auteur : Publié avec l'autorisation du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits
© Ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Date: Ottawa, 2009
ISSN : 978-1-100-50037-9
QS : 8650-000-AA-A1
Format PDF (1944 Ko, 21 pages)
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Depuis ma nomination comme sous-ministre d'Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) en mai 2006, j'ai été témoin d'un intérêt sans cesse croissant pour le Nord. On a pris conscience non seulement des vastes possibilités qu'il offre, mais aussi de la nécessité de faire face aux enjeux actuels et à venir. Le développement économique, la gestion des ressources, les changements climatiques et l'acquisition d'une plus grande autonomie territoriale transforment cette importante région du pays. Les Inuit qui l'habitent depuis des millénaires sont à l'avant-plan de ces changements.
En tant que principal ministère fédéral responsable des peuples autochtones et du Nord, AINC se doit de travailler avec les Inuit pour répondre aux priorités socioéconomiques, culturelles et environnementales qui sont les leurs. Notre objectif est de contribuer au renforcement des capacités des Inuit et de veiller à ce qu'ils puissent, dans l'avenir, bénéficier de la croissance du Nord et en avoir le contrôle. Ces efforts sont guidés par les quatre accords de revendication territoriale inuite et se traduisent par les engagements suivants formulés par le gouvernement fédéral lors du discours du Trône en 2008 : l'affirmation de la souveraineté du Canada dans l'Arctique, la protection de l'environnement nordique, la promotion du développement social et économique des régions inuites, ainsi que l'amélioration de la gouvernance et la délégation des pouvoirs dans le but de permettre à tous les résidants du Nord de prendre en main leur destinée.
Dans le cadre de ce travail pour la progression des priorités inuites qui se poursuit depuis un certain temps, le gouvernement du Canada et les chefs inuits, à la suite des discussions menées en 2005, sont arrivés à la conclusion qu'il fallait mettre en place un catalyseur pour qu'une plus grande attention soit accordée aux questions inuites en particulier. C'est ainsi que le Secrétariat des relations avec les Inuit (SRI) a été mis sur pied en avril de la même année. Depuis sa création, le SRI est devenu une référence importante pour les ministères et les organismes fédéraux sur les questions inuites ainsi qu'une porte d'accès au gouvernement fédéral pour les organisations inuites. Le SRI joue aussi un rôle important de défense des intérêts des Inuit auprès de la haute direction d'AINC et des autres ministères fédéraux.
Après avoir lu ce rapport d'étape, vous serez à même de reconnaître que le SRI a fait d'importants progrès et obtenu des résultats positifs pour les Inuit. Le renforcement de l'efficacité du SRI, allié à la plus grande attention portée par le gouvernement fédéral aux affaires du Nord et à une meilleure connaissance des enjeux concernant les Inuit, est de bon augure pour la poursuite de notre travail sur les questions relatives aux Inuit et l'amélioration de leur qualité de vie.
Michael Wernick
Sous-ministre
Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC)

J'ai quitté le Nord en 1992, mais le Nord ne m'a jamais quitté. En me joignant à l'équipe du Secrétariat des relations avec les Inuit (SRI) en 2007, j'ai pu avec plaisir renouer avec le Nord et avoir une fois de plus le privilège de défendre les intérêts des Inuit et de travailler aux enjeux qui leur importent. Depuis que j'occupe le poste de directeur exécutif, j'ai eu le plaisir de constater un intérêt inégalé pour le Nord et de participer aux efforts du gouvernement fédéral pour trouver des manières plus efficaces et collaboratives de répondre aux besoins des Inuit.
Le premier ministre et le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien ont tous deux passé beaucoup de temps dans les collectivités inuites et rencontré les chefs locaux et nationaux. En août 2008, Mary Simon, présidente d'Inuit Tapiriit Kanatami, a rencontré le premier ministre Stephen Harper et le ministre Chuck Strahl à Inuvik. Ces derniers ont souligné que le gouvernement fédéral a acquis une meilleure compréhension des questions relatives aux Inuit et qu'il s'engage fermement à travailler avec les Inuit pour les aider à améliorer leur qualité de vie.
Ce nouvel intérêt pour le Nord et les questions inuites est accompagné de nouvelles responsabilités. D'une part, le SRI et le gouvernement du Canada sont amenés à travailler de façon unifiée au renforcement des partenariats avec les Inuit et à l'élaboration de solutions collectives et novatrices pour répondre à leurs besoins. D'autre part, les défis sont considérables et les attentes sont élevées.
Les deux années que j'ai passées au SRI ont été stimulantes et, je crois, productives. Nous avons accompli beaucoup en peu de temps, et notre travail ne fait que commencer. Nous devons relever de nombreux autres défis pour permettre aux Inuit, un des peuples fondateurs du Canada, d'atteindre leur plein potentiel social, culturel et économique. Le SRI est un petit organisme dont la réussite dépend de l'établissement de partenariats internes et externes solides et de son influence sur l'élaboration des politiques et des programmes. L'incidence du SRI se mesurera à sa capacité de faire correspondre les possibilités internes aux besoins externes.
Je suis très heureux de vous présenter le tout premier rapport d'étape du SRI. Je vous invite à lire les pages qui suivent pour mieux comprendre notre travail et nos objectifs. Je vous invite également à nous transmettre vos idées sur la manière de rendre notre travail plus efficace, pertinent et adapté aux besoins.
Merci.
Christopher Duschenes
Directeur exécutif,
Secrétariat des relations avec les Inuit
Le SRI cherche à rassembler des personnes et des idées pour répondre aux besoins des Inuit du Canada. Cette vision s'appuie sur le mandat d'AINC, qui consiste à travailler ensemble à faire du Canada un meilleur endroit pour les Autochtones, les résidants du Nord et leurs collectivités.
Les Canadiens sont de plus en plus intéressés par l'Inuit Nunaat, la terre natale nordique des Inuit du Canada qui s'étend du Labrador jusqu'aux Territoires du Nord Ouest (T.N.O) et au Yukon. L'exploitation des ressources naturelles, le changement climatique, les graves problèmes sociaux, le taux de natalité élevé et l'autonomie locale croissante contribuent à refaçonner le paysage des Inuit. Le grand potentiel du Nord attire de plus en plus l'attention, tout comme la nécessité d'accorder une plus grande place aux priorités des Inuit.
Les chefs et organisations inuits cherchent depuis longtemps un représentant au sein du gouvernement fédéral afin d'avoir voix au chapitre de façon plus efficace et constante auprès des organismes et des ministères de la Couronne. C'est pourquoi, en avril 2005, le Secrétariat des relations avec les Inuit (SRI) a été mis sur pied au ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien.
Le SRI vise principalement à accroître la pertinence et l'applicabilité des politiques et des programmes fédéraux pour les Inuit. Pour ce faire, on donne l'occasion aux représentants inuits de s'entretenir avec les bonnes personnes et de se prononcer dans le cadre de l'élaboration des politiques fédérales. À ce sujet, signalons notamment la contribution du SRI concernant la mise sur pied officielle d'un comité de développement économique national inuit ayant comme mandat de favoriser l'établissement d'un nouveau cadre fédéral sur le développement économique autochtone.
Pour établir des politiques et des programmes efficaces, il faut non seulement donner une voix aux Inuit, mais également favoriser l'accès à l'information et aux sources de données sur ce peuple. Pour faciliter l'accès aux recherches sur les Inuit et veiller à ce que l'on tienne compte efficacement de leur contenu dans le cadre de l'élaboration des politiques fédérales, le SRI collabore avec les organisations inuites en vue de mettre en oeuvre un projet sur le savoir. L'objectif est de créer un dépôt de données unique pour la recherche et l'information concernant les Inuit et d'élaborer une stratégie visant à combler les lacunes de la recherche dans les principaux secteurs stratégiques.
Pour accroître la sensibilisation et diffuser l'information au sujet des Inuit, le SRI travaille activement, au sein du gouvernement fédéral et à l'extérieur de celui-ci, à favoriser les discussions sur les enjeux autochtones.
Par exemple, il a mis sur pied un comité composé de hauts fonctionnaires fédéraux chargé de discuter des priorités inuites et de collaborer plus efficacement pour répondre aux besoins de ce peuple. De plus, pour accroître la sensibilisation à l'extérieur du gouvernement fédéral, le SRI a établi un partenariat avec l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) et l'Université Carleton pour lancer un cycle de conférences sur les Inuit afin d'explorer les opinions divergentes sur les enjeux qui les concernent.
Au cours de sa brève histoire, le SRI a tenté d'être au bon endroit au bon moment pour favoriser l'inclusion du point de vue inuit dans le plus grand nombre de processus possible, ainsi que de faire parler des enjeux inuits à la première occasion. Le présent rapport d'étape fournit des détails sur les travaux réalisés à ce jour ainsi que les plans d'avenir du SRI. Il ne vise pas uniquement à définir la nature des activités du SRI, mais également à alimenter les discussions sur les façons d'accroître son efficacité et sur les orientations qu'il devrait prendre à l'avenir. N'hésitez pas à transmettre vos commentaires et vos réactions aux représentants du SRI.
Avant les années 1970, aucune organisation régionale ou nationale ne représentait les Inuit sur le plan politique.
Le Secrétariat des relations avec les Inuit (SRI) est dirigé par un directeur exécutif qui relève du sous ministre d'Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC). Le directeur exécutif reçoit l'appui de deux directrices, qui s'occupent respectivement du Service de diffusion et de liaison et du Service des politiques et de la recherche. Diffusion et liaison coordonne les relations entre le gouvernement fédéral et les organisations inuites, et ses employés travaillent tant à l'interne qu'à l'externe pour accroître la sensibilisation à l'égard des enjeux inuits. Politiques et recherche fournit des renseignements, des conseils et une expertise sur les questions relatives aux Inuit aux autres organismes et ministères, en plus d'appuyer l'élaboration de politiques ayant une incidence sur les Inuit.
DIFFUSION ET LIAISON
Sarah Cox
Directrice
POLITIQUES ET RECHERCHE
Elizabeth Logue
Directrice
Secrétariat des relations
avec les Inuit
Affaires indiennes et du Nord Canada
10, rue Wellington, 6e étage
Gatineau (Québec)
K1A 0A6
Téléphone : 819-934-6456
Télécopieur : 819-934-6461
Courriel

L'intérêt mondial à l'égard du Nord s'accroît, tout comme la nécessité de sensibiliser davantage la population aux réalités, aux besoins et aux aspirations des Inuit. Le Service de la diffusion et de la liaison a pour mandat de collaborer avec le gouvernement fédéral pour favoriser les discussions et la compréhension concernant les enjeux inuits auprès des décideurs, des responsables de l'élaboration des politiques et des gestionnaires de programmes. Le Service est également chargé d'établir des partenariats avec des organisations externes pour accroître la coopération entre ces dernières et les organisations inuites. Enfin, il veille à bien expliquer ainsi qu'à bien faire comprendre le rôle du SRI aux administrations et aux organisations inuites.
Voici quelques-unes des réalisations du Service de la diffusion et de la liaison depuis juin 2007.
Diffusion et liaison a axé ses efforts sur la mise sur pied du Comité permanent interministériel sur les priorités inuites. Fondé en octobre 2007, le comité examine et traite les priorités inuites au sein du gouvernement fédéral. Il s'agit de la première tribune pour les hauts fonctionnaires qui se consacre aux enjeux inuits. Les directeurs généraux (ou leurs délégués) de près de quinze ministères et organismes fédéraux se rencontrent quatre fois par année pour discuter d'un thème précis, pour examiner les enjeux et pour trouver des solutions concertées.
Cette tribune libre donne l'occasion aux organisations inuites d'exposer leurs problèmes et leurs préoccupations aux décideurs fédéraux et d'en discuter avec eux, ainsi que de clarifier certaines questions et d'explorer des solutions novatrices.
À ce jour, le comité a tiré profit de présentations et de la participation de représentants de l'ITK et de la Pauktuutit Inuit Women of Canada. Le SRI invite d'ailleurs d'autres organisations inuites à prendre la parole devant le comité.
Le comité vise également à servir de plateforme aux fonctionnaires des ministères où ils peuvent présenter et expliquer les politiques et les programmes qui touchent les Inuit. Le ministère des Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC), le ministère de la Défense nationale (MDN) et le Secteur des traités et du gouvernement autochtone (STGA) d'AINC ont tous profité de la tribune du comité pour présenter des enjeux inuits qui sont importants à leurs yeux.
La réunion de novembre 2008 a porté sur la question des jeunes Inuit. À cette occasion, la présidente du Conseil national des jeunes Inuit, Megan Pizzo-Lyall, a présenté un survol de son organisation et des problèmes éprouvés par les jeunes, puis on a organisé une discussion interactive avec des jeunes du Nunavut et du Nunavik. La discussion a permis aux fonctionnaires fédéraux d'avoir un aperçu plus juste de la situation des jeunes Inuit au Canada, qui ont pu leur parler directement de leurs difficultés et de leurs espoirs.
Nous continuerons de donner l'occasion aux organisations inuites et aux ministères de discuter de leurs problèmes et de leurs programmes avec les hauts fonctionnaires fédéraux. Les fonctionnaires qui souhaitent siéger au comité et les membres d'organisations inuites qui veulent s'adresser au groupe peuvent communiquer avec nous.
Le cycle de conférences sur les Inuit est au centre des efforts de sensibilisation du public. Dans le cadre de ces conférences destinées aux étudiants, aux universitaires et au public en général, des experts reconnus, inuits ou non, se prononcent sur les enjeux modernes et nouveaux avec lesquels doivent composer les collectivités inuites, et explorent les différentes options et solutions à cet égard.
Cette collaboration avec l'ITK et la School of Canadian Studies de l'Université Carleton est née en mars 2008, sous la forme d'une conférence qui a attiré une foule imposante à l'Université. Au nombre des conférenciers de l'événement, qui avait pour thème Canada's Hidden Language Crisis: Inuit Languages in the Arctic (en anglais seulement), figuraient Mme Eva Aariak, première ministre du Nunavut et ancienne commissaire aux langues du Nunavut, M. Jose Kusugak, président de l'Association inuite du Kivalliq (AIKiv) et ancien président de l'ITK, ainsi que le professeur Brad Morse, expert de la préservation des langues autochtones de l'Université d'Ottawa.
En février 2009, la conférence portait sur les jeunes Inuit, un sujet qui revêt une importance particulière; en effet, plus de la moitié de la population inuite a moins de 24 ans. L'événement visait à comparer le contexte, les défis et la vision du monde des jeunes Inuit à la réalité du Sud de la majorité des étudiants de Carleton. On prépare actuellement un colloque qui coïncidera avec le début de la session universitaire de l'automne 2009. Nous sommes d'avis qu'il s'agit d'une façon stimulante de stimuler l'intérêt des étudiants universitaires pour les enjeux inuits.
Le processus démocratique canadien et le gouvernement fédéral sont des structures complexes, et parfois même intimidantes. Pour permettre aux représentants des organisations inuites de mieux comprendre les stratégies et les processus de prise de décision qui régissent le pays, le SRI, en collaboration avec l'École de la fonction publique du Canada (EFPC), a présenté plusieurs fois l'atelier «Ottawa et ses rouages», qui est d'une durée de trois jours.
La participation a été excellente. Jusqu'à maintenant, 61 participants d'organisations inuites régionales et nationales ont pris part à cette formation approfondie.
Nous espérons qu'en se familiarisant avec les rouages de l'administration fédérale, les participants sauront comment influer sur les politiques gouvernementales et pourront mieux évaluer les délais et les étapes concernant l'élaboration des politiques publiques.
Les représentants des organisations inuites doivent comprendre les processus fédéraux. D'ailleurs, il est tout aussi important que le personnel du SRI et les fonctionnaires fédéraux comprennent mieux le fonctionnement des organisations et des gouvernements inuits, de même que les processus décisionnels inuits contemporains et traditionnels. N'hésitez pas à communiquer avec nous si vous ou les membres de votre organisation souhaitez sensibiliser les fonctionnaires fédéraux aux pratiques inuites en matière de gouvernance.
Le SRI vise principalement à se faire connaître, ainsi que ses services, auprès des membres et des organisations du gouvernement et de la population inuite. Il s'efforce de faire connaître son rôle en fournissant de l'information en ligne et en participant à des événements importants.
Par exemple, une page Web consacrée au SRI figure sur le site d'AINC. Question d'améliorer le site, le SRI conçoit actuellement une carte faisant appel au système d'information géographique (SIG), qui fournira de l'information sur les 53 collectivités inuites du Canada.
Lorsque c'est possible, le SRI s'efforce d'avoir un kiosque aux foires commerciales et aux conférences pertinentes, notamment à la conférence Aurores boréales qui se déroule au Centre des congrès d'Ottawa, ainsi qu'au Congrès et à la foire commerciale du Nunavut, qui a lieu à Iqaluit. De plus, il cherche à accroître la participation des Inuit à l'occasion des ateliers et conférences clés, notamment en parrainant la participation de représentants inuits au Sommet national des femmes autochtones (SNFA), à l'atelier national sur les technologies de communication et d'information, à la table ronde sur la langue et l'alphabétisme du Nunavut Literacy Council, au Forum sur les autochtones vivant en milieu urbain et à la Conférence de l'Association canadienne des agents de développement autochtone (ACADA). Par cet objectif, le SRI tente d'accroître la visibilité des organisations inuites aux forums où elles sont habituellement sous-représentées.
Le Ministère contribue à faire connaître à la population canadienne les réalisations des Autochtones et des collectivités autochtones de partout au pays. Pour y arriver, il réalise notamment des vidéoclips sur les histoires de réussites de certaines collectivités.
Le SRI collabore avec l'équipe des Communications d'AINC pour s'assurer de représenter efficacement les réussites des collectivités inuites. À cette fin, deux vidéoclips ont été réalisés, et d'autres sont en cours de création. Le premier vidéoclip, qui porte sur des artistes inuits de Cape Dorset, figure sur le site d'AINC. Le deuxième vidéoclip, qui sera accessible à compter du printemps, présentera un survol du succès des camps de jardinage organisés à Iqaluit, où les jeunes Inuit peuvent se familiariser avec les prodiges de la science traditionnelle et occidentale. Ces deux vidéoclips illustrent la façon dont les personnes et les collectivités contribuent, par leurs efforts, à améliorer la qualité de vie des Inuit et à créer les conditions de leur réussite.
En 2007, Legacy of Hope Foundation a demandé à des responsables du SRI d'appuyer des activités de recherche et de documentation sur l'expérience des survivants inuits des pensionnats indiens de Terre Neuve et Labrador (T.N.L.). Au printemps 2008, le SRI s'est entendu avec Legacy of Hope Foundation pour organiser un rassemblement communautaire à Hopedale. L'activité visait à permettre aux Inuit du Nunatsiavut de raconter leurs histoires et leurs expériences dans le cadre d'une tribune sûre et adaptée à leur culture, ainsi qu'à enregistrer le tout en sons et en images.
La collectivité en entier a participé à l'activité, qui a fait l'objet d'un reportage lors de l'édition du 16 janvier 2009 de l'émission de radio The Current, diffusée à la grandeur du pays sur les ondes de Radio-Canada.
Dans le cadre de ce projet, Legacy of Hope Foundation a encadré des jeunes en vue de renforcer leurs capacités techniques en production vidéo. L'objectif était de leur donner les habiletés et l'inspiration nécessaires pour poursuivre le mandat important qui consiste à documenter les réalités historiques des membres des collectivités.
Legacy of Hope Foundation lancera un coffret comprenant un livre et un DVD, intitulé Nos histoires… Notre force, sur les histoires des survivants des pensionnats indiens. Elle publiera également des archives contenant le récit oral de l'ensemble des histoires racontées, notamment les histoires des Inuit du Nunatsiavut.
La musique nous rassemble depuis toujours, ce qui en fait un outil précieux pour accroître la sensibilisation entre les cultures. Le SRI a appuyé un projet concerté de l'Institut culturel Avataq et de l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) qui visait à faire le pont entre deux cultures grâce à la création et à la représentation d'un spectacle musical et théâtral intégrant le meilleur des traditions inuites et classiques. Dans le cadre du projet, les musiciens de l'OSM ainsi que des musiciens et des acteurs inuits ont organisé des ateliers dans les écoles en plus d'offrir des spectacles en soirée dans trois collectivités du Nunavik situées au Québec, soit les collectivités d'Inukjuak, de Kangiqsujuaq et de Kuujjuaq.
De plus, avec l'appui du SRI, les Catbird Productions de Montréal réalisent actuellement un documentaire sur la tournée. Le site du SRI proposera des extraits de cette production.
Le Service des politiques et de la recherche du SRI se consacre à accroître la pertinence et l'applicabilité des politiques fédérales et des programmes destinés aux Inuit. En collaboration avec AINC et d'autres ministères fédéraux, il cherche à faciliter l'accès des organisations inuites aux processus d'élaboration des politiques et de renouvellement des programmes. Dans le cadre de ses activités de recherche, le service veille à ce que l'on tienne compte des recherches sur les Inuit dans le processus décisionnel. De plus, le SRI établit des approches concertées entre les parties intéressées pour combler les lacunes de la recherche, surtout en ce qui a trait aux nouvelles questions en matière de politiques.
Voici quelques-unes des principales réalisations des 18 derniers mois en matière de politiques et de recherche.
Les politiques sont fondées sur des données probantes et des idées éprouvées. Par conséquent, le processus d'élaboration ou de révision d'une politique doit s'appuyer sur la recherche et les statistiques. Il est essentiel d'avoir accès à des données justes pour élaborer efficacement des politiques. Le SRI procède actuellement à la création d'une base – ou d'un dépôt – de documents, sur les Inuit, ce qui contribuera grandment à satisfaire aux besoins en matière de documentation.
À ce jour, près de 60 % des documents récemment publiés sur les Inuit ont été intégrés à la base de données. Nous prévoyons également inclure tous les projets de recherche « non publiés » sur les Inuit, qui sont en fait des études de recherche internes réalisées par les organisations inuites qui ne sont pas diffusées à grande échelle.
Parmi les prochaines étapes du projet, signalons la collaboration avec les organisations inuites pour cerner les lacunes de la recherche et l'établissement d'un plan de recherche conjoint visant à combler ces lacunes.
Au cours de la dernière année, le SRI et la Direction de la recherche stratégique et de l'analyse (DRSA) d'AINC se sont partagé les services d'un chercheur. L'initiative a permis d'accorder une plus grande attention aux besoins en matière de recherche sur les Inuit et a servi à l'élaboration des principales présentations conjointes d'AINC et des groupes inuits en vue de la Conférence sur la recherche en matière de politiques autochtones (CRPA) de mars 2009, à Ottawa. À l'occasion de l'événement, la Qikiqtani Truth Commission a présenté les résultats préliminaires de ses audiences publiques, et l'institut de recherche privé Public History Inc a présenté un document de recherche intitulé Canada's Relationship with Inuit: A Select History of Policy and Program Development.
Le SRI a collaboré étroitement avec l'Inuit Tuttarvingat (ancien Ajunnginiq Centre), qui relève de l'Organisation nationale de la santé autochtone (ONSA), pour explorer différentes options de gestion de données visant à évaluer le bien être de la population inuite. Par suite de ce partenariat, des membres de l'ONSA ont donné des présentations à l'occasion de la conférence « Knowledge in Motion », qui s'est déroulée à l'Université Memorial de St John's (T.N.L ), et du forum fédéral provincial-autochtone sur la gestion des données, organisé à Victoria (Colombie Britannique), deux événements qui ont eu lieu en octobre 2008.
En tant que membre du Comité de gestion de l'information sur les Autochtones (CGIA), un groupe d'intervenants autochtones et interministériels, le SRI veille à ce que l'on utilise des données fiables sur les Inuit dans le cadre des divers forums organisés à la grandeur de l'administration.
La collecte et l'application de données sont deux activités distinctes. Le Service des politiques et de la recherche appuie activement les projets et cherche à exercer une influence sur les politiques pour que l'on tienne compte des besoins des Inuit. Parfois, il faut porter certaines recherches à l'attention d'un ministère en particulier. Dans d'autres cas, une organisation inuite peut nous présenter un projet dans l'espoir d'établir un partenariat. Quand nous ne pouvons pas conclure un tel partenariat, nous tentons de trouver un autre partenaire potentiel au sein du gouvernement.
Nous réunissons les intéressés pour qu'ils puissent examiner certains dossiers, fournir du financement et désigner d'autres personnes-ressources pour la recherche, et lorsque l'occasion se présente, nous faisons tout notre possible pour que l'on tienne compte des besoins des Inuit dans le cadre des politiques gouvernementales.
Nous sommes heureux de participer aux projets suivants :
L'avenir des Inuit du Canada est prometteur, mais il reste de nombreux problèmes pressants à résoudre. Nous sommes heureux de prendre part à ce processus novateur, et nous nous réjouissons à l'idée de travailler avec nos partenaires pour trouver de nouvelles façons d'accroître le bien-être des Inuit.
Pour atteindre les objectifs fixés, nous sommes conscients que les efforts du gouvernement fédéral et des Inuit ne peuvent être déployés de façon isolée. C'est pourquoi nous profiterons de toutes les occasions de collaborer avec les provinces et les territoires. Pour faire avancer ce dossier de manière importante et durable, tous les intervenants doivent unir leurs efforts en vue de résoudre des problèmes communs et d'explorer les secteurs favorables à la collaboration. Nous sommes persuadés que c'est en adoptant une approche coordonnée et concertée que nous pourrons obtenir les meilleurs résultats pour les Inuit, et que toute stratégie visant à aller de l'avant doit prendre appui sur une vision commune établie par les Inuit, pour les Inuit.
Au cours de sa brève histoire, le SRI a solidifié ses assises, et nous sommes persuadés que nous pourrons en faire encore plus. Au cours des trois à cinq prochaines années, nos efforts devraient permettre d'accroître la sensibilisation et la compréhension à l'égard des enjeux inuits à la grandeur de l'administration centrale et, par conséquent, les politiques et programmes fédéraux devraient mieux répondre aux besoins des Inuit. Nous souhaitons renforcer et clairement définir les relations entre les administrations et les organisations fédérales, provinciales, territoriales et inuites, ce qui nous permettra de collaborer efficacement pour obtenir des résultats positifs. C'est ainsi que nous arriverons à améliorer la qualité de vie des Inuit.
N'hésitez pas à communiquer avec nous. Nous pourrons ainsi unir nos efforts pour aider les Inuit à atteindre leur plein potentiel.