Expériences collectives - Réussites autochtones en Colombie-Britannique

date : Janvier 2010
ISSN : 978-1-100-93373-3
QS- : QS-B051-000-BB-A1

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Bonjour (Français)
Weytkp (Shuswap)
Ahnee (Ojibwe)
Yawc (Haisla)
Dännch'e (Athapascan)
Tanshi (Michif)
'Nit (Nisga'a)
Wotziye (Dene)
Oki (Blackfoot)
Yo (Kwakwala)
Hin dahl willa win? (Gitxsan)
Aaniin (Inuktitut)
Tan kahk lu gil (Maliseet)
Tansi (Cree)
'Niit (Tsimshian)

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Ottawa, 2009

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Table des matières


Introduction

Les peuples autochtones en Colombie-Britannique — Une culture riche et variée

Les peuples autochtones en Colombie-Britannique

L'identité vive du Canada est enracinée dans la culture et dans les traditions des peuples autochtones qui ont fait de cette terre la leur pendant des milliers d'années. Les peuples autochtones enrichissent la mosaïque culturelle du Canada et font partie intégrante de cette nation.

Au Canada, l'expression « peuples autochtones » fait référence aux peuples originaux d'Amérique du Nord et à leurs descendants. La constitution du Canada reconnaît trois groupes de peuples autochtones : les Amérindiens (que l'on appelle fréquemment les Premières nations), les Métis et les Inuit; trois peuples distincts, chacun ayant ses propres histoire, langue, us et coutumes ainsi que ses croyances spirituelles.

Tant les Premières nations que les Inuit ou les Métis, les peuples autochtones vivent dans des collectivités éloignées urbaines et rurales, partout au Canada. La plupart des peuples des Premières nations vivent sur des territoires appelés des Réserves, alors que presque tous les Inuit vivent dans des communautés du Nord et de l'Est au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest, dans le Nord du Québec (le Nunavik) et au Labrador. Les Métis, un groupe hétérogène de personnes d'ascendance européenne et amérindienne, vivent principalement dans les provinces de l'Ouest.

La Colombie-Britannique (C.-B.) compte 198 bandes amérindiennes ou Premières nations dont la culture est aussi variée que le relief de la province. Les Premières nations de la C.-B. parlent plus de trente langues. La langue joue un rôle important dans la culture et dans l'identité des Premières nations de la C.-B.

Les Premières nations de la C.-B. entretiennent un lien profond et respectueux avec la terre et la mer. À titre de peuples fondateurs du Canada, ils ont appris comment vivre de la terre et tirer le maximum de ses nombreux bienfaits.

Afin de s'assurer un approvisionnement abondant de nourriture, par exemple, les peuples de langue athapaskane du Nord intérieur de la C.-B. étaient toujours en déplacement, surtout pendant les longs hivers froids. Aussi ont-ils bâti des demeures temporaires très efficaces, mais rapidement montées.

En comparaison, la vie marine abondante de la côte du Pacifique offrait aux Premières nations côtières un approvisionnement continu d'aliments. Elles ont bâti de vastes demeures de cèdre appelées longues maisons offrant assez d'espace aux familles étendues. Elles voyageaient par mer sur des pirogues monoxyles.

Aujourd'hui, le défi qu'affrontent plusieurs Premières nations de C.-B. est d'assurer la survie de leur culture propre dans un Canada en constante évolution.

Affaires indiennes et du Nord Canada, au nom du Gouvernement du Canada, travaille en association avec les Premières nations de la C.-B. pour résoudre les revendications actuelles de droits des Autochtones et de territoires, tout en investissant dans les collectivités autochtones pour soutenir l'éducation et améliorer l'infrastructure et l'hébergement.

Affaires indiennes et du Nord Canada soutient les Premières nations de la C.-B. dans leurs efforts pour améliorer l'aide sociale et la prospérité économique, développer des collectivités plus saines et viables, et participer davantage au développement politique, social et économique du Canada.

Les pages suivantes offrent un aperçu du travail que les peuples autochtones de la C.-B. ont entrepris en partenariat avec Affaires indiennes et du Nord Canada. Que l'accent soit mis sur l'éducation, le tourisme ou la gouvernance, tous ces projets ont un objectif commun, soit l'amélioration de la qualité de vie des peuples autochtones en C.-B.




Journée nationale des Autochtones

Journée nationale des Autochtones Chaque année, le 21 juin, tous les Canadiens sont invités à célébrer la Journée nationale des Autochtones, une occasion de reconnaître et de célébrer le patrimoine unique, les cultures variées, et la contribution exceptionnelle des Premières nations, des Inuit et des Métis. Le 21 juin a été proclamé Journée nationale des Autochtones en raison de l'importance culturelle du solstice d'été, la première journée de l'été et la journée la plus longue de l'année. Par tradition, au cours des jours entourant le solstice d'été, les peuples autochtones organisent des festivals, des festins et des cérémonies.

Au Canada, la Journée nationale des Autochtones est soulignée par des activités tenues à l'échelle locale et régionale par les peuples autochtones et par d'autres Canadiens fiers. Parmi ces activités, nous retrouvons des contes traditionnels, des chants, des roulements de tambour et des expositions d'art et d'artisanat. Aujourd'hui la Journée nationale des Autochtones fait partie des festivités nationales appelées Le Canada en fête! Ces festivités débutent avec la Journée nationale des Autochtones et comprennent la Saint-Jean Baptiste (le 24 juin), la Journée canadienne du multiculturalisme (le 27 juin) et la fête du Canada (le 1er juillet).




Un mât totémique unit la collectivité Metlakatla

Les chefs héréditaires devant le nouveau mât totémique
Les chefs héréditaires devant le nouveau mât totémique

Cette année, la Journée nationale des Autochtones dans la communauté Coast Tsimshian de Metlakatla marquait l'élévation du premier mât totémique par la Première nation depuis plus de 160 ans.

Des centaines de personnes de la région se sont rendues par navire dans la petite collectivité pour assister à cet événement tout à fait historique. La foule a observé les chefs et les anciens, insignes noires et rouges, accompagner le mât totémique dans son périple vers sa destination finale.

Le mât totémique de bois, haut de 21 pieds (plus de 6 mètres) s'élève désormais devant le bureau de la Bande de Metlakatla. Faisant face à l'océan Pacifique, le mât totémique observe les nombreux navires de pêche qui naviguent à travers les petites îles parsemées dans la baie afin de pêcher.

Figure dominante et impressionnante, le mât représente des animaux qui vivent sur la côte Ouest : l'aigle, le corbeau, le loup et l'épaulard. Les images représentent quatre des principaux blasons des neuf tribus du peuple Coast Tsimshian. Chaque famille s'identifie par un blason particulier qui commémore les histoires qui sont enseignées oralement de génération en génération.

Pour le peuple Coast Tsimshian, le mât totémique est une source de grande fierté, une représentation visuelle de leur identité : autant ce qu'ils sont, que leur histoire et leur destin.

Pour le maître sculpteur Mike Epp, la sculpture du mât totémique représente un honneur. Un conteur se servant du bois pour communiquer les histoires traditionnelles de ses ancêtres, Mike a mis cinq mois à recréer une histoire qui lui avait été contée autrefois par son oncle, un chef héréditaire.

Pour la communauté, privée depuis fort longtemps de mât totémique, il s'agit d'un symbole important. Le chef conseiller de Metlakatla, Harold Leighton, renchérit : « Il s'agit d'un mât communautaire. Il nous rassemble tous et à partir de maintenant, nous progresserons. »

Mât totémique — Forme d'art autochtone particulière à la côte nord-ouest de la Colombie-Britannique, le mât totémique est sculpté à même un tronc de thuya de l'Ouest, un bois recherché pour sa fragrance, sa qualité de matériau facile à sculpter et sa résistance à la pourriture. Les mâts totémiques ont des significations variées; ils peuvent illustrer aussi bien une légende que la lignée d'un clan ou un événement historique.







Tourisme autochtone

Faire connaître l'histoire et la culture autochtones. Élargir les perspectives économiques.

Tourisme autochtone en Colombie-Britannique — Accueillons les visiteurs, préservons notre culture, développons l'économie

Danseurs

De la région aride d'Osoyoos dans le centre-sud de la Colombie-Britannique aux berges brumeuses de Kitimat, sur la côte centrale, le paysage de la province regorge de destinations de tourisme autochtone à la fois palpitantes et hors du commun.

Fidèles à leurs traditions séculaires d'hospitalité, les peuples autochtones de la Colombie-Britannique accueillent chaque année des milliers de visiteurs dans leurs communautés. Qu'il s'agisse de déguster des mets traditionnels, d'assister à des spectacles autochtones ou de participer à une visite aventureuse guidée dans les nombreux espaces sauvages de la province, le tourisme autochtone offre aux visiteurs une expérience culturelle authentique qui les familiarise avec les traditions et les valeurs autochtones.

Il y a actuellement environ 200 entreprises de tourisme autochtone en Colombie-Britannique. Cette industrie florissante contribue au développement économique des Premières nations de la C.-B., tout en offrant aux visiteurs une occasion particulière d'avoir un contact direct auprès des différentes cultures autochtones de la province. Affaires indiennes et du Nord Canada est fière de soutenir la Aboriginal Tourism Association of BC dans ses efforts de développement d'une industrie du tourisme autochtone durable et culturellement riche.

Les narrations suivantes donnent un aperçu de cette importante industrie
britanno-colombienne.

Pour de plus amples renseignements sur le tourisme autochtone en C.-B.,
consulter le : www.aboriginalbc.com  .

village Xats'ull Heritage …au village Xats'ull Heritage   près de Williams Lake, les clients peuvent passer la nuit dans une maison semi-souterraine ou dans un tipi, suivre un atelier de contes autochtones, puis se prélasser dans une véritable hutte de sudation. www.xatsull.ca

ours…à Prince Rupert, les touristes peuvent observer des pétroglyphes anciens, photographier des baleines ou s'aventurer dans un des plus imposants sanctuaires d'ours grizzly, le Khutzeymateen Inlet Conservancy. www.seashorecharters.com  

terrain de golf…à Little Shuswap Lake, à proximité de Chase, les visiteurs peuvent se prélasser sur les berges du lac, s'activer sur un terrain de 9 trous de golf sur les 18 trous de championnat et découvrir une cuisine d'inspiration autochtone qui donne l'eau à la bouche. www.talkingrock.ca  

canoë…à North Vancouver, les touristes peuvent découvrir eux-mêmes la culture salish du littoral, lors d'excursions océaniques traditionnelles en canoë ou en kayak   vers Burrard Inlet. www.takayatours.com




Le centre culturel Squamish Lil'wat : un triomphe d'architecture et de culture des Premières nations

Soirée au Centre culturel Squamish Lil'wat
Soirée au Centre culturel Squamish Lil'wat

carte - nation Squamish, nation Lil'wat Pendant la construction du Centre culturel Squamish Lil'wat au coeur du village de Whistler, en 2007, une maman ourse noire et son ourson sont entrés d'un pas tranquille par l'entrée principale et ont examiné les lieux. Leur présence n'a pas été une cause de panique, mais plutôt de célébration. Après tout, pour la plupart des gens sur les lieux ce jour-là, des membres des nations Squamish et Lil'wat, ces créatures à longs poils hirsutes et aux griffes acérées étaient une bénédiction, un symbole de puissance et de chance.

Que la présence de cette famille d'ours ait porté chance ou non, il est certain que le centre culturel Squamish Lil'wat, qui a ouvert ses portes en 2008, est une réussite à plusieurs égards.

Une vision architecturale
Légendes et artéfacts au musée What We Treasure du Centre
Légendes et artéfacts au musée What We Treasure du Centre

Cette interprétation moderne d'une longue maison traditionnelle des Squamish et d'un istken (habitation souterraine) des Lil'wat est impressionnante, avec des murs de verre miroitant et une terrasse de cèdre entourant le bâtiment. Les montagnes spectaculaires aux cimes enneigées, un lieu traditionnel de rencontre et spirituel pour les deux nations, sont une toile de fond idéale.

Des pierres peintes de pictogrammes colorés ornent les allées menant aux magnifiques portes d'entrée en cèdre, lesquelles, avec à propos, mettent en vedette l'image d'un ours sculpté par des artisans locaux notoires de la nation Lil'wat.

À l'intérieur, des poutres de sapins de Douglas géants soutiennent la grande salle d'une hauteur de sept mètres où l'on trouve une richesse d'artefacts autochtones fabriqués par des membres des nations Squamish et Lil'wat. Une réplique massive de volants de fuseau sculptés à la main (un outil essentiel dans le tissage traditionnel) tourbillonne au-dessus. Un canot de chasse salish sculpté dans un seul cèdre est suspendu au plafond, tandis des couvertures tissées à la main par des tisseuses de la nation Squamish sont exposées sur les murs à côté de tapis en cèdre tissés avec des modèles très élaborés propres aux tisseuses de la nation Lil'wat. Dans la galerie à l'étage, des masques sculptés et d'autres artefacts et outils sont exposés pour les visiteurs.

Établir un lien entre le passé et l'avenir

Shawnna Apodaca
Shawnna Apodaca accueille les invités à l'entrée principale du Centre

Les visiteurs du centre culturel sont impressionnés par l'édifice lui-même, mais les commentaires élogieux s'adressent à l'équipe des jeunes des Premières nations énergiques et enthousiastes qui dirigent les visites guidées et les ateliers au cours desquels les visiteurs peuvent apprendre les arts anciens du perlage et du tissage ou quelques mots des langues traditionnelles des nations Lil'wat et Squamish.

Le chef de la nation Lil'wat, Leonard Andrew, et celui de la nation Squamish, Gibby Jacob, estimaient qu'il était important que le centre procure aux visiteurs une expérience culturelle authentique des Premières nations. Ils voulaient également que la nouvelle génération de jeunes des Premières nations se rebranche avec son passé. « Le cercle se referme. Il avait été brisé à un moment donné, précise le chef Gibby Jacob. Notre capacité d'accomplir les bonnes choses que nous devons faire pour nos enfants...nous revient. »

De nombreux jeunes du centre culturel sont diplômés de l'Aboriginal Youth Ambassador program. Ce programme, amorcé en 2001 par la nation Squamish, a été mis sur pied pour donner aux jeunes autochtones de la Colombie-Britannique un sens profond de leur lien avec leur terre et leur culture, tout en leur offrant une expérience des affaires et une formation en tourisme.

Pour l'ambassadrice de la nation Lil'wat, Holly Joseph, son travail au centre culturel lui donne l'occasion de partager les nombreuses histoires qu'elle a apprises lorsqu'elle était enfant et qu'elle cueillait des petits fruits avec sa mère. « Parmi les 10 enfants de notre famille, deux seulement se souviennent de ces histoires, affirme-t-elle. Maintenant, en l'honneur de ma mère et des générations qui l'ont précédée, je raconte ces histoires à des visiteurs du monde entier. De façon très concrète, c'est ce qui maintient nos ancêtres en vie. »

Atelier sur la confection d'un sac de guérisseur
Atelier sur la confection d'un sac de guérisseur

Roxy Lewis de la nation Squamish, une ambassadrice depuis 2004, affirme qu'elle a beaucoup appris sur sa propre culture et sur celle de la nation Lil'wat. Elle estime que le centre culturel reflète à quel point les Premières nations ont progressé depuis les 50 dernières années. « À une certaine époque, notre peuple n'avait pas le droit de parler sa propre langue. Maintenant, les gens veulent vraiment se renseigner sur notre langue et notre culture. »

Quel meilleur endroit pour le faire que dans ce lieu spectaculaire, le résultat d'un partenariat engagé, d'une vision inspirée et, peut-être, de la bénédiction d'une maman ourse et de son ourson.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le centre culturel Squamish Lil'Wat, veuillez consulter son site Web  : www.slcc.ca

Les photos de ce cas de réussite sont une courtoisie de Gary Fiegehen et du Centre culturel Squamish Lil'wat

Sac de guérisseur — Ce petit sac traditionnel contient diverses substances aux pouvoirs surnaturels et possède en soi des pouvoirs particuliers. Utilisé comme moyen de protection, il est souvent très personnel.




La bande indienne d'Osoyoos relève la barre du tourisme autochtone

Spirit Ridge vignoble villégiature et spa
Spirit Ridge vignoble villégiature et spa

carte - bande indienne d'Osoyoos La magnifique vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, est réputée depuis longtemps pour ses terrains de golf, ses stations de ski, ses vergers et ses vignes. Ses étés chauds et secs, ainsi que ses hivers au temps doux en font une destination parfaite toute l'année. Perché dans les montagnes au-dessus de la ville d'Osoyoos, le Spirit Ridge vignoble villégiature et spa ne fait qu'ajouter au charme de cette région. Comptant parmi les premiers centres de villégiature de luxe des Premières nations au Canada, il a attiré l'attention du monde entier. Ce vaste centre de villégiature comprend un hôtel, un terrain de golf, un parc de véhicules récréatifs, un spa avec tous les services, un centre culturel, un centre de congrès, un vignoble et une fabrique de vin primée.

Première fabrique de vin appartenant à des Autochtones et exploitée par eux en Amérique du Nord, les caves de Nk'Mip (prononcée In-ka-MEEP) ont reçu plus de 50 prix internationaux depuis leur ouverture, en 2002. On y récolte des raisins provenant de certaines des plus anciennes vignes de la région, l'une des nombreuses raisons pour lesquelles les vins obtiennent toujours des prix.

 Fierté de la culture et de l'histoire

La vallée fertile de l'Okanagan est imprégnée d'histoire et de culture. Grâce à des pièces d'exposition à interaction tactile, à des visites, à des sentiers d'interprétation autonome et à des sites d'interprétation, le centre culturel sur le désert de Nk'Mip célèbre la culture et l'histoire des Premières nations de la région de l'Okanagan qui ont vécu sur cette terre depuis des siècles.

L'un des trois écosystèmes les plus en danger au Canada, cette région abrite des centaines d'espèces d'animaux et de plantes rares et le centre culturel célèbre ce riche héritage et le lien qui unit les Premières nations de l'Okanagan à la terre.

 En avant toute

Centre des congrès Nk'Mip
Centre des congrès Nk'Mip

Le centre des congrès à la fine pointe de la technologie est le tout dernier ajout à ce centre de villégiature. « L'emplacement est unique. Il est rare d'avoir un centre culturel ou un centre des congrès sur une réserve qui ait toutes les commodités, » a précisé le chef de la bande indienne d'Osoyoos, Clarence Louie.

Le premier événement du centre des congrès en 2009 était important, un forum sur le développement économique intitulé Building a Better Canada through First Nations Economies (Constuire un Canada meilleur grâce aux économies des Premières nations). Le chef Louie a rassemblé plus de 300 chefs autochtones et leaders d'entreprise du Canada et de l'État de Washington afin de discuter des façons de stimuler l'économie des Premières nations en se servant de Nk'Mip comme exemple.

Ce ne fut pas facile. La vision d'autonomie du chef Louie pour son peuple a nécessité du dynamisme, de la persévérance et beaucoup de travail. Puisque la réserve offre maintenant plus d'emplois qu'elle ne compte de membres, la bande indienne d'Osoyoos emploie des personnes des environs pour satisfaire à la demande. Grâce à un leadership puissant et à des partenariats stratégiques, la bande indienne d'Osoyoos a crée des activités touristiques générant des recettes annuelles de plus de 40 millions de dollars et employant 1 200 personnes.

Cave à vin de Nk'Mip
Cave à vin de Nk'Mip

La bande exploite un total de dix entreprises, dont le centre de villégiature. Elle administre également ses propres services de santé, de services sociaux, d'éducation et de services municipaux. Il n'est pas étonnant qu'elle ait remporté de nombreux prix de l'innovation dans les domaines de l'environnement, de l'architecture et des affaires. Et aucun signe de ralentissement n'est à l'horizon. Lorsqu'on lui demande ce que l'avenir réserve à la bande, le chef Louie n'hésite pas à affirmer : « Nous n'arrêterons pas d'améliorer les occasions d'emploi ou de créer nos propres possibilités économiques. »

Donc, si vous recherchez un endroit pour lever votre verre, il y a un tas de raisons de célébrer au Spirit Ridge vignoble villégiature et spa à Osoyoos.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter son site Web  : www.spiritridge.ca




Le centre de villégiature de la mission St. Eugene : la fierté des Kootenays

Le centre de villégiature de la mission St. Eugene
Le centre de villégiature de la mission St. Eugene

carte - nation Ktunaxa Niché contre les montagnes Rocheuses dans la région de East Kootenay, au sud-est de la Colombie-Britannique, le centre de villégiature de la mission St. Eugene est un bijou rare. Une importante attraction touristique, il est entouré par la beauté naturelle remarquable de la région et est également une pierre angulaire de réussite économique et personnelle pour la nation Ktunaxa.

La mission St. Eugene originale était un immense immeuble de pierre du tournant du siècle imprégné d'histoire locale. En 1912, la mission a été convertie en internat où, jusqu'en 1970, 5 700 enfants des Premières nations de la région ont franchi ses portes pour aller en classe.

Sous la direction de l'ancienne chef de bande St. Mary's, Sophie Pierre, et du Conseil tribal Ktunaxa-Kinbask, il a fallu dix ans de travail acharné et 40 millions de dollars pour transformer l'ancien internat de la mission St. Eugene en un centre de villégiature international de prestige. Le résultat est impressionnant : un centre de villégiature de premier plan avec 125 chambres, un casino, quatre restaurants, des salles de réunions, un centre récréatif et un club de golf de championnat adjacent de 18 trous. Dans une deuxième phase de développement, la nation Ktunaxa a ajouté le centre d'interprétation.

Un nouveau chapitre

Depuis l'époque où elle était un internat, la vieille mission a fait du chemin, tout comme la nation Ktunaxa, qui a reconnu dans ses chevrons usés une possibilité économique et une façon de guérir.

Le bâtiment était vide depuis presque 30 ans et de nombreux membres de la bande voulaient qu'il soit démoli. « Il nous fallait une façon de transformer un élément négatif en une occasion positive, » affirme l'ancienne chef de la bande indienne St. Mary's, Sophie Pierre. Une sentiment semblable a été exprimé par une aînée de la bande, Mary Paul, décédée depuis : « Étant donné que c'est dans l'école de la mission St. Eugene que la culture des indiens Kootenay a été enlevée, il faudrait qu'elle soit rendue à cet endroit. » Aujourd'hui, ses mots sont gravés sur une plaque suspendue dans l'entrée de l'hôtel, un rappel puissant de l'histoire contenue dans ses murs.

 Le retour d'une culture

« Les avantages de ce projet ont été énormes, a affirmé l'aîné Ponte, directeur du développement économique et de l'investissement des Ktunaxa. Non seulement St. Eugene est-il une source de fierté immense pour les membres de la collectivité, mais la possession d'un bâtiment aussi important contribue de façon marquée à la viabilité économique de la collectivité. »

Conscient du potentiel de ce projet pour améliorer la qualité de vie de la nation Ktunaxa et maximiser sa participation à l'économie canadienne, le gouvernement du Canada y a investi 3 millions de dollars. Cet investissement valait bien le rendement qui profite aux collectivités voisines de même qu'à la nation Ktunaxa.

« St. Eugene est une attraction de taille et est le troisième employeur de la région, » précise M. Ponte. Le centre de villégiature emploie 200 personnes toute l'année et ce nombre passe à presque 300 pendant les mois d'été. Presque le quart des employés de St. Eugene sont des Autochtones et pour eux, le centre de villégiature leur procure à la fois des occasions d'emploi et de formation. « Les personnes qui débutent au bas de l'échelle passent souvent à des postes de gestion après avoir eu la chance de perfectionner leurs compétences, » précise M. Ponte.

Le centre de villégiature de la mission St. Eugene En 2004, la nation Ktunaxa s'est associée à la nation crie Samson de l'Alberta et à la Première nation Mnjikaning de Rama en Ontario. La combinaison de ces forces a permis à la nation Ktunaxa de renforcer sa réussite et de se lancer sur une nouvelle voie. « La réunion de trois Premières nations nous a causés une grande satisfaction et nous a permis de travailler à un seul et même objectif », a déclaré Ponte.

En plus des avantages économiques et professionnels, le centre de villégiature offre l'occasion de faire connaître la riche culture Ktunaxa. Les visiteurs du nouveau centre d'interprétation peuvent y admirer l'art autochtone contemporain, écouter les aînés raconter les légendes et l'histoire de la région dans des tipis et déguster des mets traditionnels dans le restaurant de l'hôtel. Lorsqu'on demande à Pierre ce qui rend ce centre de villégiature si spécial, il répond : « Nous vivons dans un endroit magnifique, mais le monde est plein d'endroits magnifiques. Ce qui rend celui-ci unique est la langue et la culture Ktunaxa. »

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site Web du centre de villégiature de la mission St. Eugene  : www.steugene.ca, ou composer le 250 420-2000.








Collectivités en plein essor

Innovation, collaboration et vision communautaire dans les collectivités autochtones.

Le soleil brille de tous ses feux sur la Première nation T'Sou-ke

Le chef Gordon Planes
Le chef Gordon Planes et une installation de panneaux solaires

carte - Première nation T'Sou-ke Une petite collectivité autochtone de l'île de Vancouver fait tourner ses compteurs électriques à l'envers! En effet, grâce à sa nouvelle centrale solaire photovoltaïque, la Première nation T'Sou-ke est maintenant en mesure d'assurer les besoins énergétiques de sa collectivité et de vendre l'excédent produit au réseau de distribution de BC Hydro.

Il y a deux ans, la collectivité T'Sou-ke a décidé de s'engager dans un programme visionnaire appelé Visions in Progress (Visions et progrès). L'objet était d'amorcer le virage du développement durable et il fut décidé que la Planification communautaire globale (PCG) constituerait un bon cadre de fonctionnement. Selon Andrew Moore, agent de planification communautaire pour la Première nation T'Sou-ke, il était crucial que tous les membres de la collectivité se sentent partie prenante du programme visionnaire proposé : « Une vision collective est une image projetée dans laquelle chacun doit se reconnaître », explique-t-il. Chaque membre de la collectivité a pu contribuer à l'élaboration du plan proposé et c'est elle qui continue d'être son élément moteur, ce qui explique les progrès remarquables réalisés en si peu de temps.

 planification communautaire globale — La planification communautaire globale est une planification à long terme, axée sur la collectivité par et pour les Premières nations. Elle est une priorité pour de nombreuses Premières nations qui la perçoivent comme un outil efficace pour construire des collectivités saines et durables pour leurs membres. Pour obtenir es renseignements supplémentaires, veuillez consulter le site Web du MAINC.

Des cadeaux de dame nature

« Nous avons toujours voulu prendre soin de notre territoire et des membres de notre collectivité dans le respect de notre Mère la Terre », explique Linda Bristol, aînée de la collectivité T'Sou-ke. Après un an d'intense travail de planification et de mobilisation communautaire, la collectivité T'Sou-ke s'est dotée d'un plan quinquennal pour mettre fin à sa dépendance des combustibles fossiles. Ambitieux et peu courant, ce plan repose sur l'utilisation de l'énergie solaire et éolienne. Sa première phase est le programme intitulé T'Sou-ke Solar Community Program ou Sum-SHA-Thut, c'est-à-dire "soleil" en sencoten (langue du groupe Salish de la Côte).

Le programme comprend l'installation de capteurs solaires thermiques à eau sur les maisons de la collectivité, l'aménagement d'une centrale solaire photovoltaïque d'une puissance de 75 kW — la plus grande du genre en Colombie-Britannique — et la prestation de formations visant à initier les membres de la collectivité T'Sou-ke aux techniques solaires et à l'installation de capteurs thermiques et de panneaux photovoltaïques. La conservation constituera également un aspect important du plan établi, car comme le fait remarquer Andrew Moore : « Il est beaucoup moins coûteux d'économiser de l'énergie que d'en produire. »

Le chef de la Première nation T'Sou-ke, Gordon Planes, estime que le changement climatique et l'augmentation du coût de l'énergie sont le signal que le moment est venu d'agir : « Nous nous sommes demandé ce que nous pouvions faire en tant qu'Autochtones et en tant que Canadiens de la Colombie-Britannique. Comment faire pour convaincre les gens que nous devrions tous collaborer — que nous devons faire quelque chose à ce sujet », a déclaré le chef Planes.

 La tradition du partage

Des étudiants de l'école communautaire Edward Milne de T'Sou-ke
Des étudiants de l'école communautaire Edward Milne de T'Sou-ke montrent leurs œuvres représentant Sun-SHA-Thut

Selon le chef Planes, le projet est une excellente occasion d'apprentissage : « En réseautant et en mutualisant nos connaissances, nous pourrons réaliser beaucoup de choses positives, explique-t-il. C'est sur ce principe que nous nous sommes basés pour faire de notre projet solaire un projet de démonstration qui pourra servir de modèle à d'autres groupes. »

Récemment, la collectivité T'Sou-ke a organisé une rencontre solaire où d'autres Premières nations ont pu visiter ses installations et entendre parler de ses expériences. La plupart des membres des Premières nations qui ont assisté à cette rencontre vivent dans des collectivités isolées qui ne sont pas raccordées au réseau d'électricité et dépendent du carburant diesel.

Fidèle à l'esprit de la tradition autochtone du potlatch — une cérémonie qui consiste à redistribuer les richesses et à échanger des cadeaux — la collectivité T'Sou-ke donne à tous ceux que cela intéresse les renseignements qu'elle a acquis. « Ainsi le veut la coutume des membres des Premières nations. Rien ne nous appartient. Plus on partage, plus on s'enrichit », explique Linda Bristol.

Le chef Planes estime qu'il faut s'efforcer de mieux utiliser les dons que l'on tient pour acquis tous les jours. « Nous voulions montrer comment on peut arriver à vivre plus écologiquement en utilisant le potentiel énergétique du soleil, du vent et de la mer. »

La Première nation T'Sou-ke a franchi l'une des nombreuses étapes qui lui permettront d'atteindre son objectif de durabilité. Mais elle ne s'arrête pas là. Elle a déjà établi la prochaine étape : analyser l'utilisation de l'énergie éolienne et maîtriser les grands vents provenant du détroit de Juan de Fuca.

« Ce n'est qu'un début. Un début qui concerne chacun d'entre nous, fait remarquer le chef Planes. Nous sommes tous dans le même canoë et nous devons tous pagayer ensemble. »




Les exploitants du traitement des eaux de Moricetown trouvent une solution limpide

Floyd Naziel
Floyd Naziel à la station de traitement d'eau potable

carte - Moricetown L'approvisionnement en eau potable saine est une chose que plusieurs d'entre nous tiennent pour acquis. Mais pour les exploitants du traitement des eaux de Moricetown, une petite collectivité autochtone du Nord-Ouest de la Colombie-Britannique, garantir une bonne qualité d'eau est un emploi à temps plein. Il s'agit d'une énorme responsabilité, que l'amélioration d'une usine de traitement des eaux a rendu bien plus facile à gérer.

Il y a six ans, Moricetown était sous le coup d'un avis de faire bouillir l'eau. À l'époque, la station de traitement des eaux ne possédait pas la capacité d'approvisionner toute la collectivité en eau potable et ne pouvait pas, de façon fiable, éliminer les bactéries nocives. On effectuait fréquemment des tests de qualité de l'eau, mais il fallait expédier les échantillons à Prince Rupert pour en faire l'analyse et il fallait des semaines avant d'obtenir les résultats. De plus, la crique d'eau de glacier qui fournissait la collectivité en eau est recouverte de poussière de glacier, une substance que l'ancienne usine de traitement des eaux ne parvenait pas à éliminer.

La population croissant à un rythme soutenu, et l'approvisionnement en eau étant vulnérable, il était évident qu'il fallait faire quelque chose. « Il fallait améliorer la station de traitement des eaux de Moricetown afin de répondre aux normes plus exigeantes en matière de qualité de l'eau et de soutenir la croissance de la collectivité, » affirme l'ingénieur hydraulique d'Affaires indiennes et du Nord Canada, Danny Higashitani.

 Répondre aux besoins de la collectivité

Clayton Michell
Clayton Michell examine les résultats d'analyses de la qualité de l'eau

La bande de Moricetown reconnaissait qu'il fallait agir, mais ses membres n'étaient pas certains de la marche à suivre. Un conseiller a suggéré d'abandonner la méthode de traitement par filtration rapide au profit d'un système à sable lent. La bande a suivi ce conseil et n'a jamais regretté cette décision.

La station de filtration à sable lent est la première à être érigée sur une réserve, mais vraisemblablement pas la dernière. De plus en plus de communautés réalisent les avantages de la méthode de filtration à sable lent, y compris l'Organisation mondiale de la santé, qui a déclaré que « la méthode de traitement avec filtre à sable lent est probablement le moyen le plus efficace qui soit pour traiter l'eau potable. Cette méthode permet d'éliminer la charge de contamination bactérienne beaucoup plus efficacement que la méthode avec filtre à sable rapide. » En fait, la station de Moricetown peut fournir plus d'eau propre que ce dont la communauté a besoin actuellement.

Floyd Naziel et Clayton Michell, opérateurs de la station de traitement de Moricetown, sont chargés de surveiller la station sur place et à distance, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, pour s'assurer que l'eau répond aux normes établies dans les Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada. Clayton Michell, qui travaille à la station depuis 1995, explique que la responsabilité d'une station de traitement est majeure : « Un opérateur de station de traitement d'eau potable doit être une personne fiable. Il ne s'agit pas seulement d'assurer l'approvisionnement en eau : il en va de la santé et de la sécurité de la population. »

Cecil Alfred, ancien opérateur de la station, est fier de la nouvelle installation : « L'eau produite par la station est excellente », affirme-t-il. Et il est fier des opérateurs qui travaillent sans relâche à maintenir la qualité de l'eau distribuée à la population.

« Je n'aurais jamais imaginé que je deviendrais un jour opérateur de station de traitement, » explique Floyd Naziel, qui a reçu son agrément en 2002. Floyd travaillait à la construction de la nouvelle installation lorsqu'il a été choisi par Cecil Alfred, qui voulait prendre sa retraite : « J'ai observé comment Floyd travaillait et je l'ai mis à l'épreuve pour voir s'il avait les qualités qu'il fallait, explique-t-il. Je sais qu'avec Floyd Naziel et Clayton Michell, la station est entre bonnes mains. »

 Un apprentissage et un soutien éternels

Clayton Michell
Clayton Michell inspecte la prise d'eau du ruisseau

Naziel et Michell sont actuellement inscrits au programme des techniques de l'eau de l'Université de Thompson Rivers, cursus unique qui se distingue par sa flexibilité et ses méthodes innovatrices. Les deux opérateurs apprécient la possibilité qui leur est offerte de conjuguer cours à distance et stages pratiques d'une semaine à Kamloops.

Hors de la classe, messieurs Naziel et Michell disposent de tout le soutien dont ils ont besoin pour accomplir leur travail tout en poursuivant leurs études afin d'obtenir leur agrément. Le Programme de formation itinérante, qui est une initiative d'Affaires indiennes et du Nord Canada propose aux nouveaux opérateurs un suivi de formation et de soutien technique avec des opérateurs agréés, ayant une bonne expérience des systèmes de traitement d'eau potable. Les formateurs itinérants travaillent directement avec les opérateurs, se présentant sur place et leur prodiguant des conseils pour rendre leurs méthodes d'exploitation et d'entretien plus efficaces. « Je sais que si j'ai une question ou un problème, je peux appeler notre contact du Programme de formation itinérante », explique Clayton Michell.

Lorsqu'on lui demande ce que la nouvelle station de traitement a apporté à la communauté, Clayton Michell indique qu'une chose est sûre : elle a permis à la communauté de « respecter et apprécier cette précieuse ressource qu'est l'eau potable. »

Le gouvernement du Canada investit dans des projets qui offriront des avantages durables aux collectivités des Premières nations et il prend des mesures décisives afin d'améliorer la qualité de l'eau par l'intermédiaire du Plan d'action pour la gestion de l'eau potable et des eaux usées des Premières nations. Depuis 2006, les initiatives entreprises par le gouvernement du Canada avec les Premières nations et d'autres partenaires ont permi de réduire de près de 69 pour 100 le nombre de réseaux d'approvisionnement en eau à risque élevé dans les collectivités des Premières nations de la Colombie-Britannique. Au printemps de 2006, 64 Premières nations de la Colombie-Britannique avaient des systèmes d'eau potable à risque élevé. En date du 31 mars 2009, ce chiffre avait été ramené à 20. Pour de plus amples informations sur le Plan d'action pour la gestion de l'eau potable et des eaux usées des Premières nations, consulter le site suivant : www.ainc-inac.gc.ca/ai/mr/nr/j-a2008/2-3019-fra.asp





Un ensemble résidentiel procure des logements et plus encore...

Violet Mundy
Violet Mundy, de la Première nation de Ucluelet, devant le nouveau bâtiment à six logements

carte - Première nation Ucluelet Lorsque la Première nation Ucluelet a décidé d'aller de l'avant avec un nouveau complexe domiciliaire sur sa réserve d'Itattsoo, sur la côte ouest de l'île de Vancouver, elle savait qu'elle créait plus qu'une simple structure. Elle fournissait des logements, créait des emplois et attirait les membres à revenir dans la collectivité.

« Notre population est restée la même au fil des ans et nous n'avons donc pas construit de nouveaux logements depuis plus dix-huit ans, explique Violet Mundy, conseillère en chef de la Première nation Ucluelet. Mais maintenant, nous commençons à voir une génération plus jeune désireuse de revenir vivre sur la réserve. Nous avions donc besoin de nouveaux logements, mais nous devions nous y prendre correctement. »

Pour satisfaire à la demande, en janvier 2006, la première nation Ucluelet a mené un vaste exercice de consultation et de planification auprès de la collectivité. « Les besoins de nos membres, incluant ceux désireux de revenir vivre dans la collectivité, ont nettement influencé la conception des logements, » ajoute Madame Mundy. La Première nation voulait aussi faire l'essai d'une formule unique pour de grandes familles élargies. Le projet incluait donc un bâtiment de six logements comprenant un foyer central commun qui sert également aujourd'hui de lieu de rencontre.

 De nouveaux emplois, de nouveaux logements

Construction domiciliaire dans la Première nation de Ucluelet
Construction domiciliaire dans la Première nation de Ucluelet

Le désir de la collectivité de créer des logements durables a été le moteur du processus de conception. « Nous voulions des logements de qualité et nous voulions qu'ils soient durables, » précise Madame Mundy. Aussi, les constructeurs ont utilisé des coffrages isolants LOGIX, méthode de construction éconergétique, durable et parfaitement adaptée à la prévention de la moisissure dans le climat humide de la côte ouest.

Le gouvernement du Canada a participé au financement du projet. Affaires indiennes et du Nord du Canada a fourni plus de 500 000 $ et d,autres fonds sont provenus de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (S.C.H.L.) et de la Première nation Ucluelet. La Société de développement économique Nuu-chah-nulth a également contribué financièrement à la formation des membres de la bande aux pratiques de construction à l'aide de coffrages isolants.

La collectivité a créé des emplois et, en même temps, a réduit les coûts en puisant dans son nouveau bassin de travailleurs qualifiés. « Nous avons eu de la difficulté à attirer des travailleurs à Ucluelet, a fait remarquer Madame Mundy. Mais parce que nous avions nos propres entrepreneurs du début à la fin, on leur a enseigné de nouvelles compétences et comment gérer une entreprise. »

Peu après l'achèvement des 24 unités de logement, en octobre 2008, la Première nation Ucluelet a été reconnue pour son initiative et sa créativité par un Prix d'excellence en habitation de la S.C.H.L. Lorsqu'on a demandé à Madame Mundy comment le projet avait touché la collectivité, sa réponse ne manquait pas d'inspiration : « Je crois que tous nos membres sont fiers de ce qui a été accompli et d'avoir participé à la conception et à la construction de ces habitations et qu'ils éprouvent une grande satisfaction à l'idée que des compétences ont pu être acquises et que le projet a respecté les délais et le budget prévus. »

Quelques informations sur les unités d'habitation de la Première nation Ucluelet

  • L'utilisation de matériaux recyclés et le recours à la main-d'œuvre locale ont permis de ramener les coûts de construction de 200 $/pi2 à 156,87 $/pi2.
  • Les murs à coffrage isolant ont plusieurs avantages :
    • haute efficacité énergétique (moindres coûts d'électricité);
    • durabilité (durée de vie prévue de plus de cent ans);
    • confort accru (température constante);
    • robustesse (capacité de charge 8,5 fois supérieure à celle d'une construction à ossature de bois de type classique);
    • excellentes propriétés antimoisissure et antipourriture.
  • Les planchers chauffants des nouvelles demeures, les toilettes à faible débit et les capteurs solaires augmentent l'efficacité énergétique et réduisent les coûts.
  • Les aménagements paysagers spécialement conçus réduisent au minimum le ruissellement des eaux pluviales (qui peuvent polluer les cours d'eau).







Des portes sur l'avenir

La constitution d'un potentiel humain par l'investissement dans les écoles, l'éducation et le développement des compétences.

Le lieu d'apprentissage de la Première nation de Hesquiaht : bien plus qu'une école

Le Place of Learning de la Première Nation de Hesquiaht
Le Place of Learning de la Première Nation de Hesquiaht

carte - Première nation Hesquiaht Le nouveau lieu d'apprentissage (Place of Learning) de la Première nation de Hesquiaht n'est pas seulement une école. C'est un centre communautaire. C'est un refuge. Et surtout, c'est l'œuvre de la collectivité, que les membres ont construite de leurs propres mains, selon leur propre vision, en utilisant les ressources naturelles de leur territoire ancestral.

Grâce à des réunions très courues, la collectivité a joué un rôle décisif dans la conception et la construction de l'école. En fait, plus de la moitié des membres de Hesquiaht ont contribué à sa construction. « Nous voulions une école bien à nous, pas une école qu'on nous aurait donnée, explique Cecil Sabbas, administrateur de la bande et coordonnateur du projet. Le processus a été inspirant pour nous tous. »

Le « Story Pit » et son mât totémique
Le « Story Pit » et son mât totémique, don du chef héréditaire Andrews

Inspirant, mais aussi difficile. Faute d'accès routier à Hesquiaht, sur l'île de Vancouver, il a fallu faire venir l'équipement par barge ou par hydravion. Mais encore là, cette minuscule collectivité éloignée, nichée à l'entrée d'un goulet, près de Hot Springs Cove, est habituée à surmonter les difficultés. En 1964, un terrible raz-de-marée a détruit la communauté, forçant ses membres à se disperser à Port Alberni et à Victoria. À partir de rien, la communauté s'est reconstituée, et ceux qui sont restés sont fiers d'être chez eux dans cet endroit donnant sur la mer.

 L'écologie par l'exemple

« On a longtemps songé à ce projet », souligne Cecil Sabbas, en évoquant les travaux de conception et le souci particulier que les auteurs ont eu de la terre et des ressources naturelles qu'elle procure. Les solides rondins utilisés comme poutres de soutènement ont été recueillis après un orage. Le cèdre, présent partout dans l'école, provient du territoire ancestral et a été transformé par des bénévoles avec une scie achetée par la communauté pour le projet. L'achat de la scie était considéré comme un investissement dans l'autosuffisance.

Entre autres caractéristiques écologiques de l'édifice, l'eau de pluie chauffée par le soleil sert de source d'énergie pour le système de chauffage géothermique, tout comme le vent pour le système de ventilation à l'air naturel. « Nous voulions un système simple et exigeant peu d'entretien. Nous voulons contribuer à la salubrité de l'environnement, même si nous sommes peu nombreux et isolés. Nous essayons de réduire le plus possible notre empreinte écologique », explique M. Sabbas.

Le chef héréditaire Dominic Andrews, l'un des plus ardents promoteurs de l'école, a fait don du mât totémique qui se dresse aujourd'hui fièrement au-dessus du « Story Pit », où les enfants donnent des spectacles et se réunissent pour écouter des histoires. « L'esprit du grand chef est présent dans l'école », comme M. Sabbas le signale régulièrement aux visiteurs.

 Par la communauté, pour la communauté

Des élèves en compagnie de la directrice Rebecca Atleo
Des élèves en compagnie de la directrice Rebecca Atleo

Rebecca Atleo, directrice de l'école, a récemment déménagé de Victoria à Hesquiaht. Dès les premiers jours, elle a pu constater qu'il y a à Hesquiaht un bon esprit communautaire, et que l'école a un effet positif et unifiant sur la communauté. « Cette école est un élément positif pour la communauté, dit-elle. C'est le meilleur moyen de faire comprendre que nous pouvons créer, que nous pouvons accomplir, que nous pouvons concrétiser tout ce que nous voulons. »

Une bonne partie de la philosophie éducative de Mme Atleo lui vient de sa grand-mère, qui disait : « Le meilleur moment pour enseigner aux enfants, c'est quand ils sont en train de manger. Ils avalent la connaissance. » Aujourd'hui, le gymnase de l'école est un lieu de réunion, de fête et d'apprentissage. La communauté entend y tenir très bientôt son premier potlatch.

Le projet de construction d'école de la Première nation de Hesquiaht a bénéficié du soutien d'Affaires indiennes et du Nord Canada, qui a versé un appui financier de 7,5 millions de dollars dans le cadre de son programme d'immobilisations éducatives et fourni des orientations en cours de route. Pour sa part, la province de la Colombie-Britannique a récemment offert 12 ordinateurs, des antennes paraboliques et un accès à Internet. « Le gouvernement a contribué à notre réussite », reconnaît Cecil Sabbas.

La communauté de Hesquiaht envisage l'avenir avec un peu plus d'optimisme. Elle prévoit organiser une cérémonie de remise de diplômes à des étudiants de toutes les Premières nations Nuu-chah-nulth, qui aura lieu dans le nouveau gymnase. Rebecca Atleo espère aussi que les autres Premières Nations s'inspireront de l'exemple de Hesquiaht pour lancer elles aussi leurs projets communautaires de nature à avoir des effets positifs.

L'investissement dans l'éducation des Premières nations

Vue générale de l'école et de la vallée Stein, l'antique lieu d'enseignement du peuple nlakapamux
Vue générale de l'école et de la vallée Stein, l'antique lieu d'enseignement du peuple nlakapamux

Située à la périphérie de Lytton, en Colombie-Britannique, à deux heures et demie à l'est de Vancouver, l'école Nlakapamux de Stein Valley a ouvert ses portes en septembre 2009. Ce nouvel établissement accueille plus de 270 élèves, de la maternelle à la 12e année, et on y enseigne les matières traditionnelles comme les mathématiques, l'anglais et les sciences, de même que la langue locale, le nlakapamux, et les études autochtones.

L'affichage dans les classes est en nlakapamux et en anglais
L'affichage dans les classes est en nlakapamux et en anglais

La nouvelle école est un magnifique exemple de ce que le travail acharné et les partenariats peuvent accomplir. Les Premières nations locales ont travaillé de concert avec le conseil scolaire bénévole et Affaires indiennes et du Nord Canada à concrétiser la vision d'une école nouvelle.

Dans le cadre d'un engagement permanent à fournir une éducation de grande qualité, Affaires indiennes et du Nord Canada a contribué à la construction de dix écoles sur des réserves indiennes depuis 2004. De plus, le Ministère a assuré le financement de 119 écoles des Premières nations en Colombie-Britannique.





Les étudiants réussissent au Centre d'apprentissage pour adultes de Kitsumkalum

Colleen Austin et la classe de 2009
Colleen Austin et la classe de 2009

carte - Kitsumkalum Les voyageurs qui la municipalité de Terrace, en Colombie-Britannique, et se dirigent vers l'ouest en longeant la rive droite de la majestueuse rivière Skeena, croisent bientôt la petite communauté de la Première nation de Kitsumkalum. Connue sous le nom de Peuple du Merle, la nation Kitsumkalum respecte la coutume séculaire voulant que les traditions culturelles, la propriété et le statut se transmettent aux enfants par le côté maternel de la famille. Il n'y a pas de doute, les femmes jouent un rôle central dans la société de Kitsumkalum et font le lien entre chaque génération et celles qui l'ont précédée.

Pour une femme comme Charlotte Guno, directrice du Centre d'apprentissage 'Na aksa Gila Kyew et coordonnatrice à l'éducation pour la Première nation de Kitsumkalum, le maintien des liens entre sa culture et sa communauté est plus qu'une priorité personnelle; c'est une des principales raisons qui l'ont incitée à mettre sur pied ce centre où se donne le programme d'éducation des adultes de Kitsumkalum.

À première vue, le programme du Centre d'apprentissage ressemble à n'importe quel autre programme d'éducation des adultes, avec ses cours d'anglais, de sciences et de mathématiques qui donnent aux étudiants la base nécessaire pour poursuivre leurs études. Ce qui distingue ce programme, c'est l'accent qu'il met sur un enseignement adapté à la réalité culturelle.

 Un milieu d'apprentissage adapté à la culture autochtone

Ici, au Centre d'apprentissage 'Na aksa Gila Kyew, les étudiants apprennent la langue locale, le sm'algyax, et reçoivent un enseignement sur les mets traditionnels dans le cadre d'un cours de nutrition. Le Centre a même produit un document vidéo sur les échanges interculturels en collaboration avec un groupe d'Autochtones de Bolivie. Modestes en apparence, ces changements d'approche font toute la différence pour les étudiants du Centre, qui profitent d'une éducation respectueuse de leur culture et axée sur leur mode de vie.

L'enseignante principale Colleen Austin est le moteur de plusieurs méthodes et programmes d'enseignement uniques à l'école. Forte d'une expérience en éducation autochtone, Mme Austin sait que les étudiants apprennent mieux quand ils se sentent appuyés. Elle est donc attentive aux besoins de tous et chacun. « Tous nos étudiants ont eu des problèmes au secondaire, explique-t-elle. Mon travail consiste à modifier la perception qu'ils ont de leur propre éducation. » En travaillant en collaboration étroite avec un petit groupe d'étudiants, Colleen Austin peut transcender le rôle conventionnel de l'enseignante. Qu'il s'agisse d'être à l'écoute d'un étudiant ou de coudre à la main un blason familial sur des toges avant la collation des grades, Colleen Austin fait plus que son devoir pour aider ses étudiants à réussir.

 L'éducation, c'est la liberté

Le clan Bolton à la remise des diplômes
Le clan Bolton à la remise des diplômes

Charlotte Guno et Colleen Austin s'attachent au potentiel de chacun des étudiants qui entrent au Centre d'apprentissage. Certains d'entre eux, comme Annie Bolton, étaient réticents à retourner à l'école, mais sont depuis devenus des modèles sur le plan éducatif dans la communauté de Kitsumkalum. Annie Bolton, avec toutes ses occupations de mère, d'épouse et de bénévole communautaire, n'avait ni le temps ni l'énergie qu'il fallait pour fréquenter l'école. Mais son rêve d'aller un jour à l'université et sa motivation à réussir l'ont emporté. Le Centre d'apprentissage lui a fourni un cadre d'accueil et de soutien qui lui a réussi, au point d'inspirer d'autres personnes, notamment deux de ses enfants, Kevin et Jenniefer, à reconsidérer leurs objectifs pédagogiques.

Il a fallu beaucoup de volonté et de détermination, mais le printemps dernier, les membres de cette famille ont reçu leur diplôme ensemble, lors d'une cérémonie chaleureuse tenue en présence de leurs parents et amis.

Charlotte Guno est rayonnante quand elle parle de ses étudiants. Deux diplômés de 2009 se proposent d'aller à l'université, tandis que plusieurs autres entendent suivre une formation collégiale ou professionnelle près de chez eux.

Mme Guno a pour but ultime de développer le potentiel d'apprentissage permanent de chaque étudiant. Elle enseigne à ses étudiants à croire en eux-mêmes et leur fait valoir qu'il vaut toujours la peine de s'engager à terminer ses études secondaires : « Je leur dis toujours que l'éducation, c'est la liberté. Au bout du compte, l'éducation, c'est le meilleur moyen de mener la vie qu'ils méritent. »




Le projet BladeRunners donne une seconde chance aux jeunes à risque

BladeRunners 

Dans 18 villes de la Colombie-Britannique, le projet BladeRunners aide les jeunes à risque à tracer leur propre voie vers un avenir plus prometteur et plus prospère.

En 1994, pendant les travaux de construction de GM Place à Vancouver, on a constaté un manque criant de travailleurs de métier spécialisés. Jim Green, défenseur bien connu des sans-abri et des jeunes défavorisés et fondateur de BladeRunners, s'est rendu compte qu'il y avait aussi une forte proportion de jeunes de la rue en manque d'emploi. Voyant là un débouché pour toutes les parties concernées, il a décidé de combler les deux besoins l'un par l'autre. « J'ai entendu beaucoup de critiques dire que c'était trop dangereux de faire travailler ces jeunes sur un chantier de construction et que ça ne fonctionnerait pas. Mais ces jeunes se sont révélés être les meilleurs travailleurs de la province », constate M. Green.

Le programme BladeRunners, qui vient tout juste de célébrer son 15e anniversaire, a prouvé que les jeunes à risque peuvent réussir si on leur en donne l'occasion. En fait, ils font plus que réussir; ils prospèrent. « Nous ne sommes pas uniquement à la recherche d'ouvriers; nous cherchons aussi à accomplir quelque chose », explique Kim Maust, vice-présidente de la société Bastion Development, qui embauche régulièrement des travailleurs de BladeRunners. « Nous cherchons des personnes qui contribueront à la réussite du projet, et c'est ce qu'offre BladeRunners : l'accomplissement et la réussite. »

 Un soutien primé

Le succès de BladeRunners repose sur l'idée de fournir plus qu'un simple emploi, en offrant aux participants une orientation et un soutien permanents.

Les coordonnateurs commencent par évaluer la personne comme un tout, en déterminant ses forces, les problèmes qu'elle affronte et les défis qu'elle doit relever pour devenir un bon employé. Comme les problèmes des jeunes à risque surviennent généralement après la fin de la journée de travail, BladeRunners a développé un système de soutien, en service jour et nuit, qui lui a valu un prix.

Avec un taux de participation autochtone de 66 % et un taux de placement de 88 %, il est évident que ce programme est efficace. Darcy McDiarmid, directrice de BladeRunners, croit qu'il est important que le programme attire un grand nombre de jeunes Autochtones : « Nous aimerions voir le plus d'Autochtones possible bénéficier de ce programme. Nous y parvenons en offrant différents niveaux de soutien. Nous offrons un soutien culturel en invitant des chefs spirituels à parler de la manière de connaître le succès par l'identité spirituelle. »

« BladeRunners m'a donné une seconde chance », a déclaré un ancien participant au programme. « Pendant un temps, les choses allaient plutôt mal, mais les gens de l'organisme ont toujours cru en moi et ont pris le temps de m'aider. Ils m'ont aidé à régler mes problèmes juridiques et à payer mon déménagement à Vancouver. Depuis, je suis chef d'équipe dans plusieurs grands projets de construction un peu partout dans la ville. »

 Un projet sans limites

Le programme n'a pas attiré l'attention que de l'industrie. Affaires indiennes et du Nord Canada, dans le cadre de sa Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain, fournit un soutien financier, et la province de la Colombie-Britannique et les gouvernements locaux appuient le programme sur une base régulière.

Le bilan positif de BladeRunners est maintenant reconnu un peu partout au Canada, dans des villes comme Calgary et Toronto, et même au niveau international. Le maire de la Nouvelle-Orléans a communiqué avec le personnel du programme pour lui exprimer son appui et son intérêt à mettre en œuvre un programme similaire dans sa ville.

Le projet BladeRunners a ouvert à bien des jeunes les portes de l'emploi et de la collectivité. Il en aidé d'autres à mettre sur pied leur propre entreprise. « Les participants de BladeRunners contribuent à bâtir les collectivités. En plus de contribuer au bien-être des villes de la Colombie-Britannique, ils aident à façonner leur silhouette », constate Mme McDiarmid.

 Bureaux du programme BladeRunners

Le programme BladeRunners offre ses services un peu partout dans la province :

  • Duncan
  • Nanaimo
  • Chemainus
  • Victoria
  • Pemberton
  • Whistler
  • Nanaimo
  • Ladysmith
  • Courtenay
  • Comox
  • Tofino
  • Ucluelet
  • Qualicum
  • Surrey
  • Mount Currie
  • Prince George
  • Port Alberni
  • Chilliwack

Pour de plus amples renseignements sur BladeRunners  , visitez le site Web
www.bladerunners.info

La Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain

Cette initiative communautaire a été conçue par le gouvernement du Canada pour améliorer les perspectives sociales et économiques des personnes autochtones qui vivent dans les centres urbains. Divers organismes partenaires collaborent étroitement à l'appui de la Stratégie et de projets qui améliorent les aptitudes à la vie quotidienne, promeuvent la formation professionnelle, l'acquisition des compétences et l'esprit d'entreprise, et apportent un soutien aux femmes, aux enfants et aux familles autochtones.








Les traités modernes

Vers un avenir plus prometteur.

Se réconcilier avec le passé pour façonner l'avenir

Nisga'a, Première nation Tsawwassen, Premières nations Maa-nulth

carte - nation Nisga'a, Première nation Tsawwassen, Premières nations Maa-nulth En mai 2000, Joseph Gosnell, chef de la Nation Nisga'a, s'est présenté à Gitwinksihlkw, un village de la magnifique vallée de la Nass, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, pour prononcer un discours historique célébrant le nouveau traité des Nisga'a, le premier traité moderne à être signé en Colombie-Britannique. « En vertu de ce traité, a-t-il déclaré, nous aurons droit à nos propres erreurs, nous pourrons savourer nos propres victoires et nous tenir de nouveau la tête haute. »

Pour la première fois de l'histoire moderne, le peuple Nisga'a avait le pouvoir juridique de prendre en charge ses propres affaires. Ce traité ayant maintenant force de loi, la nation Nisga'a est devenue, de toutes les Premières nations du Canada, la première à être dotée de l'autonomie gouvernementale et du pouvoir de faire des lois sur des questions d'importance tels les soins de santé, l'éducation, les services sociaux, le territoire et ses ressources, le développement économique, la gérance de l'environnement, la culture et le patrimoine. Qui plus est, ces droits issus du traité bénéficient de la protection de la Constitution du Canada.

Joseph Gosnell à Gitwinkshlkw
Joseph Gosnell à Gitwinkshlkw

Aujourd'hui, le site Web officiel de la principale entité gouvernante de la nation Nisga'a, le gouvernement Nisga'a Lisims, élu démocratiquement, regorge de faits remarquables. « De concert avec nos partenaires de partout en Colombie-Britannique et au Canada, nous sommes en train d'écrire un chapitre de notre histoire et de façonner un avenir durable et radieux », lit-on à la page d'accueil.

Beaucoup d'autres Premières nations de la Colombie-Britannique s'emploient maintenant à négocier leur propre traité avec les gouvernements fédéral et provincial. En octobre 2007, la chef Kim Baird, de la Première nation de Tsawwassen, dans un discours prononcé au parlement de la Colombie-Britannique sur ce qui allait devenir le premier traité urbain au Canada, a déclaré : « Article après article, le traité des Tsawwassen met l'accent sur l'autonomie, la responsabilité personnelle et une éducation moderne. Il nous permet de créer des emplois valorisants en tablant sur les ressources de notre propre territoire, pour notre peuple. » Le traité des Tsawwassen est entré en vigueur le 3 avril 2009.

La chef Kim Baird
La chef Kim Baird, de la Première nation de Tsawwassen, à la cérémonie de l'entrée en vigueur du traité

Au même moment, pas très loin de là, sur l'île de Vancouver, un groupe de cinq Premières nations mettaient la dernière main aux négociations de leur propre traité. En juin 2009, le Parlement a adopté le traité Maa-nulth, qui réunit ces Premières nations sous une même entente. Le traité Maa-nulth distingue cinq Premières nations Maa-nulth autogouvernées; à l'instar du traité des Tsawwassen, il met l'accent sur les principes d'autonomie et d'autodéveloppement. Pour bien des Maa-nulth, comme le chef héréditaire Bert Mack de la nation Toquaht, il constitue l'aboutissement d'un long parcours visant à obtenir la reconnaissance et la réconciliation de leurs communautés. Bert Mack n'avait que dix-huit ans quand son père lui a confié non seulement la chefferie et la direction de leur communauté, mais aussi sa quête d'un traité, une tâche dont le fils s'est fièrement acquitté soixante-sept ans plus tard.

La négociation des traités est la pierre angulaire de l'approche du gouvernement fédéral pour la réconciliation avec les peuples autochtones de la Colombie-Britannique, et on peut espérer que d'autres traités seront conclus d'ici quelques années. Ces traités complets et modernes confèrent aux Premières nations le pouvoir de prendre de nouveau les décisions qui concernent leur développement et leur avenir.

 L'héritage du passé

Après tout, les peuples autochtones d'Amérique du Nord s'occupaient de leurs propres affaires bien avant l'arrivée des premiers Européens. En comparaison, l'histoire du Canada en tant que nation est brève, s'étendant sur moins de 150 ans.

Quand les premiers Européens ont commencé à s'installer dans l'est de l'Amérique du Nord au seizième siècle, la Grande-Bretagne a reconnu que les peuples vivant déjà sur ces terres en possédaient un certain titre, ce qu'a reconnu la Proclamation royale de 1763.

Lorsque le Canada s'est constitué en 1867, d'importants traités ont été signés à mesure que la colonisation s'étendait vers l'ouest du pays, mais les choses se sont passées différemment à l'ouest des montagnes Rocheuses, de sorte qu'il y a aujourd'hui peu de traités en Colombie-Britannique. Ainsi, la majeure partie de la province fait l'objet de revendications autochtones non réglées.

Le dix-neuvième siècle a ouvert la voie à ce qui, plus d'un siècle plus tard, allait devenir l'un des enjeux les plus difficiles en matière de politiques gouvernementales de l'histoire canadienne. Comment concilier les intérêts légitimes mais souvent divergents des Premières nations, de la Colombie-Britannique et du Canada?

Certes, les traités modernes sont complexes, mais ils sont la preuve que la conciliation est possible.

Depuis 1973, vingt-deux traités modernes ont été négociés au Canada. Actuellement, quarante-neuf Premières nations, représentant près des deux tiers de tous les Autochtones de la Colombie-Britannique, prennent part au processus provincial de négociation de traités.

 Le processus des traités modernes : victoires et défis

Plusieurs arrêts de la Cour suprême du Canada ont imprimé des changements aux droits autochtones. Ces changements se reflètent dans les traités modernes, qui reconnaissent la légitimité des traditions et de la culture des Premières Nations et même celle de certaines formes traditionnelles de gouvernance autochtone. Par exemple, le traité Maa-nulth reconnaît que les Premières nations Maa-nulth peuvent prévoir dans leur constitution la nomination de chefs héréditaires à la tête de leurs structures de gouvernance. Le défi est de concilier ces coutumes séculaires avec les institutions modernes.

Les traités actuels reconnaissent également la diversité des Premières nations : aucune approche uniforme ne peut convenir aux cent quatre-vingt dix-huit Premières nations de la Colombie-Britannique. Par exemple, les traités négociés dans les centres urbains sont assez différents des traités négociés en milieu rural ou éloigné. Les Premières nations des régions isolées de la province ont naturellement tendance à insister sur la mise en valeur du territoire et des ressources, tandis que celles des régions urbaines ou plus densément peuplées négocient en fonction d'autres priorités.

Célébration de l'Accord définitif des Premières nations Maa-nulth
Célébration de l'Accord définitif des Premières nations Maa-nulth

Des dénouements heureux comme les traités des Nisga'a et des Tsawwassen et le traité Maa-nulth sont des victoires chèrement acquises. Durant la négociation d'un traité, les représentants d'une Première nation et ceux des gouvernements fédéral et provincial se présentent à la table de négociation afin d'examiner des enjeux qui sont importants pour tous les Canadiens : la santé, l'emploi, le logement, l'accès à l'éducation et aux soins, les programmes et les services. Les solutions doivent convenir à toutes les parties, les négociations sont souvent longues et on peut prévoir qu'il faudra faire des compromis.

Les négociateurs apprennent vite que le succès repose sur la conciliation d'intérêts divers dans des dispositions acceptables pour tous. Ces tractations ne sont pas toujours faciles, mais l'expérience montre qu'on peut arriver à un bon résultat et qu'il vaut la peine d'investir le temps, l'énergie et l'engagement nécessaires. Les Premières nations de Nisga'a, de Tsawwassen et Maa-nulth ont longtemps travaillé d'arrache-pied pour obtenir leur traité. Mais toute une génération de jeunes Autochtones peut aujourd'hui refermer la porte sur un passé d'incertitude et se tourner vers un avenir plus prometteur.

Pour d'autres renseignements sur la négociation des traités en Colombie-Britannique, consultez les sites Web : www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1100100028574 ou www.bctreaty.net  








Merci (Français)
Woliwon (Maliseet)
Kuk'chem (Shuswap)
Medu (Tahltan)
T'oyaxsut 'nüün (Tsimshian)
Meegwech (Ojibwe)
Giaxsixa (Heiltsuk)
Kuks-chum (Nlaka'pamux)
Hi Hi (Cree)
'Toyaxsii'niisim! (Gitxsan)
Ona (Mohawk)
Kleco (Nuu-chah-nulth)
Emote (Sliammon)
Giyanaca'ci (Wuikinuxv)
Mussi (Carrier)
Hay chxw q'u (Salish)
How'aa (Haida)
Gilakas'la (Kwakwala)
Tabi Mussi (Athapascan)
Hay ch q'a' (Hul'q'umi'num')

Nous remercions les collectivités autochtones figurant dans la présente publication de nous avoir fait part de leurs expériences.

Collaborateurs: Julie Anne Ames, Valerie Barrett, Anita Bedell, Helena Bryan, Alana Clement, Amanda Costa, Susan Cuthbert, Craig Hodge, Matthew Hurley, Leslie Pang, Miranda Post, Bernice Timmer