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Le Protocole pour la salubrité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations précise les normes de conception, de construction, de fonctionnement, d'entretien et de surveillance pour les systèmes d'eau potable et est destiné au personnel des Premières nations responsable des réseaux d'alimentation en eau potable. Il est aussi destiné au personnel des Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC), de Travaux Publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) pour le compte du personnel d'AINC, et d'autres personnes fournissant des conseils ou de l'aide aux Premières nations en matière de conception, de construction, de fonctionnement, d'entretien et de surveillance des systèmes d'alimentation en eau potable dans leurs communautés, conformément aux normes fédérales ou provinciales établies, en retenant les plus strictes.
Tout système d'alimentation en eau potable destinée à la consommation humaine, financé en partie ou entièrement par AINC et desservant au moins cinq habitations ou une installation publique doit être conforme aux exigences indiquées dans le présent protocole.
Le Protocole pour la salubrité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations précise les normes de conception, de construction, de fonctionnement, d'entretien et de surveillance pour les systèmes d'eau potable et est destiné au personnel des Premières nations responsable des réseaux d'alimentation en eau potable. Il est aussi destiné au personnel des Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC), de Travaux Publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) pour le compte du personnel d'AINC, et d'autres personnes fournissant des conseils ou de l'aide aux Premières nations en matière de conception, de construction, de fonctionnement, d'entretien et de surveillance des systèmes d'alimentation en eau potable dans leurs communautés, conformément aux normes fédérales ou provinciales établies, en retenant les plus strictes.
Le présent protocole a été élaboré grâce au soutien et aux conseils fournis par les représentants des Premières nations, par le personnel des régions et de l'administration centrale d'Affaires indiennes et du Nord Canada, par le personnel des régions et de l'administration centrale de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, par la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI ) de Santé Canada, et par Environnement Canada. Il sera mis à jour, au besoin, pour refléter les changements en matière de politiques ou de règlements. On pourra le consulter sur le site Web d'AINC . Les rôles et les responsabilités de ceux qui ont aidé à élaborer le présent protocole se trouvent à l'annexe K.
Le Protocole pour la salubrité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations a été élaboré dans le cadre de l'élément élaboration et mise en oeuvre de normes de la Stratégie de Gestion de l'eau des Premières nations (SGEPN). En 2003, les travaux réalisés par Affaires indiennes et du Nord Canada et Santé Canada (SC), en partenariat avec les représentants des Premières nations, ont débouché sur la Stratégie de gestion de l'eau des Premières nations, un programme quinquennal renfermant les sept éléments suivants :
Tout système d'alimentation en eau potable destinée à la consommation humaine, financé en partie ou entièrement par AINC et desservant au moins cinq habitations ou une installation publique doit être conforme aux exigences indiquées dans le présent protocole. Tout particulièrement, le protocole et ses exigences s'appliquent aux types de systèmes d'alimentation en eau potable suivants :
Afin d'assurer le respect des politiques d'AINC et des meilleures pratiques de l'industrie, TPSGC, pour le compte du personnel d'AINC, fournira des services professionnels et techniques en vue d'aider les Premières nations en matière de conception, de construction, de fonctionnement et d'entretien de leurs systèmes d'alimentation en eau potable.
Le présent protocole ne s'applique pas à des systèmes d'alimentation en eau potable desservant moins de cinq habitations.
Le présent protocole repose sur une approche à barrières multiples (ABM) pour la protection de la qualité de l'eau potable, une stratégie visant à prévenir la présence de contaminants dans l'eau potable en assurant la mise en place de mesures de protection efficaces à chaque étape de la distribution. Les quatre principaux éléments de l'ABM sont :
Au point où elle est acheminée à un utilisateur en vue d'être consommée, l'eau potable doit respecter les critères relatifs à la qualité décrits dans l'édition la plus récente des Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada (RQEPC) de Santé Canada. Un Résumé des recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada est périodiquement mis à jour et publié par Santé Canada. L'adresse Internet indiquée à l'annexe A donne accès à ce Résumé.
Le MAINC procède maintenant à la rédaction d'un protocole, qui s'ajoutera au présent document, pour le traitement et l'élimination des eaux usées dans les communautés des Premières nations.
La protection des sources d'approvisionnement, c'est–à–dire les mesures visant à prévenir la contamination des sources d'eau potable, constitue le premier moyen de défense d'une approche à barrières multiples. Les autorités des Premières nations responsables des systèmes d'alimentation en eau potable visés par ce protocole doivent participer, conjointement avec d'autres intervenants, à l'élaboration et à la mise en oeuvre d'un plan de protection du bassin hydrographique et de l'aquifère. Les communautés des Premières nations doivent également élaborer et mettre en oeuvre des plans de protection des sources d'eau particuliers à la communauté, en vue de prévenir, de minimiser ou de surveiller les sources potentielles de contaminants dans les sources d'eau brute de la communauté ou à proximité de celles–ci. On trouve les lignes directrices sur l'élaboration d'un plan de protection des sources d'eau à l'annexe B.
Le niveau minimum de traitement nécessaire pour assurer l'innocuité microbiologique de l'eau potable dépend de la qualité et du type de source et de la taille et du type de population desservie, conformément à ce qui a été défini précédemment. Le présent protocole reconnaît que la désinfection primaire et la désinfection secondaire sont des procédés de traitement distincts, dont les résultats diffèrent :
Tout système d'alimentation en eau potable qui fournit de l'eau désinfectée destinée à la consommation humaine doit être équipé d'un dispositif de chloration d'appoint, en vue d'assurer la désinfection adéquate en cas d'urgence, tout particulièrement lorsque l'équipement de désinfection principal cesse de fonctionner.
Il existe des agents désinfectants autres que le chlore, mais ils présentent habituellement des inconvénients lorsqu'ils sont utilisés pour la désinfection de l'eau d'une petite communauté. Tous les cas où l'on se propose d'employer un agent désinfectant autre que le chlore doivent être approuvés par l'organisme responsable de l'examen avant la préparation du devis et des plans finals. Tous les additifs chimiques utilisés pour le traitement de l'eau doivent être conformes à la norme NSF/ANSI 60 : Drinking Water treatment Chemicals – Health Effects. On peut obtenir une copie de cette norme sur le site de NSF International (site web non disponible en français).
3.2.1 Exigences en matière de traitement minimal des sources d'eau souterraine
L'eau souterraine est contenue dans des aquifères recouverts de couches agissant à titre de filtres efficaces pour éliminer les contaminants. Dans le cas d'une source souterraine fournissant de l'eau potable destinée à la consommation humaine, grâce à un système d'alimentation en eau potable desservant cinq habitations ou plus ou une ou plusieurs installations publiques, le traitement minimal nécessaire comprend :
Les installations conçues pour la désinfection de l'eau souterraine au moyen d'un procédé autre que la désinfection par le chlore (ou le dioxyde de chlore), comme le rayonnement ultraviolet, l'ozonisation ou les membranes, doivent mettre en oeuvre un traitement pouvant assurer l'élimination ou l'inactivation des virus par un facteur d'au moins 4 log (99,99 %). Si le procédé ne comprend pas le chlore dans sa désinfection primaire, on devrait alors faire appel à la chloration dans une mesure secondaire de désinfection afin d'assurer la présence d'une charge résiduelle de désinfectant après le traitement.
3.2.2 Eau de surface et eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface
L'eau de surface susceptible à la contamination microbiologique par diverses sources doit subir un traitement plus poussé que l'eau souterraine. Dans le cas d'une source d'eau de surface, ou d'une source d'eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface, qui fournit de l'eau potable destinée à la consommation humaine grâce à un système d'alimentation en eau potable desservant cinq habitations ou plus ou une ou plusieurs installations publiques, le traitement minimal nécessaire comprend :
L'étape de désinfection du procédé de traitement global doit assurer l'élimination ou l'inactivation de Giardia par un facteur d'au moins 0,5 log et l'élimination ou l'inactivation des virus par un facteur d'au moins 2 log.
On trouve une définition de l'expression eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface à l'annexe C. Le chef et le conseil ont la responsabilité de faire procéder à une analyse afin de déterminer si une source d'eau souterraine est directement sous l'emprise de l'eau de surface. Pour ce faire, ils pourraient avoir besoin des services d'un hydrogéologue agréé.
3.2.3 Exigences en matière de temps de contact
L'exploitant du réseau d'aqueduc a la responsabilité de s'assurer que l'eau potable a été en contact suffisamment longtemps avec les agents désinfectants avant qu'elle n'atteigne le premier consommateur du système de distribution, lors des périodes de pointe. La durée de ce temps de contact (calculée lors des périodes de pointe) est déterminée à partir du type, de la température et de la qualité de la source d'eau.
On trouve des références sur le calcul de la concentration des doses et du temps de contact nécessaire pour les petits réseaux communautaires à l'annexe D. De plus, des tableaux de temps de concentration pour l'inactivation des protozoaires et des virus par le chlore, le dioxyde de chlore et des chloramines à différentes températures et niveaux de pH se trouvent dans le document intitulé Marche à suivre pour désinfecter l'eau potable en Ontario (que l'on peut se procurer auprès du Ministère de l'Environnement de l'Ontario.
Les tableaux précisent les valeurs relatives au temps de contact pour le chlore libre et d'autres agents chimiques de désinfection nécessaire pour obtenir le degré prescrit d'inactivation logarithmique des protozoaires et des virus ciblés, selon le pH et la température de l'eau.
Afin d'assurer la qualité de l'eau potable qui a quitté l'installation de traitement (et qui est acheminée par un réseau de canalisations ou par des camions–citernes), l'exploitant du système a la responsabilité de s'assurer qu'en tout temps une concentration minimum de chlore résiduel est maintenue pour empêcher la réapparition d'espèces bactériennes dans le système et pour détruire ou inactiver les microbes qui pourraient s'infiltrer pendant la distribution. On recommande de prendre des mesures de désinfection secondaire, en utilisant du chlore ou des chloramines (à moins que la loi ne l'interdise) pour assurer la présence continue d'une charge résiduelle de désinfectant.
3.3.1 Distribution par canalisations
Dans les systèmes de distribution par canalisations, toute l'eau doit être chlorée et doit renfermer une charge résiduelle d'au moins 0,2 mg/L de chlore libre partout dans le système de distribution.
3.3.2 Distribution par camions–citernes
Pour ce qui est de la distribution par camions–citernes, toute l'eau doit être chlorée et doit renfermer une charge résiduelle d'au moins 0,2 mg/L de chlore libre au moment de la livraison.
Il est interdit d'exploiter un service d'approvisionnement en eau potable par camions–citernes sans avoir reçu, au préalable, une formation appropriée comme il est indiqué à l'annexe E (y compris une certification provinciale d'exploitant de réseau d'alimentation en eau le cas échéant).
On trouve d'autres renseignements sur les exigences en matière d'approvisionnement en eau par camions–citernes à l'annexe E.
De manière générale, les deux principaux paramètres de qualité de l'eau liés à la santé sont la turbidité et la qualité bactériologique. La concentration maximale acceptable (CMA), en ce qui concerne la qualité bactériologique de l'eau acheminée par de petits systèmes communautaires, par des systèmes communautaires et par des système desservant une ou plusieurs installations publiques, est l'absence de coliformes détectables par 100 mL. La turbidité maximale admissible de l'eau souterraine ou de l'eau filtrée est de 1,0 unité de turbidité néphélométrique. On trouve d'autres renseignements sur les exigences en matière de turbidité à l'annexe F.
Il existe trois types de surveillance obligatoire pour les réseaux d'alimentation en eau des Premières nations :
Tableau 1 – Rôles et responsabilités en matière de surveillance des systèmes d'approvisionnement d'eau potable
| Type de système | Source | Surveillance opérationnelle par l'exploitant du système des Premières nations | AQ/CQ par les Premières nations |
Surveillance par SC (par des tiers) |
|---|---|---|---|---|
| Petits systèmes communautaires et installations publiques |
Eau de surface ou eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface | Paramètres microbiologiques – Chaque mois, un échantillon d'eau brute (eau de surface) ou un échantillon d'eau brute par puits (eau souterraine); chaque semaine, un échantillon prélevé dans le système de distribution. * Résidu de chlore – Chaque jour, un échantillon d'eau traitée; chaque semaine, un échantillon prélevé dans le système de distribution. * Turbidité – Chaque mois, un échantillon d'eau brute (dans le cas d'eau de surface filtrée, dispositif de surveillance en continu installé dans chaque canalisation acheminant l'eau filtrée). |
Parmi les échantillons envoyés pour être analysés par un laboratoire accrédité, 10 % doivent être envoyés à un deuxième laboratoire accrédité pour vérifier la qualité du premier laboratoire. | Analyse périodique d'échantillons prélevés seulement dans le système de distribution par le contrôleur communautaire de la qualité de l'eau ou par l'hygiéniste du milieu |
| Eau souterraine | Paramètres microbiologiques – Chaque mois, un échantillon d'eau brute par puits (eau souterraine); chaque semaine, un échantillon d'eau traitée; chaque semaine, un échantillon prélevé dans le système de distribution. * Résidu de chlore – Chaque jour, un échantillon d'eau traitée; chaque semaine, un échantillon prélevé dans le système de distribution. * Turbidité – Chaque mois, un échantillon d'eau brute |
Comme ci–dessus | Comme ci–dessus | |
| Systèmes communautaires et installations publiques |
Eau de surface ou eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface | Paramètres microbiologiques – Chaque semaine, un échantillon d'eau brute (eau de surface) ou un échantillon d'eau brute par puits (eau souterraine); chaque semaine, un échantillon d'eau traitée; chaque mois, huit échantillons prélevés dans le système de distribution (dont au moins un chaque semaine). Résidu de chlore – Dans le cas dr l'eau traitée, dispositif de surveillance en continu muni d'une alarme; chaque semaine, un échantillon prélevé dans le système de distribution. Turbidité – Chaque mois, un échantillon d'eau brute ainsi que dispositif de surveillance en continu installé dans chaque canalisation acheminant l'eau filtrée. |
Comme ci–dessus | Comme ci–dessus |
| Eau souterraine | Paramètres microbiologiques – Chaque semaine, un échantillon d'eau brute; chaque semaine un échantillon d'eau traitée; chaque mois, huit échantillons prélevés dans le système de distribution (dont au moins un chaque semaine). Résidu de chlore Dans le cas de l'eau traitée, dispositif de surveillance en continu; chaque jour, au moins un échantillon prélevé dans le système de distribution. Turbidité – Chaque mois, un échantillon d'eau brute |
Comme ci–dessus | Comme ci–dessus | |
| Systèmes d'approvisionnement par camions–citernes | Installations de traitement de l'eau | Résidu de chlore – Un échantillon par jour de livraison. |
Comme ci–dessus | Comme ci–dessus |
* Prélever les échantillons servant à déterminer la charge résiduelle de chlore et les échantillons servant à déterminer les paramètres microbiologiques, au même endroit le plus éloigné et en même temps dans le système de distribution. Déterminer immédiatement la teneur en chlore résiduel dès qu'un échantillon a été prélevé. Dans le cas de l'eau traitée obtenue dans le cadre d'une entente de type municipal, les résultats des déterminations de la teneur en chlore résiduel devraient être obtenus auprès du fournisseur de l'eau traitée mais il faudra toujours continuer à prélever des échantillons à l'endroit le plus éloigné du réseau et l'analyser pour y déceler la teneur en chlore résiduel et les paramètres bactériologiques.
3.4.1 Surveillance des petits systèmes communautaires et des installations publiques
On décrit, dans les sections suivantes, les types et la fréquence des analyses visant à déterminer la qualité de l'eau qui doivent être effectuées dans les petits systèmes communautaires (systèmes desservant entre cinq et cent habitations) ou toutes installations ou tous bâtiments publics, ou les deux.
3.4.1.1 Eau souterraine
L'exploitant d'un petit système communautaire qui tire son eau brute d'une source souterraine doit procéder aux analyses suivantes :
3.4.1.2 Eau de surface ou eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface
L'exploitant d'un petit système communautaire qui tire son eau brute d'une source d'eau de surface ou d'une source d'eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface doit procéder aux analyses suivantes :
3.4.2 Surveillance des systèmes communautaires et des installations publiques
On décrit, dans les sections suivantes, les types d'analyses et la fréquence des analyses visant à déterminer la qualité de l'eau qui doivent être effectuées dans les systèmes communautaires (systèmes desservant plus de cent habitations) ou toutes installations ou tous bâtiments publics, ou les deux.
3.4.2.1 Eau souterraine
L'exploitant d'un système communautaire qui tire son eau brute d'une source d'eau souterraine doit procéder aux analyses suivantes :
3.4.2.2 Eau de surface ou eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface
L'exploitant d'un système communautaire qui tire son eau brute d'une source d'eau de surface ou d'une source d'eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface doit procéder aux analyses suivantes :
3.4.3 Surveillance des systèmes d'approvisionnement par camions–citernes
Les personnes responsables d'un système d'approvisionnement par camions–citernes doivent, au moins une fois par jour de livraison, déterminer la quantité de chlore libre résiduel dans un échantillon d'eau prélevé à la sortie de la citerne. Pour plus de précision sur le respect des exigences du présent protocole relatives à l'approvisionnement par camions–citernes, se reporter à l'annexe E. En outre, les personnes responsables d'un système d'approvisionnement par camions–citernes doivent tenir un registre à jour dans lequel sont consignés les dates et les résultats des analyses nécessaires et le nom de l'analyste. Il faut conserver pendant au moins cinq ans les données consignées au registre.
3.4.4 Communication des résultats non conformes et mesures correctrices
La personne désignée (p. ex., l'exploitant de l'installation de traitement ou l'agent d'hygiène du milieu) doit communiquer immédiatement à Santé Canada, à AINC, à l'administration de la bande et (le cas échéant) au médecin hygiéniste de la province, tout résultat non conforme concernant la qualité de l'eau, afin que les mesures correctrices qui s'imposent soient prises par le chef et le conseil, que les consommateurs soient avisés de la situation et que des échantillons de suivi soient prélevés dès que possible, conformément au plan d'intervention d'urgence de la communauté. Un résultat non conforme concernant la qualité de l'eau est défini ici comme tout paramètre lié à la santé qui ne respecte pas la concentration acceptable établie dans la dernière édition des Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada de Santé Canada. Des recommandations concernant les mesures correctrices peuvent être présentées au chef et au conseil par l'agent d'hygiène du milieu ou par d'autres personnes qualifiées comme l'ingénieur de TPSGC au nom d'AINC, l'exploitant de l'installation de traitement ou les inspecteurs d'installations. De même, les mesures correctrices peuvent être définies dans le Plan d'intervention d'urgence de l'installation (voir la section 7.0).
Les exigences de conception établies en vertu du présent protocole sont prescrites dans les Lignes directrices sur la conception des ouvrages et systèmes d’alimentation en eau potable dans les communautés des Premières nations (Lignes directrices sur la conception). Les lignes directrices sur la conception, en vigueur à partir du 1er avril 2006 dans le cas d’installations dont la conception n’a pas encore débuté, sont disponibles sur le site Web d'AINC; on peut les imprimer et les insérer dans le présent document où elles constitueront l’annexe G.
Il faut concevoir et construire les systèmes de traitement en tenant compte des résultats obtenus lors de l'évaluation des sources d'eau en fonction de la quantité et de la qualité de l'eau ainsi qu'en fonction de la demande courante et future et revoir régulièrement ces systèmes lors des inspections du Système de rapports sur la condition des biens (SRCB) et les améliorer au besoin. Parmi les facteurs à considérer lors de la conception de systèmes de traitement efficaces, mentionnons les procédés de traitement requis, les éléments de traitement (y compris les redondances), la conception de l'équipement, les produits chimiques employés, l'efficacité du traitement, les procédures de surveillance et les réalités locales. Lors de l'évaluation de ces aspects, il faut identifier les dangers potentiels, leurs causes et les risques qui leur sont associés sur le plan de la santé, de manière à pouvoir établir des priorités en matière de gestion des risques.
Il est essentiel d'établir des normes de rendement exhaustives, scientifiquement défendables et réalisables — établies selon des principes reconnus dans l'industrie — pour assurer l'efficacité et la fiabilité des techniques de traitement. Les décideurs doivent trouver un compromis entre le désir d'employer les technologies de pointe et les contraintes économiques propres au site (y compris les analyses du coût–durée). La santé publique doit demeurer l'ultime but de toute décision relative au traitement de l'eau. D'autres approches peuvent être utilisées s'il a été établi à la satisfaction d'AINC qu'elles constituent d'aussi bonnes voire de meilleures façons d'atteindre les mêmes objectifs.
Les systèmes de distribution par canalisations doivent être conçus, construits et rénovés au besoin, pour éliminer les culs–de–sac et les intercommunications, empêcher tout accès non autorisé, permettre une désinfection appropriée et s'assurer que la capacité du système est suffisante pour satisfaire la demande de la communauté et, le cas échéant, pour assurer les besoins en eau en cas d'incendie.
Il a été démontré qu'un nombre important d'éclosions de maladies d'origine hydrique sont causées par une défaillance du système de distribution; c'est pourquoi les personnes responsables d'un système d'alimentation en eau potable mettront en oeuvre des programmes actifs de surveillance des intercommunications.
Les réservoirs d'eau traitée et les réseaux de distribution doivent être conçus, construits, examinés et améliorés au besoin de façon à tenir compte des facteurs suivants : meilleures pratiques de gestion de l'eau et règlements; prévention de l'accès aux animaux sauvages et au personnel non autorisé; capacité du réseau, stockage d'eau de secours, temps de contact nécessaire à la désinfection, réduction au minimum ou élimination des culs–de–sac, et des intercommunications potentielles.
Tout système d'approvisionnement par camions–citernes doit être considéré comme un prolongement du système de distribution d'eau.
En vertu du présent protocole, l'eau potable transportée par camions–citernes doit provenir seulement d'un système public d'eau potable respectant toutes les exigences de ce protocole. Chaque camion–citerne doit comporter une citerne en acier inoxydable ou faite d'un autre matériau convenant au transport de l'eau potable et respectant les exigences de la norme NSF/ANSI 61 Drinking Water System Components – Health Effects.
Le conducteur du camion–citerne doit avoir reçu une formation appropriée et posséder l'accréditation nécessaire, s'il y a lieu, relative aux systèmes de distribution. Le camion–citerne ne doit pas servir au transport d'autres matières susceptibles de le contaminer.
Les bâtiments et les infrastructures doivent respecter les exigences les plus rigoureuses qui soient parmi celles des codes de pratique concernant tous les métiers du bâtiment ou celles des règlements provinciaux ou fédéraux :
La mise en service d'un petit système communautaire ou d'un système communautaire nouveau ou amélioré doit être effectuée selon la démarche établie dans le plan de mise en service, qui respecte les exigences des directives de mise en service d'AINC. Un guide général de mise en service sera disponible sous peu sur le site Web d'AINC.
Afin de protéger la santé et d'assurer la sécurité du public et de prolonger la durée de service des composants des systèmes d'eau potable, il faut les inspecter régulièrement dans le but de contrôler leur état matériel, d'identifier les lacunes au chapitre de l'entretien et de surveiller la capacité continue du système à assurer l'approvisionnement en eau potable salubre.
Tous les trois ans, une personne qualifiée (telle que définie dans le Guide des inspections annuelles des systèmes d'alimentation en eau potable des Premières nations, voir l'annexe H) doit effectuer, conformément au Système amélioré de rapports sur l'état des biens (SREB amélioré), une inspection des petits systèmes communautaires, des systèmes communautaires et des systèmes desservant une installation publique. Elle doit vérifier, dans le cadre de cette inspection :
Le rapport de l'inspection réalisée conformément au SREB fera l'objet de discussions et sera présenté à la communauté des Premières nations, à AINC/TPSGC et à Santé Canada. Les résultats des analyses visant à déterminer la qualité de l'eau réalisées par Santé Canada (seulement les dépassements et les lacunes) et par les Premières nations, ainsi que les rapports sur les mesures de suivi prises au cours des trois années précédant l'inspection seront présentés à l'inspecteur ou à l'organisme d'inspection, qui les examinera et les inclura dans le rapport SREB. Les inspections doivent être menées conformément au manuel sur le SREB, dont la dernière version sera disponible sur le site Web d'AINC.
Il faut effectuer une inspection annuelle des petits systèmes communautaires, des systèmes communautaires et des systèmes desservant une installation publique afin de vérifier la conformité du système et de mettre à jour les renseignements obtenus dans le cadre des inspections menées conformément au SREB. L'inspection annuelle est une entreprise en collaboration entre le chef et le conseil, AINC et TPSGC. Le but d'une inspection est de :
Les inspections annuelles sont des visites menées sur le site par le personnel du bureau régional de TPSGC ou par d'autres personnes qualifiées telles que définies dans le Guide des inspections annuelles (voir l'introduction de l'annexe H). Les résultats des analyses visant à déterminer la qualité de l'eau (réalisées par Santé Canada et les Premières nations) obtenus au cours de l'année précédente, ainsi que les rapports sur les mesures de suivi seront présentés à l'inspecteur (personnel du bureau régional de TPSGC ou autre personne qualifiée telle que définie à l'annexe H) qui les examinera et les inclura dans le rapport annuel et la mise à jour annuelle du rapport SREB. Le rapport annuel et la mise à jour annuelle du rapport SREB seront présentés aux Premières nations et à AINC et feront l'objet de discussions.
Les directives sur les exigences des inspections sont données à l'annexe H.
L'opérateur du réseau d'aqueduc doit tenir un registre à jour des dates et des résultats des analyses opérationnelles nécessaires ainsi que le nom de la personne qui a prélevé les échantillons. Les données recueillies dans le registre doivent être sauvegardées pour un minimum de cinq ans. En outre, les gestionnaires d'installations d'eau potable doivent consigner toutes les informations relatives à la surveillance de la qualité de l'eau, au fonctionnement et à l'entretien du système (y compris les résultats des analyses de laboratoire, les rapports SREB, les rapports annuels et les rapports d'experts–conseils), et conserver ces informations pendant une période d'au moins cinq ans.
L'objectif de l'assurance de la conformité est d'assurer la mise en oeuvre d'exigences appropriées en matière de mesures correctrices et de surveillance, dans le but de protéger la qualité de l'eau potable. Les autorités locales (par ex. l'hygiéniste du milieu) et les autres intervenants (tels que AINC et TPSGC pour AINC) peuvent, selon le champ de responsabilité, recommander au chef et au conseil que des mesures correctrices soient prises s'ils estiment qu'il existe un risque pour la santé et la sécurité du public ou s'ils soupçonnent qu'un tel risque peut exister, ou, au besoin, ordonner la fermeture du système. Les procédures concernant l'émission et la levée d'avis exigeant de faire bouillir l'eau sont décrites aux sections 6.4 à 6.9 dans le Guide des procédures pour la salubrité de l'eau potable au Canada dans les communautés des Premières nations au sud du 60e parallèle de Santé Canada. On peut obtenir une copie du Guide auprès de l'hygiéniste du milieu de Santé Canada ou auprès du bureau régional de Santé Canada.
AINC s'assurera que le présent protocole est respecté grâce à des conditions de financement permanentes. Pour obtenir un financement, les Premières nations, lorsque la santé du public est en danger et que la Première nation n'est pas en mesure de trouver une solution, accorderont à l'AINC le droit d'intervenir et de recourir à un fournisseur de service de tierce partie pour prendre temporairement le contrôle et assurer l'exploitation d'un système d'alimentation en eau potable non conforme au présent protocole. Dans un tel cas, c'est à la bande des Premières nations propriétaire du système qu'il incombera d'assurer le financement nécessaire à l'exploitation du système sous le contrôle temporaire d'AINC.
Les exigences en matière de certification des exploitants du réseau d'alimentation en eau doivent correspondre à celles du système provincial applicable. Par conséquent, le niveau de certification des exploitants d'installations de traitement de l'eau et de systèmes de traitement doit correspondre aux exigences provinciales de certification des exploitants pour ce type de système. Les gestionnaires des systèmes d'approvisionnement par camions–citernes doivent s'assurer que tous les conducteurs de camions ont reçu la formation appropriée (ou qu'ils détiennent un certificat provincial d'exploitant de systèmes de distribution, le cas échéant).
Le guide sur les exigences provinciales en matière de certification des exploitants d'installations de traitement d'eau et de systèmes de distribution est donné à l'annexe I. Les renseignements à l'annexe I sont sujets à changement par le ministère ou l'agence provinciale responsable. Des mises à jour seront affichées périodiquement au site Web d'AINC. Cependant, les informations les plus récentes doivent être obtenues directement du ministère ou de l'agence provinciale en question.
Les autorités responsables de l'exploitation d'un système d'alimentation en eau potable doivent tous disposer d'un plan d'intervention d'urgence qu'ils peuvent mettre en oeuvre en présence d'une situation risquant de constituer un danger pour la santé des consommateurs qui tirent leur eau potable de ce système. Le guide sur l'élaboration de plans d'intervention d'urgence relatifs aux systèmes d'alimentation en eau potable dans les communautés des Premières nations se trouve à l'annexe J.
Remarque : Le plan d'intervention d'urgence devrait être révisé de temps à autre. C'est aux Premières nations qu'il incombe de réviser le plan d'urgence et de s'assurer que les numéros de téléphone des personnes–ressources à joindre en cas d'urgence sont à jour.
Pour que les membres de la communauté restent informés de la qualité de l'eau fournie par leur système d'eau potable, on recommande fortement que tous les responsables de l'exploitation des systèmes d'eau potable des Premières nations mettent à la disposition des leurs clients une copie du rapport d'inspection annuelle le plus récent (annexe H) ainsi qu'une copie du résumé annuel à jour des résultats des mesures de surveillance de la qualité de l'eau. Ces documents devraient être disponibles sous forme imprimée dans un endroit accessible de la réserve tel que les bureaux du conseil de la bande.
En 1996, Santé Canada publiait les Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada, sous la forme d'une brochure. Depuis, un certain nombre de changements ont été apportés relativement à divers paramètres, mais une nouvelle édition de la brochure n'a pas été publiée.
Afin d'informer les parties intéressées des changements apportés aux Recommandations entre la publication de nouvelles éditions de la brochure, un résumé intitulé « Résumé des recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada » (Résumé des recommandations) est mis à jour tous les printemps et affiché sur le site Web de Santé Canada .
Chaque nouvelle édition remplace toutes les autres versions antérieures, y compris la version publiée dans la brochure des Recommandations.
On recommande qu'à tous les six mois le gestionnaire et exploitant responsable du système d'eau potable de la bande obtienne une copie papier de la version la plus récente du Résumé des recommandations auprès d'un bureau local de Santé Canada, ou l'imprime à partir du site Web de Santé Canada et l'insère dans le présent document où elle constituera l'annexe A.
[Environnement Canada élabore actuellement un guide, conçu pour aider les responsables de l'exploitation d'un système d'alimentation en eau potable dans les communautés des Premières nations à élaborer un plan de protection des sources d'eau (PPSE), qui remplacera les renseignements présentés dans le présent document.]
Un plan de protection des sources d'eau constitue un élément clé d'une approche à barrières multiples visant à protéger l'eau potable, pour prévenir la contamination de l'eau potable, en fournissant une défense à plusieurs étapes reposant sur quatre éléments principaux :
Un élément clé de la Stratégie de gestion de l'eau des Premières nations (SGEPN) consiste à encourager les communautés des Premières nations à élaborer des plans de protection des sources d'eau pour leurs systèmes d'eau potable. Les personnes responsables (c.–à–d. les responsables de l'exploitation des systèmes d'alimentation en eau potable des Premières nations) des systèmes d'eau potable visés par le protocole doivent participer, conjointement avec les intervenants (par exemple la province, le territoire, les offices de protection de la nature, les municipalités locales, etc.) à l'élaboration et à la mise en oeuvre d'un PPSE.
Un plan de protection des sources d'eau vise à maintenir en bon état les bassins hydrographiques et les aquifères qui profitent à toutes les personnes concernées par la situation. Le plan se veut une stratégie souple et évolutive, fournissant un gabarit initial relativement aux buts à atteindre et aux mesures à prendre en fonction des conditions réelles, des risques et dangers possibles, et des objectifs souhaités en matière de qualité de l'eau. Il est possible d'élaborer davantage et d'adapter le plan et ses objectifs au fur et à mesure de la mise en oeuvre du plan.
La protection des sources comprend toutes les étapes nécessaires pour prévenir la contamination des sources d'eau potable non traitée.
La direction d'une équipe formée pour élaborer un PPSE dépendra des mandats et des intérêts de chaque membre de l'équipe, lesquels seront différents d'une région à l'autre. L'établissement d'un PPSE peut comprendre cinq étapes :
Les partenaires dans l'élaboration d'un plan de protection des sources d'eau devraient comprendre des représentants de toutes les parties qui ont un intérêt à titre d'intervenant ou sur le plan de la réglementation en matière de ressources en eau.
Il serait bon de commencer par dresser une liste des noms, des numéros de téléphone, des adresses postales et des adresses de courriels de tous les partenaires potentiels qui devraient participer soit à l'élaboration soit à la mise en oeuvre du PPSE. En outre, cette liste devrait comprendre le nom de représentants de divers organismes et établissements, dont :
L'étape 2 vise à recueillir des renseignements que vous et vos partenaires devront utiliser dans le cadre de l'étape 3 (élaboration d'un plan de protection des sources d'eau). Des données historiques sont obtenues à partir de sources publiées et auprès d'organismes locaux, et de nouveaux renseignements sont rassemblés grâce aux études sur le terrain. Très souvent, les partenaires invités à participer à l'étape 1 de l'élaboration du plan de protection des sources d'eau peuvent fournir d'excellents renseignements. L'information à recueillir entre dans quatre catégories :
Données sur les bassins hydrographiques et les aquifères
Vous aurez besoin de cartes et de données sur :
Inventaire des caractéristiques naturelles
L'objectif de l'inventaire des caractéristiques naturelles consiste à recueillir de l'information sur l'état des zones riveraines (telles que la ligne de rivage, jouxtant un plan d'eau) du bassin hydrographique. Les terres riveraines intactes et colonisées par la végétation peuvent protéger les plans d'eau de surface des charges polluantes. Par exemple, les rives couvertes de végétation empêchent que des sédiments et d'autres polluants, tel le phosphore, n'atteignent l'eau et le biote aquatique en raison de l'érosion. Le type de végétation poussant dans la zone riveraine, la largeur de la zone riveraine et d'autres caractéristiques peuvent fournir des indices sur la santé du plan d'eau. En outre, l'identification de plantes et d'animaux indigènes, rares ou menacés, peut aider les gestionnaires des bassins hydrographiques à établir l'ordre de priorité des zones devant être protégées.
L'information relative à l'inventaire des caractéristiques naturelles provient d'enquêtes sur le terrain et de sources publiées de données. Les ministères provinciaux et fédéraux responsables des ressources naturelles peuvent avoir compilé des inventaires de la vie végétale et animale dans votre zone. Étant donné la vaste région d'étude et le délai limité, le personnel sur le terrain ne peut pas visiter toute la zone riveraine pour mener de nouvelles enquêtes. Par conséquent, les visites se limitent à des zones particulières, telles que des emplacements d'égouts de décharge d'eaux pluviales ou le cours supérieur d'un plan d'eau. Les visites servent à rassembler quatre types de renseignements :
Seulement le couvert végétal dominant fait l'objet d'une documentation pendant les visites sur le terrain, en raison de la vaste région étudiée et de l'incidence de la végétation riveraine sur la qualité de l'eau. L'information sur la végétation, recueillie dans le cadre de cette étude, sera complétée grâce à des renseignements obtenus antérieurement sur la flore et la faune. Par conséquent, toute l'information disponible et accessible sera intégrée, de manière à assurer une compréhension de la nature des ressources naturelles des bassins hydrographiques.
L'information obtenue à la suite des visites sur le terrain et dans le cadre d'études antérieures sera intégrée pour produire une évaluation de la santé de l'ensemble des bassins hydrographiques et de la santé relative de diverses régions au sein des bassins hydrographiques. Les régions où l'on trouve des espèces indigènes rares, en voie de disparition, ou qui sont dans un milieu relativement intact, peuvent être choisies aux fins de préservation, car elles jouent un rôle important dans la protection des ressources hydriques. Les régions perturbées ou qui sont des sources de déversements de polluants seront ciblées pour faire l'objet d'améliorations. Cette information ne sera pas utilisée de manière isolée, elle sera plutôt utilisée avec d'autres données obtenues pendant cette étude, telles que des données sur la qualité de l'eau. Un bassin hydrographique constitue une entité globale, qui subit l'influence de toutes nos actions.
Utilisations actuelles et projetées des terres
La liste des recommandations ci–après renferme l'information nécessaire afin d'aider à identifier les utilisations actuelles et projetées des terres :
Utilisateurs d'eau
Enfin, la collecte de toute l'information disponible sur les principaux utilisateurs d'eau qui tirent leur eau de formations aquifères, dans le but de :
Dans le cadre de cette étape, l'équipe étudiera la zone de protection de la source d'approvisionnement en eau, pour dresser une liste plus ou moins exhaustive de toutes les menaces possibles à la qualité de l'eau à l'intérieur de cette zone. Votre examen des menaces possibles à la qualité de l'eau peut comprendre :
Si des études sur l'eau souterraine ont été entreprises et des zones de protection des têtes de puits ont été déterminées, votre évaluation décrira brièvement :
Lorsque l'information relative à vos bassins hydrographiques et à vos aquifères a été regroupée, vous êtes prêts à commencer l'élaboration d'un Plan de protection des sources d'eau. Il y a lieu de noter que votre plan dépendra de l'information facilement disponible; il est irréaliste d'espérer avoir toute l'information nécessaire pour l'élaboration d'un PPSE exhaustif. Veuillez vous assurer de prendre en note l'information qu'il manque pendant le processus d'élaboration du plan. Ce processus peut être divisé en trois étapes :
Il faut se rappeler qu'il n'est pas nécessaire de réaliser ces étapes dans l'ordre indiqué. Par exemple, votre groupe peut décider de surveiller la qualité de l'eau d'un ruisseau tout en poursuivant l'établissement des objectifs..
Le but d'un programme de surveillance consiste à vérifier si le PPSE élaboré lors de l'étape 4 respecte les objectifs qui ont été fixés et à s'assurer qu'il est mis à jour si ces objectifs ne sont pas atteints.
C'est ainsi que les partenaires détermineront le type et l'importance de surveillance qu'il faut assurer, dans le but de vérifier la mise en oeuvre et l'atteinte des objectifs du PPSE. La surveillance devrait révéler les modifications ou les mises à jour qu'il faut apporter au PPSE.
Environnement Canada élabore actuellement un guide conçu pour épauler les responsables de l'exploitation des systèmes d'eau dans les communautés des Premières nations lors de la réalisation d'un PPSE.
Les systèmes d'alimentation en eau potable décrits ci–après sont considérés comme dépendant d'une eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface :
Un système d'alimentation en eau potable n'est pas considéré comme étant directement sous l'emprise de l'eau de surface si, selon les conclusions d'un rapport préparé après le 1er août 2000, par un ingénieur ou un hydrogéologue, l'eau brute alimentant le système n'est pas une eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface, et le rapport comprend une déclaration motivant les raisons de ces conclusions.
Lors des périodes de pointe, l'opérateur doit s'assurer que l'eau potable a été en contact suffisamment longtemps avec les agents désinfectants, et d'une concentration suffisante des désinfectants chimiques, avant que l'eau n'atteigne le premier consommateur du système de distribution.
Le chlore devrait être appliqué à un point permettant un temps de contact optimal après un mélange adéquat.
Le temps de contact réel nécessaire (calculé en fonction du débit de pointe) varie selon le type de source d'eau brute et de la température. En règle générale, pendant les périodes de débit de pointe, il faut assurer un temps de contact d'au moins 15 minutes avant que l'eau n'atteigne le premier consommateur du système de distribution.
On trouve ci–après des références sur le calcul de la concentration des doses et du temps de contact nécessaire pour les réseaux communautaires. De plus, on trouve des tableaux de temps de concentration pour l'inactivation des protozoaires et des virus par le chlore, le dioxyde de chlore et des chloramines à différentes températures et niveaux de pH dans le document intitulé Marche à suivre pour désinfecter l'eau potable en Ontario (que l'on peut se procurer auprès du Ministère de l'Environnement de l'Ontario
Les tableaux précisent les valeurs relatives au temps de contact pour le chlore libre et d'autres agents chimiques de désinfection nécessaire pour obtenir le degré prescrit d'inactivation logarithmique des protozoaires et des virus ciblés, selon le pH et la température de l'eau.
Références
(En cours d'élaboration)
AINC a créé un groupe de travail pour examiner les exigences techniques relativement aux systèmes d'approvisionnement par camions–citernes ainsi que le matériel de formation disponible et les processus de certification nécessaires visant les opérateurs chargés de livrer de l'eau potable. Les opérateurs de camions–citernes des Premières nations respecteront les normes fédérales (en cours de mise au point) ou provinciales – en retenant les plus strictes.
Le groupe de travail doit élaborer une norme de formation, laquelle constituera une partie de l'annexe E du présent document. Le reste de l'annexe E portera sur les exigences techniques concernant un système d'approvisionnement par camions–citernes, dont :
La turbidité maximale admissible établie dans le présent protocole est conforme à celle requise dans les Recommandations pour la qualité de l'eau potable de Santé Canada. Les critères de Santé Canada concernant les exigences relatives à la turbidité sont décrits cidessous. On recommande à l'opérateur de se procurer une copie papier de la version la plus récente des Recommandations relatives à la turbidité de Santé Canada, soit au bureau local de Santé Canada soit sur le site Web ,et de l'insérer dans le présent document où elle constituera l'annexe F.
Selon les modifications proposées aux recommandations relatives à la turbidité de Santé Canada, les systèmes utilisant une source d'eau de surface ou une source d'eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface doivent filtrer l'eau de la source pour se conformer aux limites de turbidité suivantes :
Si possible, le système de filtration doit être conçu et utilisé de façon à réduire le plus possible la turbidité, et l'objectif en matière de turbidité doit toujours être de moins de 0,1 uTN.
Si possible, le système de filtration doit être conçu et utilisé de façon à réduire le plus possible la turbidité, et l'objectif en matière de turbidité doit toujours être de moins de 0,1 uTN.
Si la filtration sur membrane est la seule technologie de traitement utilisée, il faut procéder à une désinfection secondaire avec du chlore ou de la chloramine. Si possible, le système de filtration doit être conçu et utilisé de façon à réduire le plus possible la turbidité, et l'objectif en matière de turbidité doit toujours être de moins de 0,1 uTN.
Les exigences de conception établies dans le présent protocole sont conformes aux Lignes directrices sur la conception des ouvrages et systèmes d’alimentation en eau potable dans les communautés des Premières nations (Lignes directrices de conception). Une copie de la version la plus récente des Lignes directrices de conception est disponible de votre bureau régional d’AINC et est également disponible sur le site Web d'AINC. On recommande à l’opérateur de se procurer une copie des Lignes directrices de conception en vigueur et de l’insérer dans le présent document où elle constituera l’annexe G. Les Lignes directrices de conception doivent être respectées en ce qui a trait à la conception de nouveaux systèmes ou de mises à niveau de systèmes existants (ceci inclue les projets qui n’ont pas encore débuté la phase de conception au 1er avril 2006).
Une fois par an, il faut préparer un rapport d'inspection pour tout système produisant de l'eau destinée à la consommation humaine, financé en partie ou entièrement par AINC, et desservant au moins cinq habitations ou une installation publique. L'inspection doit être effectuée par une personne qualifiée ne faisant pas partie de la bande en question [à savoir : un ingénieur de TPSGC, un ingénieur du conseil tribal, un formateur itinérant, un ingénieur–conseil ou un inspecteur provincial de système d'alimentation en eau potable; toutes ces personnes doivent posséder une certification (ou l'équivalent) pour le niveau du système à inspecter. Le but de l'inspection est d'aider les communautés des Premières nations à s'assurer que leurs systèmes d'eau potable produisent une eau salubre. Le présent rapport est axé sur le rendement du système d'alimentation en eau potable indiqué par les résultats des analyses sur la qualité de l'eau, les procédures opérationnelles et le niveau de certification de l'opérateur. L'administration centrale d'AINC demande de remplir tous les champs marqués d'un astérisque (*) avant de faire parvenir le formulaire à l'agence centrale.
Nom de la bande : _____________
Numéro de la bande : ______
Numéro du système dans la base de données WATERS : ______
Population desservie : ____ * Nombre de raccords : ___ *
Date de l'inspection : __ / __ / __ (aa/mm/jj)
Période visée par le rapport : __ / __ / __ à __ / __ / __
Nom de l'inspecteur : ____________________________
Permis d'exploitation : (bande / fournisseur de services / autre : ____________)
Nom et titre de/des opérateurs ou des autres personnes consultées :
_____________ / _________ _____________ / _________
Type de source: (eau de surface / eau souterraine / eau souterraine directement sous l'emprise de l'eau de surface Premier exemple d'un renvoi à une note en bas de page [NOTE 1]. / autre)
Protection de la tête de puits? Oui/non Comment?
(bornes de protection/capuchon /nivellement/autre : _________)
Plan de protection des sources d'eauPremier exemple d'un renvoi à une note en bas de page [NOTE 2] (PPSE) en place? oui/ non
Sinon, à quelle date approximative le PPSE sera–t–il mis en place? : __ / __ / __ (aa/mm/jj)
Type du système de traitement_________________
(filtres sous pression, filtres à sables verts, filtres à sable, membranes, etc.)
Endroit où le rapport annuel sera mis à la disposition du public qui désire l'examiner : _______________
Pour la période écoulée depuis la dernière inspection, l'opérateur devrait fournir un sommaire de toutes les analyses de la qualité de l'eau conformément au Protocole pour la salubrité de l'eau potable dans les communautés des Premières nations d'AINC. Il devrait également fournir un sommaire des analyses opérationnelles et des analyses sur la qualité de l'eau (caractéristiques chimiques, débits, etc.). Dans l'annexe A, on présente un format recommandé pour présenter un sommaire des données.
Pour la période écoulée depuis la dernière inspection, l'opérateur devrait obtenir, auprès d'un représentant de Santé Canada, un sommaire des résultats d'analyse pour tout résultat supérieur ou inférieur aux normes, pour toutes les analyses sur la qualité de l'eau effectuées par des contrôleurs communautaires de la qualité de l'eau ou par des hygiénistes du milieu dans le cadre du contrôle par une tierce partie de Santé Canada réalisé d'un point de vue de la santé publique et conformément aux sections 4 et 5 du Guide des procédures pour la salubrité de l'eau potable au Canada dans les communautés des Premières nations au sud du 60e parallèle de Santé Canada. Un format pour résumer les données est proposé à l'annexe B.
Dans la semaine qui suit l'émission d'un avis relatif à l'eau potable, l'opérateur du système d'alimentation en eau potable doit présenter, à l'hygiéniste du milieu et aux représentants de TPSGC et d'AINC, un plan écrit sur les mesures correctrices à prendre pour régler le problème en question. Pour la période écoulée depuis la dernière inspection, il faudrait fournir un sommaire des dates et de la durée des avis relatifs à l'eau potable (p. ex. date du début et date de la fin de l'avis) ainsi que des mesures correctrices apportées et des résultats de ces mesures (à savoir si l'avis a, ou non, été levé). Ne pas inclure les avis relatifs à l'eau potable qui concernent des problèmes de citernes situées dans des bâtiments qui ne sont pas utilisés par le public, étant donné que ces systèmes sont des systèmes privés.
1. Existe–t–il un rapport des communications et des rappels entre l'hygiéniste du milieu et l'opérateur du système d'alimentation en eau potable concernant les mesures prises à la suite d'avis relatif à l'eau potable? Oui / Non
3.1 Entretien
3.2 Fonctionnement
3.3 Analyses et tenue de registres
3.4 Classification des systèmes et formation des opérateurs
3.5 Systèmes par camions–citernes (en l'absence d'un tel système, passer à la section 3.6)
3.6 Rapport du formateur itinérant
Résumer le rapport précédent présenté par le formateur itinérant, en termes des problèmes et des recommandations, des mesures prises et des questions toujours en suspens, telles que :
3.7 Plan d'intervention d'urgence
Les résultats des analyses sur la qualité de l'eau par l'opérateur peuvent être présentés en utilisant les tableaux suivants :
Tableau 1 – Sommaire des analyses microbiologiques effectuées par l'opérateur
| Point d'échantil- lonnage | Nombre total d'échantil- lons analysés pour E. coli ou les coliformes fécaux | Nombre d'échantil- lons contenant des E. coli ou des coliformes fécaux | Nombre total d'échantil- lons analysés pour les coliformes totaux | Nombre d'échantil- lons contenant des coliformes totaux | Nombre total d'échantil- lons dont le nombre de bactéries hétérotrophes a été déterminé (analyses NBH) | Plage des résultats des analyses NBH | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Min. | Max. | ||||||
| Eau brute | |||||||
| Eau traitée | |||||||
| Système de distribution | |||||||
Remarque 1 : Veuillez inscrire l'unité de mesure utilisée si celle–ci n'est pas le milligramme par litre.
Remarque 2 : La CMA relative à la qualité bactériologique de l'eau potable est de zéro coliforme détecté par 100 mL.
Remarque 3 : Aucun échantillon consécutif prélevé au même point ou au plus 10 % des échantillons prélevés dans un système de distribution au cours d'un mois donné ne devraient contenir des bactéries coliformes.
Tableau 2 – Sommaire des teneurs en chlore résiduel inférieures à la limite établie (c.–à–d. moins de 0,2 mg/L de chlore libre) et des valeurs de turbidité supérieures à la limite établie (selon l'annexe F du Protocole pour la salubrité de l'eau potable) dans l'eau traitée échantillonnée par l'opérateur après un temps de contact avec le désinfectant d'au moins 15 minutes
| Date | Point d'échantillonnage | Chlore résiduel | Chlore total | Turbidité (le cas échéant) |
|---|---|---|---|---|
Remarque 1 : Veuillez inscrire l'unité de mesure utilisée si celle–ci n'est pas le milligramme par litre.
Tableau 3 Sommaire des teneurs en chlore résiduel inférieures à la limite établie (c.–à–d. moins de 0,2 mg/L de chlore libre) et des valeurs de turbidité supérieures à la limite établie (selon l'annexe F du Protocole pour la salubrité de l'eau potable) dans l'eau traitée échantillonnée par l'opérateur à des points dans le système de distribution qui sont éloignés de l'installation de traitement
| Date | Point d'échantillonnage | Chlore résiduel | Chlore total | Turbidité |
|---|---|---|---|---|
Remarque 1 : Veuillez inscrire l'unité de mesure utilisée si celle–ci n'est pas le milligramme par litre.
Remarque 2: Dans les très petits réseaux, les données du tableau 2 seraient essentiellement les mêmes que celles du tableau 3.
Tableau 4 – Sommaire de l'état d'avancement des projets de santé et sécurité (projet SRCB du groupe 2, type 1) qui ont été identifiés au cours et depuis la dernière inspection SRCB
| Date | Point d'échantillonnage | Chlore résiduel | Chlore total | Turbidité (le cas échéant) |
|---|---|---|---|---|
Les résultats des analyses sur la qualité de l'eau de Santé Canada obtenus par les hygiénistes du milieu et par les contrôleurs communautaires de l'eau potable peuvent être présentés en utilisant les tableaux suivants :
Tableau 1 – Sommaire des paramètres microbiologiques supérieurs à la limite établie dans le système de distribution mesurés par les hygiénistes du milieu de Santé Canada et par les contrôleurs communautaires de l'eau potable
Remarque 1 : Veuillez inscrire l'unité de mesure utilisée si celle–ci n'est pas le milligramme par litre.
Remarque 2 : La CMA relative à la qualité bactériologique de l'eau potable est de zéro coliforme détecté par 100 mL.
Remarque 3 : Aucun échantillon consécutif prélevé au même point ou au plus 10 % des échantillons prélevés dans un système de distribution au cours d'un mois donné ne devraient contenir des bactéries coliformes.
Tableau 2 – Sommaire des teneurs en chlore résiduel inférieures à la limite établie (c.–à–d. moins de 0,2 mg/L de chlore libre) et des valeurs de turbidité supérieures à la limite établie (selon l'annexe F du Protocole pour la salubrité de l'eau potable) mesurées par les hygiénistes du milieu de Santé Canada et par les contrôleurs communautaires de l'eau potable
| Date | Point d'échantillonnage | Chlore résiduel libre | Chlore total | Turbidité (uTN) |
|---|---|---|---|---|
Remarque 1 : Veuillez inscrire l'unité de mesure utilisée si celle–ci n'est pas le milligramme par litre.
Tableau 3 – Résultats du contrôle de routine des produits chimiques selon la section 4 du Guide des procédures pour la salubrité de l'eau potable au Canada dans les communautés des Premières nations au sud du 60e parallèle de Santé Canada
| Paramètre | Point d'échantillonnage | Valeur du critère établi dans les RQEPC** | Type de critère (c. à d. : CMA, CMAP, OE) | |
|---|---|---|---|---|
| Source d'eau | Système de distribution | |||
| Alcalinité | s.o. | – – | ||
| Aluminium | 0,1 | – – | ||
| Ammoniac (en azote) | s.o. | – – | ||
| Arsenic | 0,05 | CMA | ||
| Baryum | 1,0 | CMA | ||
| Benzène | 0,005 | CMA | ||
| Bore | 5 | CMA | ||
| Cadmium | 0,005 | CMA | ||
| Calcium | s.o. | – – | ||
| Chlorure | ≤ 250 | OE | ||
| Chrome | 0,05 | CMA | ||
| Couleur (en unité de couleur vraie) | ≤ 15 UCV | OE | ||
| Cuivre | ≤ 1,0 | CMA | ||
| Corrosivité (indice de saturation à 4° C) | s.o. | – – | ||
| Cyanure | 0,2 | CMA | ||
| Fluorure | 1,5 | CMA | ||
| Dureté | s.o. | – – | ||
| Fer | ≤ 0,3 | CMA | ||
| Plomb | 0,010 | CMA | ||
| Magnésium | s.o. | – – | ||
| Manganèse | ≤ 0,05 | CMA | ||
| Mercure | 0,001 | CMA | ||
| Nitrate | 45 | CMA | ||
| pH | 6,8 – 8,5 | OE | ||
| Phénols | – – | – – | ||
| Phosphore | s.o. | – – | ||
| Potassium | s.o. | – – | ||
| Sélénium | 0.01 | CMA | ||
| Argent | – – | |||
| Sodium | ≤ 200 | CMA | ||
| Sulfate | ≤ 500 | CMA | ||
| Solides dissous totaux | ≤ 500 | CMA | ||
| Solides totaux | – – | – – | ||
| Turbidité (en uTN) | Voir Annexe F | CMA/ OE | ||
| Uranium | 0,02 | CMA | ||
| Chlorure de vinyle | 0,002 | CMA | ||
| Zinc | ≤5.0 | OE | ||
Remarque : Veuillez inscrire l'unité de mesure utilisée si celle–ci n'est pas le milligramme par litre.
** – Les valeurs des critères ci–dessus sont celles figurant dans les Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada publiées par Santé Canada à la date de parution du présent guide. Veuillez consulter le site Web de Santé Canada pour obtenir les valeurs les plus récentes des paramètres pour l'eau potable.
Les exigences de certification des opérateurs de systèmes d'alimentation en eau potable dans les communautés des Premières nations sont identiques aux exigences provinciales pertinentes. Les opérateurs des installations de traitement et des systèmes de distribution doivent donc être certifiés à un niveau correspondant à celui exigé pour les systèmes provinciaux équivalents, comme il est indiqué dans les programmes provinciaux pertinents de certification des opérateurs. Les gestionnaires des systèmes de distribution par camions–citernes doivent s'assurer que les opérateurs des camions de livraison ont reçu une formation adéquate ou, selon le cas, qu'ils possèdent un certificat provincial d'opérateur.
La version la plus récente de la présente annexe sera disponible sur le site Web d'AINC. Ce site comprend aussi des liens menant à des sources d'information sur les cours, la certification et la formation des opérateurs d'installations d'eau potable et d'eaux usées. Ci–après, on présente un sommaire des exigences provinciales pour la formation et la certification des opérateurs :
Préalable : 12e année ou combinaison d'expérience et de formation (voir tableau cidessous)
Durée du programme : varie selon le niveau
Méthode de prestation : en classe ou par auto–apprentissage
Certificats délivrés : opérateur de petit système d'alimentation en eau potable, opérateur en formation et opérateur de niveau 1, 2, 3 et 4
Préalable : Opérateur en formation pour les petits systèmes d'alimentation en eau potable
| Catégorie | Étude | Expérience |
|---|---|---|
| Opérateur en formation | 12 ans d'étude | 3 mois d'expérience ou cours approuvé terminé avec succès |
| Petit système d'alimentation en eau potable | 10 ans d'étude + 1,5 CEP | 6 mois d'expérience/50 heures d'expérience pratique |
| Petit système d'eaux usées | 10 ans d'étude + 1,5 CEP | 6 mois d'expérience/50 heures d'expérience pratique |
Préalable : niveaux 1, 2, 3 et 4
| Catégorie | Niveau 1 | Niveau 2 | Niveau 3 | Niveau 4 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Étude | Exp. | Étude | Exp. | Étude | Exp. | ERD | Étude | Exp. | ERD | |
| Traitement de l'eau | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | 2 | 16 | 4 | 2 |
| Distribution de l'eau | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | 2 | 16 | 4 | 2 |
| Traitement des eaux usées municipales | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | 2 | 16 | 4 | 2 |
| Collecte des eaux usées | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | 2 | 16 | 4 | 2 |
| Traitement des eaux usées industrielles | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | 2 | 16 | 4 | 2 |
Nota pour la Colombie–Britannique :
CEP = crédit d'éducation permanente
ERD = expérience de responsabilité directe
Quatorze années d'étude signifie une 12e année ou l'équivalent + deux ans d'étude postsecondaires.
Préalable : 12e année ou combinaison d'expérience et de formation (voir tableau)
Méthode de prestation : en classe par l'AWWOA ou autre formation approuvée pertinente
Certificats délivrés : opérateur de petits systèmes, opérateur de niveau 1, 2, 3 et 4
Préalable
| Catégorie | Étude | Expérience |
|---|---|---|
| Petit système d'alimentation en eau potable | 1,2 CEP de cours sur les petits systèmes d'alimentation en eau potable | Minimum 6 mois d'expérience dans des installations municipales |
| Petit système d'eaux usées | 1,2 CEP de cours sur les petits systèmes d'eaux usées | Minimum 6 mois d'expérience à titre d'opérateur dans des installations municipales |
| Niveau 1 | Diplôme d'études secondaires, relevé de notes d'études équivalentes ou équivalent au diplôme d'études secondaires | Un an d'expérience à titre d'opérateur dans des installations municipales |
| Niveau 2 | Diplôme d'études secondaires, relevé de notes d'études équivalentes ou équivalent au diplôme d'études secondaires | Trois ans d'expérience à titre d'opérateur dans des installations municipales ou deux ans d'expérience à titre d'opérateur dans des installations municipales plus un an d'études postsecondaires (45,0 CEP). Un an doit s'écouler entre la réussite de l'examen du niveau 1 et la présentation de l'examen du niveau 2. |
| Niveau 3 | Diplôme d'études secondaires, relevé de notes d'études équivalentes ou équivalent au diplôme d'études secondaires | Quatre ans d'expérience à titre d'opérateur dans des installations municipales |
| Niveau 4 | Diplôme d'études secondaires, relevé de notes d'études équivalentes ou équivalent au diplôme d'études secondaires |
Nota pour l'Alberta :
– CEP = crédit d'éducation permanente
– Dans chaque catégorie il y a quatre niveaux : traitement de l'eau, traitement des eaux usées, distribution de l'eau et collecte des eaux usées.
– Il est possible de travailler dans plus d'une catégorie la même année.
Préalable : 10e année ou l'équivalent, ou 12e année ou l'équivalent, ou combinaison d'expérience et de formation (voir tableau).
Durée du programme : varie selon le niveau
Méthode de prestation : collège agréé
Certificats délivrés : petits systèmes d'alimentation en eau potable, opérateur de classe 1, 2, 3 et 4
Préalable : opérateur en formation et petits systèmes
| Catégorie | Étude | Expérience |
|---|---|---|
| Petits systèmes d'alimentation en eau potable | 10e année ou l'équivalent | 6 mois d'expérience |
| Petits systèmes des eaux usées | 10e année ou l'équivalent | 6 mois d'expérience |
Préalable : classes 1, 2, 3 et 4
| Catégorie | Étude | Expérience |
|---|---|---|
| Petits systèmes d'alimentation en eau potable | 10e année ou l'équivalent | 6 mois d'expérience |
| Petits systèmes des eaux usées | 10e année ou l'équivalent | 6 mois d'expérience |
Préalable : classes 1, 2, 3 et 4
| Catégorie | Classe 1 | Classe 2 | Classe 3 | Classe 4 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Étude | Exp. | Étude | Exp. | Étude | Exp. | ERD | Étude | Exp. | ERD | |
| Traitement de l'eau | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | 2 | 16 | 4 | 2 |
| Distribution de l'eau | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | 2 | 16 | 4 | 2 |
| Traitement des eaux usées | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | 2 | 16 | 4 | 2 |
| Collecte des eaux usées | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | 2 | 16 | 4 | 2 |
Notes pour la Saskatchewan :
– CEP = crédit d'éducation permanente
– ERD = expérience de responsabilité directe
– Quatorze années d'étude signifie une 12e année ou l'équivalent + deux ans d'études supplémentaires.
– Dans les cas où on exigerait que l'opérateur possède 4 ans d'expérience opérationnelle, deux de ces années doivent l'être dans un poste de responsabilité directe.
Préalable : 10e année ou l'équivalent, ou 12e année ou l'équivalent (voir tableau)
Durée du programme : varie selon le niveau
Méthode de prestation : collège provincial accrédité
Certificats délivrés : petits systèmes, classes 1, 2, 3, et 4
Préalable : Petits systèmes
| Catégorie | Étude | Expérience |
|---|---|---|
| Petits systèmes d'alimentation en eau potable | 10e année ou l'équivalent | 6 mois d'expérience |
| Petits systèmes des eaux usées | 10e année ou l'équivalent | 6 mois d'expérience |
Préalable : Classes 1, 2, 3 et 4
| Catégorie | Classe 1 | Classe 2 | Classe 3 | Classe 4 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Étude | Exp. | Étude | Exp. | Étude | Exp. | ERD | Étude | Exp. | ERD | |
| Traitement de l'eau | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | ? | 16 | 4 | ? |
| Distribution de l'eau | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | ? | 16 | 4 | ? |
| Traitement des eaux usées | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | ? | 16 | 4 | ? |
| Collecte des eaux usées | 12 | 1 | 12 | 3 | 14 | 4 | ? | 16 | 4 | ? |
Nota pour le Manitoba :
– CEP = crédit d'éducation permanente
– ERD = expérience de responsabilité directe
– Quatorze années d'étude signifie une 12e année ou l'équivalent plus deux ans d'études supplémentaires.
Préalable : 12e année ou l'équivalent, ou combinaison d'expérience et de formation (voir tableau)
Durée du programme : varie selon le niveau
Méthode de prestation : compagnie privée de formation et collège communautaire
Certificats délivrés : opérateur de classes 1, 2, 3 et 4
Préalable pour les classes 1, 2, 3, et 4
| Catégorie | Étude | Expérience |
|---|---|---|
| Opérateur en formation | 12e année ou l'équivalent | N/A |
| Classe 1 | 12e année ou l'équivalent | 1 an d'expérience comme opérateur de classe 1 |
| Classe 2 | 12e année ou l'équivalent | 3 ans d'expérience à titre d'opérateur de classe1 ou plus |
| Classe 3 | 12e année ou l'équivalent + 2 autres années d'étude ou de formation pertinentes | 4 ans d'expérience comme opérateur dont au moins 2 ans à titre d'opérateur responsable dans des installations de classe 2, 3 ou 4. |
| Classe 4 | 12e année ou l'équivalent + 4 autres années d'étude ou de formation pertinentes | 4 ans d'expérience comme opérateur dont au moins 2 ans à titre d'opérateur responsable dans des installations de classe 3 ou 4. |
Nota pour l'Ontario :
– Chaque niveau comprend 4 catégories : traitement de l'eau, traitement des eaux usées, distribution de l'eau et collecte des eaux usées.
Préalable : diplôme d'étude secondaire ou combinaison d'expérience et de formation.
Durée du programme : varie entre 3 et 8 jours selon la difficulté de la formation.
Méthode de prestation : Centre de Formation Professionnel Paul–Gérin Lajoie (UQAM)
Certificats délivrés : la formation est réservée aux opérateurs existants. La certification ne correspond pas aux niveaux standards de certification (opérateur en formation, 1, 2, 3, 4) mais elle est adaptée aux besoins particuliers des installations où travaille l'opérateur.
Préalable : 12e année ou l'équivalent, ou combinaison d'expérience et de formation (voir tableau)
Durée du programme : varie selon le niveau
Méthode de prestation : ?
Certificats délivrés : Opérateur de classes 1, 2, 3 et 4
Préalable pour les classes 1, 2, 3 et 4
| Catégorie | Étude | Expérience |
|---|---|---|
| Classe 1 | 12e année ou équivalent | Minimum d'un an d'expérience comme opérateur de classe 1 |
| Classe 2 | 12e année ou équivalent | 3 ans d'expérience à titre d'opérateur de classe1 ou plus |
| Classe 3 | 12e année ou équivalent + 2 autres années d'études postsecondaires | 4 ans d'expérience à titre d'opérateur dont au moins deux dans des installations de classes 2 ou plus. La moitié de l'expérience doit être à titre d'opérateur responsable |
| Classe 4 | 12e année ou équivalent + 4 années d'études postsecondaires | 4 ans d'expérience comme opérateur dont au moins 2 ans à titre d'opérateur responsable dans des installations de classe 3 ou plus. La moitié de l'expérience doit être à titre d'opérateur responsable |
Nota pour le Canada atlantique :
– Chaque niveau comprend quatre catégories : traitement de l'eau, traitement des eaux usées, distribution de l'eau et collecte des eaux usées.
Le présent guide a été élaboré afin d'aider les autorités qui exploitent des systèmes d'alimentation en eau potable dans les communautés des Premières nations, à élaborer un plan d'intervention d'urgence.
La présente annexe explique pourquoi il est important d'élaborer un plan d'intervention d'urgence; contient des exemples des situations d'urgence les plus courantes et des mesures d'intervention connexes; et offre à l'opérateur des directives pour dresser la liste des personnes et des organismes à contacter en cas d'urgence. Bien qu'il soit destiné aux installations de petite taille, ce guide peut aussi servir de document de travail aux opérateurs de plus gros systèmes qui ont déjà un plan d'intervention d'urgence.
En cas d'urgence, vous devez prendre immédiatement des mesures correctives – sans avoir à penser quoi faire en premier et ensuite. Un plan d'intervention d'urgence bien pensé et bien structuré vous dira exactement ce qu'il faut faire et qui appeler, ce qui vous permettra de réagir rapidement et efficacement et d'éviter toute défaillance ou contamination de votre système.
Pour élaborer votre propre plan d'intervention d'urgence, vous devez en premier lieu déterminer les divers types de problèmes susceptibles d'avoir un effet sur la qualité de l'eau ou le volume d'eau dans votre système. Ensuite, vous devez trouver une solution à chacun de ces problèmes avant qu'il ne survienne. La préparation à une situation d'urgence peut même vous aider à éviter qu'elle ne se produise. En évaluant tous les problèmes possibles reliés à votre système, vous pourrez déterminer dès maintenant des mesures à prendre afin d'empêcher la venue d'une situation d'urgence à l'avenir. Vous devriez déterminer à l'avance tous les problèmes qui peuvent exiger la diffusion d'un avis d'ébullition de l'eau, les demandes d'aide, les conseils sur le branchement à d'autres sources d'approvisionnement en eau ainsi que d'autres problèmes possibles. S'il survient une situation d'urgence, vous ne perdrez pas de temps à décider qui appeler et ce qu'il faut dire à la population.
Dans la section intitulée Exemples de situations d'urgence et d'interventions possibles, vous trouverez plusieurs exemples de situations nécessitant un plan d'intervention d'urgence et les types de mesures appropriées pour y remédier. Il ne s'agit pas d'une liste exhaustive. Le présent document ne doit servir qu'à guider l'élaboration d'un plan d'intervention d'urgence propre à votre collectivité.
Votre plan d'intervention d'urgence doit inclure une liste complète des personnes et des organismes à contacter en cas d'urgence. Cette liste comprendra entre autres :
Si vous disposez d'une liste complète des personnes et des organismes à contacter et connaissez l'ordre dans lequel vous devez procéder en cas d'urgence, vous gagnerez du temps lorsqu'il sera vraiment important d'en gagner. Cette liste vous permettra aussi de vérifier si vous avez contacté toutes les personnes requises. En outre, elle vous aidera à vous rappeler de quelles ressources locales vous disposez pour vous aider à intervenir en cas d'urgence.
Lorsque vous préparez le plan d'intervention d'urgence, vous devez déterminer toutes les situations d'urgence susceptibles soit de rendre l'eau insalubre, soit de faire obstacle à l'écoulement de l'eau, soit de présenter un risque pour la santé. Voici certaines situations que vous devrez définir :
Les opérateurs de petits systèmes d'aqueduc dans les collectivités des Premières nations doivent uniquement énumérer les mesures immédiates à mettre en oeuvre pour répondre à une situation d'urgence particulière. Les solutions ou activités à plus long terme visant à rectifier la situation pourront toujours être élaborées – avec l'aide et les conseils d'experts de la région – après ces activités initiales, compte tenu des aspects particuliers à chaque situation.
La qualité du plan de communication est l'élément clé de votre plan d'intervention d'urgence. Le plan de communication joue un rôle essentiel dans la façon dont vous pourrez intervenir dans une situation d'urgence. D'abord et avant tout, vous devez être en mesure d'alerter tous les utilisateurs de votre système dès que possible, surtout s'ils courent un risque pour leur santé en buvant l'eau que vous leur fournissez.
Votre plan de communication dépend surtout du type de clientèle qui s'approvisionne à votre système. Généralement, les petits systèmes desservent un des trois types de clientèle suivants :
Une simple circulaire est un moyen efficace de vous assurer que chaque ménage de la collectivité est au courant de la situation en ce qui concerne l'eau potable. Il est essentiel de veiller à ce que tous reçoivent le message qu'une situation d'urgence est survenue et que l'eau est impropre à la consommation. Voici quelques suggestions pour rédiger une circulaire :
Dans une collectivité de taille très petite ou de taille moyenne, le plan de communication peut comprendre l'organisation d'une chaîne téléphonique. Il s'agit d'un plan prévu d'avance qui vous permet de diffuser un message important, par téléphone, à chaque ménage de la collectivité par l'entremise des voisins. Chaque personne à qui on téléphone possède une liste de personnes à qui téléphoner, lesquelles ont elles aussi une liste de personnes à contacter, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on ait alerté tout le monde.
Bon nombre de petites collectivités ont déjà en place un genre de chaîne téléphonique qui leur permet de réagir rapidement à d'autres situations d'urgence, en alertant les pompiers volontaires, par exemple. Parlez–en au chef des pompiers de votre localité; vous pourriez être en mesure d'utiliser le même système dans une situation d'urgence concernant votre système d'aqueduc.
Dans le cas d'un système d'aqueduc très petit comprenant au plus une douzaine de branchements rapprochés, il n'est probablement pas nécessaire d'établir une chaîne téléphonique. En effet, en supposant que vous vous trouvez déjà sur les lieux, vous pouvez passer le mot en frappant simplement à quelques portes et en demandant aux premières personnes informées de terminer la tournée de manière à renseigner tous les utilisateurs du problème sans délai.
Si vous vous servez d'une chaîne téléphonique pour demander aux membres de votre collectivité de s'abstenir de boire l'eau ou de la faire bouillir avant de la boire, assurezvous que les personnes qui n'ont pas le téléphone ou qui sont absentes au moment de l'appel recevront elles aussi le message
Les médias locaux – la radio, la télévision, les journaux – peuvent aussi véhiculer les avertissements aux membres de la collectivité si la situation l'exige. Veillez à communiquer avec les médias locaux dans le cadre de la planification des situations d'urgence afin d'établir votre crédibilité auprès d'eux et de vous assurer que si jamais vous avez besoin d'eux, ils sauront qui vous êtes et à quel point il est important de collaborer avec vous en alertant leurs auditeurs ou lecteurs.
Si vous êtes propriétaire d'une installation d'approvisionnement public en eau potable (soit, dans une station–service, un robinet mis à la disposition des campeurs et des caravaneurs pour remplir leur réservoir, soit un robinet collectif où des gens prennent leur eau potable), vous devez, si cela est nécessaire, suspendre au robinet un avis informant l'utilisateur que cette eau pourrait être contaminée ou impropre à la consommation. Tenez–en compte dans votre plan d'intervention.
Les exploitants et les gestionnaires des systèmes d'alimentation en eau potable dans les communautés des Premières nations doivent inclure au matériel d'intervention d'urgence un ensemble de copies des plans originaux du système et un plan d'ensemble du système indiquant l'emplacement des éléments suivants :
Les modalités courantes de fonctionnement pour le passage à une source d'énergie auxiliaire ou l'entretien des génératrices, entre autres les schémas des systèmes électriques des stations de pompage, peuvent également s'intégrer à votre plan d'intervention d'urgence; elles doivent se trouver à côté de l'équipement en question.
| MESURES : | PERSONNES–RESSOURCES : |
|---|---|
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| MESURES : | PERSONNES–RESSOURCES : |
|---|---|
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| MESURES : | PERSONNES–RESSOURCES : |
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| MESURES : | PERSONNES–RESSOURCES : |
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| MESURES : | PERSONNES–RESSOURCES : |
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| MESURES : | PERSONNES–RESSOURCES : |
|---|---|
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| MESURES : | PERSONNES–RESSOURCES : |
|---|---|
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| MESURES : | PERSONNES–RESSOURCES : |
|---|---|
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|
| 1.NUMÉROS DE TÉLÉPHONE D'URGENCE DES PERSONNES–RESSOURCES | |
| · Personnel | __ |
| · Organismes gouvernementaux | __ |
| · Services de réparation | __ |
| · Conseil tribal | __ |
| 2.PROCÉDURES D'URGENCE Plan d'intervention pour chaque situation d'urgence possible : |
|
| · Contamination de la source | __ |
| · Perte de la source | __ |
| · Inondations | __ |
| · Coulée de boue en amont de la prise d'eau | |
| · Panne du chlorateur | __ |
| · Rupture de la conduite principale | __ |
| · Panne de la pompe | __ |
| · Panne d'électricité | __ |
| · Retour d'eau ou siphonnement à rebours | __ |
| · Fuites de chlore gazeux | __ |
| · Déversement d'eau désinfectée dans des cours d'eau où vivent des poissons | __ |
| · Tremblement de terre | __ |
| · Incendie (feu de forêt dans le bassin versant ou incendie à la station de traitement d'eau) | __ |
| 3.PLAN DU SYSTÈME | __ |
| · Conduites principales | __ |
| · Points de contrôle d'importance critique | __ |
| · Prises d'eau | __ |
| · Vannes d'arrêt | __ |
| · Voies d'accès aux points de contrôle d'importance critique | __ |
| · Station de pompage | __ |
| · Plan d'urgence, outils et équipement d'entretien | __ |
| · Installations à haut risque (écoles, garderies, hôpitaux, etc.) | __ |
| 4.SCHÉMAS ÉLECTRIQUES | |
| · Génératrices | __ |
| · Équipement et chambre de désinfection | __ |
| 5.PROCÉDURES GÉNÉRALES | |
| · Démarrage de la génératrice | __ |
| · Changement d'alimentation électrique | __ |
| · Opération de désinfection | __ |
| · Procédures de désinfection des puits et du système d'aqueduc | __ |
| · Système d'information sur les dangers en milieu de travail | __ |
| · Procédures de santé et sécurité au travail | __ |
| Téléphone | Télécopieur | |
| Nom de l'opérateur | ||
| Nom du membre du personnel | ||
| Nom du membre du personnel | ||
| Nom du membre du personnel | ||
| Nom du membre du personnel |
| Téléphone | Télécopieur | |
| Santé Canada (Direction générale des services médicaux) Services de santé (Premières nations) Environnement Canada Police Ambulance/secours Service d'incendie Programme de préparation aux situations d'urgence Centre des opérations d'urgence (Premières nations) Services sociaux d'urgence (province) Travaux publics (Service du génie des Premières nations) AINC (Bureau régional des Affaires indiennes et du Nord Canada) Station de radio Journal Station de télévision Ministère des Pêches et des Océans Centre (provincial) de signalement des déversements Ministère provincial des Ressources naturelles Ministère provincial de la voirie Énergie, électricité, hydroélectricité (province) Fabricant de la pompe Fabricant du chlorateur Services d'excavation Services de plomberie Transporteur d'eau en vrac Fournisseur d'eau embouteillée |
| MESURES : | PERSONNES–RESSOURCES : |
|---|---|
La prestation de services concernant l'alimentation en eau potable aux communautés des Premières nations est une responsabilité partagée entre trois groupes :
La figure n° 1 décrit les rôles à plusieurs facettes que jouent les Premières nations et le gouvernement fédéral (et d'autres groupes et niveaux de gouvernement) en tant que partenaires dans la gestion de l'eau, ainsi que les relations qui interviennent entre eux.
L'examen indépendant de la conception de projets pour les systèmes d'alimentation en eau potable des Premières nations est une tâche partagée entre Environnement Canada, Santé Canada, Affaires indiennes et du Nord Canada et TPSGC pour le compte d'AINC en vertu du Cadre national pour le processus d'examen des systèmes d'aqueduc et d'égout dans les collectivités des Premières nations.