Foire aux questions

Nous avons regroupé certaines des questions les plus fréquemment posées lors des séances publiques d'information et des visites dans les collectivités. N'hésitez pas à nous contacter si vous ne trouvez pas réponse à vos questions dans cette section du site Web.

Domaines :

 

La surveillance de la qualité de l'air

À propos des stations de surveillance de la qualité de l'air de la mine Giant

Q. Pourquoi la qualité de l'air autour de la mine Giant est elle surveillée?

R : Le programme de surveillance de la qualité de l'air de la mine Giant fournit des données pour assurer que les activités d'assainissement de la mine Giant ne nuisent pas aux personnes ou à l'environnement. Un programme de surveillance environnementale robuste fait partie intégrante du projet d'assainissement de la mine Giant pour assurer la sécurité des habitants du Nord et de l'environnement.

Q. Combien y a t il de stations de surveillance de la qualité de l'air et où sont-elles installées?

R : Il y a des stations de surveillance de la qualité de l'air dans les collectivités avoisinantes, autour du périmètre du site de la mine Giant (qu'on appelle également « les limites »), et autour des secteurs d'activités spécifiques du site.

Ce Programme de surveillance de la qualité de l'air fournit des données en temps réel (site Web non disponible en français) sur la qualité de l'air pour les travaux effectués sur place et garantit aux résidents de la collectivité qu'ils ne sont pas exposés à des concentrations inacceptables de contaminants en provenance des travaux réalisés sur le site de la mine Giant.

Le « réseau pour l'ensemble du site » comprend toutes les stations de surveillance de la collectivité et des limites de la mine Giant; le « réseau des secteurs d'activités spécifiques » comprend une autre série de stations installée autour des secteurs de travail spécifiques sur le site.

Réseau pour l'ensemble du site

  • Stations aux limites du site de la mine Giant
    • Six stations de surveillance installées autour du site de la mine Giant fonctionnent continuellement au cours des heures de travail sur le site (de 7 h à 19 h environ, du lundi au samedi, à compter du printemps/été jusqu'à l'automne/hiver). Ces stations vérifient les concentrations de matière particulaire totale en suspension (MPT) et de matière particulaire 10 (PM10) autour du périmètre du site de la mine.
  • Stations de surveillance de la collectivité
    • Trois stations de surveillance de la collectivité sont installées au Yellowknife Cruising Club, à N'dilo, et près du centre ville de Yellowknife. Ces stations mesurent et évaluent la qualité de l'air dans la collectivité et aident à assurer l'efficacité du programme de surveillance des limites du site.
  • Réseau des secteurs d'activités spécifiques
    • Un certain nombre de stations surveillent les activités sur le site pour aider à déterminer les mesures d'atténuation nécessaires, le cas échéant, afin de contrôler la poussière dans les secteurs de travail actif. Le nombre exact de stations varie selon le travail en cours. Certaines de ces stations sont fixes, tandis que d'autres sont déplacées selon la direction du vent. À ce jour, les activités surveillées ont inclus le projet de déconstruction du complexe de grillage (de juin 2013 à ce jour) et le projet de stabilisation des chambres souterraines (de juillet 2014 à ce jour).
Q. Qu'est ce que les stations de surveillance font?

R : Les stations de surveillance fournissent des données sur la qualité de l'air pour les travaux effectués sur place. Ces données aident l'équipe du projet d'assainissement de la mine Giant à faire ce qui suit :

  • Surveiller les concentrations de contaminants atmosphériques
  • Évaluer les effets potentiels sur la qualité de l'air à l'échelle locale
  • Établir si ces contaminants résultent des activités sur le site de la mine Giant
  • Déterminer si des mesures d'atténuation sont requises.
Q. Comment les stations de surveillance installées aux limites assurent-elles notre sécurité?

R : Le programme de surveillance de la qualité de l'air de la mine Giant fournit des données pour aider à protéger les personnes et l'environnement au cours du travail d'assainissement sur le site de la mine. Si une station de surveillance de la qualité de l'air sur le site détecte une pointe inhabituelle des niveaux de poussière en suspension dans l'air, le personnel sur le site prend des mesures, comme arroser pour supprimer la poussière sur le site ou cesser le travail. Ces mesures aident à empêcher la poussière d'atteindre les collectivités avoisinantes.

Q. Comment les stations de surveillance de la collectivité assurent elles notre sécurité?

R : Les stations de surveillance de la collectivité servent à vérifier l'efficacité des stations installées aux limites du site. Lorsque les lectures des stations de surveillance de la collectivité indiquent que les contaminants demeurent dans les limites acceptables, cela signifie que la qualité de l'air de la collectivité respecte les critères d'acceptabilité de la qualité de l'air établis par les spécialistes de la santé et de l'environnement.

Surveillance de la qualité de l'air de la mine Giant

Q. Quels sont les contaminants du site dont le public devrait être courant?

R : Par l'entremise de son programme de surveillance de la qualité de l'air, l'équipe du projet d'assainissement de la mine Giant mesure les concentrations de contaminants atmosphériques comme la poussière de trioxyde de diarsenic, l'amiante, l'antimoine, le fer, le plomb, le nickel et la poussière en suspension dans l'air, incluant la matière particulaire totale en suspension (MPT), la matière particulaire 10 (PM10) et la matière particulaire 2.5 (PM2.5), afin de prendre les mesures nécessaires pour éviter de toucher la santé humaine ou l'environnement.

Q. Qu'est ce que la « poussière inhalable »?

R : La poussière inhalable, ce sont les particules fines en suspension dans l'air qui peuvent être inhalées profondément dans les poumons. Il s'agit par exemple de fumée de bois, de pollen, de cheveux, de fibres et de poussière de la route.

Q. Qu'est ce que la matière particulaire 10 (PM10) et qu'est ce que la matière particulaire 2.5 (PM2.5)?

R : La PM10 et la PM2.5 sont des types de particules inhalables en suspension dans l'air. Elles sont nommées en fonction de leur taille, qui est mesurée en microns. La PM10 a un diamètre de 10 microns (µm) ou moins et la PM2.5 a un diamètre de 2.5 microns ou moins. La PM2.5 est souvent présente quand il y a quelque chose qui brûle.

Un micron mesure un millionième de mètre, une unité de longueur extrêmement petite. Un simple micron de quelque substance est si petit qu'il est à peine visible; un cheveu humain moyen est par exemple d'une largeur moyenne d'environ 100 microns.

La matière particulaire en suspension dans l'air ne contient pas nécessairement de trioxyde de diarsenic ou d'autres produits dérivés de l'exploitation minière. Mais quand on les inhale, ces particules de 10 microns ou moins (PM10) peuvent franchir la barrière protectrice des poils du nez et se rendre profondément dans la partie inférieure des poumons, nuisant ainsi à la santé humaine, notamment en réduisant la fonction cardiaque ou pulmonaire.

Q. Qu'est ce que la MPT? Comment la MPT est elle différente de la PM10 ou de la PM2.5?

R : MPT signifie « matière particulaire totale ». C'est la quantité de poussière en suspension dans l'air avec des particules de 100 microns ou moins de diamètres. Pour cette raison, la PM10 et la PM2.5 sont des types de MPT. En déterminant la quantité de poussière en suspension dans l'air, la MPT sert d'indicateur de la qualité générale de l'air.

Les sources de MPT sont notamment les activités de construction, les émissions des véhicules, la poussière de la route et l'incinération. Par conséquent, la MPT inclut à la fois les particules de poussière inhalables et les particules de poussière de plus grande taille que les systèmes protecteurs du corps filtrent plus facilement. (Selon son contenu, la MPT peut nuire ou non à la santé.) Si la MPT contient surtout des particules de plus grande taille, elle n'est pas considérée comme un risque important pour la santé parce les systèmes protecteurs du corps peuvent la filtrer plus facilement. Mais si la MPT contient une grande quantité de particules inhalables comme la PM10 et la PM2.5, elle a le potentiel de nuire encore plus à la santé.

Q. Comment la MPT et la PM10 servent elles ensemble à nous éclairer sur la qualité de notre air?

R : La MPT indique la matière particulaire totale en suspension dans l'air; la PM10 est la fraction de cette matière particulaire qui peut être inhalée dans les poumons. Alors que la MPT fournit une indication de la qualité générale de l'air, la PM10 indique de façon plus précise la présence des particules qui ont le potentiel de nuire considérablement à la santé.

Intervention relativement aux concentrations élevées de contaminants

Q. Le sommaire hebdomadaire de la surveillance de la qualité de l'air indique que 333 µ/m3 est le seuil d'intervention basé sur le risque pour la MPT. Qu'est ce que la mesure 333 µ/m3 signifie?

R : La MPT est mesurée en microns par mètre cube, ou µ/m3. La présence d'une certaine quantité de MPT dans l'air est normale; les stations de surveillance sont donc réglées pour détecter les pointes dans leurs lectures. L'équipe du projet d'assainissement de la mine Giant est avisée lorsque les niveaux de MPT ou de PM10 atteignent ou dépassent le niveau prédéterminé de 333µ/m3, qu'on appelle le seuil d'intervention. Ce seuil a été fixé conformément aux critères de Santé Canada. Il indique le point d'intervention, et de mesures d'atténuation s'il y a lieu, jusqu'à ce que les concentrations élevées redeviennent inférieures au niveau d'intervention. Les mesures d'atténuation peuvent inclure ce qui suit :

  • les activités de suppression de la poussière comme l'arrosage et l'application de chlorure de calcium
  • la modification ou la cessation des activités de travail
Q. Comment l'équipe du projet d'assainissement de la mine Giant sait-elle quand intervenir?

R : Les stations de surveillance de la collectivité et de surveillance des secteurs d'activités spécifiques alertent l'équipe du projet d'assainissement de la mine Giant dès que les niveaux de MPT ou de PM10 atteignent ou dépassent un niveau prédéterminé qu'on appelle le seuil d'intervention. De même, les stations de surveillance de la collectivité alertent l'équipe du projet d'assainissement dès que les mesures dépassent les critères de 24 heures pour les particules en suspension dans l'air établis par le ministère de l'Environnement de la province de l'Ontario (les normes de l'Ontario sont appliquées parce qu'elles sont les normes les plus exhaustives au Canada). Ces renseignements confirment que le programme de surveillance de la qualité de l'air aux limites du site surveille convenablement la qualité de l'air.

Lorsque l'équipe du projet d'assainissement est alertée, elle détermine immédiatement s'il s'agit de particules liées aux activités à la mine Giant et, le cas échéant, décide si elle doit intervenir pour les réduire ou les éliminer.

Q. Comment l'équipe du projet d'assainissement de la mine Giant sait elle si les particules viennent du site de la mine Giant?

R : Si une station de surveillance indique que les niveaux de particules s'approchent du seuil d'intervention ou des critères de 24 heures, l'équipe du projet d'assainissement vérifie le réseau pour l'ensemble du site, examine les activités sur le site et considère la direction et la vitesse du vent pour déterminer si les particules viennent de la mine Giant. L'équipe du projet d'assainissement considère également diverses questions. « Est ce qu'il y a des particules visibles sur le site? » « Est ce que des activités en cours sur le site peuvent produire des particules? » « Est ce que les stations de surveillance de la qualité de l'air fonctionnent convenablement? » « Est ce qu'il y a quelque chose d'autre dans l'air, comme de la fumée ou du brouillard glacé, qui pourrait avoir déclenché l'alarme? »

Q. La qualité de l'air peut elle être touchée par des facteurs externes qui ne sont pas liés à la mine Giant?

R : Le seuil d'intervention [link to Q11 anchor] des stations de surveillance installées aux limites [link to Q2 anchor] a été atteint à l'occasion en raison de la présence de la fumée de feux de forêt, de la poussière de la route et du brouillard glacé. Chaque fois que des stations de surveillance signalent le dépassement d'un certain seuil, le personnel du site enquête pour en trouver la cause. Le personnel fait des inspections visuelles, examine les activités sur le site, tient compte de la force et de la direction du vent et d'autres facteurs environnementaux pour déterminer la cause des niveaux élevés enregistrés par les stations de surveillance.

Au cours des périodes de présence extrême de fumée émanant de facteurs externes comme les feux de forêt, l'équipe du projet d'assainissement fait preuve d'encore plus de vigilance pour surveiller la production de poussière et mettre en œuvre les mesures de prévention de la poussière.

Q. Quelles sont les mesures qui peuvent être prises lorsque les lectures des stations de surveillance s'approchent du seuil d'intervention?

R : Dès que les niveaux de MPT ou de PM10 atteignent ou surpassent le seuil d'intervention prédéterminé, les mesures peuvent comprendre ce qui suit :

  • Informer tous les membres de l'équipe du projet d'assainissement de la mine Giant des données et des conditions de vent enregistrées par la station de surveillance de la qualité de l'air;
  • Arroser les routes et le terrain autour du secteur de déconstruction pour contrôler les particules;
  • Réduire ou suspendre les activités de travail.
Q. Comment les contaminants contenus dans les particules sont ils déterminés?

R : Des échantillons des stations de surveillance de la collectivité sont recueillis tous les trois jours. L'équipe du projet d'assainissement de la mine Giant les envoie à un laboratoire et les fait analyser pour déterminer s'ils contiennent des éléments comme du fer, du nickel, du plomb, de l'antimoine, de l'arsenic et de l'amiante, en plus de MPT et de PM10. Il faut environ deux semaines pour obtenir les résultats, qui sont ensuite inclus dans les rapports hebdomadaires de la surveillance de la qualité de l'air présentés sur le site Web du réseau de surveillance de la qualité de l'air des T.N.-O. (site Web non disponible en français).

Q. Comment informeriez vous les gens s'il se produisait quelque chose sur le site qui pourrait les exposer à un risque?

R : Les données sur la qualité de l'air des stations de surveillance de la collectivité sont fournies en direct sur le site Web du réseau de surveillance de la qualité de l'air (site Web non disponible en français) du gouvernement des Territoires du Nord Ouest et les sommaires hebdomadaires de nos autres stations de surveillance de la qualité de l'air sont publiés sur le site du gouvernement des T.N.-O. (site Web non disponible en français). Dans le cas peu probable où un risque immédiat et pressant serait déterminé, les communications seraient gérées par l'entremise du Plan d'intervention d'urgence de l'équipe du projet d'assainissement. Si nécessaire, la Ville de Yellowknife et d'autres premiers répondants fourniraient également leur soutien.

Q. Comment la qualité de l'air était elle au cours de la première année du travail d'assainissement?

R : Le réseau de surveillance de la collectivité a indiqué que la qualité de l'air était bonne au cours de la première année du travail d'assainissement en 2013. Les mesures des niveaux de matière particulaire de moins de 2.5 et de 10 microns, qui peuvent toucher la santé, étaient bien en deçà des valeurs d'intervention des directives établies, sauf au cours des périodes de feux de forêt dans la région, lorsque les capteurs en ont détecté la fumée; lors des périodes de grand vent au début de la saison des travaux de 2014, quand la station de surveillance qui était le plus près du bassin à résidus de la partie sud a détecté la présence de particules; et au printemps de 2014 – très probablement en raison de la présence de la poussière de la route dans la collectivité de Yellowknife.

Les échantillons des stations de surveillance de la collectivité indiquaient également que les niveaux d'arsenic étaient inférieurs aux critères et, dans la plupart des cas, trop faibles pour être mesurés par le laboratoire. Les niveaux d'amiante et d'autres éléments sont également mesurés et ont été constamment inférieurs aux critères. Le programme de surveillance de la qualité de l'air a commencé à fonctionner en juin 2013.

 

Assainissement

Q : Qu'est-ce qu'un plan d'assainissement?

R : Le plan d'assainissement de la mine Giant établit le programme de nettoyage du site de la mine Giant, qui vise à assurer que la santé et la sécurité des personnes de même que l'environnement seront protégés dans l'avenir.

Q : Pourquoi avons-nous besoin d'un plan d'assainissement? Quelle est l'idée?

R : L'état actuel de la mine Giant est inacceptable, par suite de plus de 50 ans d'exploitation de l'or et de traitement du minerai. Le trioxyde de diarsenic stocké sous terre doit être géré efficacement pour protéger la santé et la sécurité des personnes ainsi que l'environnement. Le plan d'assainissement explique comment cela sera fait, et il décrit aussi les activités générales de nettoyage qui seront effectuées à la surface du site minier.

Q : Que couvre le plan d'assainissement?

R : Le plan d'assainissement prévoit le nettoyage de l'ensemble du site minier, y compris la gestion des 237 000 tonnes de poussière de trioxyde de diarsenic actuellement stockées sous terre, l'assainissement des bassins à résidus, et la démolition des bâtiments et autres structures de surface.

Q : Y-a-t-il quelque chose que le plan ne couvre pas?

R : Le plan d'assainissement a été examiné attentivement par des conseillers techniques et divers experts pour que toutes les questions liées à l'assainissement du site minier soient bien prises en compte. Le plan couvre tout ce qu'il y a à la surface et sous terre au site de la mine Giant. Cependant, il ne traite pas des utilisations futures du site, une fois l'assainissement terminé.

Q : Pourquoi Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada ne peut pas simplement aller de l'avant avec l'assainissement, étant donné qu'il sait déjà quels travaux doivent être effectués?

R : Nous devons d'abord demander un permis d'utilisation de l'eau dans le cadre du processus réglementaire, et faire approuver notre plan d'assainissement avant de pouvoir commencer les travaux.

Q : À qui le plan d'assainissement est il soumis?

R : Le plan d'assainissement a été soumis à l'Office des terres et des eaux de la vallée du Mackenzie (site Web non disponible en français) dans le cadre d'une demande de permis d'utilisation de l'eau, conformément aux exigences du processus réglementaire.

Q : Quand sera terminé l'assainissement du site?

R : L'assainissement en surface devrait prendre jusqu'à dix ans, alors que la congélation complète des chambres souterraines de trioxyde de diarsenic et des zones environnantes pourrait prendre jusqu'à quinze ans.

Q : Les travaux d'assainissement vont ils éliminer du secteur toute trace de trioxyde de diarsenic?

R : La plus grande partie du trioxyde de diarsenic demeurera emprisonnée de façon sécuritaire dans les chambres souterraines derrière des cloisons de béton, sous forme congelée. Toute la terre de surface contaminée sera ramassée et éliminée de façon sécuritaire au site de la mine.

Q : Le plan d'assainissement est il « sécuritaire »?

R : Oui. Le plan d'assainissement fait appel à des méthodes de nettoyage qui ont été utilisées avec succès à d'autres sites contaminés en Amérique du Nord. Les mesures de sécurité élaborées dans le cadre d'autres projets d'assainissement réalisés en Amérique du Nord ont été adoptées pour l'assainissement du site de la mine Giant. Le fait de gérer la poussière de trioxyde de diarsenic là où elle est stockée actuellement protégera les travailleurs contre les risques pour leur santé et leur sécurité qui auraient été associés à la manipulation de cette matière toxique s'il avait été décidé de la déplacer.

Q : Où peut on se procurer un exemplaire du plan d'assainissement? Comment se présente-t-il?

R : Le plan d'assainissement compte plus de 200 pages et est accompagné de plus de 40 documents techniques renfermant des cartes, des diagrammes, des tableaux, des chiffriers électroniques et des illustrations, le tout constituant une pile de documents de plus de deux pieds de haut. Cliquez ici pour accéder au résumé du plan d'assainissement. Le plan d'assainissement complet et tous les documents d'accompagnement peuvent être obtenus de notre registre public.

Q : Comment le plan d'assainissement a t il été élaboré? Comment savez vous qu'il s'agit d'un bon plan?

R : Au cours des cinq années, Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada et son conseiller technique ont évalué l'état du site de la mine Giant pour recueillir l'information nécessaire à l'élaboration du plan d'assainissement. Le plan initial pour la gestion à long terme de la poussière de trioxyde de diarsenic se trouvant sous terre a été présenté au public et discuté lors de deux ateliers en 2003. Par la suite, le plan de gestion de la poussière de dioxyde de diarsenic se trouvant sous terre a été intégré aux plans d'assainissement concernant la surface, pour former le plan d'assainissement de la mine Giant.

Le plan d'assainissement touche à tous les aspects du nettoyage du site de la mine en surface et sous terre, et fait appel aux meilleures pratiques et technologies de l'industrie. Il a fait l'objet d'un examen minutieux réalisé par un comité indépendant d'évaluation par les pairs ainsi que par des experts d'autres ministères. L'assainissement à long terme de la mine Giant sera effectué d'une manière conforme à l'ensemble de la législation pertinente.

Q : Dans quel état sera le site de la mine au terme de l'application du plan d'assainissement?

R : Le but de l'assainissement est de réduire au minimum les problèmes de santé et de sécurité publiques de même que les problèmes environnementaux. Nous ferons tous les efforts possibles pour que le site retrouve sa place dans le paysage naturel de la région de Yellowknife. Cependant, il y a certains petits secteurs où l'on devra maintenir des activités de gestion et de surveillance, notamment pour l'usine de traitement de l'eau et le système de congélation du sol.

 

Environnement

Q : Pourquoi ne pas simplement retirer l'arsenic et le remettre là d'où il vient?

R : Il ne vient pas d'ailleurs. La mine est l'endroit dont il provient. L'arsenic, tout comme l'or, provient de la roche locale. Après l'extraction du minerai à la mine Giant, il était soumis à un grillage pour en tirer l'or. L'arsenic présent dans le minéral nommé arsénopyrite était alors transformé en un gaz riche en arsenic qui se combine à l'oxygène pour former la poussière de trioxyde de diarsenic.

Q : Pourquoi Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada ne retire-t-il pas le trioxyde de diarsenic de la mine et ne l'expédie-t-il pas ailleurs?

R : Cette solution a été examinée par Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada et son conseiller technique. Elle a été rejetée pour plusieurs raisons. Premièrement, l'enlèvement de la poussière comporterait des risques importants pour les travailleurs qui auraient à extraire cette substance très toxique. Deuxièmement, le transport de cette substance représenterait un sérieux danger pour l'environnement. Des représentants du public ont indiqué à Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada que ce risque serait inacceptable. Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada et son conseiller technique ont en outre examiné des solutions par lesquelles la poussière serait enlevée et déposée dans un site d'enfouissement sécuritaire dans la propriété de la mine Giant. Cela éliminerait la possibilité d'un déversement pendant le transport, mais créerait un dépôt de déchets dangereux en surface à la mine Giant. Enfin, en raison du caractère irrégulier de la roche entourant les chambres d'entreposage, il serait impossible de retirer toute la poussière. Il en resterait vraisemblablement plusieurs milliers de tonnes sous terre, ce qui signifie qu'il y aurait alors deux dépôts de déchets dangereux, une aire d'enfouissement en surface et une autre sous terre.

À l'analyse finale il a été constaté que toutes les solutions d'« enlèvement » présentaient plus de risques que la solution des blocs congelés.

Q : Pourquoi le ruisseau Baker a t il été déplacé, et dans quel état sera-t-il au terme des travaux d'assainissement?

R : Le ruisseau Baker a été déplacé de nombreuses fois dans l'histoire de la mine Giant. Son dernier déplacement a été effectué pour empêcher que ses eaux ne s'infiltrent dans la mine. Nous visons la restauration écologique du ruisseau Baker, c'est à dire que nous voulons qu'il retrouve le plus possible l'état dans lequel il était avant le début de l'exploitation minière.

Q : Peut on pêcher dans le ruisseau Baker? Peut-on en boire l'eau?

R : Dans le ruisseau Baker, on ne peut pratiquer que la pêche avec remise à l'eau. La consommation des poissons du ruisseau Baker sera probablement déconseillée pour de nombreuses années, même une fois l'assainissement terminé. On pourra peut être boire l'eau du ruisseau Baker dans de nombreuses années.

Q : Y aura-t-il des arbres ou d'autres types de végétation quand les travaux d'assainissement seront terminés?

R : Oui. On prévoit revégétaliser les quelque 95 hectares de résidus miniers, routes et autres types de secteurs avec des graminées et d'autres végétaux indigènes. En outre, on s'attend à ce que des arbres et d'autres plantes recolonisent naturellement le milieu avec le temps.

 

Évaluation environnementale

Q : Quelles sont les prochaines étapes pour l'équipe du projet? Va t on commencer l'assainissement complet du site minier?

R : Il faut mettre en œuvre un grand nombre des mesures de l'évaluation environnementale avant de pouvoir entreprendre le processus réglementaire auprès de l'Office des terres et des eaux de la vallée du Mackenzie. Le processus réglementaire est long pour un projet de cette envergure. La mise en œuvre du plan d'assainissement complet ne se fera probablement pas encore avant plusieurs années.

L'équipe du projet se concentrera maintenant sur la mise en œuvre des mesures de l'évaluation environnementale. Elle a déjà entamé des discussions générales avec les intervenants pour établir un ordre de priorité pour les mesures, et elle continuera de travailler avec les intervenants et le public à la mise en œuvre des mesures. Il y a 26 mesures en tout. Vous trouverez un Giant_Report_of_Environmental_Assessment_June_20_2013.PDF" rel="external">document énumérant ces mesures (site Web non disponible en français) dans le registre public de l'Office d'examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie.

Une fois que les mesures auront été mises en œuvre, l'équipe du projet soumettra une description intégrée du projet à l'Office des terres et des eaux de la vallée du Mackenzie : un document révisé qui décrit comment les mesures de l'évaluation environnementale seront incorporées dans le plan d'assainissement.

Quand la nouvelle description aura été soumise, le processus de demande de permis d'utilisation des eaux et des terres reprendra (l'équipe du projet a présenté en 2007 une demande initiale pour l'obtention d'un permis d'utilisation des eaux). Ces autorisations doivent être obtenues pour que les travaux d'assainissement complet puissent commencer.

Q : Quand les travaux d'assainissement complet commenceront ils?

R : La date de début des travaux dépend de la mise en œuvre des mesures de l'évaluation environnementale et du processus réglementaire d'obtention des permis. L'équipe du projet évaluera les implications et fixera une date de début des travaux réaliste pour l'assainissement complet lorsque des processus seront bien amorcés.

Q : Sur quelle mesure se concentrera t on en premier?

R : Compte tenu du temps de l'année et du fait que la saison est limitée pour les activités sur le terrain, notre priorité sera la collecte des données nécessaires pour mettre en œuvre les mesures. Par exemple, pour réaliser une analyse des options pour le ruisseau Baker, il faut effectuer d'autres travaux d'évaluation. Cette analyse nous permettra de comparer l'option de laisser le ruisseau sur le site minier, celle de le faire dévier à l'extérieur du site dans un trajet déjà étudié par l'équipe du projet, et toute autre option raisonnable.

Les intervenants ont aussi déterminé que les négociations sur la surveillance étaient une priorité, et l'équipe du projet est prête à s'attaquer à ces négociations, qui sont une étape essentielle vers la création d'un organisme de surveillance indépendant pour le projet d'assainissement.

Q : Quelle incidence cette décision aura t elle sur le calendrier du projet ou le coût global?

R : L'équipe du projet a évalué les effets possibles sur le coût et le calendrier dans le cadre de son analyse du rapport d'évaluation environnementale, qu'elle a présentée à tous les intervenants et affichée sur le site Web de l'Giant_Team_comments_on_REA.PDF" rel="external">Office d'examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie (site Web non disponible en français). Maintenant que la décision a été annoncée, l'équipe du projet s'emploiera à mettre en œuvre les mesures et à élaborer le plan intégré du projet. Aucune autre évaluation des répercussions sur le calendrier ou les finances ne sera menée lorsque ces activités seront terminées. Les éléments du plan d'assainissement sont tous liés; il est donc essentiel de préparer un plan intégré pour établir le calendrier et des estimations complètes.

Q : Comment procèdera t on à l'étude sur le ruisseau Baker?

R : L'équipe du projet dirigera l'étude sur le ruisseau Baker en s'appuyant sur l'avis d'experts dans divers domaines et la rétroaction des intervenants, dont la Première Nation des Dénés Couteaux-Jaunes, Alternatives North, North Slave Métis Alliance, Pêches et Océans Canada, la Ville de Yellowknife, Environnement Canada et le grand public.

Q : On a donné du temps à l'équipe du projet pour former l'organisme de surveillance. Comment l'équipe du projet accomplira t elle à cette tâche?

R : La surveillance et l'évaluation continues font partie intégrante du Projet d'assainissement de la mine Giant, car on doit assurer la sécurité des résidants du Nord et protéger l'environnement. Des discussions sont déjà en cours avec les intervenants, et l'équipe du projet continuera de travailler à la mise sur pied d'un organisme de surveillance adéquat.

Q : Qu'est ce qu'une évaluation quantitative des risques?

R : Une évaluation quantitative des risques examine les scénarios possibles et les évalue en fonction du risque qu'ils se produisent par rapport au niveau de risque sur les plans environnemental, social, financier et de la santé. L'équipe du projet se fondera sur cette évaluation pour cibler les améliorations qu'il convient d'apporter au projet ou à la gestion afin de réduire la gravité des risques. Cette évaluation sera menée en consultation avec les intervenants.

 

Méthode des blocs congelés

Q : Pourquoi Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada va-t-il de l'avant avec la méthode des blocs congelés?

R : La congélation sur place du trioxyde de diarsenic est la meilleure stratégie de gestion à long terme pour la protection des résidents du Nord et de l'environnement. De toutes les solutions de remplacement, c'est celle qui présente les moindres risques, notamment de faibles risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, un faible risque de dégagement d'arsenic pendant la mise en œuvre de la méthode et un faible risque de dégagement d'arsenic à long terme. La congélation de la poussière de trioxyde de diarsenic et de la roche avoisinante isolera efficacement la poussière de l'environnement. Il n'y aura ni infiltration d'eau dans les zones congelées ni suintement d'eau depuis celles-ci et aucun dégagement d'arsenic. Cette décision est rendue après trois ans de travaux de recherche et de consultation de la communauté. Cinquante-six solutions de gestion de remplacement ont été prises en considération et douze ont été étudiées de manière approfondie avant que la méthode des blocs congelés soit finalement retenue comme solution à la présence de poussière de trioxyde de diarsenic d'après les indications scientifiques et l'apport de la communauté.

Q : Comment fonctionne la méthode des blocs congelés?

R : Les 15 chambres et gradins (cavités excavées) souterrains renfermant la poussière de trioxyde de diarsenic seront congelés en blocs de glace massifs et impénétrables. Les blocs seront congelés en faisant circuler un liquide refroidi dans un réseau de conduites souterraines reliées à une installation de congélation en surface. Le système sera très similaire à celui utilisé pour congeler la glace des patinoires intérieures. Des thermosiphons seront installés pour faciliter le processus de congélation et maintenir efficacement la congélation pendant une durée indéfinie. La congélation sera effectuée par étapes sur un intervalle de plusieurs années afin de s'assurer que les blocs sont complètement congelés, et Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada s'assurera que le site est géré de manière sécuritaire pendant toute la durée du processus. La méthode des blocs congelés.

Q : Combien de temps les blocs resteront-ils congelés? Qu'arrivera-t-il en cas de panne d'électricité?

R : Les blocs devraient rester indéfiniment congelés parce que des thermosiphons seront utilisés pour maintenir la congélation (sans l'utilisation de thermosiphons, les blocs massifs de glace resteraient congelés pendant une durée de plus de 50 ans). Le fonctionnement des thermosiphons n'exige aucune énergie électrique. Ils font plutôt appel à l'air froid présent en hiver pour refroidir le sol. À titre de précaution, des thermomètres seront utilisés pour surveiller les températures du sol et de l'air. S'il devait survenir un dégel, le système actif de congélation serait utilisé pour congeler de nouveau le sol.

Q : Qu'est-ce qu'un thermosiphon et comment fonctionne-t-il?

R : Le thermosiphon est un long tube de métal qui permet d'extraire et d'expulser la chaleur du sol. Ils sont couramment utilisés dans le Nord pour maintenir le sol gelé. Par exemple, des thermosiphons sont actuellement utilisés pour protéger le pergélisol naturel sous l'aire de stationnement de l'édifice de l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest. Les thermosiphons sont autonomes, ce qui signifie qu'ils n'ont pas besoin d'une source d'énergie extérieure pour fonctionner.

Q : L'eau prend de l'expansion en se congelant. Le processus de congélation pourrait-il entraîner une fracturation ou par ailleurs compromettre la stabilité des chambres?

R : L'expérience a montré ailleurs que la fracturation de la roche est très peu vraisemblable. Cependant, la conception détaillée du système de congélation devra être faite de manière à s'assurer que la congélation n'engendre pas de pressions élevées dans la poussière ou la roche avoisinante. C'est un des aspects précis de la conception qui devra être étudié avant la mise en œuvre.

Q : À l'examen de l'option de la congélation a-t-il été tenu compte du réchauffement planétaire?

R : Oui. Les calculs complétés par le conseiller technique montrent que le système envisagé pour la congélation de la mine continuerait de fonctionner même si la température régionale moyenne s'élevait de plusieurs degrés. En outre, le site sera surveillé en continu au moyen d'équipement perfectionné. Des ajustements seront effectués au besoin pour maintenir la congélation des zones.

Q : Y aura-t-il rétablissement du pergélisol dans le secteur de la mine Giant?

R : Non, il n'y aura pas rétablissement naturel du pergélisol. Lors de la prise de la décision d'entreposer le trioxyde de diarsenic dans les chambres souterraines, on considérait qu'il s'agissait de l'endroit le plus sûr parce que les chambres et gradins se situaient dans la zone pergélisolée. Avec le temps, l'exploitation de la mine a entraîné la dégradation du pergélisol. La solution de gestion à long terme retenue consiste à congeler en blocs de manière active les chambres, les gradins et la roche avoisinante au moyen d'une grande installation de congélation similaire à celle qui sert à produire la glace artificielle des patinoires.

 

Santé et sécurité

Q : L'eau à Yellowknife est-elle sans danger pour la consommation?

R : Oui. L'eau de Yellowknife peut être bue sans danger. Elle est tirée de la rivière Yellowknife bien en amont de la mine Giant avant que la rivière atteigne la baie Yellowknife. L'arsenic est un élément présent dans la nature et on en trouve souvent dans l'eau d'un grand nombre de cours d'eau et de lacs incluant la rivière Yellowknife. Ces quantités infimes d'arsenic se situent bien en deçà des limites établies dans les Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada et sont similaires aux concentrations présentes dans l'eau d'un grand nombre de communautés telles Gameti, Edmonton et Toronto.

Q : L'eau traitée parvient-elle dans l'approvisionnement en eau?

R : L'eau traitée de la mine Giant n'atteint pas l'approvisionnement en eau de Yellowknife. L'eau traitée de la mine est déversée dans le ruisseau Baker. L'approvisionnement en eau potable de Yellowknife est prélevé dans la rivière Yellowknife bien en amont de l'endroit où la rivière atteint la baie Yellowknife. La qualité de cette eau est surveillée par la ville de Yellowknife.

Q : Actuellement, à quel point le site de la mine est il sécuritaire exactement?

R : La sécurité est notre grande priorité à la mine Giant. L'inspecteur en sécurité minière des Territoires du Nord-Ouest inspecte régulièrement le site pour observer les conditions de travail des travailleurs miniers qualifiés, tant à la surface que sous terre. Ces travailleurs ont une solide formation en sécurité minière et une longue expérience de travail dans l'industrie minière. Ils prennent toutes les précautions nécessaires durant leurs périodes de travail, et ils connaissent bien les risques auxquels ils sont exposés. Par ailleurs, le personnel de sécurité veille à ce que le public n'accède pas au site.

Q : Disposez vous d'un plan d'intervention d'urgence?

R : Oui. La coentreprise Deton'Cho Nuna a un plan d'intervention en cas d'urgence couvrant nombre de situations différentes. Par exemple, on y a eu recours quand un incendie mineur a été détecté dans une unité de ventilation le 10 avril 2007.

Q : Les chambres d'entreposages souterraines sont-elles vraiment sécuritaire?

R : L'entreposage souterrain du trioxyde de diarsenic à la mine Giant est actuellement sécuritaire. Les chambres d'entreposage sont des excavations dans le substratum rocheux scellées par des cloisons en béton. Les pompes installées à la mine Giant maintiennent le niveau de l'eau souterraine bien au-dessous de celui des chambres d'entreposage. Toute eau d'infiltration venant en contact avec les chambres d'entreposage est recueillie par le système de captage de l'eau de la mine et pompée en surface où elle est traitée. L'eau de la mine et des environs est surveillée sur une base régulière afin d'assurer que le trioxyde de diarsenic ne s'échappe pas dans l'environnement. Le trioxyde de diarsenic est entreposé de manière sécuritaire à la mine Giant depuis des décennies et le restera jusqu'à ce que soit mise en œuvre la stratégie de gestion à long terme retenue.

 

Trioxyde de diarsenic

Q : Qu'est-ce que l'arsenic? Est-ce dangereux?

R : L'arsenic est un élément du tableau périodique, tout comme l'oxygène, le cuivre, le zinc et le fer. On retrouve, un peu partout dans la croûte terrestre, des roches ayant une teneur naturelle en arsenic. Il s'agit d'un élément toxique. Cependant, le substratum rocheux de la région de Yellowknife contient de l'arsénopyrite, un minéral naturel composé de fer, de soufre et d'arsenic, et l'arsenic naturel que contient l'arsénopyrite se trouve sous une forme stable, de sorte qu'il ne constitue pas un risque pour la santé.

Q : Qu'est-ce que le trioxyde de diarsenic et ce composé possède-t-il une demi-vie?

R : L'arsenic est un élément naturel, tout comme l'oxygène, le cuivre, le zinc et le fer. Pour récupérer l'or contenu dans le minerai extrait dans la région de Yellowknife, ce dernier a subi un traitement de grillage; lors de ce processus, l'arsenic est transformé en gaz riche en arsenic, lequel réagit avec l'oxygène pour donner de la poussière de trioxyde de diarsenic. L'arsenic ne possède pas une demi-vie, il ne disparaît pas ou ne se désintègre pas avec le temps.

Q : Quelle quantité de trioxyde de diarsenic la mine Giant contient-elle?

R : On a stocké environ 237 000 tonnes de poussière de trioxyde de diarsenic dans 15 chambres et gradins souterrains de la mine Giant. La teneur en trioxyde de diarsenic de la poussière stockée est de quelque 79 % et elle contient d'autres minéraux tels que du fer, de l'antimoine et de l'or. Le four de grillage de la mine Giant n'est plus en exploitation et il n'y a plus aucune production de trioxyde de diarsenic depuis que la Royal Oak Mines a fait faillite en 1999.

Q : Comment et où le trioxyde de diarsenic est il stocké actuellement?

R : La poussière de trioxyde de diarsenic est stockée dans 15 chambres épuisées (dont tout le minerai a été extrait), situées entre 80 et 250 pieds de profondeur et encaissées par de la roche massive. Elles sont toutes situées à proximité du puits « C » de la mine. Le trioxyde de diarsenic n'est pas conservé dans des barils et les chambres ne sont pas directement situées sous le lac ou sous les collectivités de Ndilo, de Dettah ou de Yellowknife.

Q : Y-a-t-il du trioxyde de diarsenic dans les bassins à résidus?

R : Il y a très peu de trioxyde de diarsenic dans les bassins à résidus. La majeure partie de l'arsenic présent dans ces bassins se trouve sous des formes stables, y compris l'arsénopyrite, un minéral contenant naturellement de l'arsenic présent dans le substrat rocheux de Yellowknife.

Q : A-t-on déjà réalisé des études sur l'importance de la contamination en surface, par le trioxyde de diarsenic, à la mine Giant et aux alentours?

R : Oui, plusieurs études sur la contamination en surface par l'arsenic ont été exécutées. On peut consulter les documents ayant trait aux études qui sont conservés au registre public du Projet d'assainissement de la mine Giant. Pour plus d'information, veuillez contacter le bureau du Projet, au (867) 669-2426.

 

Autres

Q : Quelles ont été les répercussions des avis du public sur les décisions récentes ayant trait à la mine Giant?

R : L'équipe du Projet d'assainissement de la mine Giant d'Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada a déployé beaucoup d'efforts afin de favoriser la participation des collectivités de Yellowknife, Ndilo et Dettah, et a pris bonne note de leurs préoccupations. Le grand public ayant demandé plus de renseignements, Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada a prolongé de quatre mois la durée du programme de communication et a participé à 20 réunions publiques supplémentaires. La plupart des habitants ont affirmé qu'ils n'étaient pas en faveur de la « solution d'extraction » (la méthode consistant à retirer la poussière des chambres), à cause, entre autres, des risques élevés en matière de santé et sécurité des travailleurs. Le public indique maintenant à Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada qu'il est temps d'amorcer l'étape de remise en état du site, et Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada a soumis son plan d'assainissement du site de la mine Giant au processus réglementaire.

Q : Pourquoi est-il si important d'aller de l'avant maintenant, en ce qui concerne l'exécution d'un programme de gestion à long terme?

R : Il faut mettre en oeuvre une stratégie de gestion à long terme dès maintenant afin de réduire au minimum les risques que pose le trioxyde de diarsenic stocké à la mine Giant. Actuellement, les méthodes utilisées assurent le stockage et le confinement sécuritaires des 237 000 tonnes de trioxyde de diarsenic, mais des quantités si importantes de substance toxique exigent la mise en place d'un plan mieux intégré, visant à réduire au minimum tous les risques connexes. Depuis plus de trois ans, l'Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada exécute des travaux de recherche et consulte les collectivités afin d'identifier la méthode la plus efficace permettant de protéger la santé et la sécurité des habitants du Nord et leur milieu. Les résultats sont maintenant disponibles et il est temps d'aller de l'avant et d'exécuter un programme de gestion à long terme.

Q : La méthode des blocs congelés est-elle une solution au problème de contamination à la mine Giant ne nécessitant aucune intervention ultérieure?

R : Il n'existe pas de solution qui n'exigerait absolument aucune intervention ultérieure. La poussière de trioxyde de diarsenic présente dans les chambres et les gradins serait confinée aux blocs congelés, mais une plus petite quantité reste éparpillée dans les autres ouvrages souterrains. Un traitement permanent de l'eau sera vraisemblablement nécessaire afin d'assurer que cet arsenic ne quitte pas le site. Toutes les solutions de gestion du trioxyde de diarsenic exigeraient une surveillance et un traitement permanents de l'eau, incluant les options dans lesquelles le trioxyde de diarsenic serait enlevé.

Q : Peut-on comparer le degré de contamination du site de la mine Giant à celui d'autres sites, au Canada et dans d'autres pays?

R : Il est généralement admis que la mine Giant renferme les plus importantes quantités de poussière de trioxyde de diarsenic stockée au monde. L'emplacement de la mine, à proximité d'une ville et des rives d'un grand lac, représente aussi un risque important.

Q : Maintenant qu'un plan d'assainissement a été établi, quel est l'engagement du gouvernement fédéral en matière de recherche et développement?

R : Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada poursuivra des travaux visant à protéger la santé et la sécurité des habitants et leur milieu. Le programme de surveillance du site de la mine Giant se poursuivra à long terme au sein de la collectivité. On assurera aussi l'évaluation de toutes nouvelles données pertinentes liées au projet.

Q : Qu'en serait-il si apparaissait dans le futur une meilleure méthode pour traiter la poussière de trioxyde de diarsenic? Les travaux réalisés pourraient ils être repris?

R : La congélation pourrait toujours être renversée advenant l'improbable apparition de technologies économiques et plus efficaces pour le traitement du trioxyde de diarsenic.

Q : Qui paie pour l'assainissement de la mine Giant?

R : Le gouvernement du Canada et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest se partageront les coûts de l'assainissement du site de la mine Giant suivant les termes de l'accord de coopération de 2005.

Q : Où le public peut-il obtenir de plus amples renseignements sur le Projet d'assainissement de la mine Giant et existe-t-il des outils de rétroaction?

R : Il existe plusieurs sources de renseignements additionnels portant sur le Projet d'assainissement de la mine Giant. Parmi celles-ci, mentionnons le présent site Web, ainsi que le registre public du Projet d'assainissement de la mine Giant. Pour plus d'information, veuillez contacter le bureau du Projet, au (867) 669-2426.

L'Alliance communautaire de la mine Giant est un organisme public de consultation ayant pour mandat de soumettre les préoccupations du public à Affaires Autochtones et Développement du Nord Canada. Pour plus d'information à ce sujet, veuillez contacter l'Alliance communautaire de la mine Giant.