Plan d'action pour la gestion de l'eau potable dans les collectivés des Premières nations - Rapport d'étape le 17 janvier 2008

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Table des matières

Sommaire

Le nouveau gouvernement du Canada a réalisé des progrès significatifs par rapport à l'aide qu'il apporte aux collectivités des Premières nations sur réserve afin qu'elles puissent offrir une eau potable à leurs membres. Depuis la parution du « Plan d'action pour la gestion de l'eau potable dans les collectivités des Premières nations – Rapport d'étape – le 22 mars, 2007 », les mesures prises par Affaires indiennes et du Nord Canada, Santé Canada et Environnement Canada ont atteint les résultats suivants :

  • en mars 2006, 193 systèmes d'eau potable à risqué élevé furent identifiés; ce nombre a été réduit à 97 en mars 2007 ; le nombre de systèmes a maintenant été réduit à 85 ;

  • en mars 2007, il y avait encore 14 des 21 collectivités identifiées comme prioritaires; un autre huit de ces collectivités ne sont plus dans cette catégorie, notamment dans les collectivités de Moose Deer Point (ON), Dene Tha' (AB), Frog Lake (AB), Canoe Lake (C.-B.), Lake Babine (C.-B.), Semiahmoo (C.-B.), Toosey (C.-B.), et Toquaht (C.-B.);
  • certains travaux ont été entrepris pour que 30 à 40 formateurs supplémentaires soient embauchés, presque le double du nombre actuel de formateurs; et
  • On a de plus fait des progrès sur d'autres fronts. Grâce au Programme de formation itinérante, le nombre d'opérateurs de systèmes de traitement de l'eau ayant obtenu le premier niveau de certification ou plus est passé à 41 %, ce qui représente 475 opérateurs de systèmes de traitement de l'eau et opérateurs auxiliaires sur 1 152 à la grandeur du pays.

Santé Canada, en collaboration avec Affaires indiennes et du Nord Canada et les intervenants des Premières nations, a élaboré la Procédure ayant trait aux avis concernant la qualité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations au sud du 60e parallèle. Cette procédure favorise une approche d'équipe afin de régler efficacement un avis concernant la qualité de l'eau potable afin qu'il soit levé sans tarder. La mise en œuvre de la procédure est en cours.

En outre, Affaires indiennes et du Nord Canada se prépare à effectuer une nouvelle évaluation de tous les systèmes d'eau potable et d'eaux usées. Cette évaluation, qui se produira durant 2008 et 2009, procurera un examen indépendant de l'état actuel de tous les systèmes d'eau potable et d'eaux usées. Elle évaluera diverses options fonctionnelles pour la collectivité, examinant des façons alternatives d'aide pour assurer l'approvisionnement en eau potable sécuritaire à toute la collectivité plutôt que seulement aux membres utilisant les systèmes communautaires. Cette évaluation déterminera les besoins en ressources, formation et soutien pour l'approvisionnement en eau dans les années futures.

Le gouvernement du Canada poursuit ses efforts visant à contribuer à fournir aux Premières nations de l'eau potable salubre, propre et fiable.

Rapport d'étape sur les systèmes d'eau potable à risque élevé dans les collectivités des Premières nations

Rapport d'étape sur les systèmes d'eau potable à risque élevé dans les collectivités des Premières nations

*Un système d'eau potable à risque élevé est un système d'eau potable avec des insuffisances majeures dans plusieurs domaines. Si un problème surgit dans un de ces secteurs, le système est peu susceptible de pouvoir compenser, ainsi il y a une probabilité élevée que n'importe quel problème pourrait avoir comme conséquence l'eau peu sûre.

Rapport d'étape sur les 21 collectivités des Premières nations prioritaires

Rapport d'étape sur  les 21 collectivités des Premières nations prioritaires

*Une collectivité prioritaire est une collectivité dont les systèmes présentent un risque élevé et un avis concernant la qualité de l'eau potable a été émis au moment de l'annonce du Ministre en mars 2006.

Contexte

Le gouvernement du Canada s'est engagé à fournir aux dirigeants des Premières nations les moyens et les ressources nécessaires pour fournir à leur population une eau potable salubre, propre et fiable. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement du Canada offre aux Premières nations une aide financière et des conseils pour les aider à gérer et à exploiter leurs réseaux d'alimentation en eau.

Affaires indiennes et du Nord Canada fournit une aide financière axée sur la conception, la construction, l'exploitation et l'entretien des réseaux d'alimentation en eau, ainsi que sur la formation et la certification du personnel affecté aux réseaux d'alimentation en eau.

Santé Canada collabore avec les Premières nations à la mise en place des programmes de contrôle de la qualité de l'eau potable dans leurs collectivités.Environnement Canada prépare le matériel d'orientation technique et de formation sur la protection de la source d'eau et l'usage durable des eaux.

Les Premières nations assument la responsabilité de l'exécution et de la gestion des activités quotidiennes relatives à leurs réseaux, y compris la conception, la construction, l'exploitation, l'entretien et la surveillance de leurs réseaux d'alimentation en eau.

Plan d'action pour la gestion de l'eau potable

Le 21 mars 2006, l'honorable Jim Prentice, ministre des Affaires indiennes et du Nord Canada à l'époque, et monsieur Phil Fontaine, Chef national de l'Assemblée des Premières nations, ont annoncé le Plan d'action pour la gestion de l'eau potable dans les collectivités des Premières nations. Ce Plan d'action examine l'approche à barrières multiples de la Stratégie de gestion de l'eau des Premières nations et il place plus d'emphase et d'intervention, ou autrement développe les points clés qui influenceraient le plus le classement de risque des réseaux d'alimentation en eau dans les collectivités des Premières nations. En plus, ces activités aborderaient les recommandations formulées par la Commissaire à l'environnement et au développement durable.

Dans son Plan d'action, Affaires indiennes et du Nord Canada s'est particulièrement engagé envers les activités suivantes :

  • mettre en vigueur un protocole clair sur les normes de qualité de l'eau;

  • obliger tous les opérateurs des réseaux d'alimentation en eau à suivre une formation et confier la supervision des systèmes à un opérateur reconnu;

  • nous attaquer aux sérieux problèmes liés à la qualité de l'eau de tous les systèmes d'eau potable à risque élevé, en commençant par les 21 collectivités prioritaires;

  • former un groupe d'experts qui aura le mandat de présenter des avis sur le cadre de réglementation de l'eau potable dans les réserves; et

  • s'engager à produire des rapports d'étape réguliers sur le Plan d'action.

Le Ministère a obtenu 60 millions $ sur deux ans du budget de 2006 pour contribuer à l'atteinte des objectifs établis dans le plan d'action.

Dans ce rapport nous présentons, au moyen du plan d'action dont l'objet est d'aider les dirigeants des Premières nations à fournir de l'eau potable salubre à leur population, le progrès accompli depuis l'annonce du 21 mars 2006.

Rapport d'étape sur le plan d'action

Le gouvernement du Canada a réalisé des progrès significatifs par rapport à l'aide qu'il apporte aux collectivités des Premières nations sur réserve afin qu'elles puissent offrir une eau potable à leurs membres. Les activités suivantes ont eu pour résultat de réduire le nombre de systèmes d'eau potable à risque élevé de 97 systèmes en mars 2007 à 85 systèmes. Un plus grand nombre de Premières nations sur réserve a maintenant accès à de l'eau potable sécuritaire.

On trouvera ci-après les détails du progrès réalisé à l'égard des cinq mesures particulières dans le plan d'action.

Mettre en vigueur un protocole clair sur les normes de qualité de l'eau

Le jour de l'annonce du Plan d'action, le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits a en plus publié le Protocole pour la salubrité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations. En nous fondant sur l'avis des praticiens des Premières nations et d'autres intervenants, nous avons prévu certaines améliorations à apporter au Protocole. Signalons aussi les produits suivants qui seront offerts plus tard : la Procédure ayant trait aux avis sur la qualité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations au sud du 60e parallèle et des documents techniques d'Environnement Canada sur les plans de protection des sources d'eau.

Santé Canada a dirigé pour les Premières nations, Santé Canada et Affaires indiennes et du Nord Canada l'élaboration des procédures à suivre lors de la publication et de l'annulation d'avis concernant la qualité de l'eau potable pour accélérer le temps de réponse et abréger la durée des avis. Nous attaquer aux causes sous-jacentes des avis concernant la qualité de l'eau potable est une des priorités clés du gouvernement du Canada comme des collectivités des Premières nations.

Environnement Canada prépare des guides techniques sur l'évaluation de l'eau et les vérifications de l'utilisation de l'eau qui sont faites au niveau communautaire. Plusieurs des manuels de ce Ministère ont fait l'objet d'essais pilotes dans des collectivités des Premières nations.

Par conséquent, voici en résumé le rapport d'étape sur le protocole :

  • Des améliorations sont en cours d'être apportées au protocole, y compris l'ajout de la  Procédure ayant trait aux avis sur la qualité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations au sud du 60e parallèle, rédigée par  Santé Canada, etdes guides techniques pour établir des plans sur la protection de la source d'eau réalisés par Environnement Canada.

ParVeiller à la surveillance des réseaux d'alimentation en eau par des opérateurs certifiés

Affaires indiennes et du Nord Canada fournit une aide financière aux Premières nations et aux organisations techniques des Premières nations à l'appui du Programme de formation itinérante, le principal véhicule qui offre à la majorité des opérateurs des Premières nations la formation requise pour opérer leurs systèmes. Ce programme veille à ce que les experts compétents se déplacent dans diverses collectivités pour offrir à l'opérateur une formation pratique sur son propre système. En plus, les formateurs itinérants aident souvent les Premières nations à corriger les anomalies mineures et les problèmes de fonctionnement et d'entretien de leurs systèmes.

Suite au travail accompli par le biais du Programme de formation itinérante, le nombre d'opérateurs des systèmes de traitement de l'eau potable qui ont réussi au moins le premier niveau de certification a augmenté à 41 % de tous les opérateurs en date de l'automne 2007. Ceci représente 475 des 1 152 opérateurs de réseaux d'eau potable et des opérateurs auxiliaires dans l'ensemble du pays.

Depuis l'annonce du Plan d'action, certains travaux ont été entrepris pour renforcer le Programme de formation itinérante, y compris la création d'un réseau de formateurs itinérants, la diffusion des pratiques exemplaires et les projets visant l'embauche de formateurs supplémentaires afin d'assurer un nombre optimal de collectivités par formateur. On prévoit que 30 à 40 formateurs supplémentaires seront embauchés au cours des deux prochaines années.

Les principaux changements apportés au Programme de formation itinérante, découlant du Plan d'action, visent à confier la supervision des systèmes aux opérateurs certifiés (c.-à-d. des fournisseurs de services possédant les qualifications requises, telles qu'exigées par les normes pertinentes). Dans plusieurs cas, les formateurs itinérants assurent une surveillance et un soutien technique suffisants à l'aide de lignes de dépannage de 24 heures par jour. Par contre, si l'attention accordée par le formateur itinérant est jugée inadéquate aux fins de la formation et du soutien de l'opérateur ou aux fins de l'approvisionnement opportun de l'eau potable sûre, on peut faire appel à une tierce partie, au moyen d'un contrat, qui garantira à la Première nation une surveillance, une supervision et un mentorat additionnels. Ces contrats passés avec un tiers sont gérés par le biais du Programme des opérations de salubrité de l'eau. On assure une coordination étroite du Programme de formation itinérante et du Programme des opérations de salubrité de l'eau afin que les Premières nations en tirent le meilleur parti et surveillance.

Par conséquent, le Programme de formation itinérante amélioré, conjugué à l'éventuel recours au Programme des opérations de salubrité de l'eau, nous permettra de nous attaquer aux problèmes de classement de risque ayant trait à l'opération d'un système, à la formation de l'opérateur et à la surveillance et à la tenue de dossiers. Ce programme est donc susceptible d'avoir l'incidence la plus marquée sur la révision à la baisse du classement de risque du système.

Par conséquent, voici en résumé le rapport d'étape sur la surveillance :

  • une ligne de dépannage de 24 heures et un soutien technique sont à la disposition de toutes les Premières nations depuis décembre 2006;

  • l'expansion du Programme de formation itinérante est en cours et prévoit l'embauche de formateurs supplémentaires.

Régler les problèmes de tous les systèmes à risque élevé, en commençant par les 21 collectivités prioritaires

Tel que susmentionné, le principal objectif (mais non le seul) du Plan d'action vise à corriger tous les systèmes à risque élevé, par le fait même contribuant à fournir de l'eau potable salubre à toutes les collectivités des Premières nations. La réduction du niveau de risque d'un réseau d'alimentation en eau peut être accomplie en corrigeant les anomalies de toute barrière, notamment à la source d'eau, en améliorant la conception et l'exploitation du réseau, la formation de l'opérateur, ainsi que la surveillance et la tenue des dossiers du système.

Parmi les 97 systèmes à risque élevé en existence en mars 2007, 14 des systèmes identifiés étaient situés dans les communautés prioritaires annoncées par le Ministre. Maintenant, il ne reste que 85 systèmes à risque élevé. Les problèmes reliés à l'eau potable ont été résolus dans un autre huit des collectivités prioritaires soit parce que les avis ont été levés ou parce que le classement du niveau de risque des systèmes d'eau potable a diminué. Les collectivités en question sont Moose Deer Point (ON), Dene Tha' (AB), Frog Lake (AB), Canoe Lake (C.-B.), Lake Babine (C.-B.), Semiahmoo (C.-B.), Toosey (C.-B.), et Toquaht (C.-B.) Nous continuons le travail amorcé pour aborder les problèmes dans les six autres collectivités prioritaires. Parmi ces dernières, les problèmes ont été réglés dans deux collectivités et nous attendons les résultats des analyses pour confirmer qu'elles devraient être enlevées de la liste prioritaire. Les quatre autres collectivités nécessitent des travaux de conception et de construction d'un nouveau système et sont donc des questions à long terme. L'appendice A présente un rapport d'étape détaillé sur chacune des 21 collectivités prioritaires.

Cependant, tel que susmentionné, les 21 collectivités prioritaires sont seulement les premières collectivités, dont les systèmes présentent un risque élevé ou auxquelles un avis concernant la qualité de l'eau potable a été émis, qui ont mis en œuvre des plans de mesures correctives. Au mois de mars 2006, en excluant les 21 collectivités prioritaires, 149 collectivités présentaient également au moins un réseau communautaire d'alimentation en eau à risque élevé. En outre, 54 autres collectivités avaient reçu au moins un avis concernant la qualité de l'eau potable. Globalement, un total de 224 collectivités des Premières nations présentaient des problèmes de qualité de l'eau qui devaient être abordés.

Les travaux ont rapidement évolué dans plusieurs collectivités concernées. En date de décembre 2007, seulement 116 collectivités des Premières nations présentaient toujours des problèmes de qualité de l'eau, dont 56 comptent au moins un réseau d'alimentation en eau à risque élevé, 40 collectivités ont reçu au moins un avis concernant la qualité de l'eau potable et 20 collectivités présentent au moins un réseau à risque élevé et ont reçu au moins un avis concernant la qualité de l'eau potable. Des plans de mesures correctives ont été élaborés pour chacune de ces collectivités et leur mise en œuvre varie actuellement, de l'étape de la conception à l'approche de l'achèvement.

Par conséquent, voici en résumé le rapport d'étape sur le niveau de risque et les collectivités prioritaires :

  1. on compte actuellement 85 systèmes communautaires d'eau potable à risque élevé; ceci est une réduction des 97 systèmes à risque élevé mentionnés dans le rapport d'étape de mars 2007;

  2. les problèmes ont été résolus dans un autre huit collectivités prioritaires, soit parce que l'avis concernant la qualité de l'eau potable a été levé, soit parce que le classement du niveau de risque a été diminué, notamment dans les collectivités de Moose Deer Point (ON), Dene Tha' (AB), Frog Lake (AB), Canoe Lake (C.-B.), Lake Babine (C.-B.), Semiahmoo (C.-B.), Toosey (C.-B.), et Toquaht (C.-B.); ainsi, il ne reste que 6 des 21 collectivités prioritaires initiales.

  3. 116 collectivités présentent toujours des réseaux communautaires d'alimentation en eau à risque élevé et/ou ont reçu des avis concernant la qualité de l'eau potable qui n'ont pas été levés, une diminution par rapport au nombre de 224 collectivités (y compris les 21 collectivités prioritaires) au moment de l'annonce.

Former un groupe d'experts chargé de présenter des options pour la mise en place d'un cadre de réglementation

Le groupe d'experts a été créé et a tenu, entre les mois de juin et d'août 2006, des audiences publiques un peu partout au pays, notamment à Whitehorse, Edmonton, Vancouver, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Québec, Halifax et Thunder Bay. Le groupe d'experts a présenté son rapport final au ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien le 15 novembre 2006. Le rapport final a été déposé à la Chambre des communes le 7 décembre 2006. Depuis cette date, le Ministre et les hauts fonctionnaires d'Affaires indiennes et du Nord Canada, Santé Canada et Environnement Canada ont soigneusement analysé le rapport final et les diverses options de réglementation proposées par le groupe d'experts.

En juin 2007, le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones a également rendu public un rapport intitulé : L'approvisionnement en eau potable sécuritaire pour les Premières nations. Dans ce rapport, le comité recommande que le gouvernement du Canada effectue une vérification professionnelle de l'infrastructure du service d'approvisionnement en eau, de même qu'une évaluation indépendante des besoins en ce qui a trait à l'approvisionnement de l'eau potable sécuritaire dans les collectivités des Premières nations. Le Sénat a de plus recommandé qu'AINC entreprenne un processus de consultation complet auprès des collectivités des Premières nations concernant les options législatives, dans le but d'élaborer de manière conjointe une telle législation avec les Premières nations.

Le Ministre examine actuellement de près les options proposées par le groupe d'experts et les recommandations formulées par le Sénat avant d'entreprendre les prochaines étapes concernant l'élaboration d'un cadre de réglementation de l'eau potable dans les réserves des Premières nations.

Par conséquent, voici en résumé le rapport d'étape pour la mise en place d'un cadre de réglementation pour la salubrité de l'eau potable dans les collectivités des Premières nations :

  • Le groupe d'experts a déposé son rapport devant le Parlement en décembre 2006;

  • En juin 2007, le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones a rendu public le rapport L'approvisionnement en eau potable sécuritaire pour les Premières nations; et

  • Le Ministre étudie actuellement les options proposées par le groupe d'experts, ainsi que les recommandations formulées par le Sénat avant d'entreprendre les prochaines étapes concernant l'élaboration d'un cadre de réglementation de l'eau potable dans les réserves des Premières nations.

Rapports d'étape

Le premier rapport d'étape a été présenté au Parlement le 7 décembre 2006, alors que le deuxième a été déposé le 20 mars 2007. Ce dernier est le troisième rapport portant sur le Plan d'action pour la gestion de l'eau potable dans les collectivités des Premières nations. D'autres rapports continueront de souligner les progrès.

Autre progrès relié à l'eau potable

Parce que les avis concernant la qualité de l'eau potable sont des mesures préventives importantes visant la protection de la santé publique, une recherche effectuée par Santé Canada a déterminé qu'il faut améliorer la communication des avis concernant la qualité de l'eau potable dans les collectivités des Premières nations. En se fondant sur ces recherches, Santé Canada, en collaboration avec Affaires indiennes et du Nord Canada et les intervenants des Premières nations, a élaboré la Procédure ayant trait aux avis concernant la qualité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations au sud du 60e parallèle. Cette procédure a pour but d'aider les chefs et les conseils ainsi que d'autres intervenants à s'attaquer aux causes sous-jacentes d'un avis concernant la qualité de l'eau potable une fois que celui-ci a été émis. Cette procédure a pour objectif principal de favoriser une approche d'équipe afin d'aider les chefs et les conseils à coordonner les efforts déployés par les intervenants pertinents afin d'assurer qu'un avis soit levé le plus rapidement possible. Les rôles et les responsabilités de Santé Canada, d'Affaires indiennes et du Nord Canada et des Premières nations, ainsi que les mesures à prendre dès l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable dans les collectivités des Premières nations sont exposés dans la procédure. La communication et la mise en œuvre de la procédure dans les collectivités des Premières nations sont en cours.

Environnement Canada fournit de l'information sur les exigences fédérales liées à la qualité des effluents des eaux usées et à la protection de l'environnement.
Affaires indiennes et du Nord Canada collabore étroitement avec le Ministère, suite aux travaux sur le projet de règlement pancanadien sur les eaux usées municipales. AINC rédige par ailleurs un Protocole ayant trait au traitement et à l'élimination des eaux usées dans les collectivités des Premières nations qui s'harmonisera avec le règlement. De plus, Environnement Canada a réalisé plusieurs guides techniques et documents de formation qui aideront les Premières nations à prendre des mesures pour protéger les sources d'eau potable et veiller à une utilisation durable de l'eau. Ces documents, qui font actuellement l'objet d'un examen, seront incorporés au Protocole pour la salubrité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations.

Ensemble, les trois ministères ont également produit, avec l'aide de l'Assemblée des Premières Nations et d'autres organismes des Premières nations, la trousse scolaire L'Eau est un trésor. Les activités qui y sont proposées aideront à sensibiliser les enfants des Premières nations à l'importance d'un approvisionnement en eau potable salubre et fiable et les encouragera à embrasser des carrières dans le secteur de l'eau. La trousse L'eau est un trésor a été remise aux écoles à l'échelle nationale exploitées par une bande, le gouvernement fédéral ou un gouvernement provincial, ainsi qu'aux conseils de bande, ministères de l'éducation et divers organismes des Premières nations.

En outre, Affaires indiennes et du Nord Canada se prépare à effectuer une nouvelle évaluation de tous les systèmes d'eau potable et d'eaux usées. Cette évaluation, qui se produira durant 2008 et 2009, procurera un examen indépendant de l'état actuel de tous les systèmes d'eau potable et d'eaux usées. Elle évaluera diverses options fonctionnelles pour la collectivité, examinant des façons alternatives d'aide pour assurer l'approvisionnement en eau potable sécuritaire à toute la collectivité plutôt que seulement aux membres utilisant les systèmes communautaires. Cette évaluation déterminera les besoins en ressources, formation et soutien pour l'approvisionnement en eau dans les années futures.

Conclusion

En conclusion, le gouvernement du Canada a élaboré un plan qui évolue et qui présente des résultats mesurables, notamment :

  • le Protocole pour la salubrité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations a été renforcé et amélioré ;

  • un plus grand nombre de collectivités ont maintenant accès à la supervision des systèmes d'eau potable par des opérateurs certifiés;

  • une importante diminution du nombre de collectivités des Premières Nations qui présentent des réseaux communautaires d'alimentation en eau à risque élevé et/ou qui ont reçu des avis concernant la qualité de l'eau potable; et

  • le Ministre étudie actuellement des options et des recommandations avant d'entreprendre les prochaines étapes concernant l'élaboration d'un cadre de réglementation.

Le gouvernement du Canada poursuit ses efforts d'engagement visant à contribuer à fournir aux Premières nations de l'eau potable salubre, propre et fiable.

Appendice A
Rapport d'étape sur les 21 collectivités prioritaires

Atlantique

Pabineau
La collectivité de Pabineau compte une population de 227 personnes, dont 87 vivent dans la réserve, située à environ 10 km de Bathurst (Nouveau-Brunswick). Ses problèmes d'eau remontent au 1er juin 2005, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une panne d'équipement ayant occasionné une chloration inadéquate. Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le système en 2006 et déterminé qu'il avait été mal conçu.

Progrès accompli jusqu'ici : Le 14 septembre 2006, les chefs et les conseillers ont conclu une entente avec Affaires indiennes et du Nord Canada pour l'installation de systèmes individuels d'épuration pour chaque maison et en vue de la solution définitive du raccordement au système municipal de la ville de Bathurst. Des responsables d'Affaires indiennes et du Nord Canada ont rencontré, le 12 juin 2007, cette Première nation en vue de discuter des progrès réalisés jusqu'ici et des prochaines étapes. Ils ont convenu d'installer un système individuel d'épuration dans toutes les maisons dans la réserve qui ne répondent pas aux Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada, tant dans les maisons alimentées par un puits privé que dans les maisons alimentées par le système communautaire, et de moderniser le bâtiment des pompes. Le projet est achevé. Santé Canada effectue des analyses de la qualité de l'eau. Santé Canada examinera le résultat des analyses et décidera si l'avis concernant la qualité de l'eau potable pourra être annulé.

Woodstock
La collectivité de Woodstock compte une population de 813 Indiens inscrits, dont 260 vivent dans la réserve, située à environ 5 km au sud de Woodstock
(Nouveau-Brunswick). Ses problèmes d'eau remontent au 1er mars 2005, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une chloration inadéquate ayant entraîné une qualité microbiologique inacceptable.

Progrès accompli jusqu'ici : Woodstock n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque élevé de cette collectivité a été réduit à un classement de niveau de risque modéré par suite des travaux effectués au cours de l'année. Les résidences de la collectivité ne font pas l'objet d'un avis concernant la qualité de l'eau potable. Depuis l'installation de préfiltres et de systèmes de désinfection, le centre de santé et la cantine de Woodstock ne font plus l'objet d'un avis concernant la qualité de l'eau potable. Cependant, la conduite d'eau fait toujours l'objet d'un avis concernant la qualité de l'eau potable. En outre, l'opérateur a obtenu sa certification de niveau de station d'épuration des eaux.

Quéxbec

Kitigan Zibi Anishinabeg
La collectivité de Kitigan Zibi Anishinabeg compte une population de 2 671 Indiens inscrits, dont 1 489 vivent dans la réserve, située à environ 130 km au nord de Gatineau/Ottawa, à proximité de la ville de Maniwaki. Ses problèmes d'eau remontent à 1999. Deux problèmes distincts d'eau touchent cette collectivité.

Les maisons de certains résidants sont raccordées au réseau communautaire d'alimentation en eau de la ville de Maniwaki, en vertu d'un accord sur les services municipaux. Le réseau municipal tire son eau d'une source de surface et a eu des problèmes de traitement de l'eau en fonction de normes acceptables pour l'eau potable.

Les autres résidants ont des puits individuels et font l'objet d'un avis concernant la qualité de l'eau potable depuis 1999 à cause d'un niveau inacceptable d'uranium dans l'eau souterraine. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué des solutions techniques au problème du traitement, directement dans les puits, mais a constaté que les technologies actuelles ne sont pas viables en raison de niveaux inacceptables de radon.

Progrès accompli jusqu'ici : La municipalité de Maniwaki a entrepris la modernisation de son système d'approvisionnement en eau le 30 août 2006 dans le but de régler les problèmes de traitement de l'eau. Au cours des cinq prochaines années, Kitigan Zibi, en collaboration avec Affaires indiennes et du Nord Canada, élargira son système de distribution pour raccorder au réseau municipal un aussi grand nombre de résidences et d'édifices communautaires que possible parmi ceux qui sont actuellement alimentés par des puits individuels. On prévoit qu'entre-temps l'avis concernant la qualité de l'eau potable sera maintenu pour ces maisons et que de l'eau potable embouteillée sera fournie aux résidants. Diverses réunions et discussions ont eu lieu entre Kitigan Zibi et Affaires indiennes et du Nord Canada pour établir un plan d'action global couvrant non seulement les unités qui seront raccordées au réseau municipal, mais aussi celles qui sont encore alimentées par des systèmes individuels.

Ontario

Shoal Lake n° 40
La collectivité de Shoal Lake n° 40 compte une population de 526 Indiens inscrits, dont 254 vivent dans la réserve située près de Kejick. Ses problèmes d'eau remontent au 6 décembre 2000, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une panne d'équipement ayant occasionné une chloration inadéquate. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué les installations existantes et constaté qu'il y a eu des problèmes de continuité du fonctionnement remontant à 2000. Les travaux ont été entrepris le 5 mai 2003, avec le lancement d'un projet de construction d'une nouvelle station de traitement de l'eau conforme aux règlements actuels.

Progrès accompli jusqu'ici : On a choisi un consultant pour refaire la conception de la nouvelle station de traitement. La conception devrait être terminée en février 2008 et on prévoit le début de la construction pour le printemps 2008. La surveillance par un opérateur certifié, qui résulterait en un risque moins élevé pour la collectivité, a été offerte à la Première nation. Celle-ci n'a toutefois pas répondu. Affaires indiennes et du Nord Canada a également tenu un atelier sur la surveillance par des opérateurs certifiés à l'intention de toutes les Premières nations du Conseil tribal Bimose, dont fait partie Shoal Lake n° 40, qui n'y a toutefois pas participé.

Constance Lake
La collectivité de Constance Lake compte une population de 1 449 Indiens inscrits, dont 711 vivent dans la réserve, située à environ 40 km au nord-ouest de Hearst. Ses problèmes d'eau remontent au 18 novembre 2005, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une panne d'équipement. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué la station et constaté que les travaux nécessaires au fonctionnement et à l'entretien n'étaient pas faits.

Progrès accompli jusqu'ici : Constance Lake n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le niveau de risque de cette communauté a été réduit d'élevé à modéré suite aux travaux effectués au cours de l'année. L'avis concernant la qualité de l'eau potable a pris fin en juillet 2006. Les travaux ont débuté en mai 2006, date de la signature d'un contrat avec l'Agence ontarienne des eaux pour la prestation de services de surveillance par des opérateurs certifiés. On effectue actuellement une étude de traitabilité de l'eau afin de trouver une solution à long terme, puisque l'actuelle station ne répond pas aux normes en vigueur. L'étude doit être complétée d'ici mai 2008.

Moose Deer Point
La collectivité de Moose Deer Point compte une population de 449 Indiens inscrits, dont 143 vivent dans la réserve, située sur la péninsule O'Donnell Point, dans la baie Géorgienne, au nord de Muskoka. Ses problèmes d'eau remontent à 1998, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, émis en raison d'une importante dégradation de la qualité de la source d'eau et d'une chloration inadéquate. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le système et constaté que les travaux nécessaires au fonctionnement et à l'entretien n'étaient pas faits et que les bâtiments des pompes n'étaient pas conformes aux normes.

Progrès accompli jusqu'ici : Moose Deer Point n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. L'avis concernant la qualité de l'eau a pris fin le 19 décembre 2007. On attend un certificat d'achèvement pour confirmer que la modernisation provisoire du système est terminée. La Première nation a également fait une demande d'aide financière au Programme des opérations de salubrité de l'eau de la région de l'Ontario pour obtenir de l'aide en matière de surveillance. Entre-temps, la Première nation a embauché un opérateur de traitement de l'eau accrédité pour opérer le système et former les deux opérateurs en formation. La conception pour le nouveau système est terminée et le projet a reçu l'approbation effective. La construction du nouveau système devrait être terminée d'ici 2010.

Northwest Angle n° 37
La collectivité de Northwest Angle n° 37 compte une population de 336 Indiens inscrits, dont 153 vivent dans la réserve, située au sud-est de Kenora. Ses problèmes d'eau remontent à 2002, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une chloration inadéquate. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le système et constaté un défaut de fonctionnement du chlorateur ainsi que des problèmes liés aux travaux de fonctionnement et d'entretien.

Progrès accompli jusqu'ici : L'avis concernant la qualité de l'eau potable est encore en place. Un fournisseur de services a été sélectionné pour la provision des services de surveillance par des opérateurs certifiés pour l'exploitation de la station de traitement. Actuellement, on met au point un contrat qui, lorsqu'il sera en place, résultera en un classement du risque à un niveau moindre.

Ochiichagwe'babigo-ining
La collectivité de Ochiichagwe'babigo-ining compte une population de 329 Indiens inscrits, dont 109 vivent dans la réserve, située au nord de Kenora. Ses problèmes d'eau remontent à 2004, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une panne d'équipement. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le système et constaté que les travaux nécessaires au fonctionnement et à l'entretien n'étaient pas faits. Les travaux ont commencé en 2002 et se poursuivent jusqu'à présent.

Progrès accompli jusqu'ici : Ochiichagwe'babigo-ining n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le niveau de classement du risque de cette communauté a été réduit d'élevé à modéré suite aux travaux effectués au cours de l'année. Une nouvelle station de traitement de l'eau a été inaugurée en novembre 2006. La surveillance par des opérateurs certifiés est en vigueur et l'avis concernant la qualité de l'eau potable a été annulé.

Kingfisher
La collectivité de Kingfisher compte une population de 461 Indiens inscrits, dont 429 vivent dans la réserve, située à environ 500 km au nord de Thunder Bay. Ses problèmes d'eau remontent à 2004, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une panne d'équipement ayant occasionné une chloration inadéquate. Le système de traitement de l'eau a été évalué et on a constaté que les travaux nécessaires au fonctionnement et à l'entretien n'étaient pas faits.

Progrès accompli jusqu'ici : Des travaux ont été entrepris le 9 août 2005 et se poursuivent au plan de la modernisation de la station de traitement de l'eau. Les appels d'offre ont pris fin le 19 décembre 2007 et le contrat a été attribué. La mobilisation est prévue pour mars 2008 et la construction doit s'effectuer pendant l'été et l'automne 2008 Le conseil tribal dont la Première nation fait partie prépare une proposition pour la prestation de service de surveillance par des opérateurs certifiés pour ses Premières nations membres. On prévoit que cette surveillance réduira le niveau de classement du risque et que l'avis concernant la qualité de l'eau potable pourra être annulé.

Muskrat Dam Lake
La collectivité de Muskrat Dam Lake compte une population de 367 Indiens inscrits, dont 213 vivent dans la réserve, située dans le district de Sioux Lookout, sur la rive ouest de la rivière Severn, dans le nord-ouest de l'Ontario. Ses problèmes d'eau remontent à 2003, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une chloration inadéquate et d'un niveau de turbidité inacceptable.

Progrès accompli jusqu'ici : Affaires indiennes et du Nord Canada a collaboré étroitement avec la Première nation à la construction de canalisations d'eau et d'égout, ce qui a permis de raccorder toute la collectivité au réseau. Une récente inspection du système d'égout a révélé plusieurs lacunes au niveau de l'entretien. Un projet de modernisation de la station diesel est également en cours pour garantir la prestation d'un approvisionnement en électricité sécuritaire et fiable. Le conseiller technique de la Première nation de la “Independent First Nations Alliance” développe actuellement le mandat pour la réalisation d'une étude concernant la traitabilité de l'eau. Le Ministère examine actuellement des options de financement afin d'appuyer cette étude. Selon des analyses de l'eau effectuées récemment par Santé Canada, la station de traitement de l'eau est capable de produire une eau traitée de bonne qualité conforme aux recommandations mais le niveau de chlore est insuffisant. On prévoit que la surveillance par des opérateurs certifiés entraînera le classement à un niveau de risque moindre et l'annulation de l'avis concernant la qualité de l'eau potable. Par conséquent, le Ministère continue ses discussions avec la Première nation pour la mise en place d'une surveillance par des opérateurs certifiés. La Première nation pense actuellement à utiliser le Programme des opérations de salubrité de l'eau.

Wabigoon Lake Ojibway
La collectivité de Wabigoon Lake Ojibway compte une population de 530 Indiens inscrits, dont 153 vivent dans la réserve, située à l'est de Dryden. Ses problèmes d'eau remontent à septembre 2005, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une panne d'équipement ayant occasionné une chloration inadéquate de même qu'un niveau de turbidité élevé. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le système et constaté que les travaux nécessaires au fonctionnement et à l'entretien n'étaient pas faits.

Progrès accompli jusqu'ici : Wabigoon Lake Ojibway n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. L'avis concernant la qualité de l'eau potable a été annulé. Affaires indiennes et du Nord Canada a offert de financer la surveillance par des opérateurs certifiés. La Première nation a choisi un pourvoyeur de services pour assurer la surveillance par des opérateurs certifiés. On négocie présentement un contrat qui, lorsque passé, résultera en un classement du risque à un niveau moindre.

Alberta

Dene Tha'
La collectivité de Dene Tha' compte une population de 2 493 Indiens inscrits, dont 1 799 vivent dans la réserve, située à 812 km au nord-ouest d'Edmonton. Ses problèmes d'eau remontent à 2005, date de l'émission d'avis concernant la qualité de l'eau potable dans deux sites, Chateh et Bushe River, en raison d'un niveau de turbidité ou comptage de particules inacceptable. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le système et constaté que des travaux de modernisation de la station étaient requis et que les opérateurs avaient besoin de formation et devaient obtenir la certification. Des travaux de modernisation de la station à long terme font l'objet d'un examen.

Progrès accompli jusqu'ici : Dene Tha' n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. La collectivité ne fait actuellement pas l'objet d'avis concernant la qualité de l'eau potable. L'avis touchant les réserves de Bushe River a été annulé suite au remplacement des citernes et aux résultats d'analyses d'eau acceptables. De plus, l'avis concernant la qualité de l'eau potable à Chateh, émis en mars 2007, a été annulé en juin 2007. Une étude de faisabilité/évaluation de la station a été effectuée et des examens sont actuellement réalisés pour déterminer les besoins à long terme. Une étude visant à établir la meilleure source d'eau brute (eau souterraine ou eau fluviale) à Meander River est également en voie de réalisation. Il ne reste qu'à déterminer quand débutera l'étude visant la modernisation du système de traitement de l'eau. Les opérateurs participent toujours au Programme de formation itinérante et la tenue de dossiers reste bonne.

Driftpile
La collectivité de Driftpile compte une population de 2 232 Indiens inscrits, dont 778 vivent dans la réserve, située à environ 300 km au nord-ouest d'Edmonton. Ses problèmes d'eau actuels remontent au mois de mai 2005, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable en raison de niveaux inacceptables de turbidité dans le réseau d'alimentation en eau.

Progrès accompli jusqu'ici : Driftpile n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque de cette communauté a été réduit d'élevé à modéré suite aux travaux effectués au cours de l'année. Une nouvelle station de traitement de l'eau a été inaugurée le 11 octobre 2006 et l'avis concernant la qualité de l'eau potable a été immédiatement annulé. On a connu des problèmes d'érosion de la berme depuis la mise en service de la nouvelle station. AINC a depuis lors versé des fonds pour les réparations et on prévoit qu'il n'y aura plus de problèmes. La Première nation cherche actuellement à former un partenariat avec deux autres Premières nations dans le but de recruter un opérateur surveillant en attendant d'avoir un opérateur certifié en bonne et due forme.

Frog Lake
La collectivité de Frog Lake compte une population de 2 409 Indiens inscrits, dont 1 415 vivent dans la réserve, située à environ 245 km à l'est d'Edmonton. Ses problèmes d'eau remontent à juillet 2005, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une panne d'équipement ayant occasionné une chloration inadéquate. Au cours de l'année financière 2005-2006, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le système et constaté que des réparations à la station s'imposaient et que les travaux de fonctionnement et d'entretien faisaient problème. Des fonds ont été fournis à la Première nation en 2006 pour entreprendre les travaux de réparation et de modernisation nécessaires.

Progrès accompli jusqu'ici : Frog Lake n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque de cette collectivité est passé d'élevé à modéré grâce aux travaux effectués au cours de l'année. Les opérateurs participent activement au Programme de formation itinérante et la tenue de dossiers s'améliore. Un nouvel avis concernant la qualité de l'eau potable visant l'établissement de Santé Canada qui est desservi par le système d'eau communautaire fut émis le 3 août 2007, en raison de faibles niveaux de chlore. La Première nation travaille actuellement de concert avec un consultant afin d'instaurer un système de chloration secondaire qui garantira une protection résiduelle à cette partie de la collectivité. Ce système n'est toutefois pas encore en service; il a été confirmé que le niveau de chlore pour ce système est conforme aux normes. Un avis concernant la qualité de l'eau potable vise un établissement de Santé Canada (programme d'aide préscolaire) où il faut nettoyer et désinfecter la citerne. Cet établissement n'est pas raccordé au réseau d'alimentation en eau de la collectivité. Deux échantillons d'eau consécutifs doivent afficher une qualité bactériologique acceptable avant que l'avis ne soit annulé.

Colombie-Britannique

Semiahmoo
Progrès accompli jusqu'ici : Frog Lake n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque de cette collectivité est passé d'élevé à modéré grâce aux travaux effectués au cours de l'année. Les opérateurs participent activement au Programme de formation itinérante et la tenue de dossiers s'améliore. Un nouvel avis concernant la qualité de l'eau potable visant l'établissement de Santé Canada qui est desservi par le système d'eau communautaire fut émis le 3 août 2007, en raison de faibles niveaux de chlore. La Première nation travaille actuellement de concert avec un consultant afin d'instaurer un système de chloration secondaire qui garantira une protection résiduelle à cette partie de la collectivité. Ce système n'est toutefois pas encore en service; il a été confirmé que le niveau de chlore pour ce système est conforme aux normes. Un avis concernant la qualité de l'eau potable vise un établissement de Santé Canada (programme d'aide préscolaire) où il faut nettoyer et désinfecter la citerne. Cet établissement n'est pas raccordé au réseau d'alimentation en eau de la collectivité. Deux échantillons d'eau consécutifs doivent afficher une qualité bactériologique acceptable avant que l'avis ne soit annulé.

Progrès accompli jusqu'ici : Semiahmoo n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque de cette collectivité est passé d'élevé à modéré grâce aux travaux effectués au cours de l'année. La construction du système de chloration a été terminée. Un contrat de services a été passé relativement à la supervision par un opérateur certifié. On s'attend à ce que l'avis concernant la qualité de l'eau potable soit maintenu jusqu'à ce que le problème des raccordements non autorisés soit réglé.

Shuswap
La collectivité de Shuswap compte une population de 230 Indiens inscrits, dont 72 vivent dans la réserve, située à proximité d'Invermere. Ses problèmes d'eau remontent à 2001, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable en raison d'une désinfection inadéquate ou de désinfectant résiduel inadéquat et d'une qualité microbiologique inacceptable. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le système et constaté que l'opérateur n'était pas certifié et que les puits avaient été débranchés, ce qui signifie que la Première nation tirait l'eau d'une autre source, qui n'était pas traitée.

Progrès accompli jusqu'ici : Shuswap n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque de cette collectivité a été réduit du niveau de risque élevé au niveau modéré suite aux travaux effectués au cours de l'année. Les puits ont été rebranchés et l'opérateur a été formé et a reçu la certification. Par conséquent, l'avis concernant la qualité de l'eau potable a été annulé le 9 novembre 2006 et le classement du niveau de risque a été réduit.

Toqhaht
La collectivité de Toquaht compte une population de 118 Indiens inscrits, dont 10 vivent dans la réserve, située à proximité de Ucluet. Ses problèmes d'eau remontent à 2002, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable, en raison d'une désinfection inadéquate ou de désinfectant résiduel inadéquat, de qualité microbiologique inacceptable et de problèmes de fonctionnement. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué l'opération et constaté des problèmes liés aux travaux de fonctionnement et d'entretien, l'absence de chloration et la nécessité de trouver une nouvelle source d'eau.

Progrès accompli jusqu'ici : Toquaht n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque de cette collectivité est passé d'élevé à moyen grâce à la certification de l'opérateur. Une étude sur les eaux souterraines effectuée l'an dernier a permis de cerner une nouvelle source d'eau; les options en matière de traitement et la quantité de l'eau devaient être vérifiées. On prévoit que les travaux de conception et de construction seront terminés d'ici mars 2009.

Canoe Creek
La collectivité de Canoe Creek compte une population de 662 Indiens inscrits, dont 120 vivent dans la réserve, située au sud-ouest de Williams Lake, sur la rive est du fleuve Fraser. Ses problèmes d'eau remontent à 1999, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable en raison d'une désinfection inadéquate ou de désinfectant résiduel inadéquat, d'une qualité microbiologique inacceptable et de problèmes opérationnels. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le fonctionnement du système et constaté qu'il n'y avait pas de désinfection et que les travaux de fonctionnement et d'entretien faisaient problème.

Progrès accompli jusqu'ici : Canoe Creek n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque de cette collectivité est passé d'élevé à modéré grâce aux travaux effectués au cours de l'année. Une modernisation de la station de traitement est en cours pour régler la question de la désinfection. On a terminé la conception du système en juillet 2007 et on a approuvé le financement en août 2007. On prévoit que l'avis concernant la qualité de l'eau potable sera annulé en avril 2008, lorsque les travaux de modernisation seront terminés.

Lake Babine Nation – Collectivité de Fort Babine
La collectivité de Fort Babine, une des trois collectivités de la Nation de Lake Babine, compte une population de 2 200 Indiens inscrits, dont 250 vivent dans la réserve, située à 100 km au nord de Smithers. Ses problèmes d'eau remontent à 1999, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable en raison d'une désinfection inadéquate ou de désinfectant résiduel inadéquat, d'une qualité microbiologique inacceptable et de problèmes opérationnels. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué la station de traitement et constaté que les travaux de réparation nécessaires n'avaient pas été terminés.

Progrès accompli jusqu'ici : Lake Babine n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque de cette collectivité est passé d'élevé à modéré grâce aux améliorations opérationnelles. La station de traitement de l'eau est opérationnelle depuis plus d'un an et on n'a connu aucun problème de qualité d'eau. La mise en service officielle de la station est en suspens. L'opérateur actuel a obtenu la certification de niveau un.

Toosey
La collectivité de Toosey compte une population de 276 Indiens inscrits, dont 141 vivent dans la réserve, située à environ 200 km au sud de Prince George. Ses problèmes d'eau remontent à 2004, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable en raison d'une qualité microbiologique inacceptable et de problèmes opérationnels. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le fonctionnement du système et constaté que les travaux nécessaires au fonctionnement et à l'entretien n'étaient pas faits.

Progrès accompli jusqu'ici : Toosey n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. Le classement du niveau de risque de cette collectivité est passé d'élevé à modéré suite à la certification de l'opérateur. Des responsables d'Affaires indiennes et du Nord Canada ont rencontré les représentants de la bande en avril 2007 afin de revoir les mesures correctives terminées et de discuter de l'éventuel plan d'action en vue de terminer les améliorations. La proposition de faisabilité révisée visant l'achèvement à long terme des modernisations a été approuvée en juillet 2007. On prévoit que toutes les améliorations auront été terminées en mars 2009.

Région du Yukon

Tlingit de Taku River
La collectivité des Tlingit de Taku River compte une population de 372 Indiens inscrits, dont 83 vivent dans la réserve, située dans le Nord de la Colombie-Britannique. La collectivité des Tlingit de Taku River a deux réseaux d'alimentation en eau, un qui est situé à proximité du village d'Atlin et l'autre qui est un système de remplissage d'eau libre. Ses problèmes d'eau remontent à janvier 2006, date de l'émission d'un avis concernant la qualité de l'eau potable en raison d'un niveau excessif de turbidité. Cette année, Affaires indiennes et du Nord Canada a évalué le niveau de turbidité et constaté que l'augmentation était causée par des travaux en cours pour remplacer une pompe de circulation dans le système. On a découvert aussi pendant ces travaux que des tuyaux d'acier galvanisé étaient corrodés dans la station de traitement de l'eau.

Progrès accompli jusqu'ici : Tlingit de Taku River n'est plus dans la catégorie de collectivité prioritaire. La phase de la construction visant la modernisation des deux stations de traitement de l'eau a débuté en septembre 2007. La mise en service de ces stations de traitement est prévue pour juillet 2008. Ceci mettra fin aux travaux de modernisation requis pour que les réseaux d'alimentation en eau de la collectivité répondent aux normes canadiennes en vigueur.