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Divulgation proactive
Examen des pratiques de gestion et Examen des pratiques en matière de rapports sur la gestion financière de la région de l’Alberta
auteur : (Secteur de la vérification et de l'évaluation)
date : (janvier 2008)
format PDF (978 Ko, 20 pages)
Table des matières
Examen des pratiques de gestion
Fournir une assurance au niveau de l'examen que les pratiques
en ce qui concerne les subventions et contributions, la passation de marchés,
la gestion financière et la gestion des ressources humaines sont conformes
aux autorisations et que l'exercice de ces activités est compatible
avec le Cadre de gestion et de responsabilisation axésur les résultats
du Conseil du Trésor.
Pratiques en matière de rapports sur la gestion financière
Déterminer et évaluer les pratiques conçues pour
faciliter la production de rapports financiers adéquats et transparents.
Déterminer d'éventuelles pratiques exemplaires
et des possibilités d'amélioration.
- Travail effectuésur place du 29 octobre au 2 novembre 2007
- 29 entrevues avec des membres du personnel, y compris des directeurs
et des directeurs généraux ainsi que des représentants
syndicaux.
- Examen d'un échantillon aléatoire de 41 transactions
en ressources humaines, 27 en subventions ou contributions et 18 de passation
de marchés et de la vérification à posteriori de paiements
financiers de l'année 2006-2007.
- Examen plus approfondi de transactions particulières au sujet
desquelles des risques ont étédéterminés dans
le cadre des activités ci-dessus.
- Examen des activités d'établissement des budgets,
d'affectation, de prévisions et de production de rapports (travail
effectuéà contrat pour AINC par Price Waterhouse Coopers (PWC),
au moyen d'entrevues et d'un examen limitéde la documentation).
Il y a 45 Premières nations dans la région :
- 20 Premières nations sur 45 (45 %) sont financées aux
termes d'accords pluriannuels (de 3 à5 ans), dont 13 aux termes
d'accords conclus avec des conseils tribaux à titre d'intermédiaires;
- 2 Premières nations sous intervention en cogestion;
- 9 sous intervention en autogestion;
- 11 qui ne sont pas sous intervention, mais font l'objet soit
d'une surveillance serrée soit de nouveaux plans d'action
corrective.
- Prestation de services assurée par les régions visées
par les Traités nos 6, 7 et 8
- Les coûts provinciaux et les normes provinciales qui s'appliquent à la région de l'Alberta augmentent beaucoup plus vite que la moyenne
nationale.
- Les dépenses totales pour l'année 2006-2007 se
chiffraient à 712 millions $, dont 690 millions $ en subventions et
contributions.
Forces
- La relation avec les Premières nations est positive.
- Les directeurs/gestionnaires envisagent leur rôle comme consistant à s'assurer que le personnel connaît bien ses fonctions.
- La structure des comités régionaux (surveillance de
la gestion, opérations, mise en oeuvre des politiques, fiducie, ressources
humaines et finances) bonifie le cadre de contrôle de gestion et comprend
des poids et contrepoids multiples.
- Expérience et forces de certaines personnes clés
- Expertise nationale dans des secteurs de programme comme l'éducation
et les services à l'enfance et aux familles
- Régime de responsabilisation en place relativement aux subventions et
contributions, y compris un système de pré-alerte pour détecter
les facteurs de risque des organismes financés.
- Les pratiques en matière de ressources humaines ont amené le
syndicat à recommander le comité syndical-patronal pour l'attribution
d'un prix régional d'excellence.
- Six des neuf titulaires des postes de directeur, directeur général
régional associé et directeur général régional
sont intérimaires. L'incertitude qui résulte de cette
situation a des répercussions sur le moral et la volonté de
prendre des risques.
- Parce qu'il n'y a pas de financement discrétionnaire
pour les coûts additionnels d'autres programmes, la région
a réattribué des fonds discrétionnaires pour l'infrastructure
communautaire (du crédit 10 des subventions et contributions), ce
qui suscite une préoccupation grandissante au sujet de la suffisance
de financement de l'infrastructure communautaire.
- Il y a un besoin d'améliorer et d'exprimer plus
clairement les normes de services de la région en ce qui concerne
les procédures et les activités régionales.
- Le roulement du personnel et les changements structurels à l'administration centrale ont eu des répercussions sur la charge de travail et ont
obligé le personnel dans certains cas à répéter
des activités et des informations.
- Les rôles respectifs d'Entreprise autochtone Canada et
du Secteur du développement économique doivent être précisés;l'incertitude a des répercussions sur le moral et la stabilité.
- Il faut développer une interface d'ordinateur entre le
système de paiements de transfert aux Premières nations et
aux Inuits et le système intégré de gestion des immobilisations
pour permettre une meilleure coordination régionale de la prestation
des services et de la production des rapports.
- D'après un échantillon limité de 27 transactions,
la région semble exercer un contrôle serrédans le traitement
des paiements de subventions et contributions.
- Un cadre est en place pour retenir les fonds au besoin, p. ex. :
- 524 000 $ en 2006 pour des vérifications que le Ministère
n'a pas reçues;
- deux bénéficiaires n'avaient pas conclu d'accords
de financement avant le 1er avril.
- Dans deux transactions de deux entités des Premières
nations, les exigences relatives aux services à l'enfance et à la
famille n'étaient pas satisfaites.
- Des projets de développement économique fondés
sur des propositions d'une valeur de moins de 100 000 $ n'ont
pas été soumis à un examen indépendant (ces projets
font actuellement l'objet d'un examen par le comité des
opérations régionales).
- La mise en oeuvre des modifications de la politique d'intervention
de décembre 2006 (exigeant des signatures mensuelles individuelles
en vertu de l'article 34 de la Loi sur la gestion des finances publiques)
a été retardée à l'échelle nationale
en raison de limites du système; ces modifications sont maintenant en
place.
- La région n'a pas eu tellement besoin d'initiatives
d'approvisionnement complexe, à valeur monétaire élevée.
- L'administration centrale ne peut plus soutenir ces besoins très
occasionnels; la région propose donc d'obtenir ce type de soutien
de la région de la Colombie-Britannique dans l'optique d'un
concept de centre d'expertise.
- L'examen de 18 transactions a révélé des
incidents isolés de dérogation aux politiques sur la passation
de marchés, p. ex. :
- achat de fin d'année sans liste de besoins;
- absence d'un bordereau de réception dans le dossier;
- entrepreneur ne satisfaisant pas aux critères obligatoires.
Le Conseil du Trésor a établi que le taux d'erreur
acceptable se situe à5,0 %, seuil au-dessus duquel un plan d'action
correctrice s'impose.
Un échantillon des transactions de paiements de la région
de l'Alberta, sélectionné par l'administration centrale,
qui a fait l'objet d'une vérification à postériori
en 2006, avait un taux d'erreur de 0,5 % seulement.
- Dans le Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux
de 2005, la cote attribuée à la région par les employés était considérablement meilleure que les moyennes d'AINC et de la
fonction publique pour des questions comme la réclamation d'heures
supplémentaires, la pérennité du personnel, l'utilisation
de modalités de travail flexibles, les relations syndicales-patronales
et la disponibilité d'outils d'accès.
- Les employés ont coté la région considérablement
plus bas que les moyennes d'AINC et de la fonction publique en ce qui
concerne les pressions exercées pour les convaincre de faire des heures
supplémentaires, le nombre d'étapes d'approbation,
le temps passé à repenser les méthodes de travail, les
occasions d'affectation de perfectionnement, l'ouverture des
concours, la clarté de l'orientation organisationnelle et le
partage d'information.
- La région a été touchée de manière
importante par la réduction des dépenses; il en est résulté depuis 2005-2006 la détermination que 21 employés étaient excédentaires.
- Selon le syndicat, le seul moyen d'obtenir que des mesures soient
prises relativement à des éléments humains est de menacer
de déposer un grief.
- Plusieurs employés ont indiqué que le travail est beaucoup
plus important que les gens.
- Les décisions au sujet des ressources humaines qu'il n'aurait
pas été possible de prévoir et, par conséquent,
d'inclure dans les plans de ressources humaines doivent être étudiées et approuvées par le comité régional des ressources humaines.
- 89,2 % (68,8 % en 2005-2006) des examens de rendement complétés
pour l'année 2006-2007 en comparaison avec la moyenne nationale
de 70,4 %.
- 85 % (14,2 % en 2006-2007) des plans d'apprentissage complétés
pour l'année 2007-2008 en comparaison avec la moyenne nationale
de 42,3 %
- Les transactions examinées, 5 relatives à des congés,
6 à des heures supplémentaires, 5 à la classification
et 20 à la dotation en personnel, avaient été traitées
correctement, dans le respect des normes.
- Quatre des 15 mesures de dotation examinées portaient sur des
affectations intérimaires par concours. Dans chaque cas, la nomination
initiale avait été prolongée d'au moins 12 mois
et, dans trois cas, de plus de deux ans. Dans tous les cas d'affectation
intérimaire, les postes étaient comblés par des titulaires.
- La région devrait continuer de prendre des mesures pour donner
suite au Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux
2005.
- La région devrait examiner les pratiques concernant l'équilibre
entre le travail et les gens.
- La région devrait améliorer les liens entre les plans
de ressources humaines annuels et triennaux et les décisions réellement
prises en matière de ressources humaines (p. ex., au moyen des comptes
rendus de décision du comité régional des ressources
humaines).
- La région devrait examiner la pratique de prolonger les affectations
intérimaires de plus de 12 mois après la nomination initiale.
- L'administration centrale devrait développer une interface
entre le système Paiements de transfert aux Premières nations
et aux Inuits et le système intégré de gestion des immobilisations.
- La région et l'administration centrale devraient examiner
les implications des insuffisances budgétaires.
- La région et l'administration centrale devraient prendre
des mesures pour réduire le nombre de nominations intérimaires à des
postes de niveau supérieur.
- La région et l'administration centrale devraient prendre
des mesures pour régler la question des rôles respectifs d'Entreprise
autochtone Canada et du Secteur du développement économique
et des relations entre les deux.
Bonnes pratiques observées :
- Processus multidimensionnels de prévisions financières
et de gestion budgétaire
- Processus d'approbation des heures supplémentaires
- Processus décisionnel officiel du comité régional
- Conseil régional de gestion des investissements
- Comité régional de gestion financière
- Plan comptable des sommes utilisé pour appuyer la prise de décisions
- Examen conjoint des projets d'immobilisations permettant de produire
des estimations plus exactes
- Charge de travail et sensibilisation
- Perception d'un problème de charge de travail pour le
personnel de la région de l'Alberta
- Nécessité de sensibiliser le Ministère davantage à l'utilité du cadre de contrôle de la gestion financière à des fins
de surveillance en ce qui concerne les rapports sur la situation financière
et les processus connexes liés aux éléments de coûts.
- Prévisions comparées à la gestion réelle
- Une surveillance étroite et la souplesse dans certains comptes
permet une certaine mesure de gestion des dépenses.
- Surveillance de l'information financière et rapports financiers
- Absence de rapports financiers normalisés produits par le système
- Définition ministérielle officielle des engagements limités
et incapacité des systèmes d'enregistrer tôt dans
le processus et complètement tous les engagements.
- Alignement et communication
- Absence d'alignement entre les prévisions de la région
de l'Alberta et l'affectation par l'administration centrale
dans le cahier de méthodologie budgétaire
- Absence d'alignement entre la mission d'AINC et ses instruments
de financement pour permettre aux Premières nations de retourner à des
instruments de financement plus restrictifs après l'expérience
d'instruments de financement pluriannuel
- Alignement limité entre la structure organisationnelle du Ministère
et la structure de gestion du budget
- Le sous-ministre devrait réaligner les exigences de reddition
de comptes et les responsabilités pour que le prestataire de services
financiers dans les régions se rapportent au dirigeant principal des
finances pour mieux aligner les décisions financières.
- Le dirigeant principal des finances devrait continuer d'insister
sur la mise en oeuvre du modèle du dirigeant principal des finances.
- Le dirigeant principal des finances devrait veiller à ce qu'il
y ait une vérification nationale des paiements et des accords relatifs
au crédit 10 pour garantir le respect des bonnes autorités
et obtenir des preuves de la cohérence des pratiques de gestion financière à l'échelle du Ministère.
- Le dirigeant principal des finances devrait élaborer et maintenir
un protocole de gestion des engagements souples, y compris des définitions,
des règles et les modifications des systèmes qui s'imposent.
- Le dirigeant principal des finances devrait veiller à ce que
les plans comptables soient utilisés davantage pour minimiser l'utilisation
des tableurs.
- Le dirigeant principal des finances devrait, dans le cadre de lamise
en oeuvre du modèle du dirigeant principal des finances, considérer
la possibilité d'utiliser les pratiques exemplaires de la région
de l'Alberta dans les autres régions.
- Le sous-ministre adjoint de Politiques socio-économiques et opérations
régionales et les directeurs généraux régionaux
devraient examiner les études réalisées jusqu'ici
(p. ex., l'examen des dépenses) en vue de mettre en oeuvre des
occasions d'alléger les contraintes budgétaires et celles
qui résultent de la charge de travail.
- La vérification interne devrait documenter le cadre de contrôle
de gestion dans les régions et évaluer les contrôles,
la gestion du risque et la gouvernance et la conformité aux dispositions
de la Loi fédérale sur la responsabilité.