Traitement de l’eau à la mine Giant

La gestion des eaux est une importante considération pour le projet d'assainissement de la mine Giant, présentement et pour le futur.

Vue aérienne de l’usine de traitement de l’eau, du bassin de décantation et de la lagune tertiaire, ainsi que des routes les entourant.

Procédé actuel

À l'heure actuelle, toute l'eau qui pénètre dans la mine peut s'écouler jusqu'au fond des chantiers souterrains. Comme cette eau peut être contaminée, elle est pompée jusqu'à la surface, où elle est temporairement retenue dans des bassins de stériles. Les bassins de stériles sont suffisamment grands pour que toute l'eau recueillie pendant l'hiver puisse y être stockée. Pendant l'été, l'eau est pompée depuis ces bassins jusqu'à une usine de traitement située sur le site de la mine, afin d'en éliminer l'arsenic et d'autres contaminants.

Une fois traitée, l'eau est acheminée depuis l'usine de traitement jusqu'à un bassin de décantation, au fond duquel la plupart des contaminants restants se déposent, sans entrer en contact avec l'environnement. L'eau issue de ce bassin s'écoule ensuite jusqu'à une lagune tertiaire. Après l'achèvement des travaux d'assainissement, ces bassins ne seront plus nécessaires. Les sédiments contaminés seront recouverts et la zone sera reverdie, ce qui empêchera le passage de ces sédiments ans l'environnement.

Une fois que l'eau dans la lagune tertiaire respecte ou surpasse les exigences réglementaires relatives à la qualité stipulées dans le permis d'utilisation de l'eau de la mine, elle est déversée dans le ruisseau Baker.

Procédé proposé pour le futur

L'équipe du projet propose de traiter l'eau de mine jusqu'à l'obtention d'une concentration d'au plus 10 microgrammes d'arsenic par litre d'eau, ce qui est conforme aux Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada.

Cette approche répond directement à la demande de la Première nation des Dénés Yellowknives, qui veut que les effluents soient conformes aux normes définies pour la qualité de l'eau potable. Elle répond également aux préoccupations relatives à l'approvisionnement en eau potable de la Ville de Yellowknife. Enfin, cette manière de procéder ne nécessite pas le recours à un diffuseur, et répond donc aux préoccupations relatives à l'épaisseur de la glace dans la baie Back. On trouve des précisions sur cette méthode de traitement dans le registre public  (site Web non disponible en français) de l'Office d'examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie.