à l'occasion de la
séance plénière du 9 juin sur
la conférence scientifique de l'API, à Oslo
Norges Varemesse (foire commerciale de Norvège)
Lillestrøm (Norvège)
Le 9 juin 2010
Priorité au discours prononcé
Je vous remercie de cette aimable présentation. C'est un honneur pour moi de m'adresser à un public aussi distingué à l'occasion de ce rassemblement important. De nombreux scientifiques polaires de renommée mondiale sont parmi nous aujourd'hui. J'aimerais remercier le Conseil de recherche de la Norvège de ses contributions constantes dans le domaine des sciences polaires et d'avoir organisé cette conférence des plus réussies, qui survient à la fin d'un examen très intensif de deux ans de tous les aspects de l'environnement polaire. Le Canada avait un programme actif pour l'Année polaire internationale, et je suis impatient d'en apprendre plus sur les résultats des recherches effectuées par les autres pays dans le cadre de cette initiative.
Nous savons depuis longtemps que les écosystèmes de notre planète sont interreliés, mais l'Année polaire internationale nous a aidés à mieux comprendre ces liens. Les effets des changements climatiques se font sentir plus tôt et sont plus apparents dans les régions polaires; leurs répercussions s'observeront dans des endroits très éloignés de Svalbard, en Norvège, ou de McMurdo, en Antarctique. Nous devons surveiller ces changements pour pouvoir atténuer leurs répercussions et aider les régions et le monde à s'y adapter.
C'est particulièrement important étant donné la situation actuelle. Ces changements ont des effets sur le quotidien de plus de quatre millions de personnes. Les changements environnementaux entraînent souvent des changements dans les ressources naturelles et les régimes alimentaires. Les résidants du Nord, plus particulièrement les Autochtones, doivent aussi composer avec des problèmes uniques en santé et subissent des pressions en matière de développement économique. La décision d'ajouter une dimension humaine à titre de thème de l'Année polaire internationale a eu beaucoup de succès. L'Année polaire internationale nous a permis de faire avancer les sciences polaires en améliorant la participation des communautés du Nord aux diverses activités scientifiques, de la conception à l'exécution de programmes de recherche. Plusieurs projets ont été dirigés par des organisations autochtones et du Nord, et les résultats des recherches scientifiques réalisées dans le cadre de l'Année polaire internationale sont utilisés pour régler des problèmes pratiques dans les communautés.
Il ne fait aucun doute que la collaboration internationale est la clé de la réussite qu'a connue l'Année polaire internationale. Pour s'attaquer à des questions si importantes, la collaboration entre de nombreux pays est essentielle. Dans l'ensemble, près de 20 000 scientifiques de plus de 60 pays ont participé aux centaines de projets de recherche réalisés dans le cadre de l'Année polaire internationale. Les océanographes, les glaciologues, les écologistes, les anthropologues, les biologistes, les météorologistes, les archéologues et les professionnels de la santé qui ont pris part à ces projets ont fait de l'Année polaire internationale une initiative véritablement multidisciplinaire qui démontre clairement le grand pouvoir des partenariats.
Par ailleurs, l'Année polaire internationale nous a permis d'acquérir de nouvelles connaissances. Nous savons maintenant plus de choses sur l'atmosphère, les océans, les glaces, les terres, le biote, l'espace et les résidants des régions polaires. Les conclusions des recherches sur l'atmosphère nous permettront de mieux comprendre les changements climatiques, entre autres choses. Grâce à l'Année polaire internationale, nous connaissons mieux tous les éléments du paysage polaire, de la toundra au pergélisol, en passant par les réseaux d'eau douce, la flore et la faune.
Le Canada est fier de participer activement à l'Année polaire internationale et de parrainer des projets qui rendent bien l'esprit de collaboration de cette initiative. Par exemple, plus de 600 personnes ont participé à l'Étude sur le chenal de séparation circumpolaire, notamment des chercheurs, des résidants du Nord, des étudiants, des journalistes et des artistes provenant de 27 pays.
L'Année polaire internationale a stimulé la curiosité à l'égard des régions polaires et captivé l'imagination du monde entier.
En ma qualité de député élu et de ministre, je dois souligner que, en définitive, nous voulons aussi nous servir des résultats des recherches réalisées dans le cadre de l'Année polaire internationale pour améliorer les politiques et les programmes. Toutefois, pour élaborer et mettre en œuvre des politiques efficaces, nous avons absolument besoin de l'appui des citoyens. C'est pourquoi toutes les personnes qui ont participé à l'Année polaire internationale, des chercheurs aux décideurs, doivent aussi contribuer à réaliser le potentiel de cette initiative.
L'Année polaire internationale a joué un rôle important dans la formation de la prochaine génération de scientifiques polaires. L'Association des scientifiques polaires débutants est issue du Comité directeur des jeunes, qui a été établi pour susciter la participation des jeunes et des jeunes chercheurs aux activités de l'Année polaire internationale. L'Association est une organisation indépendante axée sur les sciences et la formation de nouveaux chercheurs polaires. La présence de plus de 400 scientifiques débutants à cette conférence indique que la recherche polaire est vouée à un avenir prometteur.
Dans le cadre de ses contributions au patrimoine de l'Année polaire internationale et de ses efforts visant à faire avancer les sciences polaires, le Canada a entre autres établi une station de recherche de calibre mondial dans l'Extrême Arctique et a investi dans les infrastructures de recherche. Grâce à ces mesures, le gouvernement s'assure que, lorsque des gens visiteront le Canada, des installations de pointe seront en place pour soutenir l'avancement scientifique. Le Canada soutient aussi l'accès à long terme des données grâce à la gestion efficace de celles‑ci et à l'appui d'initiatives comme le projet sur les réseaux d'observation de longue durée de l'Arctique.
De toute évidence, la recherche scientifique polaire est entrée dans une nouvelle ère marquée par des technologies et des initiatives de plus en plus pointues et novatrices et par la collaboration multidisciplinaire et internationale. Étant donné l'urgence des questions sur lesquelles nous nous penchons, comme l'amincissement des banquises, la fonte des glaciers et la propagation d'espèces envahissantes, nous devons continuer de suivre cette approche.
Dans deux ans, bon nombre d'entre nous se réuniront à Montréal, au Canada, du 22 au 27 avril, pour la conférence de l'Année polaire internationale intitulée « De la connaissance à l'action ». Ce rassemblement nous aidera à franchir une autre étape importante qui entraînera des retombées considérables et durables pour tous les pays, soit l'application des résultats des recherches réalisées dans le cadre de l'Année polaire internationale. La conférence de 2012 sera l'événement qui clora définitivement l'Année polaire internationale. On prévoit que cette importante conférence attirera jusqu'à 3 000 délégués du monde entier dans les domaines des sciences, des politiques et de la politique. J'invite d'ailleurs personnellement toutes les personnes ici présentes à y assister.
L'Année polaire internationale est un événement exceptionnel pour bien des raisons : elle a inspiré la réalisation de recherches pratiques liées aux politiques, a fait la promotion de la collaboration internationale et a favorisé la formation de nouveaux chercheurs sur l'Arctique. Je vous encourage tous à contribuer à réaliser le potentiel de l'Année polaire internationale en continuant de travailler ensemble à ces projets cruciaux dans l'intérêt non seulement de nos pays, mais de toute l'humanité.
Merci! Takk.