Les changements climatiques posent un certain nombre de problèmes aux collectivités autochtones et nordiques du Canada. L’adaptation au sens général permet de réagir et de se préparer au changement. L’adaptation aux changements climatiques fait référence à toutes les activités qui contribuent à réduire les effets négatifs des changements climatiques ou qui permettent de tirer profit de nouvelles possibilités.
L’adaptation vise entre autres 1) à atténuer les effets existants, 2) à réduire la sensibilité et l’exposition aux dangers liés au climat et 3) à augmenter la résilience aux facteurs de stress climatiques et non climatiques. Une adaptation efficace ne signifie pas que nous parviendrons à supprimer les effets négatifs, mais à les rendre moins graves que si aucune mesure d’adaptation n’avait été mise en place.
La capacité à effectuer les ajustements nécessaires pour s’adapter aux effets des changements climatiques s’appelle la capacité d’adaptation. Certaines collectivités font preuve d’une résilience étonnante grâce à leur capacité à absorber les perturbations liées aux changements climatiques et à effectuer les ajustements nécessaires sans modifier leur fonctionnement, leur structure et leur identité. Notre réaction au changement dépend de notre vulnérabilité c’est-à-dire de notre capacité à faire face aux effets négatifs.
Voici quelques exemples des enjeux en matière d’adaptation aux changements climatiques dans le Nord :
De nombreux types d’adaptation peuvent être définis en fonction de l’objectif, du moment (par rapport aux effets sur le climat), de la portée temporelle ou spatiale (consulter le tableau ci-dessous).
L’adaptation peut également être proactive ou réactive. L’adaptation proactive implique de prendre des décisions à long terme pour améliorer la capacité à faire face aux futurs changements climatiques. Des évaluations périodiques et l’application de stratégies de gestion des risques renforcent l’efficacité de ce type d’adaptation. L’adaptation proactive est mieux à même de réduire les dommages, les risques et la vulnérabilité à long terme liés aux changements climatiques.
À l’inverse, l’adaptation réactive consiste à réagir aux effets d’un événement climatique. Ce type d’adaptation sera en général adopté après une catastrophe naturelle. Dans la plupart des cas, l’adaptation préventive constitue le plan d’action le plus économique et le plus efficace.
| Adaptation | ||||
| En fonction de | Type d’adaptation | |||
|---|---|---|---|---|
| Objectif | Spontanée | Planifiée | ||
| Moment (par rapport aux effets sur le climat) | Réactive | Concurrente | Préventive | |
| Portée temporelle | Court terme | Long terme | ||
| Portée spatiale | Localisée | Généralisée | ||
(Source : Adaptée de Smit et al., 1999)
L’adaptation planifiée peut être proactive ou réactive. Les mesures d’adaptation efficaces permettent aux collectivités de prévoir les problèmes qui découlent des événements climatiques et d’y répondre efficacement. Ces mesures peuvent également offrir d’autres avantages; par exemple, des mesures de conservation de l’eau diminueront également les coûts énergétiques du traitement de l’eau.
Le Programme d’adaptation aux changements climatiques (PACC) d’AADNC aide actuellement les collectivités, les organisations et les territoires autochtones et nordiques qui souhaitent atténuer les risques urgents dans le Nord. Le Programme est axé sur la collaboration avec les organisations, les institutions et les collectivités susceptibles de jouer un rôle important dans l’évaluation et l’élaboration de stratégies de gestion en vue de s’adapter aux effets des changements climatiques; d’évaluer les risques des infrastructures existantes, de participer à des projets d’amélioration et de gestion de la qualité de l’eau et de définir des modèles d’infrastructure appropriés pour réduire les risques liés aux changements climatiques et à ses effets.
Le PACC constitue le principal moyen d’action d’AADNC pour s’adapter aux changements climatiques et relève de la responsabilité du groupe sur les effets des changements climatiques et l’adaptation. Cependant les efforts d’AADNC dans le domaine des changements climatiques vont plus loin. Par l’intermédiaire de ce groupe, le Ministère participe à des initiatives interministérielles en partenariat avec des scientifiques et des organismes non gouvernementaux (autochtones et non autochtones) et à des discussions internationales sur les changements climatiques. En outre, les efforts réalisés et le réseau d’information mis en place au fil du temps par AADNC dans le cadre du travail du groupe sur les effets des changements climatiques et l’adaptation, permettent au Ministère de mieux répondre aux besoins en matière de changements climatiques des collectivités autochtones et nordiques.
AADNC invite également les collectivités à participer au projet du PACC qu’il appuie au besoin. L’engagement communautaire revêt une importance primordiale pour mettre en place une planification satisfaisante en matière de changements climatiques. Grâce aux initiatives prises par leurs chefs, les collectivités autochtones et nordiques peuvent intervenir et s’adapter aux changements climatiques afin de favoriser leur santé et leur prospérité.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur le PACC et pour apprendre comment présenter des demandes, veuillez cliquer sur le lien : En quoi consiste le Programme d’adaptation aux changements climatiques (PACC)?