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de
l'honorable Chuck Strahl, c.p., député,
ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits,
Mistissini (Québec)
Le 21 février 2008
Priorité au discours prononcé
Merci, Monsieur le chef Longchap. Bonjour à vous, Mesdames et Messieurs les aînés, et bonjour au grand chef Mukash, aux anciens grands chefs Diamond et Coon Come, aux chefs Mamianskum, Pachano, Mark, Mayappo, Diamond, Jimiken, Wapachee, Kitchen et Katapatuk, ainsi qu’à tous les honorables invités présents.
Permettez-moi d’abord de vous exprimer à quel point je suis enchanté de me trouver parmi vous aujourd’hui. L’extraordinaire festin de la soirée d’hier sera difficile à battre, croyez-moi! Mais je crois que nous tenterons tout de même l’exploit.
À ce sujet, je souhaite remercier de façon particulière le chef Longchap et les Cris de Mistissini de nous avoir accueillis, mes collègues et moi‑même, avec tant de générosité et d’égards sur leurs terres et dans leurs maisons. En fait, je trouve stimulant de voir qu’autant de membres de la communauté de Mistissini sont ici aujourd’hui pour participer à la cérémonie de signature momentanée et ainsi être les témoins de l’événement.
Nous sommes donc réunis afin de signer l’Entente concernant une nouvelle relation entre le gouvernement du Canada et les Cris d’Eeyou Istchee. C’est le but concret de la cérémonie, mais il s’agit d’une occasion qui signifie bien plus que quelques signatures au bas d’une page.
La cérémonie d’aujourd’hui nous permet de goûter le fruit d’un processus de négociation long et complexe, ainsi que de constater ce qu’il est possible d’accomplir au moyen de négociations patientes, de collaboration et de compromis au lieu du recours aux tribunaux.
La journée est également l’occasion par excellence de remercier les négociateurs en chef de l’Entente, soit Bill Namagoose et Raymond Chrétien, ainsi que leur équipe respective. Non seulement ont‑ils déployé des efforts assidus pour parvenir à l’Entente, mais ils nous ont aussi montré à tous ce qui peut être accompli lorsque des personnes de bonne volonté travaillent ensemble à l’atteinte d’objectifs communs.
Personne ne reconnaît mieux que vous – les Cris d’Eeyou Istchee – la valeur de leur excellent travail. En octobre, vous vous êtes prononcés avec conviction en faveur de l’Entente et avez fait progresser votre relation avec le gouvernement de Stephen Harper. Je tiens à vous féliciter et à vous remercier d’avoir clairement exprimé votre appui.
Je partage vos sentiments de générosité, d’optimisme et d’espoir. Je parle en connaissance de cause : je sais le pouvoir que peuvent avoir des ententes comme celles sur les revendications territoriales et l’autonomie gouvernementale sur les communautés des Premières nations. J’ai pu constater de visu en quoi ce type d’ententes aide les membres de Premières nations à obtenir ce que les autres Canadiens tiennent pour acquis depuis fort longtemps – des maisons salubres, des soins de santé de qualité, de bonnes écoles, des emplois valorisants et un avenir plein de promesses.
Depuis son arrivée au pouvoir, notre gouvernement conservateur a déployé tous les efforts possibles pour faire en sorte que les communautés des Premières nations de tout le pays puissent profiter des grandes retombées de ces ententes. Grâce à la négociation, les Premières nations de la Nouvelle‑Écosse cherchent ainsi à assumer de plus en plus de pouvoirs relativement à leurs terres. Dans le nord de l’Ontario, les Premières nations s’emploient à recréer les formes traditionnelles de gouvernement. En Colombie‑Britannique, elles gèrent désormais leur système scolaire. Et dans le Nord québécois, elles acquièrent l’accès légitime à leur part de l’économie fondée sur l’exploitation des ressources, une économie en pleine croissance.
Qu’elles se trouvent dans ma province d’origine – la Colombie‑Britannique –, en Nouvelle‑Écosse, en Ontario, au Québec ou ailleurs dans notre merveilleux pays, les communautés des Premières nations font des choix sur la façon dont elles utilisent leurs ressources en vue de réaliser des programmes et d’offrir des services, de protéger leur culture et de favoriser son épanouissement, de former des partenariats d’affaires, ainsi que d’acquérir l’autonomie voulue et les outils nécessaires pour jouer un rôle dans la croissance économique globale et le développement du Canada.
Les communautés des Premières nations déploient des efforts pour se tailler une place au pays, et sur ce plan, les Cris d’Eeyou Istchee se démarquent depuis des dizaines d’années. Et pour que resurgissent immédiatement à mon esprit les progrès importants qu’ils ont réalisés au cours des dernières années, je n’ai qu’à me tourner vers d’éminents dirigeants cris comme les anciens grands chefs Diamond et Coon Come.
Ici, à Mistissini, la communauté est dynamique, et la génération des jeunes souhaite ardemment profiter des possibilités d’emploi dans les secteurs des mines, du transport et de l’hydroélectricité, ainsi que dans un secteur qui me tient particulièrement à cœur : la foresterie. C’est dans ce domaine que j’ai fait mes premières armes, avec mon père pour guide. Je vous le dis : les possibilités sont bel et bien là.
L’Entente que nous signons aujourd’hui est une autre étape importante de votre grande aventure. Elle vous donnera les outils voulus pour favoriser le développement de l’économie locale et offrir à vos familles, amis et voisins les services sociaux essentiels, et elle ouvrira la voie à des discussions officielles avec notre gouvernement conservateur et le Québec sur la façon de mettre en place les structures de gouvernance dont la nation crie a besoin en vue de sa pleine autonomie gouvernementale.
Je puis assurer tous ceux qui sont présents aujourd’hui que notre gouvernement déploie tous les efforts nécessaires pour accélérer la conclusion d’accords sur les revendications territoriales et l’autonomie gouvernementale au Canada. Pourquoi? Parce que les dirigeants le réclament depuis des dizaines d’années, et aussi parce qu’il s’agit de la bonne chose à faire.
Je suis convaincu que la conclusion de ce genre d’accords est le meilleur moyen dont disposent les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et des Premières nations pour veiller à ce que nous puissions tous vivre côte à côte dans un pays prospère et respectueux de l’environnement, au sein d’une culture vivante.
Bien sûr, il nous reste du pain sur la planche, et bien des étapes restent à franchir pour atteindre notre objectif. Mais avant de reprendre le travail, permettons-nous de souligner les progrès importants qui nous réunissent aujourd’hui et d’honorer les personnes qui ont mis l’épaule à la roue; prenons le temps de célébrer la nouvelle relation qui voit le jour.
Merci.