nous avons observé des tendances à la baisse pour plusieurs des congénères de BPC inférieurs, ce qui reflète les baisses des concentrations dans les régions sources et la réduction subséquente du matériel pouvant être transporté sur une longue distance jusqu’à Alert. Aucune tendance apparente n’a été observée pour les congénères supérieurs contrairement aux mesures prises dans le sud, sauf pour le BPC 180, ce qui indique qu’il s’écoule un certain temps entre la baisse des concentrations dans l’Arctique et celle dans les régions sources. La plupart des pesticides organochlorés affichaient des tendances à la baisse sauf les pesticides d’usage courant, tels que l’endosulfan I. À partir de l’analyse de la série temporelle de ratios pour le trans-/cis-chlordane, l’heptachlore et des rétrotrajectoires, on peut déduire que les utilisations sporadiques de chlordane technique et/ou d’heptachlore dans l’est et l’ouest de la Russie et de l’Europe/Atlantique Nord peuvent avoir entraîné un apport frais dans l’atmosphère arctique entre 1995 et 1997.
Principales observations
L’atmosphère de l’Arctique subit toujours fortement l’influence de produits chimiques transportés du sud sur de longues distances et elle constitue un puits pour les organochlorés.
Venghuot Cheam, Institut national de recherche sur les eaux, C.P. 5050, Burlington (Ont.) L7R 4A6; tél. : (905) 336-4755; fax : (905) 336-6430; courriel: ven.cheam@cciw.ca; Derek Muir, Institut national de recherche sur les eaux, C.P. 5050, Burlington (Ont.) L7R 4A6; tél. : (905) 319-6921; fax : (905) 336-6430; courriel: derek.muir@cciw.ca; Doug Halliwell, Direction de l’environnement atmosphérique, Environnement Canada, Yellowknife (T.N.-O.) X1A 1E2; tél. : (867) 669-4741; fax : (867) 873-8185; courriel: doug.halliwell@ec.gc.ca.
Gino Sardella, Institut national de recherche sur les eaux, Burlington (Ont.); John Smol, Université Queens, Kingston (Ont.); Marianne Douglas, Université de Toronto, Toronto (Ont.); Reinhard Pienitz et Warwick Vincent, Université Laval, Québec (Qc).
Résumé
Nous avons étudié les dépôts et les flux de mercure au fil des ans dans cinq carottes de sédiments. Les carottes ont été prélevées dans le nord du Nunavut (lac Baird Inlet et lac AXAJ), au centre des Territoires du Nord-Ouest (lac Rummy et lac TK-54) et au nord du Québec (lac Oksana). Nous avons évalué les données sur le mercure (Hg), le fer (Fe) et le manganèse (Mn) dans leur ensemble pour déterminer le co-mouvement de Hg avec Fe et Mn durant la diagenèse. Jusqu’à présent, nos données indiquent qu’il n’y a pas de redistribution ni de co-mouvement de Hg avec Fe et Mn après le dépôt à la surface des sédiments; autrement dit, les profils de profondeur de Hg représentent véritablement le dépôt historique de Hg sur le sédiment. Lesflux récents de Hg sont plus importants que les flux pré-industriels, les facteurs d’enrichissement variant de 1,2 à 2,7, ce qui concorde en général avec ceux signalés par Lockhart et al. (1998, 2000a) dans d’autres régions de l’Arctique canadien. Chose surprenante, dans les profils du plomb (Pb) pour les lacs du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest, on ne relève aucune valeur maximale correspondant à l’usage d’essence au plomb, contrairement au lac Oksana, où l’on observe un maximum qui correspond à l’usage maximal d’alkylplomb dans l’essence.
Principales observations
Robie W. Macdonald, ministère des Pêches et Océans (MPO), Institut des sciences de la mer (ISM), C.P. 6000, Sidney (C.-B.) V8L 4B2; tél. : (250) 363-6409; fax : (250) 363-6807; courriel: macdonaldrob@pac.dfo-mpo.gc.ca; Gary Stern, MPO, Institut des eaux douces, 501 University Crescent, Winnipeg (Man.) R3T 2N6; tél. : (204) 984-6761; fax : (204) 984-2403; courriel: Sterng@dfo-mpo.gc.ca; Fiona A. McLaughlin, MPO, ISM, C.P. 6000, Sidney (C.-B.) V8L 4B2; tél. : (250) 363-6527; fax : (250) 363-6807; courriel: mclaughlinf@pac.dfo-mpo.gc.ca.
Eddy Carmack, David Paton, Mary O'Brien et Darren Tuele, MPO, , Sidney (C.-B.); Bruno Rosenberg, Dan Savoie et Harold Welch, MPO, Institut des eaux douces, Winnipeg (Man.)
Résumé
Le projet Bilan thermique de surface de l'océan Arctique (SHEBA) a été une occasion unique de recueillir des données sur les organochlorés durant une année complète dans l’ouest de l’océan Arctique. Les analyses sont terminées pour l’air, l’eau et la glace, les particules, les algues, le zooplancton (fractions triées selon la taille), les invertébrés et les poissons. L’examen préliminaire des données révèle que les processus océaniques jouent un rôle important dans la distribution des contaminants. En particulier, l’océan intérieur porte la signature des biphényles polychlorés (BPC), qui comporte une caractéristique de distillation propre aux BPC inférieurs enrichis, alors que dans les eaux de la plate-forme des Tchouktches, la signature semble similaire aux formulations d’Aroclor avec une contribution prédominante des pentaCB. Les pesticides semblent être redistribués dans la colonne d’eau par la productivité biologique, qui enlève la dieldrine, le DDT et le chlordane de l’eau de surface mais les libère à nouveau dans l’eau à une profondeur d’environ 100 m durant la régénération biologique.
Principales observations
Bill Schroeder, Service météorologique du Canada (SMC), 4905 Dufferin St., Toronto (Ont.) M3H 5T4; tél. : (416) 739-4839; fax : (416) 739-4318; courriel: bill.schroeder@ec.gc.ca.
Alexandra Steffen, SMC, Toronto (Ont.); Phil Fellin, AirZone Inc., Mississauga (Ont.).
Résumé
Le mercure présent dans l’environnement est issu de sources naturelles et humaines et on le retrouve dans l’air ambiant en phase gazeuse ou attaché à des aérosols. L’étude du mercure dans l’atmosphère des milieux arctiques suscite de plus en plus d’intérêt depuis quelques années, soit depuis la découverte d’épisodes de baisse des concentrations de mercure au printemps, avec toutes les répercussions que cela peut avoir sur le milieu arctique. On n’a que très rarement, voire jamais, effectué des mesures dans l’Arctique russe. Le dosage du mercure en phase gazeuse débutera à Amderma, situé dans l’Extrême-Arctique russe, en juin 2001. Cette étude, menée en même temps à quatre autres sites en milieu polaire (au Canada, en Norvège, au Danemark et aux États-Unis), vise à évaluer le comportement encore mal compris du mercure dans les régions arctiques et à voir si les concentrations de mercure augmentent ou diminuent. À ce jour, des instruments ont été installés à Amderma et des scientifiques russes ont reçu une formation sur le fonctionnement des instruments; les données devraient commencer à être recueillies en juin 2001.
Principales observations
Bill Schroeder, Service météorologique du Canada (SMC), 4905 Dufferin St., Toronto (Ont.) M3H 5T4; tél. : (416) 739-4839; fax : (416) 739-4318; courriel: bill.schroeder@ec.gc.ca.
Alexandra Steffen, SMC, Toronto (Ont.); Phil Fellin, AirZone Inc., Mississauga (Ont.).
Résumé
Des mesures du mercure dans l’atmosphère sont effectuées à Alert, au Nunavut, depuis 1995. La présente étude vise à recueillir des données de base sur le mercure élémentaire en phase gazeuse (MEG) pour suivre les tendances spatio-temporelles du mercure dans l’Arctique canadien. Grâce à ce projet, une découverte importante a été faite, qui a retenu l’attention à l’échelle internationale. On a découvert que, durant le printemps, le mercure est transformé, passant d’une espèce stable (MEG) à une espèce plus réactive dont la vie est plus courte, ce qui peut avoir un retentissement important sur le milieu arctique. Jusqu’à présent, nous disposons de données annuelles pour la période 1995-1999 (ayant fait l’objet d’une assurance et d’un contrôle de qualité) et nous avons recueilli des données depuis 2000. Comme dans les années précédentes, des données annuelles sur le MEG ont mis en évidence des tendances saisonnières distinctes. Des échantillons de neige ont été prélevés durant l’hiver et le printemps 2000 et les concentrations mesurées étaient similaires à celles des échantillons recueillis au cours des deux années précédentes. En hiver 2001, un analyseur automatisé de mercure gazeux réactif (MGR) et de mercure sous forme de particules (MP) a été installé à Alert pour une étude plus approfondie du comportement du mercure dans l’Arctique canadien. Cet instrument fonctionnera pendant un an et fournira la première série continue de données annuelles sur le MGR/MP dans l'Arctique.
Principales observations
Laurier Poissant, Service météorologique du Canada, Section sur les processus atmosphériques des toxiques, Environnement Canada, 105, rue McGill, Montréal (Qc) H2Y 2E7; tél. : (514) 283-1140; fax : (514) 283-8869; courriel : laurier.poissant@ec.gc.ca.
Marc Amyot, Institut national de la recherche scientifique - Eau (INRS-EAU), Sainte-Foy (Qc); Michael Kwan, Centre de recherche du Nunavik, Kuujjuaq (Qc); Yves Bégin, Centre d’études nordiques, Université Laval, Sainte-Foy (Qc).
Résumé
Les observations récentes des concentrations de mercure et d’ozone le long de la baie d’Hudson à Kuujjuarapik, Québec (latitude 55̊ N) ont révélé que des épisodes de baisse de concentration du mercure et de l’ozone qui avaient été observés à l’origine dans l’Extrême-Arctique sont survenus à des latitudes aussi basses que 55̊ N. Les épisodes de baisse de concentration coïncidaient avec la présence de nuages contenant de fortes concentrations de monoxyde de brome, qui a été observée par le satellite de l’Expérience de surveillance de l’ozone à l’échelle du globe au-dessus de la baie d’Hudson. La spéciation du mercure gazeux, les mesures du flux d’échange du mercure gazeux entre l’air et la neige de même que les concentrations de mercure mesurées dans la neige durant un épisode de baisse de concentration semblent indiquer que la plupart des retombées de mercure survenant durant ces épisodes de baisse de concentration étaient sous forme de particules, étaient labiles et très réactives (photo-réductibles). En effet, après un épisode de baisse, la concentration de mercure dans la neige accumulée a augmenté grandement, soit jusqu’à 1 600 % par rapport à la valeur mesurée avant l’épisode, mais il ne restait plus qu’environ 50 % de ce nouveau mercure déposé dans la neige 12 heures après le dépôt. Il semblerait que le mercure fraîchement déposé est rapidement renvoyé dans l’atmosphère par des flux d’échange gazeux entre l’air et la neige.
Principales observations
Frank Wania, WECC Wania Environmental Chemists Corp., 27 Wells St., Toronto (Ont.) M5R 1P1; tél. : (416) 516-6542; fax : (416) 516-7355; courriel : frank.wania@utoronto.ca.
Ying Duan Lei, WECC Wania Environmental Chemists Corp., Toronto (Ont.); Alexander Wong, Université de Toronto à Scarborough, Toronto (Ont.).
Résumé
Les méthodes actuelles d’évaluation des possibilités de transport sur de longues distances des produits chimiques organiques reposent sur le calcul de la distance caractéristique de déplacement ou la portée spatiale. Une approche complémentaire consiste à utiliser un modèle existant de distribution planétaire dont la moyenne est établie par zone pour estimer la possibilité qu’un produit chimique atteigne la région arctique ou s’y accumule. Le critère utilisé pour quantifier ce potentiel d'accumulation dans l'Arctique (PAA) est la fraction de la quantité planétaire totale dans les milieux de surface de l’environnement qui s’accumulent dans les milieux de surface de l’Arctique après un certain temps. Les simulations font appel à des estimations hypothétiques des émissions avec une distribution spatio-temporelle générique. Nous avons utilisé cette approche pour évaluer le PAA d’un « espace » multidimensionnel avec des combinaisons hypothétiques de propriétés chimiques. Le PAA était tributaire d’interactions très complexes et dépendait des propriétés de séparation, des taux de dégradation dans l’atmosphère et des milieux de surface ainsi que du mode d’émission d’un produit chimique.
Principales observations
La persistance variable d’un produit chimique dans l’air et les milieux de surface peut soit favoriser soit réduire son potentiel d’enrichissement relatif dans les écosystèmes de l’Arctique.
Birgit Braune, Centre national de la recherche faunique (CNRF), Service canadien de la faune (SCF), Environnement Canada, 100 boul. Gamelin., Gatineau, K1A 0H3; tél. : (819) 953-5959; fax : (819) 953-6612; courriel: birgit.braune@ec.gc.ca; Derek Muir, Institut national de recherche sur les eaux (INRE), Environnement Canada, Burlington, Ont. L7R 4A6; tél. : (905) 319-6921; fax : (905) 336-6430; courriel: derek.muir@cciw.ca; Brett Elkin, division de la faune et des pêcheries, ministère des Ressources, de la Faune et du développement économique, Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, Yellowknife, T.N.-O. X1A 3S8; tél. : (867) 873-7761; fax : (867) 873-0293; courriel: brett_elkin@gov.nt.ca
Paul Hoekstra, Département de biologie environnementale, Université de Guelph, Guelph, Ont.; Robert Mulders, division de la faune et des pêcheries, ministère des Ressources, de la Faune et du développement économique, Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, Yellowknife, T.N.-O.; Brent Patterson, ministère du Développement durable du Nunavut, Nu; Mitch Campbell, ministère du Développement durable du Nunavut, Arviat, NU; Comité des chasseurs et des trappeurs d’Olokhaktomiut, Holman, T.N.-O.; Organisations des trappeurs et des chasseurs d’Arviat, Arviat, Nu; Organisations des trappeurs et des chasseurs de Baker Lake, Baker Lake, NU; agents locaux de la chasse et de la faune; Matson’s Laboratory, Milltown, MT, USA; Joachim Obst, Yellowknife, T.N.-O.; Département des sciences de la terre, Université de Saskatchewan, Saskatoon, Sask.; Département des sciences de la terre, Université de Waterloo, Waterloo, Ont.; Bryan Wakeford, CNRF, SCF, Environnement Canada, Hull, Qc
Résumé
Espèce circumpolaire, le renard arctique a une large aire de distribution dans le nord du Canada. Ses habitudes alimentaires diffèrent en été et en hiver, et selon qu’il fréquente l’intérieur des terres ou les régions littorales et les îles. Les analyses des isotopes stables des échantillons de renard arctique provenant d’Ulukhaqtuuk (Holman), Territoires du Nord-Ouest, indiquent que la position trophique (telle que déduite des valeurs des isotopes stables d’azote) de l’animal est en corrélation positive avec des valeurs croissantes d’isotopes stables du carbone, ce qui donne à penser que le renard qui se nourrit dans le milieu marin occupe une position trophique supérieure. Toutefois, selon une comparaison des données sur les isotopes stables et des concentrations de composés organochlorés, la position trophique pourrait ne pas influer sur les concentrations d’organochlorés pour tous les grands groupes de ces composés. D’après les résultats préliminaires, bien que les concentrations d’organochlorés soient fort variables, les concentrations auxquelles est exposé le renard arctique d’Ulukhaqtuuq pourraient dépasser celles qui ont sur la reproduction des mammifères le plus faible effet indésirable observé. Il faudra faire d’autres recherches pour bien comprendre le risque potentiel que présente l’exposition de cette espèce aux organochlorés pour la santé de la faune.
Principales observations
Birgit Braune, Centre national de la recherche faunique (CNRF), Service canadien de la faune (SCF), Environnement Canada, Gatineau, Qc K1A 0H3; tél. : (819) 953-5959; fax : (819) 953-6612; courriel: birgit.braune@ec.gc.ca; Terry Bidleman, Service météorologique du Canada (SMC), Downsview, Ont. M3H 5T4; tél. : (416) 739-5730; fax : (416) 739-5708; courriel: terry.bidleman@ec.gc.ca; Aaron Fisk, Institut national de recherche sur les eaux (INRE), Environnement Canada, Burlington Ont. L7R 4A6; tél. : (905) 336-6405; fax : (905) 336-6430; courriel: aaron.fisk@cciw.ca; Derek Muir, INRE, Environnement Canada, Burlington Ont. L7R 4A6; tél. : (905) 319-6921; fax : (905) 336-6430; courriel: derek.muir@cciw.ca
Bill Strachan, INRE, Environnement Canada, Burlington Ont.; Jason Duffe et Ross Norstrom, CNRF, Environnement Canada, Gatineau Qc; Richard Addison et Robie Macdonald, Institut des sciences de la mer, ministère des Pêches et des Océans (MPO), Sidney BC.; Barry Hargrave, Institut océanographique de Bedford, MPO, Dartmouth N.-É.; Lisa Jantunen et Yi-Fan Li, SMC, Downsview, Ont.
Résumé
Le but de cette étude est de comparer les tendances spatiales et temporelles des isomères de l’hexachlorocyclohexane (HCH) dans des échantillons biotiques et abiotiques. Au cours de la première année du projet, nous avons a examiné les tendances des données sur l’HCH dans le biote arctique (Guillemot de Brünnich [Uria lomvia] et phoque annelé [Phoca hispida]). Nous avons déterminé les concentrations d’HCH, dont β -HCH, dans les eaux de l’est de l’archipel arctique canadien, de même que les constantes de la loi d’Henry pour α -, γ - et β -HCH. Nous avons bien observé des tendances spatiales dans les concentrations et les proportions relatives d’isomères de l’HCH chez le Guillemot de Brünnich et le phoques annelé, mais les profils ne suivaient aucune tendance géographique discernable. Les tendances temporelles variaient selon les isomères de l’HCH et selon les stocks de phoques annelés. Entre 1980 et le début des années 90, les concentrations d’ α -, de γ - et de ΣHCH ont chuté chez les phoques annelés de la baie d’Hudson, mais non chez ceux de l’île Holman. Les concentrations de β -HCH n’ont pas diminué chez les phoques annelés dans les années 80 et 90, mais il semble, d’après des données récentes, qu’elles commencent à le faire. Les concentrations d’ α-HCH et de γ -HCH dans les oeufs des Guillemots de Brünnich baissent considérablement tandis qu’augmentent celles de β -HCH. Compte tenu de la variabilité des tendances spatiales et temporelles selon les isomères de l’HCH dans le biote, il semble qu’il ne convient pas d’utiliser ΣHCH pour évaluer ces composés chimiques dans l’Arctique. Les concentrations d’ α - et de γ - HCH dans les eaux marines de l’est de l’archipel sont semblables à celles relevées lors d’études antérieures, et celles de β - HCH leur sont inférieures d’un ordre de grandeur. La valeur de la constante de la loi d’Henry obtenue pour β -HCH est 10 fois inférieure à celle obtenue pour α - et γ -HCH. C’est cette basse valeur de la constante de la loi d’Henry qui retarderait le transport de β -HCH vers l’Arctique et qui expliquerait en partie le retard du déclin de β -HCH dans la région. Les concentrations et les valeurs de la constante de la loi d’Henry dans les eaux de l’Arctique sont parmi les premières rapportées pour β -HCH.
Principales observations
Birgit Braune, Centre national de la recherche faunique (CNRF), Service canadien de la faune (SCF), Environnement Canada, 100 boul. Gamelin, Gatineau, Qc K1A 0H3; tél. : (819) 953-5959; fax : (819) 953-6612; courriel: birgit.braune@ec.gc.ca
Bryan Wakeford, CNRF, SCF, Gatineau, Qc; Keith Hobson, SCF, Saskatoon, Sask.
Résumé
Les populations de l’Harelde kakawi connaissent un déclin dans l’ouest et, malgré leur stabilité apparente dans l’est, on considère l’espèce comme menacée à l’échelle du continent (Species of Continental Conservation Concern). D’après les dosages du mercure, du sélénium et du cuivre dans le foie, du cadmium dans les reins et du plomb dans les os, les concentrations semblent généralement plus élevées chez les mâles que chez les femelles, sauf pour le plomb dans les os chez les oiseaux de l’ouest. Les teneurs en cadmium dans les reins et de sélénium dans le foie étaient considérablement plus élevées chez les oiseaux de l’ouest que chez ceux de l’est. Seule les concentrations de sélénium dans le foie de certains oiseaux de l’ouest dépassaient les valeurs seuils toxicologiques mentionnées dans la littérature. On ignore si les oiseaux sont plus exposés à la contamination par les métaux dans les aires de reproduction de l’Arctique ou dans leurs aires d’hivernage. Les mesures des isotopes stables naturels dans les réseaux trophiques serviront à faire la distinction entre les oiseaux qui ont hiverné dans des zones maritimes et ceux qui ont hiverné dans des milieux d’eau douce, comme les Grands Lacs. En analysant à la fois les données sur les résidus métalliques et les données sur les isotopes stables, on pourra ensuite déterminer si les oiseaux qui hivernent dans les Grands Lacs risquent d’être exposés davantage aux contaminants que ceux qui hivernent dans les milieux marins.
Principales observations
Birgit Braune, Centre national de la recherche faunique (CNRF), Service canadien de la faune (SCF), Environnement Canada, 100 boul. Gamelin, Gatineau, Qc K1A 0H3; tél. : (819) 953-5959; fax : (819) 953-6612; courriel: birgit.braune@ec.gc.ca
Jason Duffe, Bryan Wakeford, Mary Simon, Abde Idrissi et Ross Norstrom, CNRF, SCF, Hull Qc; Aaron Fisk, Institut national de recherche sur les eaux, Burlington Ont.; Richard Addison, Institut des sciences de la mer, Sidney C.-B.
Résumé
Après avoir mesuré les concentrations d’organochlorés et de mercure dans les oeufs d’oiseaux marins de l’Arctique, nous avons pu confirmer que les premières déclinaient, tandis que les secondes augmentaient. Pour établir si les tendances temporelles des concentrations d’organochlorés variaient entre les espèces, nous les avons comparées parmi différentes espèces d’oiseaux et de mammifère marins. Malgré les contraintes imposées par la petite taille des échantillons et l’accès limité aux ensembles de données sur les tendances temporelles, notre analyse a montré que le taux de changement des concentrations de contaminants organochlorés chez les oiseaux et les mammifères marins de l’Arctique variait selon l’espèce. Ces résultats viennent corroborer les observations effectuées dans le cadre de la surveillance continue des organohalogénés chez une série d’espèces arctiques. Plusieurs contaminants organiques halogénés qui n’avaient jamais été mesurés chez les oiseaux marins de l’Arctique canadien ont également été quantifiés. Les résultats préliminaires des analyses d’échantillons de foie d’oiseaux marins prélevés ente 1975 et 1993 révèlent que les concentrations de la plupart des dioxines et des furanes ont diminué chez le Fulmar boréal et la Mouette tridactyle, mais augmenté chez le Guillemot de Brünnich. Les concentrations d’éthers diphényliques polybromés ont par ailleurs augmenté chez les trois espèces, tandis que celles des non ortho ont augmenté chez le Fulmar boréal. Les concentrations de plusieurs dioxines, furanes, BPC non ortho et éthers diphényliques polybromés sont plus élevées chez les oiseaux marins que chez les mammifères marins. Le toxaphène, les diméthyles bipyrroles halogénés, les terphényles polychlorés, les hexabromobiphényles, et le méthane-TCP ont également été détectés chez les oiseaux marins, mais à faibles concentrations.
Principales observations
Brett Elkin, Division de la faune et des pêches, ministère des Ressources, de la Faune et du Développement économique, Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, 5102 50th Avenue, Yellowknife T.N.-O. X1T 3S8; tél. : (867) 873-7761; fax : (867) 873-0293; courriel: brett_elkin@gov.nt.ca
Colin Macdonald, Northern Environmental Consulting and Analysis, Pinawa, Man.; Conseil tribal des Métis de South Slave, Fort Smith, T.N.-O.; Salt River First Nation # 195, Fort Smith, T.N.-O.; biologistes en région et agents locaux des ressources renouvelables
Résumé
Dans le cadre d’un programme permanent de surveillance des contaminants chez le caribou des Territoires du Nord-Ouest, nous avons analysé des échantillons de foie et de rein provenant de 20 caribous de la harde de Beverly afin d’y déceler la présence de métaux et de radionucléides. Les concentrations de tous les métaux et radionucléides étaient semblables à celles relevées dans les études antérieures de la harde en question et se situaient dans la gamme habituellement observée chez le caribou de la toundra des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et du Nunavut. Les concentrations de plusieurs métaux, dont le béryllium, l’arsenic, le chrome et le nickel, étaient en général inférieures aux seuils de détection chez la plupart des animaux. Les concentrations moyennes de cadmium dans les reins s’élevaient à 45,6 mg·kg-1 en poids sec, soit environ 10 mg·kg-1 en poids humide, ce qui se situe à la limite supérieure de la gamme des valeurs rapportées pour le caribou de la toundra. Une valeur de 209 mg·kg-1 en poids sec a été signalée dans les reins d’un animal. On a par ailleurs décelé du mercure total dans tous les échantillons de foie à l’exception d’un seul, à raison de concentrations oscillant entre 4,4 et 11 mg·kg-1 en poids sec. Les concentrations de 137Cs, vestige des programmes d’essai d’armes nucléaires atmosphériques datant des années 50 et 60, étaient plus de deux fois plus élevées dans les reins des animaux (247 Bq·kg-1 en poids humide) que dans leur foie (97 Bq·kg-1). Ces concentrations sont bien en-deçà des teneurs susceptibles d’avoir des effets chez les animaux. Le principal radionucléide naturel, 210Po, affichait une concentration moyenne de 346 Bq·kg-1 dans le foie des animaux, soit une concentration semblable à celle rapportée dans les études antérieures de la harde de Beverly.
Principales observations
Marlene S. Evans, Institut national de recherche sur les eaux (INRE), Environnement Canada, Sask. S7N 3H5; tél. : (306) 975-5310; fax : (306) 975-5143; courriel: marlene.evans@ec.gc.ca; Derek Muir, INRE, Environnement Canada, Burlington, Ont. L7R 4A6; tél. : (905) 319-6921; fax : (905) 336-6430; courriel: derek.muir@cciw.gc.ca
Mike Whittle, ministère des Pêches et des Océans (MPO), Burlington, Ont.; G.A. Stern et Lyle Lockhart, Institut des eaux douces, MPO, Winnipeg, Man.; George Low, MPO, Hay River, T.N.-O.; Maurice Boucher, Conseil tribal du territoire Akaitcho, Fort Resolution, T.N.-O.; Brenda Parlee, Bande dénée de Lutsel K’e, Lutsel K’e, T.N.-O.; Tim Heron, Conseil tribal des Métis de South Slave, Fort Smith, T.N.-O.
Résumé
Cette étude a été effectuée au cours de la deuxième année d’un programme de surveillance à long terme des tendances des contaminants (BPC, DDT, toxaphène, mercure, etc.) chez le touladi, la lotte et le brochet dans deux régions du Grand lac des Esclaves : le bassin ouest, très perturbé par les apports de la rivière des Esclaves, et le bras est, davantage influencé par les apports atmosphériques. En 2000, la lotte de la rivière des Esclaves a été ajoutée au plan d’étude. Dans le bassin ouest, un pêcheur de la collectivité a capturé du brochet et de la lotte près de l’entrée de la rivière des Esclaves, et du touladi dans la région de l’île Simpson. Dans le bras est, un membre de la collectivité de Lutser K’e a capturé les mêmes espèces de poissons dans les environs de la collectivité. Enfin, un autre membre de la collectivité de Fort Smith a pêché de la lotte dans la rivière des Esclaves. Dix échantillons de la vingtaine d’individus de chaque espèce capturés dans chaque endroit ont été soumis à des analyses, qui sont toujours en cours; le reste a été archivé. On a donné, dans la collectivité de Lutsel K’e, un exposé sur les études antérieures réalisées entre 1994 et 1998, de même que sur les résultats préliminaires de l’étude de 1999. Nous avons reçu les données pour 1999; les premières interprétations sont présentées dans ce rapport.
Principales observations
Marlene Evans, Institut national de recherche sur les eaux, Environnement Canada, 11 Innovation Boulevard, Saskatoon, Sask. S7N 3H5; tél. : (306) 975-5310; fax : (306) 975-5143; courriel: marlene.evans@ec.gc.ca; Lyle Lockhart, Institut des eaux douces, ministère des Pêches et des Océans (MPO), 501 University Crescent, Winnipeg, Man. R3T 2N6; tél. : (204) 983-7113; fax : (204) 984-2404; courriel: lockhartl@dfo-mpo-gc.ca
George Low, MPO, Hay River, T.N.-O.; Gary Stern, MPO, Institut des eaux douces, MPO, Winnipeg, Man.; Tog Jackson, Institut national de recherche sur les eaux, Environnement Canada, Burlington, Ont.; Bill Strachan, Institut national de recherche sur les eaux, Environnement Canada, Burlington, Ont.
Résumé
Les recherches menées dans le cadre de cette étude ont été fort productives cette année. Nous nous sommes efforcés de terminer l’analyse des échantillons prélevés en 1999 et de réaliser de nouveaux échantillonnages dans les lacs Tsetso, Sibbeston et Willow; nous avons en outre visité une nouvelle fois les lacs Cli et Little Doctor. Les concentrations de mercure ne sont pas élevées dans ces lacs qui, par ailleurs, ne présentent guère les conditions limnologiques favorisant des taux relativement élevés de méthylation du mercure, et qui ne sont notamment pas acides. Nous avons examiné de nouveau les poissons prélevés lors des études d’évaluation du stock original de 1996 à 1999 afin de déterminer si de fortes concentrations de mercure étaient associées aux habitudes alimentaires ou à l’âge des poissons. Nous avons noté que les poissons de nombreux lacs sont relativement âgés. Les concentrations de mercure chez les poissons prédateurs n’approchent les 0,5 µg·g-1 que lorsque l’animal approche l’âge de 10 ans. Comme en outre les poissons croissent plus lentement que dans les régions situées plus au sud, le potentiel de « dilution » attribuable à une croissance rapide est moindre. Un accroissement de la récolte de gros poissons pourrait améliorer les taux de croissance des poissons et abaisser les concentrations de mercure.
Principales observations
Lyle Lockhart et Gary Stern, Institut des eaux douces, Ministère des Pêches et des Océans (MPO), 501 University Crescent, Winnipeg, Man. R3T 2N6; tél. : (204) 983-7113/984-6761; fax : (204) 984-2403; courriel: LockhartL@dfo-mpo.gc.ca or courriel: SternG@dfo-mpo.gc.ca; George Low, MPO, 42043 Mackenzie Highway, Hay River, T.N.-O. X0E 0R9; tél. : (867) 874-5575; fax : (403) 874-6922; courriel: LowG@dfo-mpo.gc.ca; Marlene Evans, Environnement Canada, Institut national de recherche sur les eaux, Saskatoon, Sask. S7N 3H5; tél. : (306) 975-5310; fax : (306) 975-5143; courriel: marlene.evans@ec.gc.ca.
Ron Allen, MPO, Yellowknife, T.N.-O.; Gail Boila, MPO, Winnipeg, Man.; Joanne DeLaronde, MPO, Winnipeg, Man.; Robert Garrett, Commission géologique du Canada, Ottawa, Ont.; Glen Stephens, ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, Yellowknife, T.N.-O.
Résumé
Les relevés effectués dans les lacs des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut indiquent constamment que les poissons y affichent souvent des teneurs musculaires en mercure supérieures à ce qui est recommandé pour la consommation humaine. Cette constatation soulève plusieurs questions : Quelle est l’étendue géographique du problème posé par ces fortes concentrations de mercure? D’où provient ce mercure? Le problème est-il entièrement d’origine naturelle ou a-t-il une composante anthropique? L’ampleur du problème varie-t-elle? Pendant plusieurs années, les poissons prélevés dans le cadre des projets du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN) ont fait l’objet d’un dosage du mercure. Dernièrement, les poissons prélevés dans le cadre des relevés des stocks effectués à la demande des conseils des ressources renouvelables ont également été analysés. La base de données sur le mercure dans les poissons de certains lacs choisis soit dans le cadre d’autres projets du PLCN, soit par les collectivités locales a donc grossi. Les données révèlent que les concentrations de mercure diffèrent en général selon les espèces, les prédateurs, comme le touladi, le doré et le grand brochet, contenant généralement plus de mercure que les poissons-fourrages, comme le cisco et le corégone. Certaines des concentrations observées chez les prédateurs se sont avérées supérieures aux concentrations considérées comme sans danger pour la consommation, et quelques avertissements aux consommateurs ont été émis. On ne comprend pas encore très bien pourquoi, chez une espèce donnée, les concentrations sont plus élevées dans un lac que dans un autre; les recherches se poursuivent à ce sujet.
Principales observations
Derek Muir, Institut national de recherche sur les eaux (INRE), Environnement Canada, Burlington, Ont. L7R 4A6; tél. : (905) 319-6921; fax : (905) 336-6430; courriel: derek.muir@cciw.ca; Günter Köck, Institut de zoologie et de limnologie, Université d’Innsbruck, Technikerstr. 25, A-6020 Innsbruck, Autriche; tél. : +43 512 507 6196; fax : +43 512 507 2930; courriel: Guenter.Koeck@uibk.ac.at; Jim Reist, Institut des eaux douces, Ministère des Pêches et des Océans, Winnipeg, Man. T3T 2N6; tél. : (204) 983-5000; fax : (204) 984-2403; courriel: reistJ@dfo-mpo.gc.ca; Doug Bright, Université Royal Roads, département de la recherche appliquée, 2005 Sooke Rd., Victoria, C.-B. V8S 5C5; tél. : (250) 391-2584; fax : (250) 391-2560; courriel: dbright@royalroads.ca
Association des chasseurs et des trappeurs de Qausuittuq (baie Resolute), Resolute, Nu; Gino Sardella, Mike Comba et Sean Backus, INRE, Burlington, Ont.
Résumé
Cette étude examine les tendances temporelles des polluants organiques persistants et des métaux, notamment le mercure, chez l’omble chevalier dulcicole des lacs situés à proximité de la collectivité de Qausuittuq (Resolute), au moyen de l’analyse d’échantillons prélevés chaque année. Ce rapport est le deuxième à paraître dans le cadre de l’étude. On n’a observé aucun changement statistiquement significatif dans les concentrations de mercure chez l’omble chevalier du lac Resolute au cours de la période de 8 ans. Cependant, en 1999 et en 2000, les concentrations moyennes relevées dans le lac Resolute étaient de 15 à 20 % moins élevées qu’en 1992 et en 1997. Il faudra procéder à d’autres échantillonnages annuels pour confirmer s’il s’agit d’un lent déclin. Les concentrations de biphényles polychlorés (BPC) relevées en 1997 chez l’omble chevalier du lac Resolute étaient supérieures à celles de 1999, après ajustement pour la taille. Il faudra faire d’autres échantillonnages et analyses pour déterminer si cette observation s’inscrit dans une tendance à la baisse des apports de BPC. Les concentrations de BPC et des composés associés au DDT relevées en 1999 et 2000 chez l’omble chevalier du lac Resolute étaient considérablement inférieures à celles obtenues en 1993 pour l’omble capturée dans le lac Char voisin; cela pourrait s’expliquer par le fait que l’on n’a analysé que des ombles piscivores en 1993. Dans le lac Resolute, on a établi une corrélation positive entre les concentrations de mercure et de ΣBPC relevées chez les ombles prélevés en 1997 et en 1999 et δ15N; il pourrait donc y avoir bioamplification du mercure et des organochlorés au sein de la population d’ombles à cause de la présence d’ombles piscivores, hypothèse que viennent étayer les différences allant jusqu’à 3,8 parties par millier observées dans les concentrations de δ15N relevées chez les ombles du lac.
Principales observations
Derek Muir, Institut national de recherche sur les eaux (INRE), Environnement Canada, Burlington Ont. L7R 4A6; tél. : (905) 319-6921; fax : (905) 336-6430; courriel: derek.muir@cciw.ca; Aaron Fisk, INRE, Environnement Canada, Burlington Ont. L7R 4A6; tél. : (905) 336-6405; fax : (905) 336-6430; courriel: aaron.fisk@cciw.ca; Michael Kwan, Centre de recherche du Nunavik, P.O. Box 179, Kuujjuaq, Qc J0M 1CO; tél. : (819) 964-2951; fax : (819) 964-2230; courriel: istr2276@fox.nstn.ca
Comité des chasseurs et des trappeurs de Qausuittuq (Resolute Bay); Comité des chasseurs et des trappeurs d’Ikajutit Arctic Bay); Comité des chasseurs et des trappeurs de Pangnirtung; Comité des chasseurs et des trappeurs de Mittimatalik/Tununiq (Pond Inlet); Mike Comba et Sean Backus, INRE, Environnement Canada, Burlington Ont.; Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa, Ont.; Ian Stirling, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Edmonton, Alb.
Résumé
On a étudié les tendances temporelles des concentrations de mercure, de BPC, de ΣDDT, de β -HCH et de γ -HCH chez le phoque annelé en comparant les résultats obtenus sur des échantillons prélevés à Grise Fiord, à Pangnirtung et à Pond Inlet, à d’autres résultats déjà publiés. Les concentrations de ΣDDT relevées dans le pannicule adipeux des phoques femelles de Grise Fiord ont considérablement chuté entre 1972 et 1993, mais non entre 1993 et 1998. Les concentrations de ΣBPC10 (soit la somme de 10 congénères majeurs) des échantillons de 1992 étaient marginalement plus élevées que celles des échantillons de 1993, mais ne différaient pas beaucoup de celles des échantillons de 1998. On n’a observé aucune baisse statistiquement significative de ΣDDT ou de ΣPCB10 chez le phoque annelé de Pangnirtung pour la période de 1985 à 1999. Les concentrations moyennes arithmétiques de mercure chez les phoques annelés adultes de Pond Inlet (2000) étaient supérieures de trois ordre de grandeur aux résultats rapportés par Smith et Armstrong (1978) pour des phoques du même âge moyen. Il s’agit-là des premiers rapports sur les tendances temporelles des organochlorés persistants et du mercure chez le phoque annelé de l’Arctique de l’Est. Dans le cas du DDT, les résultats sont similaires aux observations faites par Addison et Smith (1998) à Holman, dans l’Arctique de l’Ouest. L’augmentation des concentrations de mercure observées à Pond Inlet concorde avec les observations antérieures faites dans l’Arctique de l’Ouest entre 1972 et 1993, fondées sur une comparaison des courbes de régression (Wagemann et al., 1996) et l’augmentation d’à peu près deux ordres de grandeur des concentrations de mercure observée par Braune (1999) dans les oeufs du Guillemot de Brünnich du détroit de Lancaster entre 1975 et 1998.
Principales observations
Ross Norstrom, Service canadien de la faune (SCF), Environnement Canada, 100 boul. Gamelin, Hull, Qc K1A 0H3; tél. : (819) 997-1411; fax (819) 953-6612; courriel: Ross.Norstrom@ec.gc.ca
John Moisey, SCF, Environnement Canada, Hull, Qc; Ian Stirling et Nick Lunn, SCF, Région des Prairies et du Nord, Edmonton, AB; Courtney Sandau, Université Carleton, Ottawa, Ont.; Stelvio Bandiera, Université de Colombie-Britannique, Vancouver, C.-B.; Janneche Utne Skaare et Hans J. Larsen, École des sciences vétérinaires de la Norvège, Oslo; Andrew Derocher, Institut polaire norvégien, Tromsø; Øystein Wiig, Université d’Oslo, Oslo
Résumé
Les tendances temporelles des concentrations d’organochlorés observées entre 1991 et 1999 chez les ours polaires femelles capturées à Cape Churchill ont été établies à partir d’une analyse d’échantillons archivés de biopsies effectuées chaque année sauf en 1996. On a choisi des femelles parce qu’elles sont peu sensibles aux influences de l’âge sur les concentrations résiduelles. Aucune tendance significative n’a été relevée pour les chlordanes totaux, le DDT total, la dieldrine et les β -HCH. On a par contre observé des baisses significatives (de l’ordre de 20 % sur les 9 ans) pour les chlorobenzènes totaux, α -HCH et les BPC totaux. Les concentrations des congénères individuels des BPC semblaient diminuer plus rapidement à mesure qu’augmentait le nombre d’atomes de chlore (DB99 < CB153 < CB180). On ignore toutefois dans quelle mesure cette chute apparente pourrait être attribuable à d’autres facteurs, comme l’état général des ourses. On analyse actuellement les tendances des signatures chirales de l’ α -HCH, de l’oxychlordane et de l’époxyde d’heptachlore dans ces échantillons pour tenter de déterminer si l’« âge » de ces résidus a changé avec le temps.
L’analyse préliminaire des résultats des études d’immunotoxicologie effectuées en 1999-2000 en collaboration avec l’École norvégienne des sciences vétérinaires a démontré que les fortes expositions aux BPC auxquelles sont soumis les ours blancs nuit à la fonction lymphocytaire, à la concentration d’IgG et à la capacité de produire des anticorps à la suite de l’immunisation des animaux avec certains microbes. On peut raisonnablement présumer que l’exposition aux BPC est associée à une diminution de la résistance aux infections chez les ours blancs. De surcroît, on a établi une corrélation négative entre les BPC individuels et l’oxychlordane, d’une part, et les concentrations de testostérone, d’autre part, ainsi qu’entre ΣBPC et les concentrations de testostérone, ce qui indique que l’exposition des ours polaires aux BPC et au chlordane est associée à une diminution des concentrations de testostérone chez les mâles. Au moment de la rédaction du présent rapport, les scientifiques norvégiens n’avaient pas encore terminé l’analyse statistique des données.
On a obtenu les données préliminaires sur le métabolisme in vitro de quatre modèles de congénères de tétrachlorobiphényles, de β -HCH, d’ α -HCH et de trans-chlordane. Le profil de substitution du chlore a eu un effet quantitatif sur la vitesse et l’ampleur de la biotransformation in vitro des quatre congénères des BPC. Toutefois, les vitesses relatives du métabolisme in vitro des BPC et des autres organochlorés ne correspondaient pas au potentiel relatif de bioaccumulation de ces composés organochlorés chez les ours polaires. La capacité des études du métabolisme in vitro d’imiter le métabolisme in vivo doit faire l’objet de recherches plus poussées.
Principales observations
Mark Palmer et Pat Roach, présidents, Comité des contaminants du Yukon, Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC), région du Yukon, 345-300 Main St., Whitehorse, Yn Y1A 2B5; tél. : 867-667-3139; fax : 867-667-3341; courriel: roachp@ainc-inac.gc.ca
Comité des contaminants du Yukon
Résumé
Le Comité des contaminants du Yukon (CCY) finance depuis longtemps la surveillance des contaminants dans les aliments les plus souvent consommés au Yukon. À l’origine, cette surveillance avait pour but d’évaluer les aliments traditionnels consommés par les Premières Nations mais, après qu’une recherche effectuée en 1991 eut donné lieu à un avertissement aux consommateurs, ses objectifs ont été resserrés. Au cours des 10 dernières années, la majorité des aliments traditionnels consommés au Yukon ont donc été analysés pour en déterminer la teneur en contaminants, et ils se sont avérés sans danger pour la consommation. La surveillance des tendances temporelles met aujourd’hui l’accent sur les organochlorés et les métaux lourds chez le touladi, la lotte, le saumon et le caribou dans certains endroits précis. Pour la surveillance des tendances chez le touladi et la lotte, on a choisi les lacs Quiet et Kusawa. On capture par ailleurs des saumons à trois endroit différents du Yukon, avec l’aide du ministère des Pêches et des Océans. Les caribous sont prélevés dans le cadre d’un programme de récolte par les chasseurs ainsi qu’avec l’aide du gouvernement du Yukon. En 2000-2001, on capturera dans les lacs Quiet et Kusawa des touladis et des lottes que l’on conservera pour analyse. Des saumons seront capturés dans les rivières Klukshu, Fishing Branch et Yukon à Whitehorse, et envoyés au ministère des Pêches et des Océans à Winnipeg pour analyse. Les résultats des analyses effectuées sur tous les échantillons, anciens et nouveaux, seront conservés dans la base de données sur les contaminants du Yukon. Ces activités sont complétées par un archivage actif des échantillons en vue de leur utilisation ultérieure pour analyser les problèmes posés par les nouveaux contaminants identifiés dans le cadre des recherches du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord.
Principales observations
Gary A. Stern, Institut des eaux douces, ministère des Pêches et des Océans (MPO), Winnipeg, Man. R3T 2N6; tél. : (204) 984-6761; fax : (204) 984-2403; courriel: SternG@dfo-mpo.gc.ca; Michael Ikonomou,Institut des sciences de la mer, MPO, Sidney, C.-B. V8L 4B2; tél. : (250) 363-6804; fax : (250) 363-6808; courriel: IkonomouM@MPO.mpo.gc.ca
Krystyna Koczanski et Thor Holldorson, Institut des eaux douces, MPO, Winnipeg, Man.; Tim He et Maike Fischer, Institut des sciences de la mer, MPO, Sidney, C.-B.; Derek Muir, Institut national de recherche sur les eaux, Environnement Canada, Burlington, Ont.
Résumé
Des échantillons de pannicule adipeux archivés prélevés sur des bélugas mâles de l’Arctique de l’Ouest (lacs Eskimo, 1989; île Hendrickson, 1995) ont été analysés pour déterminer leurs teneurs en nBPC et en PBDE (éthers diphényliques polybromés). Sur une période de 6 ans (1989 à 1995), les concentrations de ΣPBDE et de PBDE47 (2,2’,4,4’-TeBDE), soit les principaux congénères résiduels de PBDE dans le pannicule adipeux des bélugas, ont augmenté respectivement de 1,3 et de 1,5 ordre de grandeur. À titre de comparaison, les concentrations de SPBDE et de PBDE47 ont augmenté respectivement de 1,8 et 1,9 ordre de grandeur chez le phoque annelé de l’île Holman sur une période de 5 ans (1991 à 1996), et de 4,1 et 3,7 ordre de grandeur sur une période de 6 ans (1986 à 1992) chez les bélugas de Pangnirtung dans l’Arctique de l’Est. Ces augmentations sont le reflet de l’utilisation industrielle accrue des PBDE à l’échelle de la planète. La présence de PBDE dans les mammifères marins de l’Arctique constitue une preuve de plus que ces composés peuvent être transportés sur de longues distances dans l’atmosphère.
Principales observations
Gary A. Stern et W. Lyle Lockhart, ministère des Pêches et des Océans (MPO), Institut des eaux douces, Winnipeg, Man. R3T 2N6; tél. : (204) 984-6761; fax : (204) 984-2403; courriel: SternG@dfo-mpo.gc.ca; Michael Ikonomou, MPO,Institut des sciences de la mer, Sidney, C.-B. V8L 4B2; tél. : (250) 363-6804; fax (250) 363-6808; courriel: IkonomouM@dfo-mpo.gc.ca
Rudolf Wagemann, Krystyna Koczanski et Joanne DeLaronde, MPO, Winnipeg Man.; George Low, MPO, Hay River, T.N.-O.; Conseil des ressources renouvelables de Fort Good Hope; membres de la communauté de Fort Good Hope, T.N.-O.
Résumé
Des échantillons de muscle et de foie prélevés sur des lottes capturées en 2000 à Fort Good Hope (Rampart Rapids) dans les Territoires du Nord-Ouest ont fait l’objet d’un dosage du mercure, du sélénium et de l’arsenic. Ces données, combinées aux données recueillies en 1985, 1989, 1993, 1995 et 1999, couvrent une période de 15 ans. On n’a observé aucune corrélation significative entre la taille des poissons et la concentration de mercure dans les muscles ou les foies chez les animaux des deux sexes. Chez les mâles, les concentrations musculaires moyennes de mercure ont augmenté de 36 % sur la période de 15 ans (1985 à 2000). Les concentrations musculaires et hépatiques moyennes de mercure pour la totalité des ensembles de données s’élevaient respectivement à 0,295 + 0,112 (n = 108) et à 0,064 + 0,049 (n = 102) μg·g-1. Les concentrations musculaires de mercure sont inférieures à la concentration cible de 0,50 μg·g-1 recommandée pour la vente dans le commerce, mais égales ou supérieures à la concentration cible de 0,2 μg·g-1 recommandée pour le poisson capturé à des fins de subsistance.
Principales observations
Gary A. Stern, Institut des eaux douces, Ministère des Pêches et des Océans (MPO) Winnipeg, Man. R3T 2N6; tél. : (204) 984-6761; fax : (204) 984-2403; courriel: SternG@dfo-mpo.gc.ca; Pat Roach, Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, Whitehorse, Yn Y1A 2B5, tél. : (867) 667-3139; fax : (867) 667-3271; courriel: roachp@ainc-inac.gc.ca; Miriam Diamond, Département de géographie, Université de Toronto, Toronto, Ont. M5S 3G3; tél. : (416) 978-1586; fax : (416) 946-3886; courriel: diamond@cirque.geog.utoronto.ca
Lyle Lockhart, Mike Ryan, Paul Wilkinson, Joanne Delaronde et Gail Boila, MPO, Winnipeg, Man.; Sarah Gewurtz, Université de Toronto, Toronto, Ont.; Rem Ricks, WR Ricks Consulting, Whitehorse, Yn
Résumé
Les concentrations musculaires moyennes de mercure ajustées en fonction de la taille relevées chez les touladis du lac Laberge n’ont connu aucun changement significatif entre 1996 et 1998, après avoir diminué d’environ 30 % entre 1993 et 1996. À titre de comparaison, on n’a observé aucune différence significative dans les concentrations musculaires de mercure chez les touladis prélevés dans le lac Quiet en 1992 et en 1999. Parmi les quatre lacs qui faisaient l’objet de cette étude, c’est dans le lac Kusawa que les concentrations musculaires de mercure relevées chez les touladis étaient les plus élevées, suivies par celles des touladis du lac Laberge et du lac Quiet. Les concentrations hépatiques de mercure relevées chez des lottes provenant du lac Laberge étaient plus élevées que celles observées dans les poissons des lacs Kusawa, Fox et Quiet.
En mars 2000, trois carottes de sédiments ont été prélevées à des sites du nord, du centre et du sud du lac Laberge. Le flux moyen de mercure sur la période allant d’environ 1950 à 1999 variait de 34,4 à 46,0 µg·m-2·an-1. Les flux historiques, calculés à partir de tranches de carottes datant d’avant les années 1800, variaient de 30,4 à 41,7 µg·m-2·an-1. Tant aujourd’hui qu’autrefois, l’influence de la rivière Yukon comme source de mercure dans les sédiments lacustres diminue en remontant vers le nord du lac. Les apports anthropiques de mercure dans les sédiments du lac, soit les flux récents moins les flux historiques, atteignaient en moyenne 4,3 g·m-2·an-1. Une intéressante caractéristique observée dans les trois carottes est la chute mesurée des concentrations de mercure à la fin des années 1880 et au début des années 1900, puis de nouveau au début des années 1930. Le fait que chacune de ces trois carottes présente les même baisses historiques des dépôts de mercure dans les sédiments du lac, quelle qu’en soit la cause, montre bien que la fidélité des mesures par carottage n’est pas sensiblement affectée par des processus comme le bioturbation et la remobilisation du mercure.
Principales observations
Mark Wayland, Service canadien de la faune (SCF), Environnement Canada, 115 Perimeter Road, Saskatoon, Sask. S7N 0X4; tél. : (306) 975-6340; fax : (306) 975-4089; courriel: mark.wayland@ec.gc.ca
H. Grant Gilchrist, SCF, Yellowknife, T.N.-O.; Judit E.G. Smits et Tracy Marchant, Université de Saskatchewan, Saskatoon, Sask.; Jonathan Keating, Environnement Canada, Saskatoon, Sask.
Résumé
Nous avons étudié les relations entre les concentrations de mercure, de sélénium et de cadmium, d’une part, et la fonction immunitaire, la réponse au stress, l’état corporel et les concentrations de vitamine A et de glycogènes, d’autre part, chez 21 Eiders communs, une espèce de canard de mer dont les populations ont considérablement décliné dans l’Arctique ces dernières années. L’étude a été réalisée dans le Refuge d’oiseaux migrateurs de la baie Est sur l’île Southampton, au Nunavut, à la fin du mois de juin et en juillet 2000. La régression multiple ascendante a mis en évidence les relations significatives (p < 0,05) suivantes : la masse corporelle, la masse cardiaque et la masse grasse abdominale sont inversement proportionnelles, et le rétinol hépatique et le rétinyl palmitate directement proportionnels, aux concentrations hépatiques de mercure; la masse corporelle et la masse des reins sont inversement proportionnelles aux concentrations de cadmium dans les reins. On n’a par ailleurs observé aucune relation significative (p < 0,05) entre les concentrations de métaux-traces, d’une part, et la fonction immunitaire, la réponse au stress ou les concentrations de glycogène dans le foie, d’autre part.
Principales observations
Billy Archie, Coordonnateur régional en matière de contaminants, C.P. 203, Aklavik (T.N.-O), X0E 0A0; téléphone : (867) 978-2764; fax : (867) 978-2080; courriel: barchie@irc.inuvialuit.com
Nellie Cournoyea, Présidente directrice générale, Inuvialuit Regional Corporation, Inuvik (T.N.-O.); Duane Smith, Président, Inuvialuit Game Council, Inuvik (T.N.-O); Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa (Ont.); Comité des contaminants environnementaux des Territoires du Nord-Ouest; Jim Wall, Institut de recherche Aurora, Inuvik (T.N.-O.); Présidents : Sociétés communautaires d’Aklavik, de Holman, d’Inuvik, de Paulatuk, de Sachs Harbour et de Tuktoyaktuk; Présidents : Comités de chasseurs et de trappeurs d’Aklavik, de Holman, d’Inuvik, de Paulatuk, de Sachs Harbour et de Tuktoyaktuk.
Résumé
La fonction du coordonnateur régional en matière de contaminants (CRMC) des Inuvialuits est de mieux informer ceux-ci sur la présence des contaminants dans la région désignée des Inuvialuits (RDI), en leur expliquant comment les contaminants s’introduisent dans la chaîne alimentaire et quels sont leurs effets possibles sur les animaux sauvages et la population inuvialuite. Le CRMC reste en communication avec les membres et les organisations de la collectivité, et travaille avec les scientifiques et les chercheurs en vue de déterminer quoi faire pour mieux comprendre les problèmes liés aux contaminants dans la RDI, et de répondre aux questions et aux préoccupations des Inuvialuits dans ce domaine. Par l’intermédiaire de ce réseau, des liens de communication plus forts ont été établis entre les collectivités, les écoles, le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord et l’industrie. Le CRMC a participé à la tournée de la collectivité inuvialuite en janvier 2001, qui a visité toutes les collectivités de la RDI et a discuté les préoccupations des habitants en matière de santé et de contaminants. Toutes les collectivités avaient des questions sur les contaminants, le réchauffement planétaire et l’industrie pétrolière et gazière. Avec la nomination du CRMC de la RDI, les appréhensions, la méfiance et les inquiétudes liées à l’information sur les contaminants chez les membres de la collectivité ont été atténuées dans une certaine mesure parce qu’un habitant de la région peut leur fournir des explications claires et simples dans leur langue.
Principales observations
Suzanne Bruneau, Unité de recherche en santé publique, Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), (CHUL), 2400 rue d'Estimauville, Beauport,(Québec), G1E 7G9; téléphone : (418) 666-7000 (poste 222); fax : (418) 666-2776; courriel: sbruneau@crchul.ulaval.ca
Chris Furgal et Éric Dewailly, Unité de recherche en santé publique, Centre de recherche CHUL-CHUQ; Minnie Grey, Nunavik Nutrition and Health Committee, Nunavik Regional Board of Health and Social Services, Kuujjuaq (Québec)
Résumé
Le problème de la contamination de la chaîne alimentaire crée une situation complexe qui touche intimement la culture et les traditions de la population inuite, particulièrement en ce qui concerne l’alimentation et la santé. Du point de vue d’un expert en matière de santé, les aliments sont considérés et traités comme un risque et un facteur de protection pour la santé et le bien-être. Par conséquent, le contenu du message transmis à la population inuite est souvent ambigu et source de confusion parce qu’il se concentre en même temps sur les risques potentiels liés à une exposition chronique aux contaminants, et aux conséquences bénéfiques pour la santé d’une alimentation basée sur le poisson et les mammifères marins. Il est donc important de remettre en question la relation entre les connaissances des experts et celles des Inuits, plus particulièrement la façon dont elles s’incorporent les unes aux autres. Utilisant le cas de l’information liée aux contaminants dans les aliments traditionnels, cette étude permettra d’obtenir une meilleure connaissance des stratégies utilisées par un groupe social pour s’adapter à ce problème dans la vie quotidienne. De plus, elle aidera à mieux comprendre comment et sous quelle forme il faut créer et transmettre les messages concernant ces problèmes dans les programmes d’éducation sanitaire et de promotion de la santé dans le Nord.
Principales observations
Fred Carmichael, Président, Conseil tribal des Gwich’in, C.P. 1509, Inuvik (T.N.-O.), X0E 0T0; téléphone : (867) 777-869; fax : (867) 777-4538
Norman Snowshoe, Conseil tribal des Gwich’in Tribal, Inuvik (T.N.-O.)
Résumé
Les aliments traditionnels sont la base du régime alimentaire des Gwich’in. En raison des préoccupations des Gwich’in concernant les contaminants présents dans la chaîne alimentaire, le poste de Coordonnateur régional en matière de contaminants (CRMC) a été créé. Ce poste a permis aux Gwich’in de faire partie des programmes de recherche établis par le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN) et d’y participer. En 2000-2001, deuxième année de participation des Gwich’in au PLCN, le CRMC a tenu des ateliers, participé à des réunions/ateliers, élaboré des propositions, établi des programmes de recherche et distribué des informations pertinentes aux collectivités Gwich’in. De plus, à titre d’expert technique, il a participé à des programmes environnementaux autres que le PLCN. Finalement, à titre de membre du Comité sur les contaminants de l’environnement des Territoires du Nord-Ouest, il a participé aux activités du PLCN, dont l’atelier annuel de présentation des résultats, l’atelier sur la santé humaine, l’atelier sur la surveillance des aliments traditionnels et la formation sur les maladies des animaux sauvages.
Principales observations
Nation dénée, C.P. 2338, Yellowknife (T.N.-O.), X1A 2P8; téléphone :(867) 873-4081; fax : (867) 920-2254; courriel: dene-nation@ssimicro.com
Judy Farrow, C.P. 1273, Yellowknife (T.N.-O.), X1A 2N9; téléphone : (867) 873-5462; fax : (867) 873-4401; courriel: farrow@internorth.com
Résumé
Le but de ce projet était de produire une pièce murale d’étoffe représentant l’effet des contaminants sur la chaîne alimentaire marine des ours polaires de l’Arctique. On espère que cette oeuvre artisanale suscitera des discussions sur les problèmes liés aux contaminants, particulièrement dans les situations interculturelles. L’expérience a montré que les messages non verbaux servent souvent à déclencher des discussions fructueuses. Cette pièce murale sera apportée aux réunions communautaires, aux réunions nationales et internationales, et aux ateliers et événements du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord.
Principales observations
Adrian D’Hont, Division des contaminants, ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, C.P. 1500, Yellowknife (T.N.-O.), X1A 2R3; téléphone : (867) 669-2452; fax : (867) 669-2833; courriel: dhonta@ainc-inac.gc.ca
Peter Redverf et Jean Marie Broda, Dene Cultural Institute, Réserve dénée de Hay River (T.N.-O.)
Résumé
Ce projet évalue et compare les programmes d’étude liés aux contaminants qui ont été établis dans les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et le Yukon, à l’aide d’une enquête auprès des enseignants et des entrevues avec des informateurs clés. Les recommandations ont été basées sur ces entrevues. Les programmes actuels ont été jugés assez utiles et presque tous les enseignants étaient d’avis que les questions concernant les contaminants devaient être incorporées aux cours de sciences. Il a été démontré que l’élaboration des programmes est moins coûteuse quand elle est coordonnée directement par un comité territorial sur les contaminants, comparativement au financement d’un organisme intermédiaire. L’étude a également déterminé que des ressources supplémentaires sont nécessaires pour compléter les plans de leçons, qu’une formation interne plus poussée serait précieuse aux enseignants des classes des premières années, et que les programmes devraient parfois être refondus pour les rendre compatibles avec les programmes scolaires.
Principales observations
Cindy Dickson, Conseil des Premières nations du Yukon, 11 Nisutlin Dr., Whitehorse (Yn), Y1A 3S4; téléphone : (867) 393-9214; fax : (867) 668-6577; courriel: cdickson@cyfn.net
Comité des contaminants du Yukon, Whitehorse (Yn)
Résumé
Le Conseil des Premières nations du Yukon (CPNY) a créé un site Web d’information sur les contaminants et sur le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN). Ce site (www.contaminants.ca) doit être utilisé comme outil didactique et transmettra des informations produites antérieurement par le PLCN, le Comité des contaminants du Yukon, et le Centre pour l’alimentation et l’environnement des peuples autochtones. Il a été créé à l’intention des enfants. Néanmoins, il pourra également répondre aux besoins plus exigeants des chercheurs qui ont besoin d’informations particulières sur le PLCN. Il comprend quatre sections principales (About Contaminants, What We’re Doing, What We’ve Done, Submit Your Proposal). Celles-ci informent les collectivités sur le PLCN, les contaminants, l’origine de ces derniers et leurs effets potentiels sur la santé humaine et les animaux sauvages, les rapports publiés par le PLCN, et la façon de soumettre des propositions d’étude. D’autres sections seront ajoutées à mesure que les travaux se poursuivront.
Principales observations
Cindy Dickson, Conseil des Premières nations du Yukon, 11 Nisutlin Dr., Whitehorse (Yn), Y1A 3S4; téléphone : (867) 393-9214; fax : (867) 668-6577; courriel: cdickson@cyfn.net
Représentants en santé communautaire, Comité des contaminants du Yukon, Whitehorse (Yn)
Résumé
En raison des difficultés rencontrées pour la diffusion de l’information sur les contaminants dans les collectivités, un cours sur la formation de première ligne a été élaboré pour former les représentants en santé communautaire afin qu’ils puissent contribuer à diffuser cette information. Le cours offrait une documentation sur les contaminants, sur le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord et sur les études diététiques antérieures, et permettait des discussions sur des contaminants spécifiques et les limites d’absorption recommandées. Dans ces discussions, les participants ont appris que les quantités de cadmium présentement absorbées par la consommation d’aliments traditionnels ne dépassent pas la limite recommandée et sont inférieures aux quantités absorbées via l’usage du tabac. Des questionnaires ont été distribués aux participants avant et après la formation pour déterminer ce qu’ils savaient avant le cours et ce qu’ils ont appris durant le cours, et pour connaître leurs commentaires. Les participants ont affirmé que le cours était une réussite. Les recommandations pour des ateliers futurs incluaient la participation des élèves des études professionnelles du Collège du Yukon, des jeunes et d’autres personnes qui travaillent dans le domaine des terres et des ressources. Les participants ont exposé que leurs principales préoccupations étaient liées à la santé et à l’environnement : contaminants dans les aliments traditionnels, cancer, taux de diabète élevé, déchets et recyclage, surveillance de la santé, sensibilisation aux pratiques salubres, accès aux aliments traditionnels, contaminants provenant des sites miniers et importance de la sensibilisation des enfants à l’environnement.
Principales observations
Première nation de Nacho Nyak Dun, Land and Resources Department, C.P. 280, Mayo (Yn), Y0B 1M0; téléphone : (867) 996-2415; fax : (867) 996-2829
Conseil des Premières nations du Yukon, Whitehorse (Yn)
Résumé
Le Land and Resources Department de la Première nation de Nacho Nyak Dun a reçu l’approbation d’un plan de travail appuyant une gestion environnementale responsable et liant le savoir traditionnel à la prise de décision et à la collecte de données. Grâce à ce plan de travail, ainsi qu’à un financement par le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord, des ateliers portant sur la perspective des Premières nations sur les terres et l’environnement ont eu lieu. Celui de cette année, État de l’environnement 2000, a eu lieu du 6 au 9 août 2000, à Moose Creek (Yukon). Il était orienté vers le « développement durable des collectivités » et a permis aux Anciens de discuter des pratiques traditionnelles et d’exprimer leurs préoccupations pour les générations actuelles et futures. En plus d’une discussion des Anciens, des présentations ont été faites par des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, qui étaient liées directement ou indirectement aux contaminants dans le Nord. Au cours des discussions, les Anciens ont commenté l’état de l’environnement, la pollution et le style de vie traditionnel. Ils ont exprimé l’opinion que les membres de la Première nation doivent s’unifier à nouveau et travailler de concert. Les recommandations pour un suivi à l’atelier ont porté sur le besoin de recueillir davantage de données, de continuer à communiquer régulièrement par l’intermédiaire d’ateliers, de poursuivre les travaux sur les critères et les indicateurs aux fins de la surveillance, et d’élaborer un programme visant à déterminer les options de surveillance de l’environnement.
Principales observations
Eric Loring et Scot Nickels, ministère de l’Environnement, Inuit Tapirisat du Canada, 170 avenue Laurier , Suite 510, Ottawa (Ont.), K1P 5V5; téléphone : (613) 238-8181; fax : (613) 233-2116; courriel: eloring@tapirisat.ca
Laurie Chan, Centre pour l’alimentation et l’environnement des peuples autochtones, université McGill, Montréal (Qué.); Francis Murphy et Mary Denniston, Labrador Inuit Association, Nain (Labrador); Billy Archie, Inuvialuit Regional Corporation, collège Aurora, Inuvik (T.N.-O.); Olivier Receveur, université de Montréal, Montréal (Qué.)
Résumé
Ce projet est une étape importante vers la réalisation de certains objectifs clés d’information et d’éducation des collectivités inuites en matière de contaminants. Au moyen d’ateliers régionaux et d’une participation directe des Inuits et de contributions de cinq régions (Inuvialuit, Kitikmeot, Kivalliq, Qikiqtaaluk et Labrador), ce projet utilisera un « dialogue communautaire » pour évaluer et interpréter les données de l’étude diététique avantages-risques du Centre pour l’alimentation et l’environnement des peuples autochtones du point de vue des Inuits. Ce dialogue communautaire aidera à évaluer l’importance des résultats de l’étude sur : les pratiques de subsistance et le régime alimentaire des Inuits; la consommation d’aliments commercialisés; les risques et les avantages pour la santé; les impacts potentiels des décisions de style de vie sur la culture, l’économie et la collectivité; l’utilisation de la recherche; et les approches d’information et d’éducation des collectivités en matière de contaminants. À la fin, le projet fournira aux Inuits l’information appropriée sur les avantages, les risques et l’importance des styles de vie traditionnels pour aider les individus et les collectivités à prendre des décisions informées quant à la récolte et à la consommation des aliments du Nord. À cette fin, il utilisera différentes méthode de communication, comme les ateliers régionaux, un site Web, des émissions radiophoniques, des bulletins d’information, des tournées communautaires et des affiches pour fournir aux Inuits des informations pertinentes, à jour, exhaustives et compréhensibles qui leur permettront de mieux contrôler les questions et les problèmes liés aux contaminants. Les efforts de communication de cette année (2000-2001) étaient concentrés au Labrador et dans l’Inuvialuit. En 2001-2002, ils se concentreront sur le Nunavut. Le projet se terminera en 2002-2003.
Principales observations
Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Suite 510, 170 Laurier Ave. O., Ottawa (Ont.), K1P 5V5; téléphone : (613) 238-8181; fax : (613) 234-1991; courriel: Eloring@tapirisat.ca
Judy Farrow, Consultante en éducation relative à l’environnement, Yellowknife (T.N.-O.)
Résumé
Les coordonnateurs régionaux en matière de contaminants (CRMC) facilitent les communications bilatérales entre le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord et les collectivités du Nord. On s’attend également à ce qu’ils s’occupent d’activités de création de capacités pour faire face au problème des contaminants. Un atelier de formation s’est tenu au bureau de l’Inuit Tapirisat du Canada à Ottawa, du 22 au 24 mars 2001. Les participants comprenaient des CRMC des régions du Labrador, du Nunavik, du Kivalliq et de Baffin. L’atelier a exposé les responsabilités des CRMC, dont l’évaluation des priorités de communication, l’élaboration de matériels didactiques, l’organisation d’ateliers, les stratégies de gestion des horaires et des budgets, et les procédures de rédaction de propositions et d’autorisation de recherches. L’atelier a également permis aux CRMC de se rencontrer et d’établir leurs propres stratégies de communication entre eux. Ces derniers ont également fait des recommandations pour élargir leur développement professionnel dans des ateliers futurs. Tous les participants ont reçu un guide de référence et un cédérom contenant toute la documentation utilisée à l’atelier.
Principales observations
Karen McArthur et Allison Armstrong, gestionnaires des Terres et de l’Environnement, Nation dénée, C.P. 2338, Yellowknife (T.N.-O), XIA 2P8; téléphone : (867) 873-4081; fax : (867) 920-2254; courriel: denenationkm@ssimicro.com
Cindy Dickson, Conseil des Premières nations du Yukon, Whitehorse (Yn); Scot Nickels, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa (Ont.)
Résumé
Les enfants et les jeunes sont l’un des groupes clés sur lesquels on doit se concentrer davantage pour transmettre l’information sur les contaminants d’après le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord. Éduquer les élèves en matière de contaminants et les encourager, par l’intermédiaire d’un concours d’affiche, à créer leurs propres affiches est une façon d’amener les enfants et les jeunes à communiquer à d’autres ce qu’ils ont appris. Ces affiches pourront ensuite être montrées dans les écoles du Nord et du reste du Canada. Des affiches provenant d’écoles du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ont été soumises au Conseil des Premières nations du Yukon, à la Nation dénée ou à l’Inuit Tapirisat du Canada, et ont été jugées par une équipe constituée de représentants de chacun de ces organismes. Les écoles qui ont fourni les affiches première, deuxième et troisième ont reçu un matériel didactique à teneur scientifique d’une valeur de 3 000 $, 2 000 $ et 1 000 $ respectivement. L’affiche gagnante sera imprimée et distribuée parmi les écoles du Nord et des principaux centres du Canada, ainsi que dans les bureaux des conseils de bande, les conseils tribaux, les musées et d’autres endroits du Nord. À l’aide des affiches présentées, on a pu obtenir une meilleure compréhension de la façon dont les élèves perçoivent le problème des contaminants. Ce concours a montré que les élèves sont bien renseignés et que les efforts éducatifs actuels devraient se poursuivre.
Principales observations
Frances Murphy et Mary Denniston, Research Department, Labrador Inuit Association, C.P. 280, Nain (Labrador), A0P 1L0; téléphone : (709) 922-2847/864; fax : (709) 922-1040; courriel: natsiq@nunatsiavut.com
urgal, Unité de recherche en santé publique, Centre hospitalier de l’université Laval, Beauport (Qué); Derek Muir, Institut national de recherche sur les eaux, Environnement Canada, Burlington (Ont); Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa (Ont.)
Résumé
Le personnel de recherche de la Labrador Inuit Association (LIA) a donné un cours de formation de première ligne de trois jours au personnel de la LIA et de ses organismes affiliés pour accroître sa capacité à faire face au problème des contaminants au niveau communautaire. La version préliminaire du manuel de cours, qui a été élaborée par la nation Métis des Territoires du Nord-Ouest, a été adaptée à la région du Labrador. L’atelier a reçu des travailleurs externes de la LIA, la Commission des services de santé des Inuit du Labrador, des agents de santé communautaire et des aides-hygiénistes publics, des jeunes, des représentants communautaires de Makkovik, du personnel de la radio et de la télévision de l’OKalaKatiget Society, et le conseil municipal de Nain représentant les cinq collectivités de la côte nord du Labrador. On a présenté aux participants le problème des contaminants, le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN), la nutrition dans le Nord, les directives de diffusion des résultats de recherche de la LIA, des recherches récentes sur les contaminants et les avantages des aliments traditionnels dans le nord du Labrador, et des recherches/propositions scientifiques. Ils se sont familiarisés avec le problème des contaminants dans le nord du Canada, ont appris comment interpréter et transmettre l’information sur les contaminants, ont examiné les méthodes de recherche, ont été habilités aux niveaux personnel et communautaire dans la prise de décisions, et ont compilé une liste des ressources du Labrador à utiliser dans les collectivités de la côte nord. On a également informé les participants de la qualité excellente, aux points de vue nutritif, économique et culturel, des aliments traditionnels du Labrador comparativement aux aliments du commerce. Le format « atelier » adopté pour le cours s’est avéré bénéfique pour les participants. L’évaluation du cours par tous les participants a montré des résultats favorables dans l’ensemble.
Principales observations
Frances Murphy et Mary Denniston, Research Department, Labrador Inuit Association, C.P. 280, Nain (Labrador), A0P 1L0; téléphone : (709) 922-2847/864; fax : (709) 922-1040; courriel: natsiq@nunatsiavut.com
Chris Furgal, Unité de recherche en santé publique, Centre hospitalier de l’université Laval, Beauport (Qué); Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa (Ont.)
Résumé
L’objectif du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN) est de réduire et, si possible, d’éliminer les contaminants dans les aliments traditionnels. À cette fin, le PLCN vise prioritairement à fournir à la population les outils et l’information qui lui permettront de prendre des décisions informées, grâce à l’éducation, à l’information et à la participation communautaire au programme. L’une des contributions du PLCN à cette fin est de former des coordonnateurs régionaux en matière de contaminants (CRMC) dans chacune des régions du Nord. Au Labrador, les CRMC servent d’agents de liaison entre cinq collectivités de la côte nord et Upper Lake Melville, ainsi que d’agents de liaison pour les chercheurs en communiquant les résultats des recherches et les avantages des aliments traditionnels en langue courante dans divers médias, aident à tenir des ateliers, des journées portes ouvertes et des séances d’information, et exécutent des projets financés par le PLCN. En 2000-2001, le CRMC du Labrador a participé à un cours de formation pour CRMC, donné un cours de formation de première ligne, produit et distribué un bulletin, servi d’agent de liaison et d’assistant en travaillant avec des chercheurs dans des projets portant par exemple sur les changements climatiques et la santé publique au Nunavik et dans l’initiative d’élimination des BPC à Saglek Bay (Labrador), et s’est occupé de diverses autres activités de communication.
Principales observations
Salome Qaunaq, Coordonnatrice régionale en matière de contaminants, Qikiqtani Inuit Association (QIA), C.P. 219, Iqaluit (Nt), X0A 0H0; téléphone : (867) 979 5391; fax : (867) 979-3238
Salamonie Shoo, gestionnaire des Terres et des Ressources, QIA, Iqaluit (Nt); Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa (Ont.); Glen Stephens, Division des contaminants, ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, Iqaluit (Nt); Comité sur les polluants environnementaux du Nunavut; Nunavut Tunngavik Incorporated, Iqaluit (Nt); Qikiqtaaluk Wildlife Board, Iqaluit (Nt); Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut, Iqaluit (Nt); Nunavut Research Institute, Iqaluit (Nt); Department of Sustainable Development du Nunavut, Iqaluit (Nt)
Résumé
Les Inuits de Qikiqtaaluk comptent beaucoup sur les aliments traditionnels comme éléments cruciaux de leur régime alimentaire, de leur économie et de leurs pratiques sociales. En raison des préoccupations des collectivités inuites concernant les contaminants présents dans la chaîne alimentaire, un poste de Coordonnateur régional en matière de contaminants (CRMC) a été créé par l’Inuit Tapirisat du Canada (ITC) pour la région du Qikiqtaaluk (Baffin). Le CRMC a un rôle essentiel de porte-parole régional pour le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCM), ainsi que pour rendre accessible aux collectivités de cette région une personne « familière » à qui elles peuvent poser des questions et faire connaître leurs préoccupations, quelqu’un qui parle leur langue et partage ces préoccupations. Au cours de l’année 2000-2001, le CRMC a participé à un programme d’orientation au bureau de l’ITC à Ottawa. On y a commencé la planification d’une tournée de cinq collectivités du Qikiqtaaluk pour en rapporter l’information recueillie sur les contaminants, s’occuper des préoccupations et fournir des informations sur les préoccupations liées aux contaminants. Le CRMC a participé à des ateliers à Ottawa et à Winnipeg, à une séance de formation pour CRMC à Ottawa, et à toutes les réunions du Comité sur les polluants environnementaux du Nunavut.
Principales observations
Glen Stephens, président, Comité sur les contaminants environnementaux du Nunavut, C.P. 2200, Iqaluit (Nt), X0A 0H0; téléphone : (867) 975-4549; fax : (867) 975-4560; courriel : stephensg@ainc-inac.gc.ca; Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, 170 avenue Laurier Ouest, Suite 510, Ottawa (Ont.) K1P 5V5; téléphone : (613) 238-8181; fax : (613) 233-2116; courriel: Eloring@tapirisat.ca
Derek Muir, Environnement Canada, Burlington (Ont.); Ann Roberts, Gouvernement du Nunavut, Department of Health and Social Services, Iqaluit (Nt); Salome Qaunaq, Coordonnatrice régionale de Baffin en matière de contaminants, Qikiqtani Inuit Association, Iqaluit (Nt); Eric Ukpatiku, Coordonnateur régional du Kivalliq en matière de contaminants, Kivalliq Inuit Association, Rankin Inlet (Nt)
Résumé
S’appuyant sur le succès de la Tournée d’information sur les contaminants dans l’est de l’Arctique de l’année 2000, une équipe constituée d’un représentant du programme, d’un partenaire autochtone, d’un spécialiste de la santé et d’un scientifique a visité trois collectivités du Nunavut en février 2001 pour y mener des séances d’information sur les contaminants. Les séances, qui ont eu lieu à l’école locale de chaque collectivité à l’intention du grand public, ont comporté des discussions sur les sujets suivants : provenance des contaminants; présence de contaminants dans l’écosystème et la chaîne alimentaire; les contaminants et la santé humaine; les activités permanentes; et d’autres préoccupations des membres de la collectivité quant aux contaminants, aux animaux sauvages, aux déchets et à la santé. Un bon dialogue s’est établi, ce qui a permis à tous de comprendre les problèmes et les préoccupations. Malheureusement, on a dû remettre à plus tard une tournée dans la région du Kivalliq à cause de problèmes d’horaire; la tournée est remise à l’automne 2001.
Principales observations
Eric Ukpatiku, Coordonnateur régional en matière de contaminants, Kivalliq Inuit Association, C.P. 340 Rankin Inlet (Nt), X0C 0G0; téléphone : (867) 645-2810; fax : (867) 645-3855; courriel: emanick@arctic.ca
Luis Manzo, Kivalliq Inuit Association, Rankin Inlet (Nt); Qikiqtani Inuit Association, Iqaluit (Nt); Nunavut Research Institute, Iqaluit (Nt); Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa (Ont.)
Résumé
Le manque de communication sur le problème des contaminants n’est pas nouveau dans les collectivités inuites; ces manques ont entraîné divers degrés d’inquiétude, d’appréhension et de méfiance. Les principaux obstacles à la communication ont été les barrières linguistiques et culturelles. Avec la création de postes de coordonnateurs régionaux en matière de contaminants (CRMC), l’appréhension, la méfiance et l’inquiétude se sont atténuées; un natif de la région peut maintenant informer les habitants de la collectivité en langue courante en matière de contaminants. Des stratégies de communication prometteuses ont été élaborées au niveau des collectivités et des échanges d’idées stimulants sont survenus, du moins officieusement, aux niveaux régional et interrégional.
Principales observations
Genevieve Bondy, Division de la recherche toxicologique, Localisateur postal 2204D2, Bureau d’innocuité des produits chimiques, Direction des aliments, Santé Canada, Ottawa (Ont.), K1A 0L2; tél. : (613) 957-2051; fax : (613) 941-6959; courriel: Genevieve_Bondy@hc-sc.gc.ca
Michael Barker, Gerard Cooke, Ivan Curran, Josée Doucet, Santokh Gill, Eric Lok, Rekha Mehta, Olga Pulido, Patrick Robertson et Paul Rowsell, Bureau d’innocuité des produits chimiques, Santé Canada, Ottawa (Ont.); Ross Norstrom et John Moisey, Environnement Canada, Gatineau (secteur Hull), (Qué.).
Résumé
L’oxychlordane et le trans-nonachlor sont des contaminants bioaccumulatifs liés au chlordane, pesticide observé dans la chaîne alimentaire marine de l’Arctique. Selon des études récentes, le trans-nonachlor et l’oxychlordane (son principal métabolite) sont parmi les contaminants liés au chlordane les plus toxiques, et ils affectent davantage les rats femelles que les rats mâles. La présente étude vise à examiner les changements dans le temps des concentrations de résidus de trans-nonachlor et d’oxychlordane chez les rats mâles et femelles afin d’éclaircir le lien entre l’accumulation de résidus, la masse adipeuse totale et les changements des biomarqueurs de l’activité organique et cellulaire. Les rats ont été exposés au trans-nonachlor, à l’oxychlordane ou au trans-chlordane par gavage durant 28 jours consécutifs et autopsiés 1, 28 et 56 jours après la dernière dose. À l’exclusion d’un seul rat femelle mort d’une intoxication par l’oxychlordane à la fin du régime, aucun rat des groupes traités n’a présenté de toxicité manifeste. Aucune lésion visible n’a été observée chez les rats traités lors de l’autopsie, y compris chez le rat femelle mentionné ci-dessus. Des analyses sont en cours afin de mesurer les changements des concentrations de résidus dans les tissus et des biomarqueurs fonctionnels dans les rats traités et les rats témoins.
Principales observations
Bien que les analyses des tissus et des données soient toujours en cours, l’étude abordera les questions suivantes en vue de formuler des observations importantes pour les recherches à venir :
Effets du régime alimentaire sur la toxicité du méthylmercure chez le rat
Laurie Chan, Centre pour l’alimentation et l’environnement des peuples autochtones, Campus Macdonald, Université McGill, 21111, chemin Lakeshore, Ste-Anne-de-Bellevue (Qué.), H9X 3V9; tél. : (514) 398-7765; fax : (514) 398-1020; courriel: laurie.chan@mcgill.ca.
Stan Kubow, École de diététique et de nutrition humaine, Université McGill, Ste-Anne-de-Bellevue (Qué.); Rekha Mehta et Eric Lok, Direction générale de protection de la santé, Santé Canada, Ottawa (Ont.).
Résumé
Ce projet déjà en cours vise à étudier les effets potentiels du régime alimentaire sur la toxicité du mercure. Comme ce métal s’accumule chez les poissons et les mammifères marins, les Inuits qui adoptent un régime alimentaire traditionnel peuvent être exposés à des quantités élevées de mercure. Cependant, le régime alimentaire traditionnel des Inuits est également riche en éléments nutritifs bénéfiques tels que des protéines, des huiles, des vitamines et des minéraux. Certaines études donnent à penser que ces éléments nutritifs protègent contre la toxicité du mercure. Ce projet étudiera les effets de ces éléments nutritifs sur la toxicité du mercure. Pour ce faire, on donnera à des rats des régimes alimentaires à différentes compositions en éléments nutritifs. Les résultats seront utiles dans la détermination du risque pour la santé que présente le mercure dans le régime alimentaire des Inuits.
Principales observations
Estimation de l'exposition aux contaminants par le régime alimentaire propre au site dans deux collectivités inuites
Laurie Chan, Centre pour l’alimentation et l’environnement des peuples autochtones, Campus Macdonald, Université McGill, 21111, chemin Lakeshore, Ste-Anne-de-Bellevue (Qué.), H9X 3V9; tél. : (514) 398-7765; fax : (514) 398-1020; courriel: laurie.chan@mcgill.ca.
Peter Berti, PATH Canada, Ottawa (Ont.); Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa (Ont.).
Résumé
Le Centre pour l’alimentation et l’environnement des peuples autochtones a mené une enquête alimentaire dans 18 collectivités inuites des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut entre 1998 et 2000. On a procédé à une évaluation préliminaire de l’exposition aux contaminants en recourant à une base de données existante. Deux collectivités, à savoir Chesterfield Inlet et Igloolik, ont fait l’objet d’une évaluation approfondie, car elles présentaient les risques les plus élevés d’exposition selon l’évaluation préliminaire. Au total, on a recueilli 64 échantillons d’aliments traditionnels considérés comme les principales sources de contaminants ou ne figurant pas dans la base de données, en vue de mesurer leurs concentrations de contaminants. Les nouvelles estimations de l’ingestion d’organochlorés sont moins élevées que les estimations initiales. L’ingestion moyenne de chlordane et de toxaphène est toujours plus élevée que la dose quotidienne admissible provisoire (DQAP), et le nouveau taux d’ingestion au 95e centile est environ dix fois plus élevé que la DQAP. Le nouveau taux moyen d’ingestion quotidienne de métaux lourds est semblable à l’ancien. Enfin, l’ingestion moyenne de mercure est plus élevée que la DQAP dans les deux collectivités. L’ingestion de chlordane, de toxaphène et de mercure dans les deux collectivités demeure préoccupante.
Principales observations
Effets de l'exposition prénatale aux organochlorés et au mercure sur le système immunitaire des bébés inuits
Éric Dewailly, Département de médecine sociale et préventive, Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), CHUL, 2400, rue d’Estimauville, Beauport (Qué.) G1E 7G9; tél. : (418) 666-7000 (poste 222); fax : (418) 666-2776; courriel: Eric.Dewailly@crchul.ulaval.ca.
Frédéric Dallaire, Carole Vézina, Gina Muckle, Département de médecine sociale et préventive (CHUQ), CHUL et Université Laval, Beauport (Qué.); Houda Bilrha, Raynald Roy, Centre de recherche en rhumatologie et immunologie (CHUQ), CHUL, Ste-Foy (Qué.); Pierre Ayotte, Gaston de Serres, Département de médecine sociale et préventive (CHUQ), CHUL et Université Laval, Beauport (Qué.); Jean-Philippe Weber, Centre de toxicologie du Québec (CHUQ), CHUL, Ste-Foy (Qué.); Claire Infante-Rivard, Université McGill, Montréal (Qué.); Joseph Jacobson, Université Wayne State, Detroit (Mich.); Marthe Belles-Iles, Centre de recherche en rhumatologie et immunologie (CHUQ), CHUL, Ste-Foy (Qué.).
Résumé
Ce projet, qui fait partie de l’étude en cours sur le développement des nourrissons et les BPC, vise à examiner les effets de l’exposition prénatale et postnatale aux organochlorés et au mercure sur l’incidence des infections et les paramètres du système immunitaire durant la première année de vie. Au total, 244 mères ont accepté de participer à l’étude, et les fiches médicales de 190 nourrissons devraient être disponibles pour examen. On a sélectionné un sous-groupe de 115 nourrissons en vue d’une analyse immunologique. Jusqu’à présent, on a examiné 130 fiches et procédé à l’analyse biologique (cytokines [IL-10 et TNF-a] et anticorps Hib) de 60 échantillons. L’analyse statistique préliminaire donne à penser qu’il existe une relation entre l’exposition prénatale aux biphényles polychlorés (BPC) et l’incidence des infections. Cependant, seules des analyses brutes ont été effectuées et il est encore impossible de tirer une conclusion, car les facteurs potentiels de confusion n’ont pas été pris en considération. La collecte de données se poursuivra jusqu’en septembre 2002 et le projet sera terminé en mars 2003.
Principales observations
Concentrations de mercure chez les habitants de Salluit : effets du mercure sur le métabolisme oxydatif et les fonctions sensorimotrices
Éric Dewailly, Département de médecine sociale et préventive, Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), CHUL, 2400, rue d’Estimauville, Beauport (Qué.) G1E 7G9; tél. : (418) 666-7000; fax : (418) 666-2776; courriel: eric.dewailly@crchul.ulaval.ca.
Anne Beuter, Centre de neuroscience de la cognition, Université du Québec à Montréal, Montréal (Qué.); Pierre Ayotte et Suzanne Bruneau, Département de médecine sociale et préventive (CHUQ), CHUL, Beauport (Qué.); Marc-Édouard Mirault, Unité de recherche en santé et environnement (CHUQ), CHUL; Minnie Grey, Comité de la nutrition et de la santé du Nunavik, Kuujjuaq (Qué.); Jean-Philippe Weber, Centre de toxicologie du Québec, Institut national de santé publique du Québec, Ste-Foy (Qué.).
Résumé
Parmi tous les contaminants présents dans les différents écosystèmes aquatiques du Canada, le méthylmercure est l’une des principales sources de préoccupation pour la santé publique. Certaines études (Grandjean et al., 1994) donnent à penser que la toxicité du méthylmercure peut être détectée à des concentrations beaucoup plus faibles que la dose minimale avec effet nocif observé (DMENO) proposée par l’Organisation mondiale de la santé (10-15 ppm dans les cheveux de la mère). Il semble donc important de déterminer avec précision la dose minimale à partir de laquelle le stress oxydatif et les effets neurotoxiques peuvent être détectés. Ce projet vise essentiellement à examiner les effets du mercure sur les fonctions sensorimotrices et les marqueurs de stress oxydatif dans la population de Salluit, au Nunavik (Nouveau-Québec). Au total, on a observé le rendement neuromoteur de 113 personnes, qui ont également accepté de donner des échantillons d’urine, de sang et de cheveux pour l’analyse du mercure et des polluants organiques persistants. Les résultats ne sont pas encore disponibles.
Principales observations
Facteurs sociodémographiques influant sur la nutrition et l’exposition aux contaminants au Nunavik
Éric Dewailly, Unité de recherche en santé publique, Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), (CHUL), 2400 rue d’Estimauville, Beauport, QC G1E 7G9; tél. : (418) 666-7000 (poste 222); fax : (418) 666-2776; courriel: Eric.Dewailly@crchul.ulaval.ca
Carole Blanchet, Suzanne Gingras, Christopher Furgal et Suzanne Bruneau, Unité de recherche en santé publique – CHUQ, Beauport, QC
Résumé
Cette étude examinait l’apport en contaminants et en éléments nutritifs provenant des aliments traditionnels dans la population inuite du Nunavik en fonction de divers facteurs sociodémographiques. Il est ainsi apparu que l’absorption médiane d’aliments traditionnels était plus élevée chez les Inuits de 40 ans ou plus que chez ceux de 18 à 39 ans. L’absorption moyenne ajustée selon l’âge diminuait à mesure qu’augmentait le niveau d’instruction formelle. L’absorption d’aliments traditionnels s’est révélée plus élevée chez les sujets vivant en couple que chez les sujets célibataires, divorcés ou veufs. Les résultats ont également montré que l’absorption médiane de contaminants augmentait avec l’âge et que l’absorption moyenne géométrique de contaminants ajustée selon l’âge était plus élevés chez les Inuits moins instruits, chez ceux qui vivaient en couple et chez ceux qui vivaient dans des foyers comptant six personnes ou plus. Pour plusieurs éléments nutritifs, l’absorption moyenne ajustée selon l’âge était plus élevée parmi les résidents des collectivités littorales de l’Ungava. L’étude a montré que plus l’individu avait atteint un niveau d’instruction formelle élevé, plus son régime alimentaire comprenait des éléments nutritifs qui manquent couramment dans le régime inuit. On a observé des absorptions d’éléments nutritifs semblables chez les Inuits vivant en couple, notamment parmi les ménages unifamiliaux. L’absorption moyenne d’éléments nutritifs était moins élevée chez les Inuits sans emploi que chez ceux qui en avaient un ou plusieurs. Ces résultats pourraient s’avérer utiles pour identifier les segments de la population (définis par certaines variables sociodémographiques traditionnelles) qui sont « à risque » d’exposition à certains contaminants et de carences en éléments nutritifs, en fonction de la consommation d’aliments traditionnels. Ces données aideront les autorités de santé publique du Nunavik à concevoir et à cibler des stratégies efficaces de protection et de promotion des aliments visant la consommation des aliments traditionnels dans certaines sous-populations particulières du Nunavik.
Principales observations
Tendances spatiales et temporelles des concentrations de BPC, de PCDD et de PCDF dans le lait maternel humain dans l’Arctique canadien
Éric Dewailly, Unité de recherche en santé publique, Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), CHUL, 2400 rue d’Estimauville, Beauport, QC G1E 4G2; tél. : (418)666-7000 (poste 222); fax : (418) 666-2776; courriel: Eric.Dewailly@crchul.ulaval.ca
Daria Pereg et Gina Muckle, Unité de recherche en santé publique – CHUQ (CHUL), Beauport, QC; Sylvie Dodin, Endocrinologie-reproduction, CHUQ, Centre de recherche Hôpital Saint-François D'Assise, Québec, QC; Pierre Ayotte, Unité de recherche en santé publique – CHUQ (CHUL), Beauport, QC; Brian Fowler et Coreen Hamilton, Axys Analytical Services Ltd., Sidney, BC
Résumé
Les composés organochlorés sont des contaminants persistants de la chaîne alimentaire auxquels les Inuits du Nunavik (nord du Québec) sont exposés par le biais de leur régime alimentaire traditionnel. Le premier objectif de cette étude était de déterminer les concentrations actuelles de biphényles polychlorés apparentés à la dioxine, les polychlorodibenzo-p-dioxines et les polychlorodibenzofuranes dans le lait maternel au sein de cette population, et de les comparer aux données obtenues lors d’une enquête sur le lait maternel effectuée en 1990. Les résultats de notre étude ont mis en évidence une diminution statistiquement significative de 75 % des concentrations de composés apparentés à la dioxine dans le lait maternel au cours de la dernière décennie. Cette baisse concorde avec les résultats d’autres études effectuées ailleurs dans le monde; elle est toutefois plus prononcée et s’est produite malgré les taux élevés de dépôt de dioxines et de furanes prédits pour les latitudes septentrionales par les modèles de transport atmosphérique à longue distance. Les concentrations actuelles de composés apparentés à la dioxine relevées dans le lait maternel des femmes du Nunavik sont maintenant semblables à celles que l’on observe dans les populations exposées aux concentrations de fond dans les latitudes méridionales.
Principales observations
Prise de décisions et régime alimentaire dans le Nord :
équilibre entre les volets physique, économique et social
Chris Furgal, Unité de recherche en santé publique, Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), (CHUL), 2400 rue d’Estimauville, Beauport, QC G1E 7G9; tél. : (418) 666-7000 (poste 555); fax : (418) 666-2776; courriel: Christopher.Furgal@crchul.ulaval.ca
Susie Bernier, Unité de recherche en santé publique – CHUQ (CHUL), Beauport, QC; Gaston Godin, Comportements liés à la santé, Université Laval, Québec, QC; Suzanne Gingras, Dany Laverdière, Jacques Grondin et Éric Dewailly, Unité de recherche en santé publique – CHUQ (CHUL), Beauport, QC
Résumé
Ce projet cherchait à combler deux lacunes dans notre compréhension de la gestion efficace des problèmes liés aux aliments traditionnels et aux contaminants dans le Nord, soit notre compréhension limitée de la façon dont on tient compte des avantages et des risques sociaux et culturels associés à la consommation d’aliments traditionnels dans les processus décisionnels; et notre compréhension limitée des facteurs déterminant les choix alimentaires. Ce projet a recensé et examiné les avantages et les risques sociaux et culturels potentiels associés à la consommation d’aliments traditionnels et aux activités liées à l’alimentation dans le Nord. Comme il est nécessaire de tenir compte de ces risques et avantages et de les inclure dans la gestion des risques concernant la santé humaine et les contaminants, on a mis au point une méthode qui permet de le faire. Au cours des 2 ans qu’a duré le projet, on a mis au point un questionnaire culturellement adapté, que l’on a testé puis administré à 251 résidents inuits de Kuujjuaq, afin d’obtenir une évaluation quantitative des déterminants des choix alimentaires. D’après les résultats obtenus, c’est la maîtrise perçue du comportement (c.-à-d. la facilité ou la difficulté perçue d’adopter un comportement donné) qui serait le meilleur prédicteur de l’intention de manger des aliments traditionnels trois fois ou plus par semaine, tandis que les meilleurs prédicteurs de l’intention de manger chaque jour des aliments achetés au magasin seraient plutôt les croyances normatives personnelles (c.-à-d. le sentiment personnel d’être obligé d’adopter le comportement en question), suivies par l’émotion (c.-à-d. les sentiments personnels associés au comportement) et la maîtrise perçue du comportement. Ces données sont les premières données quantitatives recueillies sur le sujet dans le Nord à ce jour. La mise au point de méthodes permettant d’inclure les avantages et les risques culturels et sociaux dans la prise de décisions et l’identification des déterminants des choix alimentaires à Kuujjuaq nous aident à prendre de meilleures décisions et à implanter plus efficacement des programmes d’intervention et d’éducation liés aux aliments traditionnels et aux contaminants dans le Nord canadien.
Principales observations
Contaminants et santé humaine dans l’Arctique canadien : une mise à jour
Équipe d’examen du volet santé humaine, Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord
Jay Van Oostdam, Santé Canada, Ottawa, ON; Sarah Kalhok, Affaires indiennes et du Nord Canada, Gatineau (secteur Hull), (Qué.); Pierre Ayotte, Unité de recherche en santé publique – CHUQ (CHUL) et Université Laval, Beauport, Qc; Janet Beauvais et Mark Feeley, Santé Canada, Ottawa, ON; Chris Furgal, Comité de la nutrition et de la santé du Nunavik et Unité de recherche en santé publique – CHUQ (CHUL), Beauport, QC; Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa, ON; Erica Myles, Department of Health and Social Services, Government of the Northwest Territories, Yellowknife, NT; Ron Pearson, Department of Health and Social Services, Government of the Yukon Territory; Olivier Receveur, Université de Montréal, Montréal, Qc;; Ann Roberts, Department of Health and Social Services, Government of Nunavut, Iqaluit, NU
Résumé
À mi-chemin de sa seconde phase, le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN) en est à une étape où plusieurs études pluriannuelles sur la santé humaine sont terminées ou sur le point de l’être. En même temps, le PLCN et le Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique se préparent à remettre leurs prochains grands rapports d’évaluation. On a donc jugé nécessaire de faire le bilan de l’état de nos connaissances sur l’exposition aux contaminants, leurs effets, la toxicologie et les avantages et les risques de la consommation des aliments traditionnels, et de synthétiser les résultats dans un contexte plus vaste. Un atelier intitulé les Contaminants et la santé humaine dans l’Arctique canadien : une mise à jour, organisé par l’Équipe d’examen du volet santé humaine du PLCN, a eu lieu à Ottawa (Ontario) les 7 et 8 février 2001. Quelques 60 chercheurs clés et autres personnes intéressées par les contaminants et la santé dans le Nord s’y sont réunis pour discuter de la recherche sur les contaminants et des résultats obtenus depuis la publication du Rapport d'évaluation des contaminants dans l'Arctique canadien de 1997. Les nouveaux résultats serviront à réviser, au besoin, les plans directeurs du PLCN, et à planifier la Phase III. Ce rapport est un résumé des exposés présentés lors de l’atelier; les actes complets paraîtront à l’automne 2001.
Principales observations
Décisions quant aux choix des aliments prises par les femmes et les enfants autochtones de l’ouest de l’Arctique, première année
Harriet V. Kuhnlein, Centre d'études sur la nutrition et l'environnement des peuples autochtones, Campus Macdonald, Université McGill, 21,111 Chemin Lakeshore, Sainte-Anne-de-Bellevue, QC H9X 3V9; tél. : (514) 398-7671; fax : (514) 398-1020; courriel: harriet.kuhnlein@mcgill.ca
Cindy Dickson, Conseil des Premières nations du Yukon, Whitehorse, YT; Allison Armstrong, Nation dénée, Yellowknife, NT
Résumé
On a étudié les facteurs qui influent sur les choix alimentaires des femmes et des enfants autochtones et sur les habitudes alimentaires des enfants dans cinq collectivités de l’Arctique de l’Ouest, soit trois dans les Territoires du Nord-Ouest et deux au Yukon. La recherche s’est faite au moyen de groupes de réflexion, d’entrevues avec les femmes et d’entrevues sur l’alimentation réalisées auprès d’enfants de 10 à 12 ans. Les données sont actuellement entrées dans les bases de données. D’après les données préliminaires, 28 facteurs, classés sous cinq grandes catégories, influeraient sur les choix alimentaires. Le coût et la disponibilité des aliments étaient les deux catégories les plus importantes signalées par les femmes. Les contaminants ont rarement été mentionnés parmi les raisons incitant les gens à choisir un aliment plutôt qu’un autre. Des entrevues supplémentaires seront réalisées en 2001-2002.
Principales observations
Avantages nutritionnels des aliments traditionnels dans l’Arctique
Harriet Kuhnlein, Centre d'études sur la nutrition et l'environnement des peuples autochtones (CINE), Campus Macdonald, Université McGill, 21,111 Chemin Lakeshore, Sainte-Anne-de-Bellevue, QC H9X 3V9; tél. : (514) 398-7671; fax : (514) 398-1020; courriel: harriet.kuhnlein@mcgill.ca
Laurie H.M. Chan, CINE, Sainte-Anne-de-Bellevue, QC; Robert Peace et Nick Hidiroglou, Division de la nutrition, Direction générale de la protection de la santé, Santé Canada, Ottawa, ON; Allison Armstrong, Nation dénée, Yellowknife, NT; Cindy Dickson, Conseil des Premières nations du Yukon, Whitehorse, YT; Eric Loring, Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa, ON
Résumé
Nous avons échantillonné et analysé divers aliments dits traditionnels chez les peuples autochtones de l’Arctique, aliments considérés comme des aliments favoris ou uniques ou consommés fréquemment (selon les données d’une étude d’évaluation nutritionnelle), afin d’en déterminer la teneur en plusieurs éléments nutritifs. Nous présentons ici les résultats de certaines analyses selon l’ordre de priorité des aliments et des éléments nutritifs; d’autres données devront être recueillies. La plupart des valeurs mentionnées ici le sont pour la première fois pour les aliments en question. Les données recueillies dans le cadre de cette étude sont maintenant intégrées à une base de données utilisée pour l’analyse des éléments nutritifs des profils nutritionnels des peuples autochtones de l’Arctique. De nouvelles données sont présentées sur les acides gras, la composition approximative, les minéraux et la vitamine D. Il s’agit là d’un apport considérable à la base de données sur la composition des aliments traditionnels. Il importe en effet de connaître la teneur en éléments nutritifs des aliments traditionnels consommés dans l’Arctique pour mettre au point des projets d’éducation en nutrition destinés aux peuples autochtones et pour comprendre la diversité globale de leur alimentation.
Principales observations
Exposition transplacentaire aux BPC et évaluation du développement des bébés et de l'exposition des êtres humains
Gina Muckle, Unité de recherche en santé publique, Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), Pavillon CHUL et Département de médecine préventive, Université Laval, 2400 rue D'Estimauville, Beauport QC G1E 7G9; tél. : (418) 666-7000 (poste 360); fax : (418) 666-2776; courriel: Gina.Muckle@crchul.ulaval.ca
Eric Dewailly et Pierre Ayotte, Unité de recherche en santé publique – CHUQ, Pavillon CHUL et Département de médecine préventive, Université Laval, Beauport, QC; Joseph L. Jacobson, Psychology Department, Wayne State University, Sandra W. Jacobson, Department of Psychiatry and Behavioral Neurosciences, Wayne State University School of Medicine, Detroit, MI
Karine Poitras, Carole Vézina, Jocelyne Gagnon, Christine Bouffard, Unité de recherche en santé publique – CHUQ, Pavillon CHUL et Département de médecine préventive, Université Laval, Beauport, QC; Lisa Chiodo, Sonia Narang, Brenda Tuttle, Psychology Department, Wayne State University, Detroit, MI
Résumé
Le but de cette étude est d’examiner les conséquences de l’exposition des nourrissons inuits aux biphényles polychlorés pendant la grossesse et au début de la vie, depuis la naissance jusqu’à l’âge de 12 mois. On s’intéresse particulièrement à l’impact de l’exposition sur la concentration d’hormone thyroïdienne et la croissance physique des nouveau-nés, sur l’état de santé général et le développement intellectuel, psychomoteur et neurocomportemental du nourrisson, et sur ses capacités de traitement de l’information visuelle et spatiale. La collecte de données pour cette étude en cours, amorcée en novembre 1995, doit se terminer en 2001. La poursuite de la collecte des données constituera la principale activité du projet en 2000-2001. On a commencé à recueillir des données au Groenland en mars 2000. À ce jour, 244 mères du Nunavik ont passé l’entrevue prénatale et 204, l’entrevue postnatale; 168 nourrissons ont été évalués à l’âge de 6,5 mois et 156 à l’âge de 11 mois. On ne dispose encore d’aucun résultat préliminaire sur les effets d’une exposition aux biphényles polychlorés, il faudra attendre d’avoir atteint la taille de l’échantillon final de 300 nourrissons de 11 mois (200 au Nunavik et 100 au Groenland) pour faire l’analyse de ces effets.
Principales observations
Suivi de l'exposition des enfants d'âge préscolaire aux BPC et au mercure résultant de la consommation de poissons et de mammifères marins
Gina Muckle, Unité de recherche en santé publique, Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), Pavillon CHUL et Département de médecine préventive, Université Laval, 2400 rue D'Estimauville, Beauport QC G1E 7G9; Tél. : (418) 666-7000 (poste 360); Fax : (418) 666-2776; courriel: Gina.Muckle@crchul.ulaval.ca
Eric Dewailly et Pierre Ayotte, Unité de recherche en santé publique – CHUQ, Pavillon CHUL et Département de médecine préventive,Université Laval, Beauport, QC; Célyne H. Bastien, Département de psychologie, Université Laval, Beauport, QC; Anne Beuter, Centre des neurosciences cognitives, Université du Québec à Montréal; Marie-Sylvie Roy, Département d’ophtalmologie, Université de Montréal; Annie Veilleux, Département de pédiatrie, Université de Montréal, QC
Karine Poitras, Carole Vézina, Unité de recherche en santé publique – CHUQ, Pavillon CHUL, Beauport, QC; Christine Després, Centre de neurosciences cognitives, Université du Québec à Montréal; Dave Saint-Amour, Département de psychologie, Université de Montréal, Montréal, QC
Résumé
Deux tournées de collecte de données effectuées au cours de l’hiver 2000-2001 ont permis de soumettre 59 enfants à des essais. On ne peut encore présenter à ce stade aucun résultat en ce qui concerne les objectifs de l’étude. On peut par contre présenter des données sur le taux de participation, les caractéristiques sociodémographiques de l’échantillon, la consommation d’aliments traditionnels, et l’exposition prénatale et actuelle aux biphényles polychlorés et au mercure. Nous sommes convaincus que les prochaines tournées sur le terrain, prévues pour l’exercice 2001-2002, nous permettront de tester 50 autres enfants et d’atteindre ainsi la taille prévue de l’échantillon, qui est de 100 enfants.
Principales observations
Programme régional de surveillance des contaminants humains à Inuvik : activités de communication
Valoree Walker, Aurora Research Institute, c/o Conseil régional de la santé et des services sociaux d’Inuvik, Service sac #2, Inuvik, NT X0E 0T0; tél. : (867) 777-3298; fax : (867) 777-4264; courriel: val_walker@gov.nt.ca
Karen Tofflemire, coordonnateur du programme, Conseil régional de la santé et des services sociaux d’Inuvik, Inuvik, NT; Bill Wrathall, Conseil régional de la santé et des services sociaux d’Inuvik, Inuvik, NT; Eleanor Wein, Institut circumpolaire canadien, Université de l’Alberta, Edmonton, AB; Jay Van Oostdam, Santé Canada, Ottawa, ON
Résumé
Le Conseil régional de santé et de services sociaux d’Inuvik a lancé le Programme régional de surveillance des contaminants humains en 1997. L’objectif général de cette étude était d’établir les concentrations de fond de certains métaux lourds spécifiques et des contaminants organochlorés dans le sang des femmes et des nouveau-nés dans les collectivités de la région d’Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest. La collecte de données dans cette région a permis de compléter la base de données des Territoires du Nord-Ouest, étant donné que ce type de données avait déjà été recueilli dans toutes les autres régions sanitaires des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut. On trouvera les résultats de ce programme dans le rapport intitulé Synopsis of Research Conducted Under the Northern Contaminants Program 1999-2000 (Walker et al., 2000), de même que dans le rapport régional (Tofflemire, 2000). On a étudié les relations entre les concentrations de contaminants dans le sang des mères et dans le sang des nouveau-nés. Le programme décrit également les relations entre l’exposition aux contaminants découlant, d’une part, de la consommation d’aliments traditionnels et, d’autre part, de certains autres facteurs liés au mode de vie. Au cours de l’exercice 2000-2001, l’accent a porté sur la diffusion des résultats, leur communication aux communautés, la production et la diffusion d’un rapport régional et la poursuite des activités d’éducation sur les contaminants dans le Nord destinées aux professionnels et à la population générale. Le projet est arrivé à terme en juillet 2000.
Principales observations
Terry Fenge, responsable de la Conférence circumpolaire inuite du Canada, 170, avenue Laurier O, Suite 504, Ottawa, ON K1P 5V5; tél. : (613) 563-2642; fax. : (613) 565-3089; courriel: tuktu@magi.com
Le Conseil des Premières nations du Yukon, Whitehorse, Yn.; Nation dénée, Yellowknife, T.N.-O.; la Conférence circumpolaire inuite du Canada, Ottawa, Ont.; Inuit Tapirisat du Canada, Ottawa, Ont.; Stephanie Meakin, conseillère technique, Meakin Consultants Inc., Kemptville, Ont.
Résumé
Quatre organisations autochtones du Nord - Inuit Tapirisat du Canada, la Conférence circumpolaire inuite du Canada, la Nation dénée et le Conseil des Premières nations du Yukon - se sont unies et ont participé aux négociations internationales pour interdire et/ou éliminer progressivement l’utilisation des principaux polluants organiques persistants (POP) qui, transportés par le vent vers l’Arctique, s’accumulent dans les organismes vivants de la chaîne alimentaire. Ainsi, les Autochtones qui mangent de grandes quantités de nourriture traditionnelle contaminée ont des niveaux significatifs de concentrations de POP dans leur organisme. La participation de la coalition a été reçue de manière positive aux niveaux tant national qu’international et la récente Convention de Stockholm sur les POP reconnaît le caractère particulier de l’Arctique et des autochtones. Cette situation témoigne de l’engagement de la coalition, du gouvernement du Canada et de certaines autres nations de l’Arctique sensibles aux besoins des Autochtones. La coalition a participé et est intervenue dans toutes les négociations à Montréal, Nairobi, Genève, Bonn et Johannesburg. Vous pouvez retrouver sur le site Internet de ICC Canada (inuitcircumpolar.com) les discours prononcés lors de ces négociations, au nom des Inuits et de la coalition, par Sheila Watt-Cloutier, Présidente de ICC.
Principales observations
David Stone, Recherche sur la science et les contaminants du Nord, ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, 10, rue Wellington, Gatineau (Hull Sector), Qc K1A 0H4; tél. : (819) 997-0045; fax. : (819) 953-9066; courriel: StoneD@ainc-inac.gc.ca
Le Comité du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord
Résumé
Les polluants organiques persistants (POP) provenant de sources éloignées sont transportés principalement par l’atmosphère vers l’Arctique où ils s’accumulent dans la chaîne alimentaire et chez l’être humain. Le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN) encourage, grâce à différentes initiatives, l’intensification des limitations internationales relatives à l’utilisation de ces substances. Parmi ces trois initiatives : (1) le Protocole signé dans le cadre de la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance de la Commission économique européenne des Nations Unies, dont le but est d’assurer la compatibilité des activités de surveillance menées dans le cadre du PLCN (et donc des tendances ainsi établies) avec celles de la Convention; (2) la facilitation des négociations quant aux mesures à prendre à l’échelle mondiale concernant les POP, pour lesquelles le Canada a fourni 20 M$ en vue du renforcement des capacités dans les pays en développement; (3) les mesures communes prises sous l’égide du Conseil de l’Arctique, comme de participer au Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique (PSEA) qui surveille les niveaux des polluants anthropiques dans l’environnement circumpolaire arctique et en évalue les effets.
Principales observations
Carole Mills, Présidente du Comité sur les contaminants environnementaux des Territoires du Nord-Ouest, Division des contaminants, ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC), P.O. Box 1500, Yellowknife, T.N.-O. X1A 2R3; tél. : (867) 669-2665; fax. : (867) 669-2833; courriel: millsc@ainc-inac.gc.ca
Les organisations suivantes sont membres du comité : la Nation denée, Inuit Tapirisat du Canada, le Conseil de gestion du gibier, le Conseil tribal des Gwich’in, le secrétariat du Sahtu, les Premières nations Deh Cho, les Dogribs signataires du traité n°11, le Conseil tribal du territoire de l’Akaitcho, les Métis de North Slave, les Métis de South Slave; MAINC; Environnement Canada; Pêches et Océans Canada; le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO), Resources, Wildlife and Economic Development; GTNO et la Santé; et l’Institut de recherche Aurora
Résumé
Le Comité sur les contaminants environnementaux des Territoires du Nord-Ouest est composé de représentants de plusieurs ministères des gouvernements provinciaux et fédéral ainsi que de partenaires autochtones aux niveaux régional et national. Le Comité se réunit régulièrement durant l’année pour : faciliter les études et les évaluations scientifiques, informer les habitants du Nord de la présence et des effets possibles des contaminants environnementaux, et aider les chercheurs à comprendre les priorités des habitants du Nord. Le Comité a tenu sept rencontres en 2000-2001.
Principales observations
Carole Mills, division des contaminants, ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC), P.O. Box 1500, Yellowknife, T.N.-O. X1A 2R3; tél. : (867) 669-2665; fax. : (867) 669-2833, courriel: millsc@ainc-inac.gc.ca; Glen Stephens, Président du Comité sur les contaminants environnementaux du Nunavut, MAINC, P.O. Box 2200, Iqaluit, NU X0A 0H0; tél. : (867) 975-4549; fax. : (867) 975-4560; courriel: stephensg@ainc-inac.gc.ca
Les organisations suivantes sont membres du Comité sur les contaminants environnementaux du Nunavut : Pêches et Océans Canada, Environnement Canada, Inuit Tapirisat du Canada, Kivalliq Inuit Association, Kivalliq Wildlife Federation, ministère de la Santé et des services sociaux du Nunavut, ministère du développement durable du Nunavut, Nunavut Tunngavik Incorporated, Office des eaux du Nunavut, Qikiqtani Inuit Association, and Qikitaaluk Wildlife Board
Résumé
Le Comité sur les contaminants environnementaux du Nunavut est composé de représentants de plusieurs ministères des gouvernements provinciaux et fédéral ainsi que de partenaires autochtones aux niveaux régional et national. Le Comité se réunit régulièrement durant l’année pour: faciliter les études et les évaluations scientifiques, informer les habitants du Nord de la présence et des effets possibles des contaminants environnementaux et aider les chercheurs à comprendre les priorités des habitants du Nord. Le Comité a tenu plusieurs rencontres cette année pour discuter des différents problèmes liés aux contaminants. Il a également organisé une rencontre de deux jours pour revoir les propositions du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN) concernant le Nunavut.
Principales observations
Mark Palmer et Pat Roach, Présidents du Comité sur les contaminants du Yukon, ministère des affaires indiennes et du Nord canadien, Yukon Region, 345-300 Main St., Whitehorse, Yn. Y1A 2B5; tél. : (867) 667-3139; fax. : (867) 667-3341; courriel: roachp@ainc-inac.gc.ca
Le Comité sur les contaminants du Yukon : Cindy Dickson et Theresa Kendi, Conseil des Premières nations du Yukon, Whitehorse, Yn.; Joan Eamer, Environnement Canada, Service canadien de la faune, Whitehorse, Yn.; Ruth Hall, gouvernement du Territoire du Yukon, ministère des Ressources renouvelables, Whitehorse, Yn.; Joy Kajiwara and Ron Pearson, gouvernement du Territoire du Yukon, ministère de la Santé et des services sociaux; Nancy Steffen, Applied Ecosystem Management, Whitehorse, Yn.; Bob Van Dijken, Société de conservation du Yukon, Whitehorse, Yn.
Résumé
Le Comité sur les contaminants du Yukon (CCY) a été créé en 1992. Il coordonne les projets de recherches dirigés par le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN). Le CCY est composé de représentants du gouvernement, des Premières nations, d’organisations non gouvernementales et de l’industrie privée. Il examine les projets que le PLCN lui soumet sur les aspects scientifiques et socio-culturels qui concernent les communautés du Yukon, puis émet des recommandations pour que ces projets conviennent aux habitants. Il encourage également les relations entre les professionnels de la recherche et les Autochtones. Le Comité continue de se développer et de s’agrandir grâce à l’adhésion de nouveaux partenaires et à certains changements parmi ses membres. Le CCY est un partenaire indispensable pour la recherche scientifique du Nord.
Principales observations
Yvonne D. Stokker, Environnement Canada, Institut national de recherche sur les eaux (INRE), 867 Lakeshore Road, Burlington, Ont. L7R 4A6; tél. : (905) 336-4869: fax. : (905) 336-8914; courriel: yvonne.stokker@cciw.ca
Ed Kaminski, Environnement Canada, (INRE), Burlington, Ont.; les membres du sous-comité d’assurance de la qualité (AQ) du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord (PLCN); les laboratoires du Programme AQ du PLCN.
Résumé
Ce rapport décrit les activités réalisées par le Programme d’assurance de la qualité, lors de la période 2000-2001, pour le PLCN. Trois analyses ont fait partie des évaluations interlaboratoires : le dosage des métaux lourds et du méthylmercure dans le muktuk, le filet d’omble chevalier et le foie de lotte; le dosage du toxaphène en solution étalon et sur un échantillon de foie de lotte lipidoprive, et le dosage de l’organo-étain en solution étalon, dans les dépôts de sédiments et dans le biote. Une enquête a également été menée sur la nécessité d’évaluer la qualité des données relatives aux isotopes stables du plomb. Dernièrement, le rapport a aussi fourni un résumé sur les analytes cibles et les matrices pour la période 2000-2001 dans le projet de recherches entrepris par le PLCN.
Principales observations
Joachim Obst, Arctic Ecology and Development Consulting, C.P. 1888, Yellowknife (T.N.-O.), X1A 2P4; téléphone : (867) 669-7084; courriel: jobst@ssimicro.com
William Coedy, Laboratoire environnemental de la forêt boréale, ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, Yellowknife (T.N.-O); Robert G. Bromley, Whole Arctic Consulting, Yellowknife (T.N.-O.)
Résumé
Il faut détecter les contaminants potentiels dans les champignons sauvages comestibles pour que les habitants des Territoires du Nord-Ouest puissent en manger sans danger. De 1997 à 1999, des échantillons de champignons et de sol ont été recueillis dans des zones de récolte très fréquentées de la région nord du Grand lac des Esclaves, dans les Territoires du Nord-Ouest, dont des sites exposés à des émissions et des sites situés dans des zones apparemment vierges. L’analyse en laboratoire a montré qu’il y avait un lien entre les concentrations de métaux lourds dans les champignons et dans le sol. L’accumulation des métaux lourds dans les champignons était spécifique des espèces. À cause de la forte concentration de métaux dans les champignons comestibles de la région nord du Grand lac des Esclaves par rapport aux normes nationales et internationales, on recommande d’être extrêmement prudent dans le choix des sites de récolte. Il faut absolument éviter de cueillir des champignons à proximité des routes, des collectivités ou des mines. Les champignons de la famille des Agaricacea doivent être évités complètement à cause de leur grande bioaccumulation de métaux toxiques. On recommande une évaluation plus approfondie et la production de rapports publics.
Principales observations
1. Éviter la consommation de champignons provenant de sites contaminés et de sites exposés à des émissions.
Mark Palmer et Pat Roach, présidents, Comité des contaminants du Yukon, ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, région du Yukon, 345-300 Main St., Whitehorse (YU) Y1A 2B5; téléphone : 867-667-3139; fax : 867-667-3341; courriel:roachp@ainc-inac.gc.ca
Comité des contaminants du Yukon
Résumé
Le Comité des contaminants du Yukon (CCY) dirige le programme Préoccupations locales concernant les contaminants (PLCC). Celui-ci vise les préoccupations de collectivités et d’habitants du Yukon qui sont liées aux sources de contamination locales soupçonnées. En plus des projets planifiés, il y a un certain nombre de sujets non prévus ou « spontanés » qui surviennent chaque année. Ces problèmes se produisent au cours d’une année d’activités et apparaissent typiquement après un appel téléphonique ou une visite de personnes ayant des préoccupations liées à un contaminant ou à un emplacement particulier. Certaines années, ces projets « spontanés » peuvent être majoritaires dans le cadre du PLCC. L’année 2000-2001 était atypique en ce sens que le programme s’est concentré sur un seul projet planifié. Des recherches menées sur le lac Laberge en 1990-1991 ont mené à la mise en oeuvre d’un avis sur la consommation de chair de touladi et de foie de lotte, qui est toujours en vigueur. Le CCY a décidé de réexaminer le problème du lac Laberge après qu’une étude basée sur les prises par unité d’effort par la Fisheries Division du Territoire en 1999 a montré que la population du touladi avait augmenté considérablement depuis l’étude précédente, en 1991. Un projet de recherche a été lancé par le ministère des Pêches et Océans, Région du Centre et de l’Arctique (Winnipeg), qui avait participé aux études précédentes sur le lac. Le programme conjoint a pour objet d’analyser des échantillons de poisson pour déterminer si les concentrations de contaminants dans le touladi et la lotte ont changé par rapport à la dynamique de la population. Cette étude initiale servira de base à une thèse universitaire en 2001-2002 et 2002-2003.Également dans le cadre du programme PLCC, il y a eu une analyse du touladi du lac Mandana par la Première nation de Little Salmon /Carmacks effectuée dans le cadre de la mise en oeuvre de son autonomie gouvernementale par l’intermédiaire du processus de revendication territoriale.
Principales observations
1. Le programme des Préoccupations locales concernant les contaminants (PLCC) du Yukon permet de résoudre rapidement les problèmes locaux, de prendre en charge les préoccupations imprévues ou « spontanées », identifie les problèmes pouvant mener à des enquêtes importantes dans le cadre du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord ou des projets de restauration dans le cadre du Programme de gestion des déchets, et s’incorpore au processus de réglementation local qui s’occupe des sites contaminés.
Glen Stephens, ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, Division des contaminants, C.P. 1500, Yellowknife (T.N.-O.) X1A 2R3; téléphone : (867) 669-2662; télécopieur : (867) 669-2833; courriel: stephensg@ainc-inac.gc.ca; Allison Armstrong, Nation dénée, C.P. 2338, Yellowknife (T.N.-O) X1A 2P8; téléphone : (867) 873-4081; fax : (867) 920-2254; courriel: denenationkm@ssimicro.com
Laurie Chan, Centre pour l’alimentation et l’environnement des peuples autochtones, université McGill , Montréal (Québec); Olivier Receveur, université de Montréal, Montréal (Québec); Bob Dabeka, Santé Canada, Ottawa (Ontario); William Hendershot, Department of Natural Resource Sciences, université McGill, Montréal (Québec)
Résumé
Ce projet est le suivi d’une étude antérieure sur l’arsenic dans les baies qui a trouvé des concentrations élevées d’arsenic dans les baies de sites miniers. La présente étude a utilisé les données d’exposition et d’alimentation de l’étude antérieure et a déterminé le type d’arsenic présent et sa biodisponibilité. Les risques pour le consommateur provenant de l’arsenic dans les baies ont été évalués à partir de cette information et s’avèrent minimaux.
Principales observations
1. L’arsenic (As) présent dans les baies ne présente pas de risques importants pour la santé des consommateurs.
Norman Snowshoe, Conseil tribal des Gwich'in , C.P. 1509, Inuvik (T.N.-O.) X0E 0T0, téléphone : (867) 777-4869, fax : (867) 777-4538, courriel: snowshoe@inuvik.net.
Sam Stephenson, ministère des Pêches et Océans, C.P. 1871, Inuvik (T.N.-O.) X0E 0T0, téléphone : (867) 777-7503, fax : (867) 777-7501, courriel: StephensonS@dfo-mpo.gc.ca
Résumé
En raison des préoccupations permanentes des résidents de Fort McPherson (T.N.-O.) liées à la consommation du poisson de la rivière Peel, une étude de base visant à déterminer l’étendue et le type des contaminants possibles présents dans le poisson a été effectuée en 1999. On a examiné trente poissons, 10 inconnus (Stenodus leucichthys), 10 corégones tschirs (Coregonus nasus) et 10 lottes (Lota lota), pour y détecter divers métaux lourds et composés organochlorés. Tous les poissons ont été capturés par des pêcheurs locaux à des sites de pêche traditionnels le long de la rivière Peel. L’analyse a montré que les concentrations de cadmium et de plomb étaient inférieures aux limites décelables dans les trois espèces. C’est le corégone tschir qui avait les plus faibles concentrations de métaux lourds. Le plus gros inconnu examiné avait une forte concentration de mercure. Deux inconnus et une lotte avaient des concentrations d’arsenic supérieures aux limites de consommation recommandées par Agriculture et Agroalimentaire Canada et par Santé Canada. Les composés organochlorés se trouvaient typiquement à de faibles concentrations dans les inconnus et les corégones tschirs. Seules les lottes avaient de fortes concentrations de toxaphène et on fait des recommandations sur la quantité qui peut être consommée chaque semaine sans danger. Étant donné que la lotte est consommée surtout de façon saisonnière, il est peu probable qu’une consommation sur de courtes périodes présente un risque pour la santé. D’après les résultats de cette étude, ces espèces de poisson de la rivière Peel peuvent être consommées sans danger. Aucune autre étude n’est requise à l’heure actuelle.
Principales observations
1. Cette étude indique que l’inconnu, le corégone tschir et la lotte de la rivière Peel peuvent être consommés sans danger.
Melissa Stoddart, Première nation Gameti (PNG), C.P. 1, Rae Lakes (T.N.-O.) X0E 1R0; tél : (867) 997-3441; fax : (867) 997-3411; courriel: mejstoddart@yahoo.com
Alfred Arrowmaker, William Chocolate et Francis Quitte, PNG, Rae Lakes (T.N.-O.); Doug et Lou Rankin, Rae Lakes (T.N.-O.); Scott Foster, Grand Valley (Ontario).
Résumé
Cette étude a examiné la présence de mercure et d’autres métaux dans le poisson de deux lacs de la région des Dogrib autour de Rae Lakes (Territoires du Nord-Ouest). Dans chaque lac, 10 échantillons de muscle et de foie ont été prélevés sur chaque touladi (Salvelinus namaycush) et ménomini rond (Prosopium cylindraceum). Chaque poisson a été pesé et sa longueur à la fourche a été mesurée; de plus, dans chacun, on a examiné les structures indicatrices du vieillissement (otolithes) afin de déterminer le lien entre l’âge et la taille du poisson d’une part, et la concentration en mercure dans le poisson d’autre part. Les concentrations de métal mesurées dans le poisson ont été comparées à des concentrations jugées sans danger pour la consommation. On a trouvé que les concentrations de plusieurs des métaux étaient faibles et inférieures aux limites de détection. Dans les deux lacs, les concentrations moyennes de mercure dans les muscles et le foie étaient plus élevées dans le touladi que dans le ménomini rond. Dans les deux lacs, certains touladis avaient des concentrations de mercure dans les muscles ou le foie supérieures aux limites recommandées par les directives canadiennes pour les contaminants dans le poisson.
Principales observations