Chaque communauté des Premières nations, des Inuit, des Métis et des résidants du Nord est unique en soi. C'est pourquoi la vision à long terme en vue d'une communauté saine de même que l'orientation de cette vision seront différentes d'une communauté à l'autre. Le succès sera directement imputable aux efforts communs qui permettront de progresser vers une vision propre à chaque communauté.
AADNC a élaboré sa propre vision du DD dans le but de guider l'élaboration des programmes et des politiques. On y décrit la position que le ministère prévoit occuper dans l'avenir. AADNC ne peut s'exprimer au nom des Premières nation, des Inuit, des Métis ou des résidants du Nord, mais le ministère espère offrir aux employés les outils et les mécanismes qui leur permettront de progresser vers cette vision afin que le ministère soit ainsi en mesure d'accorder l'aide nécessaire ou demandée pour permettre à ces communautés d'atteindre leur propre objectif de durabilité.
Le ministère établit présentement un lien direct entre ses stratégies de DD, sa vision du DD et l'orientation stratégique qu'on lui a confiée. Ces efforts ont pour but de faciliter la réalisation de la vision d'une communauté durable pour les Premières nations, les Inuit, les Métis et les résidants du Nord. Il faut cependant reconnaître que les Premières nations, les Inuit, les Métis et les résidants du Nord en sont pour l'instant à un stade différent de leur développement et que le ministère adaptera le rôle qu'il joue vis-à-vis chacune de ces communautés en fonction des circonstances de chacune.
D'ici deux générations, de nombreuses collectivités des Premières Nations et des Inuit seront devenues des exemples sains et sûrs à suivre au point de vue de la viabilité. Elles disposeront de logements, d'infrastructures et de services de soutien comparables à ceux dont se prévalent les collectivités de même taille établies ailleurs au Canada. Évoluant au sein d'un environnement protégé, elles seront reliées au reste du pays par des moyens de transport et des communications efficaces en plus de bénéficier de sources d'énergie propre, abordables et en grande quantité. La majorité des collectivités des Premières nations, des Inuit et des Métis géreront efficacement leurs propres institutions, dotées de structures de gouvernance solides. Les membres des collectivités, tout particulièrement les femmes et les jeunes, se verront offrir, dans une mesure acceptable, la possibilité de s'instruire, participeront à la vie économique et seront en mesure de jouer un rôle dans la gouvernance locale.
Les Métis, les Indiens non inscrits et les Autochtones vivant en milieu urbain réaliseront leur plein potentiel économique et socio-politique au sein de la société canadienne.
La plupart des revendications territoriales, des méthodes de tenure et des questions telles que la gestion des ressources naturelles et l'accès à celles-ci on été résolues par la négociation. La planification et l'épanouissement communautaires seront étudiés à fond et assurés par des dirigeants locaux.
Les territoires du Nord seront davantage autosuffisants et prospères, étant occupés par des personnes capables de gérer elles-mêmes leurs affaires et d'apporter une plus grande contribution à l'ensemble du pays.
À mesure que les Premières nations, les Inuit et les résidents du Nord gagneront de l'autonomie et sauront mettre en valeur leur potentiel, ils seront appelés à exiger du gouvernement fédéral d'autres types de services. En même temps que les collectivités deviendront plus saines, plus sécuritaires et plus stables sur les plans économique et environnemental, il est probable qu'un ministère doté de responsabilités restreintes s'établisse.
La mise en oeuvre de la plupart des ententes sur l'autonomie gouvernementale conclues avec des Premières nations et des Inuit sera une importante priorité du Ministère. AADNC se fera également un ardent défenseur des Autochtones et des résidents du Nord. Il jouera un rôle actif en tant qu'agent de facilitation, s'affairant à former des partenariats pour travailler en étroite collaboration à régler les questions autochtones et du Nord dans le respect des traditions, des structures de gouvernance, de la langue, du sexe et de la culture.
La concrétisation de cette vision d'avenir exigera du gouvernement fédéral qu'il se soumette à des obligations juridiques, constitutionnelles, fiduciaires et découlant des traités plus rigoureuses et demandera un effort de concertation.