Q.1 Qu'est-ce que l'indice du bien-être des collectivités?
L'indice du bien-être des collectivités (IBC) est une méthode qui permet d'évaluer le bien-être socioéconomique des collectivités canadiennes. Il regroupe les données du recensement sur le revenu, le niveau d'éducation, l'activité sur le marché du travail et le logement afin de former une valeur de « bien-être » pour chacune des milliers de collectivités du Canada. Le premier IBC a été publié en 2004.
Il complète l'indice du développement humain des Indiens inscrits et celui des Inuit (IDH des Indiens inscrits et IDH des Inuit) élaborés par Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) pour comparer le bien-être moyen des Indiens inscrits et des Inuit à celui des autres Canadiens. L'IDH des Indiens inscrits et celui des Inuit ont été conçus à partir de l'IDH des Nations Unies, lequel est un indice composite utilisé dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement et qui sert à mesurer et à comparer la qualité de vie dans quelque 170 pays.
Les valeurs de l'IBC ont été calculées pour les années suivantes : 1981, 1991, 1996, 2001 et 2006. Les valeurs seront calculées pour les recensements futurs dès que les données seront disponibles.
La nouvelle version de l'IBC diffère de la première qui a été publiée en 2004.
Q.2 En quoi cette version de l'IBC est-elle différente de la version précédente?
Certains changements apportés aux questions relatives à l'éducation dans le Recensement de la population en 2006 ont exigé une révision des méthodes de calcul et des séries chronologiques de l'IBC (1981-2001). C'est pourquoi cette nouvelle version de l'IBC diffère de la première version parue en 2004. En raison de ces modifications, cette version de l'IBC n'est pas comparable aux versions précédentes.
Une version précédente de l'IBC, qui comprenait les valeurs de l'IBC de 1981 à 2001, se basait sur une méthodologie quelque peu différente. On peut distinguer les « anciens » documents sur l'IBC des « nouveaux » grâce à leur date de parution; les anciens documents ayant été publiés avant 2006. Le tout premier « nouveau » document est paru en 2009. On reconnaît également les nouveaux documents du fait qu'ils intègrent les données de 2006. Par conséquent, les anciennes et les nouvelles valeurs de l'IBC de même que les analyses basées sur ces valeurs ne sont pas comparables.
Q.3 Pourquoi l'indice a-t-il été créé?
Avant la parution du premier IBC en 2004, aucun moyen systématique de suivi du bien-être des collectivités inuites et des Premières nations n'existait. Il était difficile de connaître le niveau de qualité de vie des différentes collectivités inuites et des Premières nations, si les choses s'amélioraient ou empiraient et les raisons qui expliquaient ce changement. Grâce à cet outil, tout cela est maintenant possible. En effet, il constitue une étape importante vers une meilleure compréhension des conditions socioéconomiques qui prévalent dans les collectivités inuites et des Premières nations et de leur bien-être par rapport à celui des autres collectivités canadiennes.
Q.4 Quels sont les indicateurs spécifiques de cet indice?
L'IBC est obtenu à partir du Recensement de la population canadienne. Il est composé des quatre principaux indicateurs suivants, et la valeur de chacun d'entre eux se situe entre 0 et 100 :
L'éducation s'intéresse d'abord au nombre de membres de la collectivité qui ont obtenu au moins un diplôme d'études secondaires, puis au nombre d'entre eux qui ont obtenu un grade universitaire.
L'activité sur le marché du travail établit combien de membres de la collectivité font partie de la population active et combien ont un emploi.
Le revenu est calculé en fonction du revenu total par personne.
Le logement s'intéresse au nombre de membres de la collectivité qui possèdent une maison ne nécessitant pas de réparations majeures et non surpeuplée.
Q.5 Pourquoi les valeurs de la plupart des collectivités étaient-elles supérieures dans la précédente version des données sur l'IBC?
Certaines modifications apportées aux méthodes de calcul ont exigé une révision de toutes les valeurs des collectivités autochtones et non autochtones. C'est pourquoi la nouvelle version de l'IBC diffère de la première qui a été publiée en 2004.
Ces modifications apportées à la méthodologie de l'IBC et aux valeurs de la collectivité étaient nécessaires à cause des changements introduits par Statistique Canada concernant les questions sur l'éducation dans le Recensement de la population de 2006. Les modifications découlent des changements au profil de la population du Canada en matière d'éducation et au système d'éducation lui‑même; de l'évolution des exigences du marché du travail du Canada; des préoccupations relatives à la qualité des données du Recensement de 2001; ainsi que de la disponibilité d'autres sources de données sur la scolarité. Les données sur l'éducation issues du Recensement du 2006 ne fournissent plus de renseignements quant au niveau de scolarité si celui-ci se situe à un niveau inférieur au diplôme d'études secondaires.
Nous recommandons donc fortement d'utiliser les nouvelles séries de valeurs de l'IBC puisque :
les données de 2006, qui n'étaient pas incluses dans les versions précédentes de l'IBC, le sont maintenant;
On peut distinguer les « anciens » documents sur l'IBC des « nouveaux » grâce à leur date de parution, les anciennes données et analyses ayant été publiées avant 2008. C'est donc en 2009 qu'a débuté la parution de l'analyse préliminaire des nouveaux documents sur l'IBC.
Q.6 Pourquoi les valeurs relatives à l'éducation sont-elles si faibles?
Le volet de l'éducation de l'IBC comprend deux éléments : le premier et le plus important, l'obtention d'un diplôme d'études secondaires ou plus, et le second, l'obtention d'un grade universitaire (baccalauréat). Les valeurs globales sur l'éducation ont tendance à être faibles pour les collectivités inuites, des Premières nations et les autres collectivités canadiennes puisqu'au Canada, seule une minorité de la population adulte possède un diplôme universitaire.
Q.7 Pourquoi inclure une question qui porte sur le niveau d'études universitaires?
Même si le taux d'obtention d'un diplôme universitaire est encore relativement faible dans la plupart des collectivités inuites et des Premières nations, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un titre de plus en plus recherché sur le marché du travail. Le fait d'inclure une question sur le plus haut niveau d'éducation atteint nous permet de voir dans quels secteurs des progrès ont été accomplis.
Q.8 Y a-t-il d'autres indicateurs du bien-être qui auraient pu être inclus?
Les indicateurs inclus dans l'IBC ne représentent certes pas la liste complète de tous les critères du bien-être. L'IBC se limite à quatre critères (l'éducation, le logement, la population active et le revenu) principalement parce que ce ne sont pas tous les aspects du bien-être qui sont mesurés dans le Recensement de la population canadienne, lequel représente la seule source de données disponible sur les collectivités inuites, des Premières nations et autres collectivités canadiennes. L'IBC n'est que l'un des nombreux outils disponibles pour évaluer le bien-être. En conséquence, l'IBC contribue à approfondir la compréhension du bien-être des collectivités inuites et des Premières nations, et non à définir ce bien-être.
Q.9 Comment définit-on une collectivité, et plus particulièrement une collectivité inuite ou des Premières nations?
Les collectivités sont définies, pour les besoins de l'IBC, selon les subdivisions de recensement ayant une population supérieure à 65 habitants. Les subdivisions de recensement désignent les municipalités ou leurs équivalents (p. ex. les réserves indiennes, les établissements indiens). Elles sont désignées comme des collectivités inuites, des Premières nations ou autres collectivités canadiennes afin de permettre une comparaison de l'indice du bien-être entre ces différents types de collectivités.
Affaires indiennes et du Nord Canada a dressé une liste des collectivités des Premières nations pour chaque recensement depuis 1996. Les Premières nations sont définies conformément à ces listes pour l'IBC de 1996 et des années subséquentes. La liste des collectivités de 1996 a également servi à déterminer les Premières nations pour les IBC de 1981 et de 1991. Les collectivités de 1981 et de 1991 qui n'existaient pas en 1996 ont été identifiées comme des Premières nations si elles faisaient parties de l'un des types de subdivision de recensement (SDR) suivants : les « réserves », les « établissements indiens », les « districts sous administration indienne » et les « terres réservées ».
Les collectivités inuites ne sont pas définies officiellement par AINC, cependant les Inuit ont réglé quatre revendications territoriales dans le Nord canadien. Ces quatre régions qu'on appelle l'Inuit Nunangat (l'endroit où vivent les Inuit) sont le Nunatsiavut, le Nunavik, le Nunavut et l'Inuvialuit. Chacune de ces régions possède une forme de gouvernement populaire ou d'autonomie gouvernementale. Les collectivités inuites sont définies, pour les besoins de l'IBC, comme les collectivités de l'une de ces quatre régions et dont la population est assez importante pour permettre l'analyse.
Toutes les autres subdivisions de recensement sont définies comme « autres collectivités canadiennes ».
Q.10 Quelles sont les conclusions des analyses de l'indice du bien-être des collectivités?
Le bien-être des collectivités des Premières nations est de beaucoup moindre que celui des autres collectivités canadiennes.
L'indice de bien-être dans les collectivités inuites est beaucoup plus faible que celui qui est observé dans les autres collectivités canadiennes.
Q.11 Que fait le gouvernement du Canada pour tenter de régler les problèmes des collectivités inuites et des Premières nations?
Des projets de recherches quantitatives et qualitatives en cours s'intéressent aux facteurs associés au bien-être des collectivités inuites et des Premières nations et tiennent compte des caractéristiques de chacune des collectivités. Ces recherches contribueront à élaborer de meilleures stratégies afin d'améliorer les conditions socioéconomiques prévalant dans ces collectivités.
Fort d'un investissement de 908 millions de dollars pour les deux prochaines années, le budget de 2010 prévoit les moyens pratiques qui seront nécessaires pour répondre aux priorités des Autochtones du Canada. Grâce aux fonds dégagés, le gouvernement demeure résolu à réaliser des progrès tangibles et concrets au chapitre de la qualité de vie des Autochtones et des résidants du Nord du pays.
Depuis janvier 2006, notre gouvernement travaille en vue d'améliorer la qualité de vie des Autochtones et d'aider à stimuler la croissance économique dans les collectivités autochtones.
Q.12 Où puis-je trouver davantage de renseignements sur l'IBC?
Vous pouvez accéder à une analyse descriptive des résultats et à une présentation sommaire de la méthodologie.
Les demandes plus précises de renseignements ou de données doivent être adressées au Centre de renseignements au public d'AINC.
Courriel : Infopubs@ainc-inac.gc.ca
Téléphone (sans frais) : 1-800-567-9604
ATS (sans frais) : 1-866-553-0554