Priorité au discours prononcé
Je vous remercie, Monsieur Campbell, de votre aimable présentation. Bonjour aux aînés, aux chefs Cootes, Mundy, Dennis, Mack et Smith, ainsi qu'au ministre de Jong, aux honorables invités, et à vous, Mesdames et Messieurs.
C'est pour moi un grand honneur que de me retrouver avec vous aujourd'hui, sur le territoire des Salish de la côte, pour assister au paraphe de l'Accord définitif des Premières nations Maa-nulth. En paraphant cet accord définitif, les négociateurs en chef pour le Canada, la Colombie-Britannique et les Premières nations Maa-nulth recommandent que leurs gouvernements respectifs le ratifient.
Une fois adopté à la faveur du vote des résidants des collectivités et des députés des législatures provinciale et fédérale, l'accord deviendra un traité, et il mettra en branle des solutions durables à des problèmes qui ont entravé la croissance économique et le développement social de vos collectivités depuis beaucoup trop longtemps.
Je crois que nous vivons une période extraordinaire de l'histoire du Canada, de la Colombie-Britannique et des collectivités de Premières nations de la province. À la fin octobre, les négociateurs fédéral, provincial et de la Première nation de Lheidli T'enneh ont paraphé l'Accord définitif de la Première nation de Lheidli T'enneh, le premier accord conclu dans le cadre du processus de négociation de traités en Colombie-Britannique. Hier, plusieurs d'entre nous avons eu la chance d'assister, à Delta, au paraphe de l'Accord définitif de la Première nation de Tsawwassen - il s'agissait du deuxième accord définitif, et du premier accord avec une Première nation dont les terres sont situées dans une région urbaine.
La cérémonie d'aujourd'hui souligne la conclusion du premier accord définitif qui touche plusieurs collectivités d'une Première nation, et le troisième accord conclu dans le cadre du processus de négociation de traités en Colombie-Britannique. Je suis impatient de pouvoir revenir en Colombie-Britannique, et ce, plusieurs fois dans les prochains mois, pour signer des accords définitifs découlant d'ententes de principes conclues avec un certain nombre de collectivités de Premières nations dans cette province.
Des cérémonies comme celles-ci constituent plus qu'une étape importante et concrète dans les négociations : elles nous aident à faire le point sur nos réalisations. Elles nous permettent de prendre pleinement conscience des résultats d'un processus souvent long et complexe, de nous rendre compte de ce qu'une négociation patiente, la collaboration et le compromis permettent de réaliser, et de constater qu'il est possible de se réconcilier lorsque différentes parties se réunissent dans l'égalité, la confiance et le respect mutuel.
En outre, ces cérémonies montrent clairement que le processus de négociation de traités en Colombie-Britannique fonctionne. En nous engageant pleinement dans un processus de négociation tripartite, nous nous sommes assurés que les accords définitifs seraient équitables, justes et appropriée pour les habitants de la Colombie-Britannique, les citoyens des municipalités locales et les membres des collectivités de Premières nations.
C'est exactement dans ce but qu'a été conçu ce processus avisé. Comme le disait Miles Richardson, une des personnes à l'origine du processus de négociation de traités en Colombie-Britannique, il ne s'agit pas d'ériger de grandes barrières entre les quartiers; il ne s'agit pas d'exclure qui que ce soit; il s'agit de rassembler tout le monde pour trouver le moyen de vivre ensemble et de partager.
Ces paroles sont empreintes de sagesse, et je les appuie pleinement. C'est dans ce même esprit d'ouverture, de confiance et d'amitié, exprimé par Miles Richardson, que je souhaite remercier le premier ministre Campbell pour son engagement indéfectible envers le processus, et féliciter le commissaire en chef Steven Point et ses collègues de la Commission des traités de la Colombie-Britannique pour leurs efforts soutenus. Je souhaite également remercier sincèrement les équipes de négociation dirigées par le négociateur fédéral en chef, Eric Denhoff, le négociateur provincial en chef, Mark Lofthouse et le négociateur en chef des Premières nations Maa-nulth, Gary Yabsley.
Enfin, je souhaiterais féliciter les Premières nations Maa-nulth pour leur engagement infatigable en vue de la conclusion de l'accord définitif. De nombreux membres des collectivités Maa-nulth sont à l'origine de cet accord. Toutefois, je voudrais mettre en lumière, d'une façon particulière, le travail du regretté George Watts. Il a joué un rôle de premier plan en tant que négociateur en chef des Premières nations Nuu-chah-nulth et Maa-nulth, et il a joué un rôle clé dans le processus de négociation de traités de la Colombie-Britannique depuis sa création en 1991. C'était un visionnaire qui faisait preuve d'une grande détermination en vue de faire avancer les négociations. Sa disparition représente une perte pour tous les Canadiens.
Je voudrais également confirmer l'engagement du gouvernement du Canada à l'égard du processus de négociation de traités en Colombie-Britannique. Je suis convaincu que ce processus constitue le meilleur moyen pour les gouvernements fédéral, provincial et de Premières nations de répondre à la question de notre cohabitation dans une Colombie-Britannique prospère, dynamique et viable sur les plans de l'économie, de la culture et de l'environnement. En effet, comme l'a dit la vérificatrice générale elle-même, la négociation reste un moyen efficace pour les parties de construire les nouvelles relations auxquelles elles aspirent, et de résoudre leurs revendications.
Tout comme la vérificatrice générale, je crois fermement en l'efficacité des ententes négociées entre les gouvernements fédéral, provinciaux et de Premières nations. Je suis convaincu que la conclusion d'accords équitables, justes et honorables peut influencer de façon significative les collectivités de Premières nations, même si elle nécessite parfois des ressources et des efforts importants.
L'accord définitif vous permettra à vous, les collectivités des Premières nations Maa-nulth, de prendre davantage le contrôle sur les questions qui concernent vos terres et votre peuple; de décider de l'utilisation qui sera faite des ressources permettant de fournir des programmes et des services; de protéger et d'enrichir votre culture; de créer des partenariats et de bâtir des collectivités autosuffisantes mieux préparées à prendre part à la croissance et au développement économiques du Canada dans son ensemble.
Somme toute, il s'agit précisément des objectifs que tous les Canadiens, autochtones et non autochtones, s'efforcent de réaliser pour leurs familles, leurs collectivités et leur pays.
Merci.