La Loi sur le Tribunal des revendications particulières a reçu la sanction royale en juin 2008 et est entrée en vigueur le 16 octobre 2008. Elle a créé un tribunal indépendant qui a l'autorité de rendre des décisions exécutoires sur la validité des revendications particulières et les indemnisations accordées. Le Tribunal est un élément clé d’un plan d’action global visant à améliorer et à accélérer le règlement des revendications particulières au pays.
La Loi, élaborée conjointement avec l'Assemblée des Premières Nations, a établi un nouvel organisme d’arbitrage indépendant : le Tribunal des revendications particulières .
Sous réserve des conditions exposées dans la Loi sur le Tribunal des revendications particulières , quatre scénarios permettent à une Première Nation de choisir de s'en remettre au Tribunal :
Le Tribunal peut accorder une indemnité d’au plus 150 millions de dollars par revendication.
Le Tribunal indépendant est formé de juges choisis parmi les juges des cours supérieures provinciales. Ils sont nommés conformément au processus actuel de nomination des magistrats aux tribunaux, qui exige l'approbation du juge lui-même et de son juge en chef.
Le Tribunal est appuyé par un organisme administratif appelé greffe. Le greffe est situé à Ottawa.
Comme l'exige la Loi, une norme minimale a été établie pour la présentation des revendications. Elle a pris effet le 16 octobre 2008. Les discussions à ce sujet se sont tenues à l'été 2008 avec l'Assemblée des Premières Nations. La norme minimale exige que la présentation des revendications respecte un format précis et que les revendications comprennent un certain type de renseignements. Par conséquent, les revendications présentées au ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien doivent respecter la norme minimale.
La Loi a également introduit un nouvel outil de reddition de comptes : les échéanciers. Les Premières Nations peuvent s’en remettre au Tribunal si le Canada ne parvient pas à évaluer la revendication dans un délai de trois ans, comme le prévoit la Loi, ou si aucun règlement définitif n’est conclu après trois ans de négociation.
La période d’évaluation de trois ans débute dès le moment où la revendication est présentée au ministre. La période de négociation de trois ans débute le jour où le ministre informe la Première Nation que sa revendication a été acceptée aux fins de négociation.
Le Tribunal produira des rapports annuels afin d'informer le gouvernement et les Canadiens sur ses activités. Il rendra entièrement compte au Parlement de ses dépenses et de ses activités. Les travaux du Tribunal seront soumis à un examen au plus tard cinq ans après l'entrée en vigueur de la Loi. Ce processus d'examen permettra au Canada et aux Premières Nations d'évaluer l'efficacité du Tribunal et de s'assurer qu'il répond aux attentes de toutes les parties.
Le financement des contributions en appui à la participation des Premières Nations au processus du Tribunal des revendications particulières du Canada (Tribunal) est fourni chaque année par une allocation du Parlement. Il n’y a donc aucune garantie que des fonds seront disponibles pour toutes les demandes et que toutes les dépenses admissibles seront couvertes. Le financement sera versé annuellement selon une formule du cas par cas. Quoique le financement pour la participation aux procédures du Tribunal ne sera pas offert par le biais d’ententes pluriannuelles, tous les efforts seront mis en place afin d’accommoder les Premières Nations qui participent aux procédures du Tribunal sur une période de deux ans.
La responsabilité de déterminer les niveaux de financement aux Premières Nations, de gérer les fonds et de faire le suivi des ententes de financement pour les bénéficiaires autochtones (ententes) dans le cadre de ce programme revient à l’Unité des services de financement pour la gouvernance et négociations autochtones (USFGNA).
Toutes les demandes de financement liées aux procédures du Tribunal doivent être approuvées avant que les coûts soient encourus. Si l’approbation préalable n’a pas été obtenue, les Premières Nations doivent assumer la responsabilité pour les coûts puisque l’USFGNA ne peut pas financer les dépenses faites par les Premières Nations qui ne sont pas prévues dans les lignes directrices de l’USFGNA.
Le versement d’un financement par contribution pour la participation au processus du Tribunal est régi par la Loi sur le Tribunal des revendications particulières, p. 13(2) qui stipule que : « Le Tribunal déduit des dépenses adjugés au revendicateur les sommes que celui-ci a reçues de Sa Majesté pour lui permettre de saisir le Tribunal de sa revendication. »
Ces lignes directrices sont susceptibles de changer afin de respecter l’évolution du Tribunal et de répondre aux besoins des Premières Nations qui participent au Tribunal.
Un financement par contribution sera versé aux Premières Nations pour leur permettre de mener les activités nécessaires en vue de présenter leur revendication au Tribunal.
Chaque contribution devra être régie par une entente signée ou par une modification apportée à une entente existante entre la Première Nation respective et le ministre.
Tous les bénéficiaires admissibles qui reçoivent du financement en vertu de l’entente devront fournir des rapports financiers, des rapports d’étape et un état financier vérifié comme il est exigé dans les modalités de chaque entente.
Des efforts sont actuellement déployés afin d'accélérer le processus de
distribution de fonds de soutien aux participants. Pour tout problème relilé aux délais de distribution de fonds, il est suggéré que la Première Nation, ou son représentant, communique avec l'agent de financement responsable du dossier pour en discuter et remédier à la situation.
Tout l’appui financier sera versé en fonction d’un budget descriptif approuvé. Toutes les dépenses admissibles devraient être raisonables et conformes aux activités requises pour respecter les règles de pratique et de procédure du Tribunal.
Des exemples relatives aux dépenses admissibles comprennent, entre autres :
*La liste des dépenses admissibles peut changer et ce, conformément aux directives du Secrétariat du Conseil du Trésor concernant les voyages et selon les points de repère établis par l’USFGNA en collaboration avec l’Assemblée des Premières Nations.
1 Une Première Nation peut faire la demande d’un financement par contribution pour couvrir les dépenses admissibles énumérées ci-dessus plus d’une fois si le Tribunal juge que cela est nécessaire (c.-à-d., il pourrait être nécessaire de tenir plusieurs conférences de gestion du cas, alors la Première Nation peut demander un financement pour chacune de ces conférences).
Les dépenses non admissibles comprennent, entre autres :
Les demandes de financement doivent être faites sous la forme d’un budget descriptif qui comprend une ventilation raisonnable des dépenses anticipées comme :
Les demandes doivent être accompagnées de la preuve que la revendication a été transférée au Tribunal, par exemple une copie de la déclaration de revendication ou l’accusé de réception du Tribunal.
Les demandes de financement doivent être envoyées à :
Monsieur Tony Richard, CGA
Directeur général
Direction générale de la gestion financière et des services stratégiques
Secteur des traités et du gouvernement autochtone
10, rue Wellington, pièce 1360
Gatineau (Québec) K1A 0H4
Téléc. : 819-994-0273